Test Angry Birds Trilogy - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Angry Birds Trilogy



Editeur
Activision
Développeur
Rovio
Genre
Puzzle Réflexion
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.09.2012
  26.09.2012
Nombre de joueurs
1
Online
- Contenus
Classification PEGI
Mémoire
4 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
29,00 €

Finalement, le succès d’un jeu vidéo tient à peu de choses. Loin des budgets pharaoniques des derniers blockbusters, loin des campagnes publicitaires inondant nos magazines, Angry Birds, du studio finlandais Rovio, aurait atteint récemment le milliard de téléchargements sur smartphones ou encore tablettes. Doté de plusieurs extensions, et vendu pour une bouchée de pain sur les supports cités précédemment, Angry Birds nous arrive sur consoles de salon, suite à un partenariat entre Rovio et Activision. Il prend alors la forme d’une compilation vendue à un prix beaucoup moins attractif.

Un concept conservé




« Compilation », le mot est vite dit étant donné que la galette concernée ne contient que trois variantes du titre, à savoir le jeu de base, l’extension Seasons, ainsi que Rio, inspiré du film d’animation du même nom. Le concept reste évidemment le même, l’enrobage graphique changeant d’une version à l’autre. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le concept d’Angry Birds, il s’agit grosso modo d’un puzzle game, dans lequel vous devez balancer divers oiseaux sur des méchants cochons verts. Etant donné qu’ils vous ont volé vos œufs, tous les coups sont permis. Cela peut paraître étrange à première vue, mais ce n’est clairement pas le scénario du jeu qui a fait son succès. C’est la simplicité et la précision du gameplay, alliés à un moteur physique bien foutu, qui font mouche, sans compter son concept frais et rafraîchissant. Chaque oiseau a des spécificités qui lui sont propres. Si le premier que l’on vous propose se contente d’être envoyé et de s’écraser sur l’adversaire, les suivants proposent des variantes, afin de mettre en place des stratégies. En effet, si vous gagnez en puissance de feu, grâce à un oiseau explosif ou qui peut foncer à toute allure, les ennemis gagnent en protection, et le level design se complique rapidement. Loin d’être bourrin, le titre devient vite casse-tête après les quelques niveaux de mise en jambe.

Atteindre certains ennemis bien planqués entre des murs de brique, sous des planches et entre deux montagnes se révèlera bien prise de chou. Et ce ne sont pas les niveaux qui manquent, car 680 stages vous attendent, dont des inédits. Pas mal d’heures de jeu en perspective, histoire de faire péter le high score et de le comparer avec les amis via le réseau. Pas de jeu en multi par contre, uniquement du comparatif de score. Chaque niveau est donc à aborder différemment, avec les oiseaux qui vous sont proposés. Un nombre limité à chaque niveau, avec une caractéristique pour chacun. Ajoutons à ceux déjà cités, l’oiseau bleu qui, en se multipliant par trois grâce à une touche d’action, fait plus de dégâts, notamment sur les structures bleues, quasi indestructibles pour les autres. L’oiseau blanc lâche un œuf explosif, le Big Brother est une variante de l’oiseau de base, en beaucoup plus balèze, et le Mighty Eagle défonce littéralement tout sur son passage, tel un missile géant tout droit sorti de Mario Bros. Il est possible d’effectuer la plupart des niveaux avec ce dernier, un indicateur de destruction étant ajouté. Il faut à ce moment là tenter de détruire à 100% chaque niveau. Via quelques maigres suppléments, vous pourrez accéder à des biographies des protagonistes du jeu, histoire par exemple d’apprendre que l’oiseau blanc se nomme Matilda (youpi). Quelques images, deux ou trois phrases d’explication, et c’est tout.

Sont également disponibles quelques croquis et de courtes cinématiques (plutôt jolies), réalisées pour l’occasion. Alors que les versions smartphone se jouent uniquement via l’écran tactile, cette version Xbox 360 est jouable aussi bien au pad qu’avec Kinect. La précision de la manette est vraiment agréable, le jeu étant très précis. Quelques minutes d’adaptation, et c’est parti. Les joueurs seront néanmoins partagés, certains ne jurant que par le tactile, d’autres allant apprécier cette adaptation à la manette. Il faut tout de même admettre que cette version s’en tire avec les honneurs. Très aisée, cette prise en main est vraiment accessible à tous, petits et grands. Grand écran oblige, la visibilité du jeu est encore meilleure, avec la possibilité d’avoir une vue d’ensemble, ou de zoomer et dézoomer sur l’action. A vous de choisir la configuration qui vous sied le mieux. Un bouton permet même à tout moment de redémarrer un niveau, quasi instantanément. Mis à part dans les menus, les temps de chargement entre les stages sont très courts. Heureusement, dans un jeu où il faut souvent recommencer encore et encore les mêmes épreuves… Concernant la jouabilité avec Kinect, on se retrouve à sélectionner l’oiseau à lancer avec une main (passer en mode gaucher est quasi indispensable) et à agiter l’autre pour donner l’action de lancer une fois que l’on a ajusté l’angle de tir et pour enclencher les spécificités de certains. Les gestes sont relativement bien reconnus, tout comme les commandes vocales utilisées dans les menus, à condition de bien articuler. A ce sujet, les menus du jeu sont du coup légèrement remaniés, pour ressembler un peu plus à leurs homologues smartphone.

Du vol qualifié ?




La navigation est correcte, sans forcément plus. Si la compatibilité Kinect a de quoi attirer l’attention, laissant à penser que c’est plus fun à jouer qu’avec le stick, il faut aussi reconnaître, que c’est bien plus contraignant. Entre les mains qui sortent de l’écran, un certain manque d’intuitivité et le fait de devoir rester debout avec les mains levées, cela devient vite gonflant. En plus, les possibilités de zoom/dézoom et les déplacements pour bien voir les points de chutes sont eux aussi bien moins intuitifs avec l’accessoire à détection de mouvements, diminuant au passage la précision, élément pourtant indispensable pour finir certains tableaux. Reste que pour faire deux ou trois tableaux rapidement, ou pour le faire découvrir à des joueurs plus jeunes, ça reste un bon compromis, mais vraiment sans plus. Les graphismes ressemblent fortement à ceux des versions smartphones, à quelques ajustements près. Quelques animations supplémentaires dans les arrières plans et une colorimétrie légèrement plus précise font de ce portage une réussite. Jouer en Full HD (1080p) est également très appréciable. A l’instar d’un Rayman Origins, la réalisation 2D fait vraiment plaisir à voir et on espère découvrir encore d’autres jeux la proposant. Aucun ralentissement n’est à signaler (encore heureux au passage). L’adaptation est globalement réussie, tout comme l’ambiance sonore, où les cris des oiseaux vous feront souvent sourire. Seule la musique du menu titre est légèrement agaçante au bout de quelques heures de jeu. Alors qu’est-ce qui coince finalement dans cette compilation ?

Le fun est là, les graphismes sont jolis, la jouabilité est précise (à la manette, bien moins avec Kinect), le jeu regroupe plusieurs jeux… tout semble parfait, excepté malheureusement le prix du tout. Car oui, la durée de vie est excellente, le potentiel de rejouabilité infini, mais on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec les prix proposés sur nos mobiles. L’équivalent de cette compilation (vendue environ 30 euros) sur téléphone portable reviendrait à moins de 10 euros. Sachant qu’il existe d’autres versions également, comme l’excellent Angry Birds Space, pourquoi ne pas les avoir incluses ? Une Angry Birds Trilogy 2 serait-elle en prévision ? Ce qui est également dommage, c’est que jouer à Angry Birds sur console de salon est finalement moins pratique. Le jeu a beau être fun et addictif (surtout entre amis), jouer sur notre télé entraîne quelques contraintes, comme se lever et mettre la galette du jeu dans notre console. Sans faire les feignants de service, il faut avouer que jouer sur son téléphone portable est largement plus pratique, moins contraignant et faisable à n’importe quel endroit. Jouer à Angry Birds dans sa version Xbox 360 dans le bus est nettement moins pratique. Et comme il s’agit d’un jeu que l’on ressort souvent histoire de faire simplement une petite partie, le côté pratique et facile d’utilisation est à prendre en compte.

Point complet
Avec un contenu fourni (malgré l’absence des autres extensions), de bons graphismes en Full HD et une jouabilité aux petits oignons, Angry Birds avait tout du hit sur nos consoles de salon. Seulement voilà, la machine à billets est passée par là et le jeu est malheureusement proposé à un prix trop élevé. Un effort supplémentaire aurait été bienvenu, connaissant les prix proposés sur les autres plateformes. On aurait apprécié l’avoir en version XLA à une dizaine, voire une quinzaine d’euros… Ceci est fort dommage, car le jeu est vraiment excellent, du moins si on laisse tomber la compatibilité Kinect, plus que dispensable et vite contraignante. Son concept rafraîchissant saura vous faire passer de bonnes soirées entre amis. A se procurer indiscutablement si on n’a pas les versions mobiles, mais à très petit prix.

On a adoré :
+ Jouabilité bien adaptée au pad
+ Des graphismes fort jolis
+ Concept qui a fait ses preuves
+ On le ressort avec plaisir
+ La commande vocale (Kinect)
+ Jouer entre amis…
On n'a pas aimé :
- Mais sans mode multijoueur
- Manque certaines extensions
- Angry Birds Trilogy 2 en vue ?
- Compatibilité Kinect dispensable…
- Et assez contraignante
- Chiche en suppléments
- Bien trop cher !


Consulter les commentaires Article publié le 14/10/2012 par Lionel B.



 
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