Test Assassin’s Creed 2 - jeux vidéo Xbox One

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Assassin's Creed 2



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Montréal
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.11.2009
  17.11.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Médiéval

En novembre 2007, Ubisoft a surpris bien des joueurs avec une toute nouvelle franchise répondant au nom d’Assassin’s Creed. Sorte de cousine de celle des célèbres Prince of Persia, celle-ci a séduit grâce à un univers travaillé, un héros qui avait une certaine classe, une partie fictive intégrée à une historique et grâce à bien d’autres aspects. Toutefois, les critiques ont soulevé un défaut majeur qui en a rebuté certains : une mécanique de jeu répétitive (et ce même lorsqu’on se délestait du HUD, ce qui rendait les missions bien moins redondantes). A l’écoute des joueurs, les développeurs ont assimilé les remarques pour corriger le tir avec un deuxième opus. C’est donc deux ans après le premier essai que nous pouvons goûter à Assassin’s Creed 2. Reste à voir si le temps alloué au développement a bien été mis à profit…

La classe à l’italienne




Si Assassin’s Creed 2 nous plonge bien dans la Renaissance Italienne en 1476, il faut préciser que le titre reprend une constante qui sert de fil rouge à la série : le présent avec Desmond Miles. Celui-ci faisait défaut au premier opus et cassait quelque peu le rythme du jeu. Dans ce second volet, ces passages actuels sont bien mieux intégrés et beaucoup moins fréquents (un au début, un au milieu et un à la fin). Ils permettent ainsi de lier les jeux avec l’un des éléments importants de la licence : l’animus (ici présent en version 2.0) qui permet à notre jeune homme de revivre le passé de ses ancêtres. Si ces phases, relativement courtes, offrent des décors peu attrayants et ne représentent qu’un intérêt minime en matière d’expérience vidéoludique, elles ont le mérite de mieux amener le scénario et d’apporter et expliciter certains détails, tout en faisant le lien avec le premier épisode. Ceci dit, le gros du jeu repose bien entendu sur notre nouvel assassin florentin qui a une classe sans égale ou presque : Ezio Auditore.

Taquin, séducteur et volage, ce jeune héros est loin de l’image que l’on peut avoir d’un assassin. Mais, rapidement, celui-ci découvre le complot qui se tramait derrière son dos et qui a fait trois victimes lui étant chères… En jeune chien fou, il se lance donc dans une quête personnelle visant à assouvir sa soif de vengeance. Si cette version simplifiée du scénario ne dénote aucune originalité, il faut bien avouer que l’histoire est extrêmement prenante. Non seulement la personnalité de notre personnage évolue au fil des actes et des ans (le tout se passe sur une dizaine d’années) mais en plus les liens se complexifient et quelques rebondissements permettent d’éviter toute monotonie. Nous n’en dirons pas vraiment plus pour éviter tout spoiler mais sachez que le scénario du jeu, conçu autour de bases historiques réelles, est agrémenté d’une forte touche de fiction, le tout étant immersif, intéressant, prenant et surtout très agréable à suivre. C’est un vrai point fort qui est renforcé par une mise en scène de qualité et surtout des voix françaises d’excellente facture (et en italien c’est encore mieux pour l’immersion !).

Au niveau de l’enrobage, on note que les développeurs ont repris le moteur graphique du premier opus qu’ils ont légèrement retouché ci et là. Si AC premier du nom mettait une claque visuelle, ce deuxième volet reste « juste » très correct, voire beau en plein jour. En effet, certaines textures paraissent dépassées, on note des retards d’affichage, on remarque certaines modélisations faites à coups de hache (surtout pour les PNJ, celle d’Ezio étant très réussie) et on assiste à des cinématiques faites avec le moteur du jeu qui sont bien loin de ravir la rétine. Toutefois, il faut bien avouer que la cinématique en images de synthèse est séduisante et que le soft compense avec un terrain de jeu immense en total accès libre ou presque (chaque ville est ouverte mais il y a un petit chargement pour passer de l’une à l’autre). Le tout étant fluide et permettant en sus une progression à la verticale (en escaladant les bâtisses), il est bien difficile de s’en plaindre, surtout que les phases de jour à Florence ou encore Venise sont fort agréables à l’œil. Seuls les passages de nuit ou dans la campagne paraissent plus ternes et moins soignés. Au final, le titre d’Ubisoft reste graphiquement au-dessus de bon nombre de productions actuelles (relativement parlant bien entendu), et ce même si on peut apercevoir une bonne poignée de bugs, principalement au niveau des collisions.

Un seul mot d’ordre : diversité !




Comme nous l’avons évoqué plus haut, le défaut principal du premier volet était sa mécanique de jeu répétitive. Les développeurs ont bien pris conscience de cette remarque et cela se ressent dans AC2. En effet, la progression est plus encadrée et mène d’événement en événement en limitant au maximum les allers-retours incessants. Ainsi, le joueur a vraiment l’impression d’évoluer en même temps que son personnage en enchaînant les différentes missions de la quête principale, le tout avec une certaine logique et une certaine cohérence qui servent l’avancée scénaristique (dommage que la première heure et demie, qui pose les bases du scénario, soit en deçà du reste – il en va de même pour les deux combats de fin du passé qui sont tout bonnement ennuyants). Mieux encore, les missions sont beaucoup plus variées qu’avant. Suivre quelqu’un incognito, dérober un objet, assassiner un personnage, prendre des positions, délivrer des prisonniers, s’infiltrer dans certains lieux, participer à des activités ludiques, etc. sont tout autant d’objectifs différents que l’on doit accomplir. Les joueurs ont même le droit au passage à quelques phases encore plus originales demandant de survoler une zone avec la « machine oiseau » de notre cher Leonard de Vinci, présent dans le jeu comme fidèle ami de notre Ezio et inventeur de génie, de naviguer à bord d’une gondole ou encore de conduire une diligence sur des chemins de montagne dangereux. La diversité est le maître mot de ce titre !

Mais ce n’est pas tout puisqu’en plus de la quête principale qui se termine en dix heures (sans le HUD pour les habitués – beaucoup plus appréciable au niveau de la recherche -, avec pour les néophytes), nous avons le droit à de nombreuses quêtes annexes qui doublent la durée de vie (au minimum puisque la recherche de plumes par exemple la rallonge encore mais demande une certaine patience). Ainsi, en cours d’aventure ou une fois celle-ci terminée, nous pouvons nous lancer dans les fouilles de tombeaux, qui offrent des phases de plates-formes très appréciables mettant à profit les capacités de notre héros, remplir des contrats d’assassinat, punir des maris infidèles, faire le coursier, courir contre des voleurs, etc. Non seulement c’est divers et varié, mais en plus on les fait avec plaisir, sans compter que toutes ces quêtes facultatives permettent de récupérer de l’argent (l’une des grosses nouveautés du jeu) et quelques récompenses. On notera à ce sujet une initiative fort appréciable de l’éditeur qui a mis à disposition un système nommé Uplay. Ce dernier permet de donner un sens à la notion de succès en accordant au joueur des points lorsque ceux-ci remplissent certains objectifs. Avec ces derniers, ils peuvent récupérer du contenu pour le jeu (ou des thèmes). La cerise sur le gâteau venant du fait que ce système est entièrement gratuit.

Pour en revenir au soft, précisons que les développeurs ont intégré un véritable système monétaire. Cette grosse nouveauté en emmène d’autres puisque les florins permettent de se soigner en allant voir un médecin, de teindre une partie de son costume, d’acheter des remèdes d’apothicaire, des éléments d’armures (quand il ne s’agit pas de les réparer) ou encore des armes. Ezio est beaucoup plus personnalisable et polyvalent qu’Altaïr (qui n’en est pas pour autant oublié…). Ubisoft a voulu pousser le concept de la diversité jusqu’au bout et c’est plus que réussi. Même si AC2 reprend les bases des combats du premier, avec un côté légèrement plus dynamique malgré un système principalement basé sur l’attaque/contre-attaque, il transcende cet aspect du jeu avec l’insertion de multiples armes (allant de la lame secrète à la massue en passant par le pistolet un coup caché dans la protection du poignet d’Ezio, les poignards, les épées, etc.) à acheter ou récupérer par terre ou dans les mains de l’adversaire. Ainsi, non seulement on peut utiliser différents instruments pour se débarrasser des ennemis, mais en plus on a le droit à des exécutions diverses et à des réactions différentes. Entendez par là que la stratégie d’approche d’un garde lourdement armé avec une massue diffère de celle pour un frêle homme accompagné d’une simple épée. Cela oblige donc à adapter quelque peu son jeu en conséquence en jouant d’esquives et autres pas de côté en plus des attaques et contre-attaques habituelles, le tout en choisissant bien son arme.

Le credo du casual ?




A cela, il faut bien entendu ajouter les assassinats « rapides » agrémentés de nouveaux mouvements et d’une amélioration fort pratique : une deuxième lame secrète pour deux fois plus de plaisir. Toutefois, certaines missions demandent de faire preuve de discrétion au risque de voir apparaître un écran de désynchronisation. Ainsi, pour éviter de se faire repérer, on peut mettre la main à la poche pour sortir quelques florins et engager des demoiselles qui charment les gardes pour les distraire, des voleurs qui les éloignent ou encore des mercenaires qui se chargent de la salle besogne à notre place. Très utiles dans certains moments, ces factions facilitent quelque peu l’avancée mais permettent vraiment de varier les situations. D’ailleurs, le principal défaut de cet opus est bel et bien sa trop grande accessibilité liée à une intelligence artificielle peu réactive et parfois surprenante (mais dans le mauvais sens du terme). Pour les habitués des jeux du genre, ça manque cruellement de challenge, et c’est bien dommage de n’avoir le droit qu’à une belle promenade de santé quand un jeu se pare à côté d’autant d’atouts et de possibilités permettant d’établir de vraies stratégies d’approche, tout en laissant une bonne liberté de manœuvre au joueur.

Enfin, nous pouvons toujours nous consoler avec tous les autres petits plus qui ont été intégrés comme la possibilité de faire baisser son indice de notoriété en arrachant des avis de recherche, en éliminant de faux témoins ou en soudoyant des hérauts ; celle de lâcher quelques florins au sol pour ameuter les villageois et créer une diversion ; celle de se jeter à l’eau et de nager ou encore celle de s’occuper de la rénovation de Monteriggioni en Toscane en investissant dans la reconstruction et amélioration d’échoppes et autres bâtiments permettant d’augmenter l’attractivité de la ville et, par la même occasion, l’impôt que paient les habitants. Par extension, cela permet de gonfler sa cagnotte avec un minimum d’efforts. Pour tout le reste, on retrouve les aspects majeurs du premier opus qui constituent les solides bases de ce deuxième volet.

Terminons sur un point essentiel du soft : son level design. Celui-ci est tout bonnement époustouflant tant il y a de détails et de bonnes idées. En plus d’offrir des reproductions fidèles de certains monuments, les level designers ont fait preuve d’ingéniosité pour permettre à Ezio de parcourir tous les sites avec une certaine aisance pour peu que l’on prenne le temps d’anticiper quelques passages délicats comme une corniche ou un toit plus étriqué. On peut même dorénavant s’accrocher à des pots de fleurs suspendus pour prendre « un virage » à 90 degrés et continuer sa course. Les chemins sont libres et tout un tas d’éléments ont été finement disposés pour permettre une progression sans accroc, tout en étant parfaitement intégrés au décor. Un vrai tour de force qui renforce la liberté de mouvement, sans compter le plaisir des yeux à voir Venise, Florence ou encore Rome.

Point complet
Assassin’s Creed 2 n’est clairement pas parfait. Les cinématiques avec le moteur du jeu ne sont pas des plus belles, il y a quelques bugs (notamment de collisions) et la première heure de jeu, qui pose les bases de l’histoire et sert de tutorial, est en deçà du reste de l’aventure, surtout pour ceux qui ont déjà fait le premier, sans compter les deux derniers combats dans le passés qui sont ennuyants. Mis à part ces détails, il faut avouer que les développeurs ont fourni des efforts remarquables. Ezio fait partie des héros les plus classes de l’univers vidéoludique, le scénario est bien écrit et prenant, la progression est plus structurée, le level design est excellent, les voix sont totalement dans le ton et la diversité est au rendez-vous. Fort en plus de son mélange de faits historiques et de fiction, le soft nous immerge durant dix (temps nécessaire pour boucler la quête principale) à vingt heures (pour finir les objectifs principaux et secondaires), voire un peu plus, dans l’époque de la Renaissance italienne. Les environnements sont grands et fort agréables à l’œil, le gameplay reprend toutes les bonnes bases du premier volet et les nouveautés sont nombreuses : factions, argent, achats, armes, diligence, gondoles, nage, vol avec la machine de l’ami Leonard de Vinci, etc. Il y a plein de bonnes idées et de bonnes intentions ! Assassin’s Creed 2 est une belle aventure que l’on prend plaisir à découvrir et sur laquelle on revient avec joie, même après avoir vu le générique de fin. Toutefois, on regrette vraiment qu’il n’y ait pratiquement aucun challenge, la possibilité de choisir un niveau de difficulté supérieur aurait été la bienvenue… Enfin, on se console avec la compatibilité avec Uplay qui permet de récupérer des points pour débloquer gratuitement du contenu pour le jeu (ou d’autres signés Ubisoft).

On a adoré :
+ La classe d’Ezio
+ Scénario prenant et bien écrit
+ Compatibilité Uplay
+ De nombreuses données historiques
+ Durée de vie totale confortable
+ De la diversité à tous les niveaux
+ Des armes, des factions et de la monnaie
+ Progression mieux structurée
+ Level design génial
+ Des voix d’excellente facture
+ Toutes les bonnes bases du premier
+ Gameplay fort appréciable
On n'a pas aimé :
- Première heure de jeu en deçà
- Quelques bugs ci et là
- Certains aspects graphiques
- Vraiment trop facile
- Les deux derniers combats du passé décevants


Consulter les commentaires Article publié le 24/11/2009 par Vincent P.


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