Test Assassin's Creed Origins - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.10.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Après avoir mis en pause l’annualisation de la franchise Assassin’s Creed, la laissant se reposer en 2016, Ubisoft signe son retour avec l’opus Origins. Pour ce grand retour, AC s’inscrit dans un cadre de rêve, celui de l’Egypte antique. Plusieurs promesses ont été faites, le titre est en plus optimisé Xbox One X, bref, il est l’heure de faire le bilan pour voir si les développeurs ont vraiment profité du temps de développement pour apporter du neuf à la licence ou s’il n’y a eu que de la poudre aux yeux… On va directement la faire brève : bordel qu’il dépote !

Egypte, terre des pharaons et du voyage



L’histoire nous place en 49 avant JC en Egypte. Ptolémée III est au pouvoir. Manipulé par le conseil des ombres, celui-ci va forcer sa sœur Cléopâtre à l’exil, plongeant l’Egypte dans une période sombre marquée par la terreur. C’est donc dans ce contexte que vous incarnez Bayek (connu comme étant le dernier Medjaÿ, protecteur de l’Egypte et des pharaons) partant à la traque de ceux ayant tué son fils. En se limitant à ce résumé on pourrait se dire que l’histoire n’a rien d’extraordinaire et que nous sommes dans du « vu et revu » avec l’homme qui va assassiner tous ceux qui se trouvent sur le chemin de sa vengeance… Mais, sans ne rien spoiler, l’histoire est tellement bien amenée que l’expérience globale est efficace, notamment grâce à la scénarisation de la quasi-intégralité des quêtes proposées. Souffrance et tristesse, désir de vengeance, croyance des dieux et leur remise en question, traîtrise, manipulation, séparation de l’être aimé sont tout autant d’exemples de notions et sentiments que Bayek croisera sur sa route. Certains passages de l’histoire sont poignants et même s’il ne s’agit que d’un jeu vidéo, vous éprouverez de la compréhension, voire de la compassion pour certains protagonistes croisés.

Style très à la mode actuellement, nous voici ici face à un véritable open world. Point de temps de chargement imposé, hormis lors des cinématiques ou des voyages rapides. Il est possible de traverser l’intégralité de la carte d’une traite, de s’arrêter dans une ville et d’y explorer moult bâtiments avant de reprendre son périple, le tout en continu. Le dernier AC avec autant d’ambition était certainement Black Flag. On ressent donc le fait que c’est la même équipe qui s’est occupée d’Origins. Le titre propose la map la plus vaste, aboutie, travaillée et diversifiée de la licence. Il est tout bonnement incroyable de voyager, prenant régulièrement plaisir à se détourner de nos objectifs pour aller s’aventurer ailleurs ! Entre les étendues désertiques à perte de vue, les oasis verdoyants, les canyons rocailleux, Alexandrie et son mythique phare, Gizeh et ses fameuses pyramides et Sphinx, Memphis, la cité ensevelie Letopolis, Ubisoft nous a réellement gâtés et a fourni un travail de reconstitution énorme ! Bien sûr, le studio a tout de même pris quelques libertés mais il n’en reste pas moins qu’il est réellement excitant de se balader dans ces environnements antiques et mythiques, sans parler de tous les endroits secrets dissimilés partout dans le monde : une crypte, un fort, un bâtiment, une grotte ou autre tanière, passages secrets dans une villa ou temple...

Notre soif d’exploration ne fait que grandir au fil de nos sessions. On se sent grand de par nos actions mais tellement petit face à la grandeur du contenu. Ce monde ouvert est également un mode vivant. Il fourmille de détails, il y a de la vie partout et sans cesse ! Vous verrez des personnes travailler en journée dans leurs champs, avant de rentrer chez elle à la tombée de la nuit pour se coucher. Les tavernes prennent vie à ce moment, quand les marchés se vident. En journée, vous verrez des animaux chasser, attaquer des villageois, des bateaux ou chars marchands relier différents endroits, tandis que la nuit l’activité sera bien moindre, les gardes seront minoritaires lors des rondes, la majorité du contingent étant au repos ou endormi. Tout ceci a un impact lors des missions : infiltrer une villa de nuit est plus simple du fait de la présence amoindrie des gardes, tandis qu’un assassinat peut se montrer plus facile en journée quand votre cible quitte son fort militaire pour se rendre sur un marché. Le titre permet d’ailleurs, via une compétence de Bayek, d’accélérer le cycle et de se retrouver au crépuscule ou à l’inverse au lever du soleil. Cela ne vous rappelle pas un certain titre de CD Projekt ?

The Witcher Creed – Gameplay new-gen façon ARPG

Ce titre mentionne directement l’une des inspirations des développeurs. Il se dégage une odeur de The Witcher 3 dans ce nouvel AC. Outre la méditation listée plus haut, la boussole en haut de l’écran nous rappelle les aventures de Geralt ou autre Skyrim avec les « ? » qui apparaissent à l’approche d’un objectif ou d’un lieu clé. L’amorce du titre vers la tendance des A-RPG n’est pas nouvelle mais le déclic a bien lieu avec Origins au niveau du gameplay. Nous voici donc sur un nouveau système, plus dynamique et stratégique, dans lequel notre sorceleur a encore posé ses marques. Les habitués de la série The Witcher trouveront vite leurs habitudes avec la manette dans les mains, notamment au niveau du système de ciblage. Foncer tête baissée dans la mêlée vous jouera certainement des tours au début, mais il suffira d’analyser un tant soit peu les attaques adverses pour trouver quand frapper : attaque rapide ou plutôt lente pour fracasser un bouclier, esquive et blocage pour la défense. Bayek devra analyser la situation un minimum avant d’agir, le titre se montrant assez punitif et exigeant lors des affrontements. Un combat à première vue facile peut vite dégénérer et devenir mortel en cas d’erreur de la part du joueur. Nous sommes donc face à un nouveau système dynamique, stratégique mais aussi complexe, tout en restant accessible.

La lisibilité de l’action est dont le maître mot pour anticiper les actions adverses. Hélas, les joutes peuvent vite devenir brouillonnes dans les milieux confinés avec plusieurs adversaires, ces derniers ne prenant pas de gants pour venir vous coller une rouste. Fort heureusement, cela n’est arrivé que deux ou trois fois sur l’ensemble de l’aventure, ce qui est suffisamment rare pour être négligeable, surtout par rapport à l’apport de ce nouveau système qui renouvelle enfin l’expérience. Tout est encore perfectible mais la volonté d’améliorer les choses est là et c’est louable. L’autre référence au sorceleur vient des montures et de leur façon de suivre un chemin prédéterminé entre votre position actuelle et votre objectif. Malgré tous ces changements appréciables, rassurez-vous, ce qui a fait l’essence de la série AC reste là : le parkour et l’infiltration ! La liberté d’action et de mouvement reste au cœur du gameplay de cet opus et l’immensité de la map se marie parfaitement bien avec cette envie d’aller où bon nous semble et quand nous le voulons. Bayek peut donc toujours courir, sauter, s’agripper, grimper quasiment partout, nous restons en compagnie des valeurs sûres de la série.

Senu qui nous infiltrons



C’est avec un jeu de mots digne de ceux d’onizukadante que nous présentons un élément intéressant : notre fidèle compagnon, l’aigle, le bien nommé Senu. A l’image des drones dans WD2 ou encore plus récemment GR : Wildlands, Senu nous permet de compenser la perte de la vision de l’aigle. Après tout, c’est quand même plus classe d’avoir un vrai rapace ! D’un simple clic sur la croix directionnelle (haut), nous voilà contrôlant notre bestiole volante pour survoler les vastes zones disponibles, avec la possibilité de marquer tous les points d’intérêt proches via un vol stationnaire : les gardes (tous les humains mêmes) et leurs rondes prévisionnelles pourront s’afficher à l’écran ainsi que leur activité (défend, repos, travaille, etc.), les zones avec un trésor disponible, les ressources disponibles, les animaux et le type de cuir que nous pourrions recevoir, etc. Sur le papier cela parait un tantinet saugrenu mais face au challenge global du titre qui se relève bon, cet outil est d’une utilité certaine ! Le côté infiltration est bien mis en avant ici, avec une difficulté plus ardue : territoires vastes, vivants, ennemis aux dégâts plus punitifs, animaux sauvages bien présents et toujours prêts à défendre leur territoire, tout est fait pour que vous ne jouiez pas les têtes brulées… Il faut rester dans l’ombre et faire preuve de discrétion.

Comme indiqué plus haut, le cycle jour/nuit a un impact significatif sur le monde, il faut donc faire preuve de patience et d’observation. C’est là qu’on voit aussi que Senu est un atout indéniable pour mener à bien nos missions et autres assassinats, surtout que pour valider une quête demandant une mise à mort, Bayek doit s’approcher du corps pour confirmer que la cible a bien péri, ce qui nécessite une pression sur Y de deux à trois secondes. Autant dire que dans une mêlée, il est impossible de confirmer un décès. Les bourrins ou ceux s’imaginant tout dégommer à distance avec l’arc, vous risquez d’avoir quelques surprises et c’est tant mieux… Ubi signe là un retour aux sources pour un jeu du nom d’« Assassin » et non de « Bourinator ». Bien sûr, dès lors que votre niveau dépasse largement celui des ennemis de la région où vous vous trouvez, le rentre dedans fonctionnera bien mieux. Néanmoins, si vous devez infiltrer un fort avec une douzaine d’ennemis dedans, tous de votre niveau minimum, vous faire repérer risque de laisser des séquelles !

Autre précision, l’I.A. a pris un petit coup de boost, participant ainsi à cette prise d’importance de l’infiltration. On oublie les gardes en mode « bot » qui tracent une ronde 100% prédéfinie en étant à la fois sourds et aveugles ! Vous ferez face à des rondes changeantes d’un passage à l’autre des gardes, et ce assez aléatoirement. Il ne vous sera donc pas toujours facile de prévoir un chemin de A à Z sans encombre et de tout anticiper, même avec Senu à vos côtés. Les soldats se sont également (enfin !) dotés d’une vue et d’une ouïe dignes de ce nom : au moindre bruit suspect le garde ira voir sur place s’il se trame quelque chose d’inhabituel et suivra d’éventuelles traces laissées par Bayek. Un ennemi meurt non loin d’une patrouille de façon trop bruyante ? Celle-ci viendra enquêter sur place pour trouver l’origine du bruit. Il est donc de rigueur de cacher les corps dans les hautes herbes, sous peine qu’un garde lance une alerte qui rameutera tout le camp ainsi que les Phylakes, des chasseurs de prime qui sillonnent toute l’Egypte à votre recherche pour vous mettre à mort. Ces ennemis se trouvent être redoutables, d’autant qu’ils ne sont pas faciles à abattre. Il arrive toujours que l’I.A. présente quelques incohérences ou des soucis de pathfinding mais, par rapport aux anciens opus, c’est un grand pas en avant d’Ubisoft niveau qualitatif.

Pour assassiner, il faut un arsenal

Là encore, le titre nous ne laisse pas en reste : il y en a pour tous les goûts, allant des épées standard ou courbées à la méga masse explosant tout sur son passage, en passant par les lances qui vous permettront de maintenir à distance vos ennemis, les doubles lames rapides ou encore la hache ainsi que différents types d’arcs, comme celui dit du guerrier qui tire cinq flèches à la fois, le rapide ou celui de précision disposant d’une mire de visée. En plus, il vous est possible, via des compétences, d’acquérir des flèches soporifiques ou empoisonnées, des bombes incendiaires ou un nuage de fumée par exemple. Bref, vous disposerez d’un nombre d’outils important pour mener à bien vos missions. Il est même possible, en passant par des talents à débloquer, d’avoir un deuxième emplacement pour votre arme et votre arc. D’une simple pression sur la croix directionnelle, il vous sera possible de switcher l’armement. En revanche, pour les outils comme les fléchettes ou autres bombes, il n’y a qu’un seul slot disponible.

Dans ARPG, il y a RPG, façon Far Cry

La plupart des facettes sont connues : leveling et XP, puissance de l’arme, etc. Reste qu’elles sont ici plus poussées. Le leveling et la prise d’XP sont omni présents dans le titre. En plus d’un niveau minimum à avoir pour pouvoir s’équiper de telle ou telle arme, le niveau de Bayek est un facteur déterminant pour l’avancée. Hors de question d’attaquer une quête demandant 4-5 niveaux de plus que le vôtre sous peine de mordre la poussière en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, avec une mort en un ou deux coups. Il faut donc partir à la chasse de l’XP pour monter en niveau (ce qui a pour effet direct de monter les dégâts de Bayek ainsi que sa vie) et débloquer de ce fait des points de compétence pour vos arbres de talents. Cela tombe bien, chaque activité en jeu vous donne de l’XP, ainsi que des points de talents. Vous avez ici trois arbres de talents, à monter selon votre façon d’appréhender le jeu. La voie du chasseur améliore principalement l’usage de l’arc ainsi que la furtivité, quand la voie du guerrier a plutôt tendance à améliorer vos aptitudes au combat au corps à corps. La troisième voie, celle du clairvoyant, débloque et améliore des gadgets comme les fléchettes, l’écran de fumée ou autre bombe, ainsi que des améliorations liées aux marchands. L’autre point lié au RPG se situe dans le loot et le crafting. Tout au long de votre aventure vous gagnerez des armes, vous récupérerez des boucliers sur le corps d’ennemis, vous aurez accès à des coffres ou autres trésors, sans parler des récompenses de quêtes. Chaque item dispose de caractéristiques comme les dégâts par seconde pour les armes ou les points de vie pour les boucliers.

En plus, chaque item dispose de bonus qui lui sont propres ainsi que différents niveaux de rareté. Bien entendu, vous pouvez améliorer vos armes et boucliers, moyennant finances, chez le forgeron. L’objet amélioré mettra donc ses stats à jour selon votre niveau au moment de l’amélioration. Bayek pourra également changer de skin, tout comme sa monture, avec un peu de fan service au passage. Vous disposerez de quelques objets à confectionner/améliorer du côté des armures, comme nous avons pu le voir dans Far Cry. Le procédé suivra le même schéma que dans ce dernier : il faudra partir à la chasse aux composants de diverses façons : démanteler des armes inutiles et attaquer des bateaux/chars de marchandises pour récupérer bois/métaux et chasser des animaux pour les différents cuirs. Ces crafts auront des impacts sur la capacité de votre carquois ou sur votre sac pour stocker vos outils. Ils impacteront également l’amélioration des dégâts au corps à corps, vos arcs ainsi que la fameuse lame des assassins. L’obtention de ces différents composants se fera donc majoritairement en jouant, en récoltant des objets (récupérés sur des corps) qu’on va revendre ou sacrifier pour récupérer des composants, en chassant, en explorant et en ouvrant des coffres… Mais il y a également un cash shop, offrant depuis le jour de la sortie un nombre impressionnant de microtransactions possibles… Bref, vous disposez de toute une panoplie de moyens pour faire gagner Bayek en puissance, mais la montée de niveau restera la plus efficace.

Onzième plaie d’Egypte

L’Histoire raconte les fameuses dix plaies d’Egypte mais il en existe en réalité une onzième : un bon gros cash shop des familles. Bien que totalement optionnel, nous pouvons nous en passer à 100%, il est nécessaire d’appuyer sur ce sujet pour lutter contre cette dérive du jeu vidéo avec des pratiques commerciales plus que douteuses ! En plus de pouvoir payer pour le Season Pass, il est possible de passer par la casse achat, avec de l’argent réel, pour se payer une très longue liste d’éléments, incluant : skin pour votre monture ou pour Bayek, des « time savers » composés de plusieurs composants de crafts, des drachmes (la monnaie en jeu), des points de compétence (vous avez bien lu), des cartes aux trésors pour dévoiler où les trouver en jeu, des armes et des crédits Hélix car oui, pour acheter tout ce contenu, il vous faut d’abord du crédit hélix... Et là où Ubisoft la joue finement, c’est que le contenu déblocable via les bonus de précommant par exemple est visible dans ledit magasin. Pire, on vous offre même quelques points Hélix à un moment, histoire d’essayer de vous tenter : « Oh, le skin de la licorne pour la monture déchire, je me le payerai bien, tiens » et hop le tour est joué vous venez de poser un bifton.

Contenu du jeu



Maintenant que LE gros point qui fâche a été abordé, on peut attaquer les dossiers qui envoient du lourd ! Avec une aire de jeu si vaste, le contenu proposé se devait également de l’être et le résultat est là : Origins nous propose une multitude d’activités, diversifiées qui plus est. Il est difficile de lâcher la manette. Déjà, la trame principale vous fait voir du pays. Classées par niveau recommandé, les quêtes de l’histoire principale vous retiendront une bonne grosse vingtaine d’heures avant de voir le générique de fin. L’histoire n’est pas des plus originales, comme noté plus haut, mais son cheminement bien rythmé vous amènera vers quelques surprises. Cela ne s’arrête pas là, il vous faudra quelques fois passer par la case XP pour ne pas en baver. Là, le contenu annexe se montre important, aussi bien quantitativement que qualitativement. Il est question de quêtes secondaires qui sont toutes scénarisées, apportant un petit truc ici et là dans ce monde vivant. On parle aussi de quêtes « bonus » données par un marchand ambulant vous promettant des récompenses améliorées en l’aidant à mettre la main sur des trésors.

Dans votre quête aux composants, vous serez amené à attaquer des convois terrestres ou des embarcations sur l’eau. En plus de cela, il existe une multitude d’activités annexes, comme se synchroniser avec tous les points de vue (activité bien connue), reconstituer toutes les constellations en jeu, les fouilles de tombeaux ou encore attaquer un camp ennemi en tuant les gradés et en pillant les trésors listés dans ce lieu, sans parler des quêtes de vengeance dans lesquelles il faut rendre justice à un joueur mort via une expédition punitive. Il existe bien d’autres activités en jeu que nous vous laissons le soin de découvrir. Tout ce contenu est intéressant à ratisser, en plus d’être généreux en XP. Comme déjà dit, il vous arrivera à de très nombreuses reprises de mettre de côté la trame principale pour vaquer à vos occupations annexes qui doubleront, si ce n’est plus, la durée de vie du titre tellement le contenu est vaste. A noter qu’il existe même une multitude de quêtes à découvrir par vous-même, ces dernières ne disposant d’aucune indication visuelle du type « il y a une quête ici ! ».

La technique

Avec un titre aussi ambitieux, il faut une technique et un rendu tout autant ambitieux, et c’est plutôt le cas ici. L’étendue est vaste et variée mais le rendu est globalement beau, même sur une Xbox One standard. Par contre, à certains moments, l’aliasing se montre un tantinet présent. De manière globale, les développeurs ont réussi à restituer un rendu authentique grâce une modélisation de qualité et une reconstitution fidèle. Il est jouissif de se balader et de voir autant de vie, comme une horde de gazelles détalant à votre arrivée près d’un point d’eau alors qu’elles s’abreuvaient, les flamants au bord du Nil entourés de toute une colonie d’oiseaux qui s’envolent, un coucher de soleil depuis notre embarcation de fortune sur un lac avec les derniers reflets du soleil sur l’eau avant de laisser place à la lune, le sable qui s’envole sur les dunes immenses au moindre vent aux pieds des pyramides de Gizeh… Le titre offre également des jeux de lumière de bonne facture sur nos consoles. La présence des hiéroglyphes, la diversité des villes et villages, avec leurs quartiers riches et d’autres plus pauvres, l’intégration des temples et des statues à l’effigie des dieux égyptiens, en plus de la modélisation de lieux connus, tout est là pour que votre immersion soit au point… Et ça marche !

La distance d’affichage semble réellement élevée, il suffit de prendre de la hauteur pour apercevoir les monuments au loin, bien qu’un léger voile flou se voie sur certains décors lointains. Quelques textures apparaissent tardivement au niveau de la végétation quand celle-ci se montre dense. Niveau framerate, il s’est montré des plus stables, on n’a dû faire face qu’à un ou deux gros ralentissements avec une dizaine d’ennemis autour de nous dans un espace confiné. Le dernier couac notable reste les animations, toujours vieillottes et pas toujours très fluides, sans parler des animations risibles du chameau. On peut également ajouter quelques soucis (rencontrés deux fois lors de nos sessions) de pathfinding. Néanmoins, quand nous comparons cela à Unity ou Syndicate, on s’aperçoit encore une fois qu’Ubisoft a bossé le sujet et pousse la One à fond. Il suffit de prendre de la hauteur dans le titre et regarder tout autour de soi pour prendre conscience de l’ambition du titre : vous apercevrez tous ces hommes, femmes, enfants et animaux vivre, et ce même à distance moyenne/longue ! Au niveau sonore, RAS, les musiques présentes en jeu se conjuguent à merveille avec les environnements présents et le tout donne un résultat au poil et une direction artistique soignée ! Nous notons également que certains personnages ne parlent pas notre langue, mais un dialecte « local ». A noter que le HUD est personnalisable à souhait, on peut grosso modo tout virer à peu de choses près. Avec un tel rendu pour un monde si vaste et vivant, on se dit que notre chère Xbox One standard a encore de beaux jours devant elle, permettant de pardonner assez facilement les quelques errances techniques listées précédemment !

Version Xbox One X, l’histoire d’une optimisation

Le jeu étant optimisé Xbox One X depuis la sortie de la machine, nous n’avons pas manqué de nous y essayer. On se dit rapidement que le travail est fait, avec une mise à jour qui est passée totalement inaperçue au niveau des Go à télécharger. Le résultat est sans appel, la différence entre le rendu One S et One X est flagrant, à tel point qu’on pourrait limite se demander si nous sommes sur la même génération : l’image est plus fine, elle est nette et l’aliasing constaté sur One S est absent sur One X. Au niveau du framerate, aucun souci n’a été constaté durant les heures passées sur la X et aucune apparition tardive des textures n’a été vue. Même si la résolution 4K n’est pas native, on ne peut que féliciter Ubisoft pour ce patch Xbox One X ! Petit plus pour ceux qui n’ont qu’un écran 1080p, le supersampling permet d’avoir un titre plus propre et plus net techniquement. Ca n’arrange pas les animations mais le rendu visuel est agréable et la profondeur de champ est appréciable, même si l’effet « wahou » est bien moins prononcé qu’avec un téléviseur 4K.

L’avis perso d’Hervé : Aeons // Des promesses tenues !

J’attendais particulièrement cet Assassin’s Creed au tournant et je ne suis pas déçu ! L’année sabbatique de la licence lui a fait le plus grand bien. Bien sûr tout n’est pas tout rose avec encore quelques couacs techniques sur la version « One » standard, des animations à revoir et des microtransactions trop nombreuses même si elles sont totalement facultatives. Outre cela, l’expérience globale reste énorme. Nous pouvons dire qu’Ubisoft a réussi son tir groupé, en s’inspirant de ce qui se fait de mieux en matière d’open world, d’ARPG et d’infiltration, bref la recette prend ! Proposer un cadre de rêve à son jeu est une chose, savoir le remplir en est une autre et y ajouter la qualité encore une autre. Le cadre proposé, la DA, le rendu global et la technique posent une base des plus solides au titre. Le contenu, principal comme secondaire, offre une excellente durée de vie. La finition est assurée via les nouveautés et les coups de refresh liés au changement assez radical du gameplay, à l’amélioration de l’IA, tout en ayant conservé les valeurs sûres qui font l’essence de la série. Le studio nous propose donc une expérience au top, en assurant un jeu solide avec un mélange subtil entre nouveautés et bases conservées. Le monde que nous parcourons nous appelle sans cesse à y revenir tellement l’immersion est grande en comparaison des précédents opus, et le contenu proposé est imposant. On ne va pas se mentir, le gros point fort ici est la maîtrise de l’open world conjugué à une Egypte mystique, antique et surtout superbement reproduite. Le retour à l’infiltration bien posée est également un gros point fort, d’autant plus que c’est couplé à un gameplay dynamique. L’optimisation « One X » gomme les quelques points qui ont été listés sur la version standard pour amener un titre au poil techniquement parlant. Si je devais qualifier cet Assassin’s Creed rapidement, je dirais tout simplement qu’il s’agit du meilleur opus à ce jour de la licence.


Point complet
N’y allons pas par quatre chemins, Ubisoft a réussi à tenir ses promesses en proposant un opus beau, intéressant et offrant de réelles nouveautés pour la licence. Sans répéter une fois de plus tout ce qui a déjà été dit tout au long de cet avis, nous insistons surtout sur le fait que cet Assassin’s Creed Origins est vraiment excellent. Tout n’est pas parfait, les animations, les séquences dans le présent et les microtransactions en tête, mais l’univers est riche, vivant, le gameplay est dynamique et punitif et l’Egypte apporte un charme fou à l’univers. On prend du plaisir, on y revient sans cesse tant le contenu est conséquent, bref, c’est un achat à ne pas négliger en cette fin d’année, d’autant plus si vous avez la One X, le titre étant bien plus propre dessus. En quelques mots comme en cent, la magie opère !

On a adoré :
Open world vaste et varié
Des paysages de malades
DA, bande-son irréprochables
Rendu global au top
Bonne optimisation One X
Quêtes quasi toutes scénarisées
Contenu global immense
Nouveau gameplay dynamique et punitif
Senu
IA améliorée
L’Egypte
Toujours cette liberté d’approche
Histoire bien ficelée…
On n'a pas aimé :
Sans pour autant être des plus originales
Des microtransactions !
Des animations à retravailler
Quelques couacs techniques sur One standard
Séquences dans le présent inintéressantes


Consulter les commentaires Article publié le 14/11/2017 par Vincent P.


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