Preview Call of Juarez: Bound in Blood - jeux vidéo Xbox 360

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Call of Juarez : Bound in Blood



Editeur
Ubisoft
Développeur
Techland
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.07.2009
  30.06.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Western

En septembre 2006, Techland offrait aux joueurs PC un FPS répondant au nom de Call of Juarez. L’année suivante, en juin, les possesseurs d’une Xbox 360 pouvaient découvrir le portage de ce jeu de tir à la première personne à la sauce western sur leur console. Si celui-ci n’était pas forcément inoubliable, il restait tout de même fort sympathique pour les amateurs du genre. C’est donc en toute logique que nous nous apprêtons à accueillir un deuxième opus, qui sortira le 2 juillet prochain dans nos contrées, intitulé Call of Juarez : Bound in Blood. Ubisoft nous ayant invités dans ses locaux il y a quelques jours pour nous offrir un aperçu du jeu, nous avons tenu à vous faire part de nos premières impressions.

Quand le son du clocher sonne le glas d’une vie…




Si Call of Juarez : Bound in Blood est bien le deuxième opus de la licence, il n’est pas véritablement la suite du premier volet mais plutôt une préquelle. En effet, l’histoire, qui nous place dans la peau de deux des trois frères MacCall (Ray et Thomas – le troisième est bien présent mais non jouable) se déroule vingt ans avant celle de CoJ premier du nom. Bien entendu il faudra attendre la version finale pour juger la qualité du scénario mais nous pouvons déjà dire que l’ambiance western est bien retranscrite, que les personnages ont un certain charisme, un langage cru et une gâchette sensible. Le tout respire la testostérone et la poussière, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. Mais quelques bémols sont déjà à noter. En effet, si les musiques sont de très bonne facture, quelques voix françaises paraissent en décalage avec leur personnage alors que bien d’autres sont complètement dans le ton. De plus, si le joueur a le choix avant chaque niveau d’incarner Ray ou Thomas (les deux proposent une approche différente du niveau, l’un plus brutal favorisant le corps à corps, et l’autre, équipé notamment d’un lasso, préférant l’infiltration), il est frustrant de voir que les développeurs n’ont pas intégré de mode coopération alors que les frangins parcourent bien l’aventure ensemble.

Cette petite déception oubliée, nous découvrons un mode solo qui semble être dans la lignée de celui du premier volet avec de nombreux gunfights à coups de revolvers, fusils, dynamites, etc., des duels contre les « boss » se jouant simplement avec les sticks et les gâchettes (celui de gauche contrôle les déplacements du personnage et celui de droite sa main, afin qu’il saisisse son arme au bon moment pour tirer sur son adversaire tout en évitant au besoin les balles de ce dernier) et des objectifs assez variés. A cela il faut ajouter une I.A. qui ne se laisse pas faire, quelques scripts offrant des séquences de tir à couvert ou encore des sortes de bullet time donnant, à des endroits donnés, l’opportunité au joueur de descendre un grand nombre de méchants, et un mode concentration permettant, une fois une jauge en forme de barillet remplie à force de descendre des ennemis, de ralentir considérablement le temps afin de balayer l’écran avec son viseur et de marquer les points du corps de ses ennemis sur lesquels tirer. Carnage garanti ! Pour en terminer avec le mode histoire, signalons que si le début de l’aventure est très scripté et plutôt dirigiste, la suite change quelque peu la donne, d’après les dires de l’éditeur, avec des objectifs secondaires demandant de se balader un peu partout dans le monde ouvert (pour faire chasseur de primes par exemple…). Enfin, si le titre n’est pas de toute beauté au premier abord, reconnaissons que la réalisation graphique est très correcte avec un rendu propre, une bonne fluidité (sauf lors des checkpoints, un petit temps de latence, apparemment propre à la version en cours de développement, se faisant sentir) et tout un tas de jolis effets (particules de poussières, lampes qui enflamment les éléments alentours quand on leur tire dessus, etc.).

Faites parler la poudre !




Si l’histoire principale risque de souffrir de l’absence d’un mode coopération, les joueurs pourront toujours profiter du titre à plusieurs grâce à six modes multijoueurs jouables jusqu’à huit en local (System Link – consoles reliées entre elles) et jusqu’à douze en ligne. Parmi ceux-ci nous retrouvons un dérivé du deathmatch seul ou en équipe. Ce qui est intéressant ici c’est que ce n’est pas seulement le nombre de frags qui compte. En effet, lorsqu’un joueur en tue un autre, la prime qui pèse sur sa tête augmente. Du coup, plus il tue et plus sa tête est mise à prix. Or, si un joueur vient à tuer ce dernier, c’est la prime appliquée à sa propre tête qui est augmentée du montant offert pour éliminer le joueur qu’il a descendu. Même si la théorie peu paraître un peu compliquée, la pratique est beaucoup plus parlante. Le but n’est donc pas forcément de cribler de balles le plus d’ennemis possible mais plutôt de refroidir ceux qui vous octroient le plus de dollars. Les autres modes multijoueurs comme la chasse à l’homme ou l’attaque/défense de banques et/ou dépôts de munitions sont tout aussi fort sympathiques pour peu que l’on joue au moins à quatre contre quatre. Avec moins de joueurs, les parties paraissent molles à cause de la relative lenteur de certains personnages. En revanche, avec autant ou plus, cette sensation est bien atténuée et il est très plaisant de s’y essayer.

Pour finir, notons qu’avant chaque partie on doit choisir une classe de personnages parmi treize disponibles (avec entre autres un trappeur, un shérif, un indien muni d’un arc, un sniper, etc.). Celle-ci influe sur la résistance de son avatar, dont la vie qui diminue est symbolisée par des battements de cœur de plus en plus forts et une image qui s’altère avec des bords flous rouges, et sur sa vitesse de déplacement selon l’arsenal qu’il a à disposition (un menu radial permet d’ailleurs de choisir à tout moment les armes dont on souhaite s’équiper - système renforcé par un changement linéaire plus rapide à la gâchette). Ceci n’est pas anodin puisqu’en plus d’offrir là encore différentes approches des affrontements, il est possible de faire évoluer ses personnages et leur arsenal grâce à un système de points d’expérience relativement classique mais efficace. Enfin, petits plus non négligeables, les cartes offrent de nombreux passages, des intérieurs de bâtiments, des accès aux toits ainsi qu’un bon nombre de cachettes rendant chaque point de la carte mortel en permettant de nombreuses embuscades. Il ne suffit donc pas de savoir bien viser pour bien jouer, il faut aussi être rusé…

Premier avis sur le jeu, conclusion
Call of Juarez : Bound in Blood devrait proposer aux amateurs de FPS et d’ambiances à la sauce western de quoi passer un bon été sur leur console avec un mode solo comptant l’histoire des frères MacCall vingt avant celle du premier volet et plusieurs modes multijoueurs forts sympathiques. On regrette par contre que les développeurs n’aient pas intégré de mode coopération alors que Ray et Thomas parcourent l’aventure ensemble, certains passages faisant en plus appels aux compétences de l’un ou de l’autre. Dans la lignée du premier opus, avec une ambiance bien retranscrite, un langage cru, des duels intenses, plusieurs gunfights, etc., ce nouvel épisode s’annonce comme un bon divertissement qui offrira bien des heures de jeu à tous ceux qui passeront outre la lenteur de certains personnages et un début d’aventure assez scripté et dirigiste. Reste maintenant à attendre le 2 juillet prochain pour voir si la version finale corrigera les petits détails perçus ci et là, offrira des parties en ligne stables et une aventure à la hauteur de ce que nous attendons. Espérons que ce sera bel et bien le cas.
Consulter les commentaires Article publié le 17-06-09 par Vincent P.



 
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