Test Army of Two : Le 40ème Jour - jeux vidéo Xbox One

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Army of Two : Le 40ème jour



Développeur
EA Montreal
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.01.2010
  12.01.2010
Nombre de joueurs
1 à 2
Thème
Guerre

En mars 2008, Electronic Arts a sorti un tout nouveau titre répondant au nom d’Army of Two. Avec un gameplay pensé pour le jeu en coopération, le titre a su apporter une petite touche de fraîcheur au genre grâce aux bonnes idées implantées, à son gameplay simple mais efficace et aux possibilités de personnalisation des armes notamment. Loin d’être parfait, celui-ci offrait un divertissement sympathique. Fort de ce constat, les développeurs se sont mis à travailler sur une suite. Mais l’effet de surprise passé, l’équipe est-elle capable de surprendre à nouveau les joueurs ? A-t-elle pris en compte les critiques de l’époque pour éviter de refaire les mêmes erreurs ? En d’autres mots, Army of Two : Le 40ème Jour est-il une bonne suite ou un opus 1.5 fait à la va-vite ?

Changement de destination




Après avoir fait escale dans divers pays dans le premier volet, Rios et Salem reviennent quelques années plus tard à Shanghai pour régler vite fait, bien fait une mission. Manque de bol pour nos deux mercenaires, alors qu’ils se voyaient presque en vacances, des terroristes attaquent la ville, la plongeant dans le chaos. Ni une, ni deux, les deux héros vénaux tentent d’élucider le mystère. C’est avec ce postulat de départ que le joueur se plonge dans la peau de l’un des deux gros bras (au choix) pour dézinguer à tout va les méchants. Malheureusement pour lui, le scénario n’est pas plus profond que cela, celui-ci avançant au gré des explosions. C’est vraiment dommage lorsqu’on sait que le premier opus proposait au moins un fil conducteur avec des cinématiques de qualité et des répliques amusantes. Avec Le 40ème Jour, les développeurs ont délaissé l’image de synthèse pour réaliser des cut-scenes avec le moteur du jeu, ce qui ne lui rend pas forcément grâce, d’autant plus que l’humour est cette fois-ci un peu moins présent, beaucoup plus lourd et finalement moins drôle. Mais ce n’est pas tout puisqu’au niveau des déceptions, il faut noter un certain manque de variété.

Si dans le précédent l’action prenait place dans divers lieux, dans ce nouvel épisode, seul Shanghai est au rendez-vous, sans compter que les phases en véhicules ont totalement disparu de la circulation et que les passages en Back to Back, ici au nombre de deux, ne sont pas judicieusement placés. Ils tombent comme un gros cheveu sur la soupe histoire de dire que les développeurs ont repris leur feature du précédent… Autre point extrêmement fâcheux : la durée de vie est tout bonnement ridicule pour un jeu d’action à la troisième personne vendu au prix fort. En effet, il est plus que frustrant de terminer une aventure après seulement 3h10 à 3h40 de jeu selon que l’on ait choisi de jouer en difficulté normale ou difficile (Entrepreneur), et ce sans même avoir recours à la touche courir, en gardant les armes de base et en prenant la principale comme arme secondaire (ndlr : en jouant principalement avec le pistolet), du moins pour un habitué du genre. Fort heureusement, malgré ces grosses déceptions, tout n’est pas mauvais, loin de là même. Malgré un aspect plus linéaire et dirigiste, cet AoT2 nous en met plein les mirettes grâce à une action effrénée et l’alternance régulière de couloirs et de passages style « arènes ». La mise en scène n’est pas en reste avec des explosions de partout et une sensation de chaos extrêmement bien retranscrite.

Les scripts sont extrêmement nombreux, très visibles mais ils offrent une telle immersion que l’on a du mal à lâcher la manette avant la fin. Mieux, le titre propose des passages spéciaux demandant de faire des choix moraux (en gros choisir de tuer ou de laisser en vie) suivis par l’enchaînement de planches de dessins matures, façon comics, illustrant le résultat de son choix. Si la répercussion de ceux-ci est très légère sur l’aventure, il faut bien avouer que cela assure une bonne replay value, la curiosité poussant à tout débloquer, surtout que le « coup de crayon » est très appréciable. Au final, la campagne, jouable aussi bien en solo qu’en coop (cette dernière option rajoutant une touche de fun supplémentaire même si l’I.A. alliée se défend bien), gagne en intensité ce qu’elle perd en longueur, scénario et diversité. Histoire de rallonger un minimum la durée de vie, ou du moins de permettre aux acheteurs d’amortir leur investissement, EA Canada a bien pensé à intégrer du multijoueur composé de quatre modes des plus classiques (Deathmatch en coopération, Zone de Guerre, Contrôle et Extraction). A défaut d’être originaux, ils permettent de profiter de faire quelques parties agréables sur des cartes au level design des plus corrects. Sans être exceptionnel, il assure le minimum syndical pour passer deux ou trois soirées agréables lorsqu’on ne sait pas quoi faire d’autre.

Des gros bras sans endurance




Niveau gameplay, les développeurs ont repris toutes les bonnes bases d’Army of Two premier du nom auxquelles ils ont rajouté quelques nouveautés, comme l’introduction de grades chez les ennemis, la possibilité de simuler une reddition avant de dégainer en profitant d’un court bullet time ou encore l’intégration d’une fonction de marquage par GPS pour bien différencier les ennemis des civils, tout en connaissant leur position par surimpression. Facilitant la progression, ces éléments sont tout de même bienvenus pour varier un peu les plaisirs. Ainsi, il est par exemple possible de prendre certains ennemis à revers afin de se saisir d’un membre du groupe pour le prendre en otage. Selon son grade, les autres soldats réagiront différemment. En effet, si on se saisit d’un haut gradé, les autres se rendent instantanément, sans aucun blessé, alors que dans le cas contraire, la situation est aléatoire. Ceci dit, le reste n’a pas changé d’un pouce, le système d’aggro est toujours de la partie, le joueur se montrant le plus féroce devenant la cible principale des ennemis, l’autre devenant alors presque comme invisible. Satisfaisant il y a deux ans, ce principe accuse le coup aujourd’hui, le concept étant tellement rigide et l’I.A. ennemie si stupide que l’on aboutit à des situations risibles.

Par exemple, il arrive régulièrement, pendant que son coéquipier canarde, que l’on se retrouve nez à nez avec un ennemi et qu’on ait tout le temps de nettoyer la zone sans se faire toucher, tout ça parce qu’ils n’ont pas du tout réalisé que l’on était à portée de canon… Quand on sait en plus que les headshots sont extrêmement faciles à placer (même de loin) et que les têtes ont tendance à dépasser, on ne peut que s’offusquer d’une telle crétinerie. Enfin, les néophytes en la matière et les joueurs occasionnels seront tout de même ravis de pouvoir mettre en place quelques stratégies grâce à des ordres simples à communiquer (rester en position, avancer, regrouper, etc.), de récupérer des boucliers pour avancer à deux en se protégeant et de pouvoir utiliser et customiser des armes diverses et variées. La personnalisation est encore plus poussée qu’auparavant et permet de profiter d’armes stylisées et puissantes, avec tir secondaire, bouclier, aspect doré, zébré, etc. et tout ce qui va avec, le tout à n’importe quel moment du jeu tant que les tirs ne pleuvent pas (avant on ne pouvait améliorer/changer qu’à des moments précis). Il en va de même pour les masques qui paradoxalement confèrent une certaine personnalité à nos deux compères. Un bon point qui est renforcé par un gameplay simple à prendre en main et efficace, même si beaucoup remarqueront une certaine lourdeur due à la carrure de nos deux gros bras.

Enfin, au niveau technique, on remarque que ce 40ème jour offre des environnements beaucoup plus détaillés, des modélisations plus fines et des animations très correctes malgré leur aspect un peu rigide. Le level design bien pensé sert la progression, permettant ainsi d’utiliser quelques « chemins » alternatifs dans les arènes pour tenter des prises à revers et des diversions. Globalement, le rendu satisfera la majorité des joueurs même s’il faut bien reconnaître que tous les éléments n’ont pas profité du même soin que celui apporté aux héros ou aux décors (on pense aux ennemis notamment et aux cuts scenes). En revanche, les effets visuels sont très bien rendus et permettent de sublimer quelque peu une réalisation qui n’est pourtant pas exceptionnelle. Si on rajoute à cela des bruitages convaincants qui assurent l’immersion du joueur, on ne peut qu’être content du travail des développeurs. On regrette simplement que le frame rate soit régulièrement à l’agonie même si au fond les ralentissements qui surviennent ne gênent en rien la progression.

Point complet
Deux ans après un premier opus sympathique malgré des défauts évidents, EA Canada remet le couvert avec un deuxième opus prenant uniquement place à Shanghai, supprimant les phases de véhicules, réduisant le scénario à deux lignes sur un post-it, annihilant l’intelligence artificielle ennemie et écourtant à l’extrême la durée de vie (3h40 en difficile sans forcer). Malgré tout, et fort heureusement pour lui, le gameplay fait toujours mouche malgré ses lourdeurs, les quelques nouveautés implantées font plaisir à voir et la campagne a gagné en intensité grâce à ses nombreux scripts et à la sensation de chaos qui s’en dégage. Dommage que l’humour soit plus lourd et que le frame-rate soit aussi instable puisque dans l’ensemble la réalisation est plutôt satisfaite et les effets visuels permettent d’assurer le spectacle. Le jeu est plus fin et plus détaillé, la personnalisation des armes et masques est plus complète et le titre reste très fun, surtout en coop. Enfin, les choix moraux offrent une certaine replay value pour les curieux et le multijoueur, bien que très classique, suscite l’intérêt pour quelques parties, le temps de deux ou trois bonnes soirées avec des amis ou en ligne avant de passer à autre chose.

On a adoré :
+ Bruitages de qualité
+ Réalisation plus fine
+ Personnalisation des armes
+ Facile à prendre en main
+ Fun et bien rythmé
+ Multi classique mais efficace
+ Une certaine replay value
+ Campagne immersive…
+ En coop ou solo…
On n'a pas aimé :
- Mais extrêmement courte…
- Au scénario quasi inexistant…
- Manquant de diversité
- Humour lourd et peu drôle
- Trop facile (I.A. stupide)
- Des lourdeurs dans le gameplay
- Frame-rate chancelant


Consulter les commentaires Article publié le 01/02/2010 par Vincent P.


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