Test 007 Legends - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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007 Legends



Editeur
Activision
Développeur
Eurocom
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.10.2012
  16.10.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Espionnage

Un an après un GoldenEye 007 Reloaded passable, Eurocom remet le couvert et nous ressert un nouveau James Bond pour le compte d’Activision. Afin de rendre hommage à 007 pour ses 50 années d’existence, cet opus ne se contente pas d’adapter Skyfall, sorti récemment sur nos écrans, mais permet de revivre cinq missions de l’agent secret. Goldfinger, Au service secret de sa Majesté, Moonraker, Permis de tuer et Meurs un autre jour sont de la partie. Ce jeu/hommage à James Bond, en apparence diversifié, fera-t-il honneur à la saga de Ian Fleming ?

Quand l’hommage tourne au drame




Le jeu commence lors d’une scène de Skyfall, où James Bond, blessé par balle, chute d’un train et termine dans un lac. C’est à ce moment là qu’il va voir défiler certains passages de sa vie, correspondant aux films cités précédemment. Le hic, c’est que les films concernés, au-delà du choix établi, se situent des années 60 à nos jours, et que Daniel Craig, dernier acteur en date de la saga, se voit donc voyager dans le temps à travers les missions passées. Cela ne plaira pas forcément aux fans, qui auraient sans doute aimé jouer avec Pierce Brosnan ou Timothy Dalton. De toute manière, il ne faut pas s’attendre à un scénario digne de ce nom, le tout étant complètement incohérent. Chronologiquement, rien n’est respecté, les époques s’entrelacent et le joueur s’y perd. Rien n’est expliqué et on passe d’une mission à l’autre sans lien et sans comprendre la situation. Des « morceaux » des films sont adaptés et leur choix est souvent peu judicieux. Le tout est donc totalement chaotique. Deux missions par film sont accessibles. On se prend à espérer à du positif, lorsqu’au lancement du jeu, vous découvrez la possibilité de jouer en mode classique ou standard. Dans le premier cas, la santé ne se régénère pas d’elle-même et vous devez dégoter des trousses de soin et gilets par balle. Mais le reste ne sera que médiocrité. Les développeurs ont voulu faire preuve d’originalité, en diversifiant les séquences de jeu.

On passe d’un FPS classique à une course-poursuite en ski, en passant par des phases en voiture et d’infiltration. Ces dernières sont chiantes à mourir, ne laissant aucune place à l’improvisation. On peut tuer un ennemi en silence, au corps à corps ou grâce à des fléchettes anesthésiantes (sympathiques). Il est également possible de faire diversion ou de pirater des objets pour attirer l’attention des ennemis. En l’état, la plupart des possibilités sont inutiles. Il est impossible de déplacer le corps d’un ennemi tué ou endormi, donc le joueur préférera tracer son chemin, en endormant les adversaires au fur et à mesure, et en dézinguant les caméras de surveillance au pistolet silencieux. Vite fait bien fait, mais pas très fun. Et si toutefois vous déclenchez une alarme, il suffit de passer en mode Rambo et de buter tout le monde. L’I.A. des ennemis est dans tous les cas totalement affligeante. Parfois, ils arrivent par vague, les uns derrière les autres… Il suffit de rester immobile et de les descendre à la chaîne. Les plus vifs d’entre eux tenteront de se mettre à couvert, en ayant tendance à changer de couverture toutes les cinq secondes. Résultat, ils en deviennent chiants à tuer, tant leurs comportements sont étranges. Heureusement, une visée automatique est disponible. En fait non, celle-ci est totalement défaillante. Le viseur se verrouille sur un ennemi au fin fond du décor alors qu’un autre est à deux mètres de vous, ou part complètement en vrille dans le ciel ou au sol.

On passe le plus clair de son temps à presser et relâcher la gâchette (touche de visée) en espérant qu’elle se cale correctement sur l’ennemi… Franchement pénible. Le rythme est du coup saccadé, et ce n’est pas le sprint asthmatique de James qui donnera de la vivacité à l’ensemble. Celui-ci dure à peine deux secondes. On se demande au départ si l’on presse correctement son stick pour sprinter, mais rassurez-vous, le souci ne vient pas de votre manette. Autre idée totalement bâclée, celle d’affronter les boss en un contre un, à la manière d’un Punch Out, mais à base de QTE. Plutôt que de s’inspirer des Chroniques de Riddick et de ses duels à mains nues percutants, les développeurs se sont contentés de nous balancer des QTE à base de stick gauche vers le haut, stick droit vers le bas, pour donner des bourres pifs. Une esquive par ci, un contre par là, et c’est tout. Très sincèrement, il faut le voir pour le croire. L’idée en elle-même n’est pas mauvaise, mais le tout est tellement simplifié à l’extrême et aux antipodes du fun et de l’interactivité, que le joueur ne peut que trouver ça indigeste et répétitif. C’est la même chose dans chaque niveau. Quelques gadgets tentent de donner une James Bond touch à l’ensemble, mais les mini-jeux les accompagnant deviennent vite lourdingues. Il est enfin possible, via un système d’XP, d’upgrader ses armes et gadgets (ajouter un viseur laser, augmenter les munitions). Sympa au début, on zappera vite cette possibilité, n’influant que très peu sur le gameplay.

Un jeu au rabais




La jouabilité au rabais n’est rien comparée à la réalisation technique du titre. GoldenEye 007 Reloaded, adapté de la version Wii, avait subi un lifting correct, alors que ce 007 Legends donne clairement l’impression de revenir 10 ans en arrière. Il suffit de le comparer avec Nightfire, excellent opus sorti sur la première xbox, pour se rendre compte que rien n’a vraiment évolué. D’ailleurs, cet opus hommage semble emprunter à Nightfire une partie de ses niveaux, et on est plus proche du copié/collé que de l’inspiration. Exemple flagrant avec la scène en voiture sur la glace, encore plus courte et plus moche que dans le jeu d’il y a 10 ans. La version 2012 de cette séquence est moche à pleurer, le tout en est presque improbable tant les textures sont pauvres et floues. Autre similitude avec l’ancien jeu, le début de Moonraker, où vous arrivez dans une salle remplie de convives, clonés jusqu’à l’écoeurement. Quasiment toutes les femmes de la salle sont les mêmes, de même pour les invités masculins. Pas choquant en 2002, mais à côté de la plaque aujourd’hui. Autres exemples qui vous feront mourir de rire (ou pas) : deux petites balles qui suffisent à faire exploser une jeep blindée de l’armée, les aquariums remplis de poissons immobiles, les personnages qui deviennent invisibles (les armes flottent dans l’air), cet ennemi qui sort d’un renfoncement d’une salle en faisant mine de défoncer une porte qui n’existe pas, une vision nocturne pénible imposée dans certains niveaux, ou encore une interactivité nulle avec les décors.

Ajoutons à cela des graphismes baveux (est-on vraiment en HD ?), répétitifs, aux ombres ultra pixélisées. Le tout étant basé sur le moteur de Call of Duty, en nettement moins beau. Même les 60 images par seconde (typique des Call of) ne tiennent ici pas le choc. Du tearing (image qui se scinde à l’horizontal lorsque l’on se déplace) achève le tout. Mais rassurez-vous, ce calvaire graphique n’aura pas le temps de vous brûler la rétine tant la durée de vie est courte. Cinq missions, divisées en deux parties, allant de 4 à 30 minutes. Au total, et nos craintes étaient donc bien fondées, environ 4 heures suffisent à en voir le bout. Cela dit, la mission Skyfall sera disponible très prochainement en téléchargement gratuit. Dommage que ceux qui ne sont pas abonnés au Live soient encore laissés pour compte. Enfin, niveau contenu, quelques défis peuvent être joués, avec des étoiles à gagner à la clé. Quelques bonus sont à débloquer, dont des bios de personnages : il s’agit d’ailleurs d’un bon point dans ce titre, à savoir de retrouver des personnages que l’on apprécie dans les films. Il faut souligner qu’il est possible, et c’est assez rare de nos jours, de jouer à 4 en écran splitté. Vous pourrez également jouer à 12 en ligne, sur 8 maps, dans des modes de jeu bien connus, allant du deathmatch à la capture de point stratégique. Assez sympa au final, le multi manque de joueurs et reste globalement assez old school et plutôt bourrin. Pas mauvais en soi, plutôt stable, il reste tout de même vite lassant. La plupart des joueurs le testeront rapidement avant de passer sans doute à autre chose.

Point complet
Censé être un hommage à la saga, ce 007 Legends est loin du compte. Enchaînant les missions sans lien et sans cohérence, le jeu est rempli de bugs en plus d’être graphiquement mauvais. On se demande comment Eurocom a pu tomber si bas avec ce titre au rabais pompé sur Nightfire, qu’ils avaient eux-mêmes développé il y a dix ans, et qui s’avère en définitive être nettement meilleur. Très court, rempli de QTE inutiles et de combats mous et répétitifs, ce titre est une énorme déception. Seul le multi s’avère sympathique un petit moment, mais sans plus. Les fans, comme les joueurs en quête d’un jeu d’action sans prétention, s’attendaient certainement à mieux.

On a adoré :
+ Retrouver James Bond…
+ Et certains persos connus
+ Involontairement drôle
+ Multi sympathique
+ Phases variées…
On n'a pas aimé :
- Mais quasi toutes ratées
- Infiltration ultra basique
- Des bugs à gogo
- Moche, flou
- I.A. pathétique
- Très court
- Totalement bâclé !


Consulter les commentaires Article publié le 08/11/2012 par Lionel B.



 
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