Test A La Croisée Des Mondes : La boussole d’Or - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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A La Croisée Des Mondes : La boussole d'Or



Editeur
Sega
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  12.2007
  12.2007
Nombre de joueurs
1

Blockbuster cinématographique oblige, A La Croisée Des Mondes : La Boussole d’Or se voit décliné sur à peu près tous les supports vidéoludiques actuels mais se dévoile à présent dans sa version Xbox 360. Shiny Entertainment avait pour but de proposer un titre au moins aussi passionnant que le film de Chris Weitz, voire aussi attirant que le livre de Philip Pullman. Mission accomplie ?

Un destin croisé




A la Croisée des Mondes : la Boussole d’Or est le premier volet d’une trilogie et se doit donc d’établir les bases de cette aventure en trois volets. Ici, il est question d’une petite fille du nom de Lyra qui va rapidement découvrir que derrière de mystérieux enlèvements d’enfants se cache un projet encore plus étrange. Grâce à l’ours en armure Iorek Byrnison, la petite fille va partir à l’aventure et se découvrir une destinée pleine de rebondissements, où une intrigante boussole va devenir un objet précieux que seule notre jeune amie sera à même de contrôler. Le reste de l’aventure se découvre étape par étape, jusqu’à une fin fort sympathique.

Les premiers pas se font dans les plaines enneigées du Grand Nord, histoire d’assimiler le gameplay de Iorek plutôt agressif voire parfois violent. Jouissif mais vite répétitif, d’autant plus qu’on ne fait que presser un seul et unique bouton d’attaque. Certes, une jauge se remplit selon les coups affligés et permet de déclencher une attaque furie, mais voilà un aspect bien trop futile pour s’avérer vraiment intéressant. Plus tard dans l’aventure, le joueur sera amené à retrouver la force de l’ours blanc, mais l’aventure, c’est le personnage de Lyra qui va la vivre. Nous retrouvons alors la jeune fille dans le College d’Oxford en compagnie de Pan, un dæmon doté de capacités bien utiles. En effet, il pourra aider Lyra durant l’aventure en se transformant en oiseau pour transporter la petite fille pendant un court laps de temps ou encore en félin pour escalader des obstacles.

Le joueur devra alors choisir la transformation adéquate pour progresser dans les niveaux, c’est simple d’accès et assez facile à utiliser. Lyra sera aussi confrontée aux adultes lors de conversations qui prendront malheureusement une tournure bien lourde dans le déroulement du jeu. En effet, pour duper son monde, la jeune demoiselle devra accomplir deux mini-jeux à base de cercles de couleur afin de pouvoir décrocher une réplique convaincante. Dans le cas inverse, il sera impossible pour Lyra de duper les autres protagonistes. Encore une fois c’est assez simple, peut-être trop d’ailleurs.

Un gameplay en or ?




Lyra, tout comme Iorek, ne propose guère de variantes dans sa jouabilité et ampute ainsi le soft d’un manque flagrant de diversité. Néanmoins, il faut reconnaître que les scènes de jeu sont assez variées, entre les combats purs et durs et les discussions, en passant par les scènes de plates-formes, d’exploration, les énigmes, les mini-jeux ou les combats de boss. On saluera également les phases en QTE (quick time events) qui mettront à l’épreuve votre rapidité. Pour le reste c’est du classique, mais du classique dans son plus simple appareil et c’est là que le bat blesse.

On soulignera quand même la boussole d’or qui possède également ses propres phases de jeu. En effet, pendant l’aventure, Lyra trouvera de nombreux symboles à déchiffrer grâce à la boussole. Pour l’aider, un sens à déterminer ainsi qu’une question seront proposés pour trouver à quel élément correspond le symbole. Par exemple, la Malléabilité sera représentée par le Nourrisson, l’Hiver sera associé au Hibou et le Pouvoir au Taureau. Une fois chaque élément associé à son symbole, un petit test d’équilibre sera proposé, après quoi la boussole d’or pourra livrer son précieux lot d’informations. On aime ces passages qui non seulement entrecoupent agréablement l’aventure mais sont construits de manière intelligente. La fin du jeu penche d’ailleurs dans ce sens puisque l’aventure prend alors tout son sens. Un peu tardivement cependant…

Quoi qu’il en soit, les plus petits devraient apprécier le divertissement qui a été pensé de sorte que les plus jeunes puissent avancer sans trop se prendre la tête ni devoir demander à leurs parents comment faire pour progresser. Le concept est donc assez bon, les scènes de jeu sont variées et la durée de vie correcte. Mais tout ceci manque clairement d’ambition. A 20€, la pilule serait facilement passée, mais à 60€, cela reste relativement cher payé le moment de détente. D’autant plus que la qualité technique est loin d’être au top…

Une technique à la traîne




On le savait dès le départ, La boussole d’or n’allait être qu’un simple portage sur Xbox 360. Si la bande originale s’avère plutôt convaincante, avec de bons acteurs et des musiques qui collent bien à l’ambiance, on regrettera que les graphismes n’aient pas été plus travaillés. On est largement en dessous de ce que l’on avait l’habitude de voir sur Xbox 1 ! Les décors sont pauvres, les textures sont fades, les modélisations souvent exécrables (il suffit de regarder les cheveux de Lyra !) et les effets spéciaux juste « classiques ». Autrement dit, La Boussole d’or est loin d’atteindre le niveau de qualité que l’on était en droit d’attendre et c’est bien dommage vu la richesse de l’univers du roman !

Point complet
Difficile de juger A la Croisée des Mondes : La Boussole d’Or sur son seul gameplay, bien trop pauvre pour susciter un vif intérêt. Il ne faut pas non plus se tourner du côté de la réalisation du titre qui fait pâle figure sur une console aussi puissante que la Xbox 360. Toujours est-il que l’aventure proposée par le jeu de Shiny Entertainment reste digne d’intérêt, prenante pour peu que l’on ne s’attarde pas sur les détails précédents et donc agréable à vivre. Lyra et Iorek auraient clairement mérité un meilleur sort pour leur première sortie vidéoludique, mais force est de constater que Shiny n’a pas rempli son contrat. Reste un soft assez agréable à parcourir, mais bourré de défauts, qui plaira aux moins exigeants d’entre vous et sans doute aux fans de la première heure.

On a adoré :
+ Aventure prenante
+ Des idées sympathiques dans le gameplay
On n'a pas aimé :
- Trop facile
- Trop basique
- Laid


Consulter les commentaires Article publié le 21-02-08 par Etienne F.


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