Test Assassin's Creed : Revelations - jeux vidéo Xbox One

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Assassin's Creed Revelations



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.11.2011
  15.11.2011
Nombre de joueurs
1
Thème
Historique

La série Assassin's Creed a vu le jour en 2007 et a rapidement réussi à se forger une communauté de fans. En 2009, la licence revient avec un deuxième volet apportant son lot de nouveautés, à commencer par un personnage inédit nommé Ezio Auditore. Vu le succès de la franchise, Ubisoft a tenu à en tirer un maximum de profits en l’annualisant, ce qui a donné lieu à un Assassin's Creed : Brotherhood en 2010, faisant office de suite à AC2 mais apportant bon nombre de nouveautés dont une partie multijoueur. Bien entendu, dans cette logique, il n’est pas étonnant de voir débarquer un nouveau volet cette année. Le bien nommé Assassin's Creed : Revelations est censé apporter bien des réponses aux fans, tout en concluant la trilogie autour d’Ezio et en regroupant notre assassin italien et son ancêtre Altaïr (sans compter Desmond) dans une même aventure. Reste alors à voir si le titre arrive à renouveler l’expérience de jeu et s’il tient bien toutes ses promesses...

Version 2.0.3




Comme la version de l’Animus le souligne, Assassin's Creed : Revelations peut être considéré comme l’opus 2.0.3 de la série puisqu’il n’est autre que le deuxième spin-off venant conclure la trilogie autour d’Ezio, commencée avec AC2. Dans ce nouvel épisode, on retrouve toujours notre assassin italien. Celui-ci a tout de même pris de la bouteille, ses 52 ans étant bien marqués sur son visage. Passé maître assassin, Ezio se rend à Constantinople pour accéder à la bibliothèque secrète d’Altaïr et ainsi en apprendre plus sur son aïeul. Comme d’habitude, l’histoire se divise grossièrement en deux parties, dont l’une est consacrée à la recherche de ledit lieu, demandant au préalable de récupérer les cinq clés de Masyaf, et l’autre est tournée vers un contexte politique autour de la cité, apportant son lot de trahisons, rebondissements, etc. Nous n’allons pas vraiment nous étendre plus sur le sujet pour éviter tout spoiler, mais notez que les dialogues sont bien écrits, que les jeux d’acteurs et les doublages sont convaincants et que la mise en scène est travaillée. Les développeurs ont effectivement distillé quelques révélations sur la série ci et là, bien que l’on pouvait s’attendre à bien plus de leur part, même si le principal est concentré sur les dernières heures de jeu. Toutefois, la fin, que beaucoup trouveront assurément décevante, apporte son lot de mystères supplémentaires indiquant bien que la licence est loin d’être terminée. L’un dans l’autre, chacun jugera si les éléments apportés suffisent à les convaincre ou si les développeurs ont fait plus de bruits avec la promotion du jeu qu’autre chose.

Dans la même optique, on apprécie le fait de retrouver un Ezio plus mature, tourné vers le passé, au caractère très plaisant. En revanche, les personnages secondaires sont plutôt sous-exploités. Cela vaut même pour Yusuf Tazim, le chef des assassins de Constantinople, qui a pourtant un sacré charisme. Malheureusement pour les fans, cette appréciation s’applique aussi à Altaïr, que l’on a certes le plaisir de jouer à nouveau, mais qui est mis en scène dans une poignée de scènes bien trop brèves et peu inspirées pour convaincre. Dommage que l’intégration de ce personnage, pourtant ô combien important pour la série, se révèle si anecdotique. Quant à Desmond, il a le mérite d’être là mais sans forcément plus. Seules les mémoires auxquelles il peut accéder, grâce à la récolte des fragments d’Animus en plein jeu, proposent quelque chose d’original pour la série, tirant vers le FPS psychédélique. Tout le monde n’accrochera pas pour sûr, mais c’est un parti pris intéressant. Pour ce nouvel opus, les développeurs ont tenu à offrir une nouvelle ville, à savoir Constantinople, qui se révèle aussi être l’aire de jeu principale. Grande, détaillée, modélisée avec un soin tout particulier, la ville dispose en prime d’une ambiance délicieuse et d’un level design maîtrisé. Les rues sont animées, les passants font des réflexions sur l’âge d’Ezio quand il tente quelques acrobaties et le tout émerveille la rétine grâce au soin apporté aux détails. Bien sûr, on retrouve quelques monuments célèbres comme la Tour de Galata, le Palais de Tokapi ou encore l’Eglise Sainte Sophie.

Constantinople, un doux rêve




Avec un terrain de jeu aussi grand, découpé en quartiers et scindé en deux par le Bosphore, les joueurs ont de quoi visiter, mais aussi de quoi accélérer leurs déplacements. On pense notamment au bateau pour aller rapidement d’un côté ou de l’autre de la rive ou encore au réseau souterrain (déjà connu). Même si la ville regorge de coins dépaysants, Ubisoft a tenu à apporter quelques petites touches différentes au travers des phases avec Altaïr, des moments avec Desmond, d’une courte (et anecdotique) virée par Cappadoce et des passages en intérieur. Dans ce dernier cas, le level design est suffisamment travaillé pour soutenir le gameplay, qui soit orienté infiltration (même si on peut souvent la jouer bourrin pour aller plus vite) ou plate-forme. C’est plus balisé que par le passé, mais c’est aussi bien plus maîtrisé au niveau de la mise en scène, avec l’intégration de scripts non intrusifs qui servent parfaitement l’action, tout en assurant le spectacle. Au niveau de la durée de vie, il est bien difficile de vraiment donner un chiffre tant celui-ci est à moduler en fonction des options activées ou non (principalement au niveau du HUD et de la carte), de sa volonté d’assurer la synchronisation à 100% pour chaque mémoire (en remplissant un objectif secondaire) et du temps passé sur les activités annexes (défis à relever, Assassins Dens à libérer, assassins à recruter, coffres et fragments d’Animus à chercher, etc.).

Disons que ceux qui iront à l’essentiel mettront une douzaine d’heures pour en voir le bout alors que les autres mettront plutôt une vingtaine d’heures. Grossièrement, si vous appliquez la même façon de jouer que dans AC Brotherhood, vous aurez un temps de jeu équivalent. Cela dit, il est bon de noter que l’on sent que les développeurs en viennent à être quelque peu à cours d’inspiration. En effet, si on profite de missions parfois très plaisantes, on en retrouve d’autres assez similaires à ce que l’on a pu faire par le passé ou d’autres encore qui ne sont pas loin de friser le ridicule. Cela a aussi une conséquence sur le rythme du jeu, moins maîtrisé qu’avant, et ce même si l’aventure arrive à nous happer jusqu’au bout. Cela va de paire avec des chargements assez longuets. En ce qui concerne le gameplay, les fans de la série ne seront pas dépaysés. ACR reprend les bases d’ACB (commerces et monuments à acheter, système des tours, sauts, etc.) auxquelles il rajoute deux principales nouveautés. La première, c’est la fabrication et l’utilisation de bombes. Tout au long du jeu, on est amené à trouver divers éléments servant à leur conception (contenants et poudres) que l’on peut associer comme bon nous semble. On peut ainsi fabriquer des bombes mortelles ou encore d’autres à vocation tactique, sans compter celles permettant de faire diversion. Elles ne révolutionnent en rien le gameplay et, à vrai dire, on peut s’en passer aisément, mais elles apportent quand même quelques possibilités sympathiques pour varier les situations.

Attention au crochet




Le deuxième élément, ce n’est autre que l’apparition de la lame crochet. Non seulement elle est utilisée lors des combats, offrant de nouveaux mouvements, esquives, attaques, etc., mais en plus elle permet de se déplacer avec encore plus de fluidité. En effet, les développeurs ont pensé à placer intelligemment quelques tyroliennes. En sus, elle permet de grimper plus rapidement sur les parois et de gagner quelques centimètres lors des sauts en agrippant le rebord d’un toit par exemple. C’est un véritable plus. Parmi les nouveautés/améliorations, on note aussi l’évolution de la vision de l’aigle. Mieux exploitée, celle-ci permet d’analyser une situation, de prévoir les déplacements de l’I.A., de trouver un personnage précis ou encore de découvrir certains souvenirs utiles pour progresser. Dernier ajout de taille : des passages typés Tower Defense. S’il est possible de s’approprier certains lieux pour en faire des quartiers généraux, il faut prendre en compte le fait que l’ennemi peut tenter de les récupérer. Cela peut alors engendrer un affrontement, si l’on daigne s’y intéresser, qui se présente donc sous la forme décrite plus haut. Dans les faits, il faut protéger la bâtisse en érigeant des barricades, en plaçant des leaders sur les toits et en mettant sous leurs ordres des assassins aux capacités différentes, pouvant aussi être placés sur les barricades. Le but, c’est d’éradiquer les vagues d’ennemis. Le tout est axé sur un système de points de moral plutôt bien pensé. Ezio, en chef d’orchestre, regarde le tout et peut décider d’améliorer des fortifications, de lâcher quelques bombes, etc. Le système est plutôt bien pensé et intégré même si le côté stratégique est vite relégué au deuxième plan.

D’une manière générale, le soft est vraiment très facile. Cela se ressent aussi au niveau des combats, certes plus variés avec des ennemis mieux armés, plus protégés ou encore plus réactifs, mais qui peinent à donner du challenge tant le système attaque/esquive/contre-attaque est efficace. Les contres mortels se placent encore plus facilement et les combats, certes plus fluides, sont rapidement expédiés. On apprécie toutefois l’ajout de nouveaux mouvements et le côté un peu plus violent des mises à mort. L’intelligence artificielle est de toute façon mal calibrée, avec des moments où elle arrive à nous repérer sans aucune raison et d’autres où on a l’impression qu’elle est en train de roupiller tant sa réactivité est incroyablement longue. De même, le pathfinding est à revoir, notamment lorsqu’il faut suivre quelqu’un qui a bien rapidement l’air perdu. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à dire, l’arsenal est toujours aussi varié, les situations peuvent être abordées de plusieurs manières différentes et papy Ezio n’a rien perdu de sa souplesse et de sa vivacité. Tout l’aspect confrérie est même plus prononcé, avec le recrutement d’assassins, leur formation, les missions à effectuer ci et là ou encore la possibilité de les appeler à tout moment pour assassiner un garde que l’on a repéré. Techniquement et visuellement, ACR n’est pas non plus exempt de tous reproches.

Un multi amélioré




Le moteur graphique utilisé est poussé dans ses derniers retranchements et il n’est pas rare d’observer des textures qui manquent de relief, d’autres qui s’affichent un peu en retard ou qui ne sont pas bien jolies, sans compter quelques chutes de frame rate et un certain aliasing. Toutefois, l’environnement est suffisamment grand et travaillé pour que l’on ferme les yeux sur ces quelques défauts. En plus, le côté artistique est vraiment très agréable et les jeux de lumière sont plutôt appréciables, tout comme les modélisations des costumes et l’ajout d’une tonne de détails à cet univers qui respire la vie. Le tout est en plus supporté par une bande sonore magistrale qui accompagne parfaitement chaque moment du jeu. Les joueurs équipés peuvent même profiter d’une option 3D (avec quelques réglages à la clé). Sans être impressionnante, celle-ci apporte un petit plus au niveau de la distinction des éléments mobiles des autres, tout en donnant un coup à la luminosité. Enfin, si pour beaucoup Assassin’s Creed est avant tout une expérience solitaire, il ne faut surtout pas sous-estimer la présence du mode multijoueur. Reprenant le concept implanté dans Brotherhood, celui-ci a été enrichi. Plus de personnages, de cartes, de modes, de compétences, de capacités… Les développeurs ont offert un contenu bien plus dense… Certainement pour essayer de faire passer la pilule du Uplay Passport (l’équivalent du Pass Online).

Pour inciter les joueurs à s’y intéresser, Ubisoft a même intégré des éléments scénaristiques à découvrir tout au long de sa progression. Ceci dit, en plus des modes Wanted et Manhunt, les développeurs ont surtout ajouté un mode Deathmatch (sur des portions de cartes assez petites) demandant d’être discret et réactif, ainsi qu’un mode Assaut de Relique qui réussit à dépoussiérer le très classique Capture du Drapeau. Les autres modes/variantes sont aussi plaisants. Comme dans tout bon multijoueur, la progression est liée à un système d’expérience, qui permet d’accéder à des compétences et autres capacités à condition d’utiliser ses points durement gagnés. Plus équilibré que celui Brotherhood, le multi de Revelations se révèle être extrêmement efficace et accrocheur. En plus, les interactivités ont été améliorées, notamment pour lancer des défis à ses amis. On regrette toutefois qu’il soit parfois difficile de rejoindre la même équipe, qu’il n’y ait au final que cinq véritables nouvelles maps, que les votes sur la carte influent aussi sur le mode de jeu ou encore que quelques bugs sont de la fête, comme la réattribution plusieurs fois de suite de la même cible ou du même poursuivant. Terminons sur une note positive en signalant que cet opus est compatible Uplay. C'est-à-dire qu’il permet de gagner quelques points supplémentaires liés à la plateforme d’Ubisoft à dépenser dans des bonus relatifs au titre ou à d’autres jeux de l’éditeur, le tout étant gratuit.

Point complet
Si AC2 et AC Brotherhood avaient réussi à apporter suffisamment de nouveautés par rapport à l’opus qui les précédait, la transition vers Assassin's Creed : Revelations est bien moins marquée, comme si les développeurs commençaient à être en panne d’imagination. Cela se ressent notamment dans la construction de certaines missions. Beaucoup de fans de la licence regretteront aussi l’intégration anecdotique d’Altaïr, les révélations qui ne sont pas si nombreuses que cela, la fin assez décevante ou encore les personnages secondaires pas suffisamment exploités. De même ils risquent d’être assez divisés sur les phases de jeu avec Desmond. Cela dit, ACR reste un très bon titre qui offre une aventure agréable, bien mise en scène et suffisamment fournie en à-côtés pour gonfler la durée de vie. En prime, nous avons le droit à un multijoueur plus fourni en contenu et mieux calibré, même si cela demande de s’affranchir d’un Uplay Passport (fourni avec un exemplaire neuf). L’introduction d’éléments scénaristiques est une idée appréciable pour inviter les joueurs à goûter à ce mode multi de très bonne facture même si les fans de solo ne verront pas cela d’un très bon œil. Enfin, Ezio a beau avoir 52 ans, il garde une souplesse et une vivacité des plus spectaculaires qui servent à merveille les phases d’action, d’infiltration et de plates-formes. Le gameplay est toujours aussi appréciable, Constantinople est magnifique et le tout est porté par une bande sonore délicieuse et agrémenté de quelques nouveautés qui font mouche (bombes et lame crochet notamment).

On a adoré :
+ Ezio, classe malgré l’âge
+ Plusieurs objectifs secondaires
+ Univers vivant très travaillé
+ Constantinople, magnifique
+ Des nouveautés appréciables
+ Direction artistique superbe
+ Bande-son de qualité
+ Gameplay toujours efficace
+ Déplacements plus fluides
+ Vision de l’aigle améliorée
+ Mise en scène plus maîtrisée
+ Multijoueur bien enrichi…
+ Et mieux calibré
+ Compatibilité Uplay
+ Certains missions plaisantes
+ Quelques révélations…
On n'a pas aimé :
- Mais on espérait bien plus
- Parfois un manque d’inspiration
- Intégration d’Altaïr anecdotique
- Fin assez décevante
- Vraiment très facile
- I.A. mal calibrée
- Persos secondaires sous exploités
- Quelques soucis visuels et techniques
- Uplay Passport (Pass Online)


Consulter les commentaires Article publié le 05/12/2011 par Vincent P.


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