Test Assassin's Creed : Brotherhood - jeux vidéo Xbox One

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Assassin's Creed : Brotherhood



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.11.2010
  16.11.2010
  09.12.2010
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Historique
Prix de lancement
69,00 €

Assassin’s Creed

premier du nom avait réussi à poser de bonnes bases en offrant une expérience agréable malgré des défauts évidents, comme une mécanique de jeu répétitive. Avec le deuxième opus, Ubisoft avait pris en compte les retours des fans pour offrir une suite de qualité, qui dépaysait quelque peu le joueur avec un changement d’époque, d’univers, une amélioration du gameplay, des ajouts ci et là, etc. La fin se terminant en queue de poisson, les joueurs pouvaient éprouver un certain sentiment de frustration, sans compter la politique des DLC qui visait à nous faire payer des séquences qui auraient dû être sur la galette. Ne voulant pas perdre de temps, la firme a décidé de sortir un an plus tard une sorte de spin-off à la série faisant tout de même office de suite à Assassin’s Creed 2. Outre un mode solo, Assassin's Creed : Brotherhood était surtout censé apporter une grosse nouveauté : un mode multijoueur. Restait alors à voir si ce dernier allait être de qualité et si cela ne signifiait pas que le mode solo en pâtirait…

Ezio est de retour…




Avec un temps de développement relativement court accordé à Assassin's Creed : Brotherhood, les équipes d’Ubisoft n’ont pas eu d’autre choix que de récupérer le moteur graphique d’Assassin’s Creed 2, ainsi qu’une bonne partie des modèles. Résultat, visuellement parlant, personne ne sera dérouté. Le titre reste agréable à l’œil et, d’une manière générale, il a gagné en finesse, même si on note quelques arrières plans moins travaillés que d’autres, des textures grossières ci et là, quelques scintillements parfois, du clipping prononcé, des ombres dynamiques qui ne sont pas toujours gérées d’une manière optimale ou encore divers bugs de collisions à l’image de ceux du précédent volet. Du côté sonore, le constat n’a pas beaucoup évolué non plus. Les musiques collent bien au jeu et favorisent l’immersion tandis que les doublages français sont de très bonne facture malgré une synchronisation labiale qui laisse à désirer (il est toujours possible d’opter pour une autre langue, comme la VO et de mettre les sous-titres).

Ceci dit, Assassin's Creed : Brotherhood c’est avant tout un spin-off qui fait office de suite à AC2. Cela se ressent dès les premières minutes de jeu dans la campagne solitaire puisque le joueur est accueilli par une cinématique, résumant sommairement les événements principaux qui se sont déroulés, avant qu’il ne reprenne finalement la partie à peu près là où il l’a laissée dans AC2. Mieux vaut d’ailleurs avoir fait ce dernier, voire même le premier, pour profiter complètement de l’histoire. Dès le début, le scénario se met en place, quelques rebondissements surviennent et le joueur est happé par une histoire très plaisante à suivre, malgré une fin relativement décevante. Pour poser le synopsis, disons que notre cher Ezio a trouvé la pomme d’Eden après avoir vaincu le Pape Rodrigo Borgia. Mais les choses se compliquent… Une nouvelle bataille se prépare : celle contre le fils du Pape, à savoir Cesare Borgia, qui a mis la main sur l’Italie, dont Rome.

Nous n’en dirons pas plus à ce sujet pour vous laisser le plaisir de la découverte mais nous soulignons le fait que l’histoire, aussi plaisante soit-elle, reste peut-être moins marquante malgré ses rebondissements, sans compter que la fin devrait en décevoir beaucoup. Si la trame principale s’expédie en une dizaine à une douzaine d’heures pour les plus rapides, notons que la durée de vie double, triple, voire quadruple, pour peu que l’on s’attarde sur toutes les missions secondaires, que l’on relève les défis de l’animus (course-poursuite, combat avec certains critères à remplir, etc.), que l’on se déleste des HUD (augmentant l’immersion mais demandant plus de recherche) et selon comment on se déplace. On apprécie aussi l’effort fourni par les développeurs pour inclure divers thèmes et pour mettre en avant plusieurs personnages intéressants, le tout étant amené par des cut-scenes fort appréciables. Bien qu’aucun chargement ne soit de la partie lors de ses déplacements dans la ville, le joueur est souvent invité à patienter quelques instants entre les différentes transitions (que ce soit dans la peau d’Ezio ou dans celle de Desmond), ce qui a terme finit par hacher un peu le rythme du jeu. Dommage qu’ils n’aient pas été mieux camouflés.

Ô délicieuse Rome




Outre quelques missions qui nous amènent ponctuellement dans des lieux en dehors de Rome, le plus gros morceau du jeu se passe dans cette seule et unique ville déjà aperçue dans AC2. On pouvait alors redouter un certain côté déjà-vu, voire un manque de travail de la part des développeurs. Mais c’était sans compter sur leur envie de nous en mettre plein les mirettes. En effet, non seulement la ville est très bien modélisée, mais en plus la carte est très grande et composée de plusieurs quartiers ayant chacun sa propre identité visuelle, tout en faisant en sorte que l’ensemble reste homogène. Pour permettre aux plus pressés de voyager rapidement, les petits gars ont rajouté un système de voyages rapides via le réseau des égouts de la ville. Au final, on ne se lasse pas de Rome et on prend plaisir à découvrir tous ses recoins tout au long de la partie, sans compter que les célèbres monuments qui font la renommée de la ville ont été intégrés. Dans le même ordre d’idées, pour gagner en rapidité lors des déplacements, on peut aussi faire appel à un cheval à tout moment. Un sifflement et sa fidèle monture accourt !

Si le personnage d’Ezio a toujours cette classe qui en fait un héros inoubliable, il ne faut pas oublier qu’il n’est qu’un des ancêtres de Desmond Miles. Or, notre héros du présent se fait encore plus présent dans ce Brotherhood, ce qui donne lieu à quelques passages qui apportent un peu de changement, voire un plus à la mise en scène, notamment lors des interconnexions. En ce qui concerne le gameplay, les développeurs ont repris le système d’AC2, que ce soit au niveau des armes, des gadgets (on apprécie au passage le parachute), des améliorations, des mouvements, des sauts et des escalades, etc. On remarque toutefois qu’ils ont légèrement modifié les combats pour les rendre plus dynamiques. Malheureusement, l’intelligence artificielle étant aux fraises et/ou très passive, ceux-ci sont encore plus faciles. Seuls les plaisirs de massacrer plusieurs individus, d’alterner les armes ou encore d’enchaîner les finishing moves sauvent ces phases-là. Reste qu’il est toujours aussi plaisant de jouer la carte de l’infiltration et d’essayer de tuer les ennemis en toute discrétion. En tout cas, les joueurs retrouveront très rapidement leurs marques, le gameplay restant en plus toujours aussi accessible. Reste la caméra qui peine à pleinement convaincre malgré la possibilité de l’orienter manuellement.

Bien entendu, Ubisoft ne s’est pas contenté de cela et a pensé à intégrer quelques nouveautés et autres améliorations. Le principal élément à noter, qui est induit par le nom du jeu, c’est la possibilité de recruter certaines personnes parmi les factions alliées, secourues auparavant, dans sa guilde des assassins. Profitant d’un système de gestion propre, assez limité mais plutôt efficace, celui-ci permet surtout d’assigner des missions à ses assassins. Apportant un côté tactique non négligeable, ce système offre un à-côté plaisant qui rallonge la durée de vie pour peu l’on se mette à leur faire engranger des points d’expérience. L’autre feature du soft qui rajoute quelques heures de jeu au compteur, c’est le système de gestion de la ville. Pour faire simple, les développeurs ont appliqué à Rome le système qui avait été développé dans AC2 pour Monteriggioni. Ainsi, une fois que l’on libère une portion de la ville de l’influence des Borgia, en tuant l’officier principal et en brûlant la tour de Borgia portant l’emblème de la famille, on en « récupère » le contrôle. On peut alors procéder à diverses rénovations, profiter des commerces et autres échoppes, etc. Si on ajoute à cela toutes les quêtes secondaires « classiques », celles de Leonardo da Vinci qui apportent en plus de la diversité, la recherche de certaines informations cachées, la volonté de compléter l’imposante base de données, etc., il faut bien avouer que le mode solo s’avère aussi riche que consistant, même si parfois on a un petit air de déjà-vu, déjà joué.

Entre frustration, délice et paranoïa




Le solo vaut déjà son pesant de cacahuètes, mais les développeurs ont tenu à intégrer un mode multijoueur. Plutôt original, celui-ci est constitué de base de quatre modes de jeu qui sont principalement des variantes les uns des autres, selon que l’on soit seul contre les autres, que l’on soit en équipe ou que l’on alterne sa condition de chasseur ou de proie (mode chasse à l’Homme). Le concept de base consiste à mettre le joueur dans une position à la fois de traqueur et de traqué. C'est-à-dire que celui-ci a une cible à éliminer mais il peut lui-même être la cible d’un ou plusieurs autres joueurs. Les quelques cartes disponibles (peu nombreuses mais bien conçues) fourmillent de PNJ qui ne sont autres que des clones de la quinzaine de personnages à incarner. Profitant en plus d’une intelligence artificielle bien réglée, voire sadique sur les bords, ceux-ci accentuent le syndrome de paranoïa qui peut envahir le joueur.

En effet, le but n’est pas de foncer directement sur sa proie, ce qui engendre généralement une course-poursuite mais limite le nombre de points récoltés. Il faut donc réussir à se dissimuler dans la foule, à réagir comme un innocent (dont l’assassinat n’est pas favorable) pour réussir à assassiner rapidement sa cible après l’avoir approchée discrètement. Le multijoueur est donc extrêmement bien pensé et, pour peu que tout le monde joue bien le jeu, les parties sont à la fois captivantes et succulentes, surtout qu’il n’y a pas de combat et que tout repose sur l’approche ainsi que les subterfuges liés à celle-ci. Car, pour pousser les joueurs à profiter dudit mode, les petits gars d’Ubi ont intégré un système de points d’expérience qui permet de débloquer divers gadgets et aptitudes fort utiles, comme des bombes fumigènes, la possibilité de se déguiser, etc. Même si certains peuvent chipoter au sujet de l’attribution des points qui ne rend pas toujours hommage aux plus beaux assassinats, il faut reconnaître qu’il est assez difficile de vraiment critiquer ce mode multijoueur qui apporte une bonne bouffée d’air frais.

Mais, c’est malheureux à dire, une grosse tare noircit le tableau : un manque de finition évident ! En effet, outre quelques bugs et autres pointes de lag qui auraient pu passer, on se retrouve avec un accès aux parties qui prend parfois une plombe, et encore quand on en trouve une. Pourtant, le monde ne manque pas… Mais, dès lors que certains impatients quittent la session, le temps que le système cherche d’autres joueurs, ainsi de suite, on se retrouve parfois à attendre une demi-heure, voire plus, sans avoir pu accéder à une partie. Et quand on y arrive, on n’est jamais à l’abri d’une interruption qui nous ramène à la case départ. C’est clairement là que le bât blesse puisque certains, excédés après plusieurs tentatives, pourraient bien le bouder. Pour les plus chanceux, en revanche, c’est avant tout du plaisir. Terminons sur deux notes positives en signalant que la compatibilité Uplay est de la partie pour récupérer quelques bonus et que la firme semble avoir appris de ses erreurs. Comme pour s’excuser des problèmes de connexion liés au multi, elle propose des contenus téléchargeables (cartes et même mode de jeu) gratuitement.

Point complet
Assassin's Creed : Brotherhood joue parfaitement son rôle de spin-off qui fait office de véritable suite à AC2. Même si l’idée de n’évoluer principalement que dans Rome pouvait effrayer, il faut avouer que les développeurs ont fait du bon travail pour nous proposer une ville vaste, bien modélisée et composée de quartiers différents, le tout restant homogène. La principale nouveauté de la licence, à savoir le multijoueur, s’impose comme un mode très bien pensé, original et bien intégré. Malheureusement, un manque de finitions entraînant divers soucis de connexion peut venir entacher sérieusement l’expérience, sans compter que les modes et les cartes (bien conçues au demeurant) ne sont pas nombreux. Malgré tout, le multijoueur est plus à voir en guise de bonus appréciable pas suffisamment fignolé, puisque son intégration ne nuit en rien au mode solo. Ce dernier est vraiment très appréciable avec ses rebondissements, les divers éléments à découvrir, le système de gestion appliqué à Rome, la guilde des assassins, toutes les quêtes secondaires, etc. La fin est toutefois décevante, l’aventure est peut-être un peu moins marquante, l’intelligence artificielle est toujours aussi peu réactive et le tout souffre de quelques bugs, soucis graphiques et techniques. Malgré tout, cet opus reste agréable à l’œil, la campagne est riche et bien fournie, les assassinats sont toujours aussi bons, il y a plein de choses à faire et la durée de vie s’accroît pour peu que l’on s’attarde sur tous les à-côtés, que l’on désactive les HUD et qu’on ne cède pas à la facilité des transports rapides. Au final, tout le monde ou presque devrait y trouver son compte en solo, tant celui-ci se révèle être de très bonne facture, laissant clairement penser à un volet de la série à part entière plus qu’à un simple spin-off.

On a adoré :
+ Les bonnes bases d’AC2…
+ Bien exploitées et améliorées
+ La richesse du mode solo
+ Doublages de qualité
+ Rome vaste, variée et homogène
+ Accessible
+ Histoire plaisante
+ La base de données
+ Les informations à découvrir
+ La confrérie des assassins
+ Le système de gestion appliqué à Rome
+ Jouer sans les HUD
+ Les défis de l’Animus
+ La compatibilité Uplay
+ Multijoueur très bien pensé…
+ Original et bien intégré…
On n'a pas aimé :
- Souffrant de gros soucis de connexion
- Peu de cartes et de modes en multi
- Toujours des bugs
- Caméra pas optimale
- Quelques détails graphiques
- Fin décevante
- Globalement très facile
- Parfois un air de déjà-vu, déjà joué


Consulter les commentaires Article publié le 14/02/2011 par Vincent P.



 
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