Test Assassin's Creed Liberation HD - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Assassin's Creed : Liberation HD



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Bulgarie
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.01.2014
  14.01.2014
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Médiéval
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

En ce début d’année, nos vieilles consoles de salon ont accueilli le portage HD d’Assassin's Creed Liberation, qui est sorti sur PS Vita en octobre 2012. Cet opus se présente comme un spin-off d’Assassin's Creed III sorti à la même date. En effet, celui-ci explore la même époque et la même géographie que son « grand frère ». Pour se démarquer, il proposait de nouvelles fonctionnalités, propres à l'écran tactile et au touch pad de la PS Vita, et demandait d’incarner un personnage féminin. Revu et corrigé dans sa version HD, vaut-il vraiment le coup ? Surtout qu’il arrive plus d’un an après l’original et quelques mois seulement après Assassin's Creed IV Black Flag

Retour aux sources




Le jeu nous place dans la peau d'Aveline de Grandpré. Oubliez les passages dans le présent, chez Abstergo, l'aventure se déroule dans l'Animus. Dès le lancement, le titre se présente véritablement comme un stand-alone. Une très courte séquence avec Aveline enfant permet au néophyte de s'approprier les contrôles avant d’être réellement projeté dans l'histoire. Aveline revêt son costume d'Assassin et sort enquêter sur de mystérieuses disparitions d'esclaves. Ça commence avec une séquence typique de free run nocturne sur les toits de la Nouvelle Orléans. On découvre la nouveauté de cet opus : les costumes. En fonction des habits qu'elle porte (esclave, assassin ou lady), l'héroïne n'a pas le même comportement. Ainsi, sa robe de lady ne lui permet pas d'escalader les bâtiments. Néanmoins, elle peut séduire des gentilshommes qui prendront sa défense en cas de mauvaises rencontres. Son costume d'esclave lui permet de s'introduire plus discrètement dans certains endroits. Ces costumes donnent également accès à différentes quêtes annexes. Une fois cette découverte faite, le joueur a toutes les armes pour rentrer dans l'aventure. Au fur et à mesure des quêtes, ou « mémoires », Aveline est amenée à parcourir la Nouvelle Orléans, le Bayou, des ruines mayas au Mexique et même New-York, avec une apparition spéciale... Mis à part ça, le soft se résume à une interminable série d’allers-retours segmentant l’action.

Ce séquençage est parfaitement compréhensible sur une console portable, mais sur une console de salon, ça en fait un titre très ennuyeux. Entre deux allers-retours, on enchaîne donc des missions tantôt en infiltration, tantôt de manière plus bourrine et quelques passages en free run, un peu plus corsés, qui rappelleront les tombeaux d'assassin du deuxième opus. En fait, on a vite fait d’avoir l’impression de rejouer au premier Assassin’s Creed, avec son côté très répétitif. Dans cet épisode, le pauvre multijoueur de la version Vita a été évincé et il n’y a ni troupes d’assassins à envoyer pour des missions, ni tower defense… Bref, il n’y a aucune des nouveautés introduites dans les derniers opus pour varier les plaisirs. Nous n’avons que la possibilité de faire du commerce, via une interface des plus simples, et il n’est pas question d’envoyer l'héroïne sur un bateau pour défendre le fret lors d’une possible attaque de pirates. Cette dernière éventualité n’est qu’une possibilité, annoncée via l’interface de commerce, mais celle-ci n’influence pas le gameplay. Pour les joueurs consoles, cet épisode ne propose finalement que le minimum syndical et des QTE dont on se serait passé, même s’ils viennent pallier l’absence du touch pad. Néanmoins, il peut aussi se voir comme une bonne porte d’entrée pour les néophytes qui voudraient se lancer dans la saga via le troisième épisode.

Trahison des origines




Mis à part le côté ‘Assassin’s Creed light’, qui peut ennuyer les plus aguerris, et les défauts propres au portage depuis une console portable, on retrouve la recette qui a fait le succès de la franchise… C’est-à-dire des combats fluides, parfaitement chorégraphiés, avec notamment le nouveau système de combat d’ACIII. De plus, Aveline possède son propre arsenal : machette, sarbacane et même fouet. Enfin, cet opus permet de réaliser des meurtres en série. Un peu à la manière d’un Sam Fisher, dans Conviction, une élimination silencieuse débloque cette fonctionnalité. Aveline peut alors, en plein combat, sélectionner un maximum de trois cibles pour les exécuter automatiquement. Ceci est bien pratique pour se dépêtrer d’une mauvaise passe et rend les combats d’autant plus jouissifs. Malheureusement, on retrouve les travers de la licence, dont une I.A. qui montre vite ses limites et une difficulté assez faible, d’autant que les ennemis attaquent trop souvent au tour par tour. Quelques exceptions sont tout de même à noter, comme lorsque l’un des assaillants a la bonne idée d’attraper notre personnage par derrière. D’autre part, si la trame côté Abstergo est complètement absente de l’histoire, l’aspect historique qui a fait le succès des opus précédents est bien présent. Bien que particulièrement alambiqué, le scénario soulève très bien la question de la frontière. Pour la première fois, c’est une femme qu’incarne le joueur dans le rôle de l’Assassin.

Malgré cette particularité, elle se montre puissante et déterminée, surtout lors de certaines cinématiques face à Gérald qui, pour le coup, apparaît très efféminé. De plus, Aveline, fille d’une esclave et d’un riche bourgeois, se trouve elle-même avec un double héritage culturel. Cette question de la frontière, entre les genres et entre les statuts sociaux, parcourt le jeu jusqu’à son dénouement. Au delà du thème récurent de la frontière, le titre, qui porte bien son nom, offre des interrogations sur la question de la liberté, puisque c’est bien de ça qu’il s’agit lorsqu’on fait tomber ces limites invisibles, et du prix à payer pour l’obtenir. Enfin, il est bon de parler de l’aspect technique. Le portage HD offre un lissage des textures, améliore les visages et permet de profiter d’effets de lumière plus agréables. Le tout tourne très correctement. Néanmoins, c’est un peu le minimum que l’on pouvait attendre. Le problème, c’est que le titre est toujours bourré de bugs et qu’on retrouve bien des textures blafardes et pas vraiment jolies. Concrètement, la réalisation fait datée, surtout quand on a goûté au III ou au IV. Pour l’exemple en termes de bugs, lors d’une balade dans le Bayou, Aveline, sortant d’un marécage où elle évoluait à la nage, n’a tout simplement pas su s’arrêter lorsqu’elle est arrivée sur la terre. L'héroïne nageait donc sur la terre ferme, à un mètre du sol. Outre cela, le soft présente du clipping et peut éventuellement faire freezer la console. Le résultat final laisse un léger goût de bâclage en boucle.

Critique rédigée par Skander N


Point complet
Inutile d’y aller par quatre chemins, Assassin's Creed Liberation HD est destiné à un public bien ciblé, celui qui n’a pas de PS Vita et qui désire vraiment connaître tous les tenants et les aboutissants de la licence. Ces joueurs là pourront alors apprécier le fait d’incarner un personnage féminin, goûter à des thématiques intéressantes et profiter de la particularité de cet opus, à savoir le changement des costumes. Avec 8 à 9 heures de durée de vie en ligne droite, auxquelles s’ajoutent moult quêtes annexes, ils arriveront à y trouver leur bonheur en échange d’une vingtaine d’euros, et ce même si le scénario reste très alambiqué avec pas mal d’ellipses. Quant aux autres, si c’est simplement pour jouer à Assassin’s Creed, mieux vaut se tourner vers le III ou le IV. En effet, ce portage HD trahit ses origines. Si Liberation était un jeu très correct sur PS Vita, il pêche à bien des égards sur une console de salon (séquençage, allers-retours nombreux, à-côtés limités, etc.), sans parler d’un portage qui se contente quasiment du minimum syndical. A vous de voir si vous êtes dans le public ciblé, ou non.

On a adoré :
+ Combats fluides
+ Le “chain kill”
+ Les costumes
+ Les nouvelles armes
+ Les thématiques abordées
On n'a pas aimé :
- Scénario alambiqué
- Les bugs
- Portage un peu fainéant
- Le séquençage de l’action
- IA un peu faiblarde


Consulter les commentaires Article publié le 13/02/2014 par Vincent P.


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