Test Assassin's Creed Rogue - jeux vidéo Xbox One

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Assassin's Creed : Rogue



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.11.2014
  13.11.2014
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Sorti en fin d’année, Assassin's Creed Rogue permettait aux joueurs qui n’avaient pas encore sauté le pas vers la nouvelle génération de profiter d’un nouvel opus de la licence, tout en découvrant un pan supplémentaire de l’histoire autour de la famille Kenway. Ainsi, après avoir joué le petit-fils dans AC III et le grand-père dans Black Flag, on croise cette fois le père, sans pour autant pouvoir le jouer. D’ailleurs, pour pousser les joueurs à continuer à s’intéresser à l’ensemble de la licence, on note déjà que cet épisode fait le lien avec des événements à découvrir dans AC Unity. Ubisoft a donc pris un risque en proposant deux titres AC destinés chacun à une génération. Reste donc à voir si AC Rogue arrive à trouver sa place sur nos vieilles consoles…

Le recyclage, ça a du bon ?




Tout comme Black Flag, le titre précédent, Rogue nous plonge directement dans l’action. On commence donc avec le fameux free run à la poursuite de… tiens, tiens, d’un assassin ! Il est vrai qu’Ubisoft a beaucoup communiqué sur le fait que, dans cet épisode, on jouait un templier. Mais rassurez-vous, notre héros, Shay Patrick Cormac, au début de l’aventure, est un apprenti assassin. Ainsi, et c’est ce qui nous sert de tutoriel, on assiste à son entraînement avec un autre assassin, complice de toujours, Liam O’Brien. Suite à cette phase d’introduction, on retrouve rapidement les locaux de la société Abstergo, en proie à une attaque de pirate. Là aussi, on a le droit à une part de tutoriel pour résoudre les énigmes. Comme l’opus précédent, le jeu est entrecoupé d’actions à réaliser dans “le présent”, à la première personne, pour pouvoir accéder à des mémoires de l’Animus. On retrouve donc Shay très rapidement, toujours en entraînement, pour que les joueurs néophytes, ne connaissant pas ou peu l’univers des AC, trouvent leurs marques. Au bout d’une demi-heure/une heure, on rentre un peu plus dans le coeur de l’action. Notre héros monte ainsi rapidement les échelons au sein des Assassins… Mais l’aventure ne commence véritablement qu’au bout de trois heures de jeu. Ainsi, suite à un événement dramatique, notre héros renonce au credo des Assassins pour finalement, chose promise, rejoindre les templiers. En fait, dès le lancement du jeu, Rogue a un petit goût de déjà-vu.

Ainsi, Black Flag nous lançait déjà dans une course-poursuite dès les premières minutes et, de la même manière, la séquence d’intro s’achevait sur notre héros à la barre de son navire nouvellement acquis et dont il ne se débarrasse pas tout au long du titre. En fait, si on voulait être méchant, il serait même facile de dire qu’au final on est face à une fade copie du titre précédent. On y retrouve tout ce qui a fait le charme de ce dernier : les batailles navales, une très grande map à parcourir, les chants de marins, la customisation du navire et de notre personnage et même la gestion de la flotte. Bref, tous ces éléments ne sont pas nouveaux et il faut se contenter ici de l’océan Atlantique Nord, la plupart du temps sous la neige, avec des paysages un peu blafards. D’ailleurs, le jeu comporte toujours son petit lot de bugs, propres à la franchise, mais on s’étonne surtout de la qualité parfois déplorable des cinématiques. Pour ce qui est de l’I.A., ce n’est pas avec cet opus qu’Ubisoft nous surprend. Là encore, les ennemis semblent parfois avoir des soubresauts d’intelligence, mais la plupart du temps, si vous parvenez à rester dissimulé, ils oublieront complètement votre présence au bout de quelques secondes pour reprendre leurs rondes quotidiennes. Aussi, en affrontement ouvert, il suffit de parer au bon moment pour les descendre un à un, à la queue leu-leu. Bref, techniquement, ce n’est pas une révolution. La conclusion légitime qui vient, c’est qu’il n’y a pas de grandes nouveautés dans Rogue. Or pour un opus affiché à une cinquantaine d’euros, ça fait un peu léger. D’ailleurs, on retrouve à peu près tout ce qui a fait le sel de Black Flag, à savoir les objets à collectionner, les forts à attaquer, les camps ennemis à piller…

Assassin, templier, même combat ?




Ceci dit, il y a quand même quelques minces nouveautés. En effet, notre héros peut désormais s’équiper d’un fusil... Bon, en vérité, ça fonctionne exactement comme une sarbacane. Néanmoins, un nouveau type de munitions est disponible : les pétards, histoire de faire diversion, sans parler du lance-grenades, très utile pour endormir ou rendre fous furieux plusieurs gardes à la fois… Et c’est tout. Force est donc de constater que le contenu est plutôt décevant. Du coup, la seule « surprise », bien éventée par la communication, c’est simplement le fait d’incarner un templier. Ubisoft s’en amuse même dès les premières minutes en nous proposant d’aller tuer un assassin comme on l’a signalé plus tôt. Et si le titre ne propose pas de grosses surprises, cet élément permet quand même de découvrir de nouveaux éléments de gameplay. Tout d’abord, le héros, une fois qu’il a retourné sa veste, se retrouvera (forcément) avec des assassins à ses trousses. Ainsi, le joueur doit prendre garde lorsqu’il est amené à se promener en terrain hostile. Par l’intermédiaire d’un système, qui rappelle le mode multijoueur des précédents titres à base de chuchotements et de boussole en mode oeil de faucon, il doit débusquer l’assassin avant que celui-ci ne l’attaque. Il faut avouer que cet ajout met un peu de piment aux parties… Mais là encore, l’I.A. fait un peu défaut pour peu qu’on ait goûté au moins une fois au plaisir du mode multijoueur des précédents volets (Rogue est uniquement jouable en solo) avec des adversaires bien vivants. D’autre part, en temps que templier, il est maintenant de notre devoir de traquer ces maudits assassins.

Nous avons donc désormais la possibilité d’attaquer directement leurs repères. Le but est alors de tuer le leader et de détruire leur étendard. Au final, bien que ce type d’activités rajoute un peu de fun au titre entre deux mémoires par exemple, ça ressemble un peu aux attaques de colonies. La seule différence, c’est qu’au lieu de gagner des matériaux pour améliorer le bateau, on gagne la possibilité de rénover des bâtiments, ce qui accroît nos revenus. Au même titre, on peut parfois, en guise de missions annexes facultatives, intercepter les fameux pigeons utilisés par les assassins. Il faut ensuite protéger la cible. Bref là encore, même si elles sont plaisantes et renouvellent quelque peu la franchise, les nouveautés apportées par ces nouvelles fonctionnalités sont toutes relatives, sans compter que le mode multijoueur est tout simplement passé à la trappe. Du coup, une grosse partie de l’intérêt repose sur l’histoire. Or, vu le pitch qui nous était servi, nous étions en droit d’attendre une intrigue originale, avec un héros torturé, des révélations, etc. Il n’en est rien ou presque. Le scénario est, comme d’habitude, bien alambiqué et extrêmement manichéen. Le héros retourne sa veste comme si de rien n’était, sans trop se poser de questions. Au final, l’épisode n’est vraiment intéressant que pour le lien qu’il établit avec Unity. Ceci dit, le soft reste assez complet et riche pour maintenir une certaine durée de vie, notamment pour ceux qui s’attarderont sur les activités annexes. Ainsi les joueurs, selon leur profil et leur habileté, pourront y passer au moins d’une dizaine à une vingtaine d’heures.
Article rédigé par Skander N.


Point complet
Avec AC Rogue, Ubisoft ne nous gratifie pas de l’un des meilleurs opus de la licence. S’il est vrai que la possibilité d’incarner un templier, sans révéler l’intrigue, apporte un autre point de vue sur les assassins, il faut bien reconnaître que ce volet est clairement un opus qui fait dans le recyclage du précédent. Cela est aussi bien vrai pour la technique que pour le gameplay, accentuant en plus des défauts récurrents qui ne sont toujours pas corrigés. Les fans absolus apprécieront la très grande map, l’aspect naval et les nombreuses activités annexes, mais avec un prix de vente original fixé à une cinquantaine d’euros, cela fait bien cher pour un copié/collé déguisé, et ce même si un effort a été consenti sur l’histoire. Cela permet tout de même d’avoir sa dose d’Assassin’s Creed sans devoir passer sur la nouvelle génération, mais sans multi et avec un fort goût de réchauffé, le résultat reste assez décevant.

On a adoré :
+ La fin de l’histoire des Kenway
+ Incarner un Templier
+ Beaucoup d’activités
+ Contrats d'assassin à intercepter
+ L'attaque de leurs QG
+ L’essentiel de Black Flag...
On n'a pas aimé :
- Black Flag en moins bien
- Une I.A. toujours aussi bancale
- Pas de réelles nouveautés
- Pas de multi
- Un bon paquet de bugs
- Cher pour ce que c’est


Consulter les commentaires Article publié le 19/03/2015 par



 
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