Test ARK : Survival Evolved - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Studio Wildcard
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.08.2017
Nombre de joueurs
1 à 64
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Fan de Turok ? Tu rêves à nouveau de flinguer Tyrannosaures et autres Raptors ? Ça tombe bien, ARK : Survival Evolved, déjà présent à travers le programme Xbox Game Preview depuis décembre 2015, est finalement sorti dans sa version commerciale. Monde ouvert multijoueur, survie, crafting, dinosaures et plusieurs années de développement et de bêta testing… Sur le papier, tout semble réunit pour en faire un immanquable. Alors, c’est réussi ?

A vos Ark, prêts, tirez !



Vos débuts dans Ark seront brutaux, mais pas vraiment là où l’on s’y attend le plus. Vos premiers pas dans le jeu se feront dans les menus de celui-ci, qui sont bien loin d’être un exemple d’expérience utilisateur réussie… L’interface n’est pas franchement moderne et semble être un portage direct d’un jeu PC. Vous retrouverez un navigateur de serveur un peu chaotique pour vous lancer dans une aventure PvE ou PvP ou bien une interface de création d’une expérience solo. Celle-ci est intéressante car entièrement personnalisable dans son niveau de difficulté : un aspect bienvenu pour nous autres, joueurs Xbox, peu habitués à ce genre de possibilités, mais dont l’ergonomie est franchement discutable. Vous serez amené ensuite à créer votre personnage puis les choses sérieuses peuvent commencer ! Vous vous réveillez, quasiment nu, sur une plage paradisiaque, entouré de fantastiques créatures… Malheureusement, ce n’est pas un lendemain de soirée en Thaïlande à la Very Bad Trip, mais plutôt un cauchemar entre Seul au Monde et Jurassic Park. Affamé, déshydraté et transi de froid, votre premier objectif est de survivre. Le jeu vous livre à vous-même et, malgré un petit tutoriel textuel, c’est à vous de comprendre par où commencer pour vous assurer une vie longue et prospère. Vous commencerez donc par ramasser des pierres sur la plage, avant d’aller frapper quelques arbres pour récupérer du bois. Très vite, vous aurez votre première pioche et votre première hache et vous pourrez alors commencer à débarrasser la terre de cette vermine qu’est le dodo.

Votre premier trophée de chasse sera aussi un essentiel de votre survie. Sa viande vous permettra de ne pas mourir de faim (à condition de parvenir à allumer un feu pour la cuire et de la consommer suffisamment vite avant qu’elle ne pourrisse) et sa peau vous permettra de fabriquer vos premiers habits. Une fois cette étape passée, vous pourrez commencer à réfléchir à installer votre premier campement. D’abord fait de branchages, vous aurez bientôt une hutte en bois et vous pourrez commencer à gravir les échelons menant à notre civilisation moderne, voire plus loin encore. En marge de tout cela, l’esclavagiste animalier qui est en vous prendra plaisir à chasser puis à apprivoiser différents dinosaures et créatures qui peuplent l’île, plus de 150 à l’heure actuelle. Pour cela, il faudra commencer, comme dans un bon vieux Pokémon, par amener votre cible à l’orée de la mort. Ensuite, il faudra la bourrer de drogues pour la maintenir inconsciente avant de gaver la pauvre créature jusqu’à ce que celle-ci vous considère comme son maître. Une fois affublé d’une selle, vous pourrez monter votre nouvel ami et il deviendra alors une aide précieuse. En fonction du dinosaure, il vous permettra de vous déplacer plus facilement, de vous défendre ou d’attaquer, de collecter davantage de ressources, etc. Puis qu’y a-t-il de plus cool que de se promener à dos de T-Rex ? Voilà pour les bases, avant d’en arriver là, comptez déjà quelques bonnes heures de jeu et surtout un paquet de morts.

Votre personnage évoluera au fur et à mesure de vos actions. Chacun de vos actes vous rapportera de l’expérience, qui vous permettra de débloquer des points de compétence pour améliorer vos capacités mais surtout d’apprendre de nouveaux engrammes, des schémas vous permettant de créer de nouveaux objets. C’est grâce à ces différents schémas que vous pourrez évoluer dans l’univers d’Ark. D’abord primitives, vous aurez ensuite accès à des créations plus modernes, voire complètement futuristes. Après une découverte en solo, vous pourrez choisir d’arpenter le jeu dans l’un des nombreux serveurs multijoueurs. PvP (joueurs contre joueurs) ou PvE (joueurs contre ennemis), sur des serveurs officiels ou non, encore une fois votre expérience de jeu pourra largement différer en fonction des réglages choisis. Bon courage si vous décidez de vous lancer dans la conquête de l’Arche en solitaire, pour survivre, l’idéal est de rejoindre une tribu et de travailler en équipe. L’expérience n’en sera que plus plaisante et vous aurez moins de peine à affronter la cohorte de joueurs meurtriers qui peuplent l’île. Par sa nature MMO/Crafting/Survie, le jeu est un énorme gouffre pour votre temps libre, il dévorera plus d’heures que le Tyrannosaure ne dévore de visiteurs dans Jurassic Park. Apprivoiser certains dinosaures vous prendra de très longues heures, récolter suffisamment de ressources pour développer votre campement deviendra bientôt un second boulot… Sans une réelle histoire scénarisée pour accompagner le tout, seuls les joueurs les plus passionnés prendront le temps d’aller fouiller dans les profondeurs de cet univers.

Le jeu possède bien une fin qui vous révèlera la vraie nature de l’Arche mais y accéder se résumera à un enchaînement de raids et de collections de différents artefacts. Vous pourrez aussi collectionner différents carnets vous racontant l’histoire d’anciens explorateurs, ou vous apportant plus d’informations sur la faune de l’île. La durée de vie est donc colossale, pour peu que vous parveniez à rester motivé. L’un des plus gros points noirs du titre reste ses performances et ses finitions. On est honnêtement loin de ce qu’il est possible d’attendre d’une sortie officielle au prix fort. Loin d’être moche, le jeu possède des environnements variés dont certains peuvent être plutôt beaux (on pense notamment aux grottes et autres cavernes). Néanmoins, il ne parvient pas à garder un framerate constant. Avec une résolution de 720p, on pouvait espérer que les performances soient à la hauteur, mais le soft souffre de chutes de FPS très (trop) récurrentes, devenant quasiment injouable pendant quelque secondes. De nombreux bugs sont aussi à déplorer : ennemis qui restent coincés dans l’environnement, chutes à travers la carte, clipping, tearing, mauvaise gestion des collisions, problèmes avec les textures, menus illisibles avec des caractères hors champ ou non affichés… toute la panoplie que vous vous attendez à retrouver dans un jeu en accès anticipé. Sauf qu’ici, vous venez d’acheter un jeu complet, au prix fort. Après tant de temps passé en développement et en test par les joueurs eux-mêmes, de tels bugs sont pour nous inacceptables dans un jeu vendu 60€, surtout lorsqu’ils peuvent rapidement impacter des jours de progression…
Article rédigé par Moshi


Point complet
Loin d’être le produit fini que vous êtes en droit d’attendre, ARK aurait dû rester encore quelque temps en accès anticipé. Bien que les équipes ajoutent régulièrement du contenu, de nombreux problèmes de base restent à résoudre avant de prétendre offrir un titre terminé. Pas inintéressant dans son concept et dans son exécution, ARK : Survival Evolved reste néanmoins à réserver aux joueurs les plus déterminés et à ce qui accrochent le plus avec le concept. Les autres baisseront vite les bras devant le temps à investir pour le peu de retour que le jeu vous offre.

On a adoré :
Univers varié à explorer
Nombreuses créatures à chasser ou à apprivoiser
Diverses façons de jouer en fonction de vos envies
On n'a pas aimé :
Performances à la ramasse
Farming intensif devenant vite une corvée
Pas de réelle histoire ni de réel but à vos actions


Consulter les commentaires Article publié le 24/09/2017 par Vincent P.


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