Preview Saints Row
Saints Row se présente comme un GTA-like où le joueur a une ville immense à sa disposition. Libre de tout mouvement, il aura le choix d’accomplir des missions ou de semer le chaos et la destruction tout autour de lui. Choisissez bien votre camp, la Xbox 360 accueille une guerre sans merci entre différents gangs. Le soft de Volition se présente bien sous la forme d’un GTA, mais peut-il réussir à détrôner le titre de Rockstar ou se contente-t-il d’en faire un simple copier/coller avec des graphismes rehaussés ? Jetons un œil sur cette version preview qui donnera le ton de la rencontre pour tenter de séduire dès à présent les fans du genre.
Les saints partent en mission
Avant de pouvoir mettre un pied dans les rues de Stilwater, il faut créer entièrement son futur saint de la tête aux pieds. Après ceci, en route pour votre repère, une ancienne église qui vous sert de quartier général. Les missions sont nombreuses et la liberté d’action est totale. La zone de jeu est immense et se compose de plusieurs régions reliées entre elles par des grands ponts. Cela n’est pas sans rappeler un certain GTA avec des quartiers fréquentables à certaines heures et pas à d’autres. La ville est une vraie jungle, pour survivre, il faudra se faire respecter. Le héros pourra ainsi exercer une plus forte influence sur sa bande lui permettant, entre autre, de bien s’entourer. Les rues sont dangereuses et les habitants armés jusqu’aux dents, un coup de main ne sera pas de refus, surtout lors des gunfights. Alors sortez couvert, un pistolet ou un fusil à pompe peut toujours être utile.
Dans le fond, rien de nouveau, tous ceux qui ont joué au titre de Rockstar connaissent le principe. En mission, de petits ronds forment une ligne pour vous indiquer, sur la carte, les lieux à atteindre. De même, les bâtiments accessibles sont indiqués par une trace de main ou de pied sur leur porte. De nombreux magasins sont ouverts et proposent un large choix d’accessoire en tout genre. Armurerie, magasin de vêtements, fast-food et autres seront accessibles pour vous permettre de dépenser un peu d’argent. A Stilwater il faut payer cash. Donc s’il manque d’argent, votre saint devra le prendre là où il peut. Il rencontrera bien des personnalités : de l’agent des forces de l’ordre au maquereau en passant par le chef de gang. Tout ceci est classique et il en faut bien plus à Saints Row pour réellement convaincre.
Baisse les yeux quand tu me regardes
Le respect est vraiment essentiel pour survivre. Présent sous la forme de jauge, il vous sera nécessaire pour vous faire une place au soleil. Mais personne n’est à l’abri de la loi et les forces de l’ordre pourront vous le rappeler. Tout comme pour les gangs adverses, un système basé sur le nombre de symboles permet de savoir à tout moment à quel point la police et/ou les gangs vous recherchent. Promettant de beaux carnages dans la rue, le sang coulera si le joueur maîtrise le système de visée qui n’est pas automatique. Le problème vient parfois d’une caméra capricieuse qu’il faut replacer manuellement. Si votre personnage est blessé, il pourra toujours aller s’acheter à manger et à boire pour regagner des forces. S’il se fait arrêter ou meurt, il aura le droit à un petit voyage par la case prison (et hôpital dans l’autre cas). Dommage qu’en ressortant de ces lieux le joueur ait encore ses armes. Quelle autorité compétente rendrait la liberté à un homme armé ? Passée cette petite erreur de jugement des développeurs, le jeu tente tout de même de mettre tous les atouts de son côté.
Pour être au cœur de l’action et baigner en plein dans l’air technologique, le téléphone portable sera indispensable. Il permettra d’avertir à tout moment des nouveaux objectifs de missions. Le cellulaire sera tout aussi utile que l’étrange pouvoir que le personnage possède. Si un de ses amis tombe sous la mitraille, il aura une poignée de seconde pour le rejoindre et le ressusciter. De saint, il devient presque un Dieu. Les affrontements ne feront que confirmer les dires. Les coups de feu pleuvent, les balles fusent, mais le héros est aussi résistant que Superman. Là où tous s’écroulent après quelques impacts, lui, reste debout et fait front. Un sentiment d’invulnérabilité s’empare alors du joueur. Votre jeune homme échappe à la mitraille avec une voiture qu’il a au préalable volée. Il est regrettable de voir que la ville propose une grande diversité de voitures entièrement customisables, mais aucune moto. Malgré quelques innovations le soft n’arrive toujours pas à se détacher de son étiquette de simple GTA-like.
Regarde le chrome sur ma bagnole
Le moteur du jeu est basé sur le très bon moteur graphique Havock. Ce dernier permet une excellente gestion de la physique. Les effets pyrotechniques sont superbes et les explosions splendides. Les personnages sont bien détaillés, tout comme les véhicules qui reflètent l’environnement. Visuellement c’est un vrai régal et on se prend à faire exploser des voitures pour le simple plaisir des yeux. Lors de gros accidents de la route, il arrive que le saint homme, mal attaché, traverse le pare brise pour finir sur le trottoir. Les carrosseries se déforment mais pas de panique, si vous l’aviez customisé, vous pouvez toujours faire marcher l’assurance. Retournez simplement voir votre garagiste qui vous fournira un modèle identique à votre bien perdu. Selon la situation, il faudra bien choisir son véhicule car chacun a son comportement propre. Le tout est un vrai délice qui défile devant vos yeux au rythme des saisons. La gestion du temps qui passe (nuit et jour) influe sur la vue d’un même lieu à différents moments de la journée. Il est tout de même regrettable que les corps disparaissent vite. Mais sans sons le plaisir des yeux n’est rien.
Saints Row frappe très fort avec une multitude de musiques en tout genre. Accessibles notamment par le biais des autoradios, la bande son est riche et diversifiée. De Mozart (classique) à L.A. Guns (métal) en passant par Love Joys (reggae), il y en aura pour tous les goûts. Les sons sont tout autant de bonne facture. Avec une B.O. exceptionnelle, de très bons sons et des doublages plus que corrects, le jeu offre un vrai spectacle à vos oreilles. La bande son n’a donc pas à rougir du très bon moteur graphique. Les deux combinés proposent un véritable délice pour les sens. Mais sera-t-il suffisant pour se former sa propre identité et se détacher enfin de son étiquette de GTA-like ?