Preview Bully: Scholarship Edition - jeux vidéo Xbox 360

XBOX ONE GAMER
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Bully : Scholarship Edition



Développeur
Rockstar Vancouver
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.03.2008
  04.03.2008
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
49,00 €

Le jeudi 28 février dernier, Take 2 et Rockstar nous ont invités dans leurs locaux pour nous présenter la version Xbox 360 de Bully, connu en Europe sous le nom de Canis Canem Edit, du moins pour la version PlayStation 2. Notons d’ailleurs que cet opus de nouvelle génération est un portage agrémenté de quelques ajouts non négligeables et qu’il garde le nom original qui avait été adopté pour les versions américaines et japonaises.

Discipline, assiduité et coups bas




Après une petite cinématique d’introduction qui pose les bases du scénario, nous prenons le contrôle de James Hopkins, un jeune voyou qui est placé dans une école censée l’éduquer et lui montrer le droit chemin. C’est du moins ce que lui fera comprendre le Proviseur avec beaucoup d’humour (ironie notamment). Le joueur ne peut se retenir, les zygomatiques se mettent au travail et les rires se font entendre. C’est d’ailleurs l’un des points fort de cette nouvelle licence. Tout au long de l’aventure, notre héros est confronté à de nombreuses situations scabreuses qui font parfois sourire et bien souvent rire. Pour éviter d’enlever l’effet de surprise à tous ceux qui n’ont pas essayé la version PlayStation 2, nous éviterons de nous attarder sur le contexte. Sachez simplement que même si de prime abord le soft semble aborder des thèmes avec légèreté plutôt destinés aux adolescents, il faut tout de même un minimum de maturité pour comprendre le sens réel de toutes les répliques.

Les fans de GTA remarqueront que c’est bel et bien Rockstar qui est à l’origine de ce titre qui n’est autre d’ailleurs qu’un GTA-like. Toutefois, si la patte des développeurs se fait sentir de part la liberté d’action, les différentes « armes » disponibles (entendez par là battes de baseball, poil à gratter, lance-patates, etc.) et les nombreuses missions qui promettent des dizaines d’heures de jeu, il ne faut pas oublier que le soft met avant tout en avant des adolescents qui évoluent dans un univers scolaire. Ici, il n’y a ni mort, ni sang, ce qui n’empêche pas quelques bonnes bagarres, la possibilité de draguer et de sortir avec des filles ou encore celle d’échapper à la surveillance de la police qui sévit dans la ville (la carte ne se limite pas qu’au campus) ou des pions qui eux parcourent les couloirs de l’école. En plus, on a la possibilité de se déplacer à pieds, en skate ou encore en vélo. Toutefois, si l’heure du couvre-feu est passée ou si l’on désire faire un coup en douce sans se faire repérer, il sera nécessaire d’avancer sur la pointe des pieds en n’hésitant pas à se cacher dans une poubelle ou un casier si une menace se fait sentir.

Des cours à ne pas sécher




Malgré tout il ne sera pas rare de se faire tirer les oreilles, reste alors un moyen efficace pour s’échapper de la prise de son adversaire : appuyer frénétiquement sur la touche Y pour lui donner un coup aux parties intimes ou encore lui écraser le pied. Les interactions sont assez diverses, les coups sont efficaces et, en cours de lutte, on peut même apprendre quelques nouveaux coups ravageurs. Ceux-ci permettent d’affaiblir une brute épaisse lors d’une bagarre avant de l’humilier devant tous ses amis grâce à une sorte de coup spécial qui mettra alors fin au combat. GTA-like oblige, quoiqu’il arrive il faudra savoir se faire respecter ! Notons d’ailleurs que les missions donnent la possibilité de remporter quelques dollars (argent de poche) mais aussi d’augmenter ou diminuer sa cote par rapport à des groupes d’individus aux noms qui font très clichés : les fayots ou les sportifs pour ne citer qu’eux. C’est agréable à jouer, assez complet et même s’il n’y a aucune tuerie, c’est vraiment fun, surtout que parmi les nouveautés figure un mode multijoueur en local appréciable.

Dans l’aventure principale en solitaire, on vit une année complète à la Bullworth Academy, par conséquent, on peut profiter de son temps libre pour faire ce que l’on souhaite mais il est aussi demandé d’assister aux cours. Ceux-ci se présentent sous la forme de mini-jeux des plus sympathiques qui sont toujours en rapport avec une matière (biologie, chimie, mathématiques, anglais, etc.). Quasiment tous ces cours sont jouables à plusieurs et promettent quelques bonnes soirées entre amis. Reste que certaines activités, comme la dissection pour le cours de biologie, sont intéressantes mais pas toujours agréables à jouer puisqu’elles requièrent une précision sans faille avec un joystick qui a la fâcheuse tendance à faire dévier le scalpel. Au final, pour vraiment en profiter, il faudra privilégier la précision à la rapidité en ralentissant, grâce à l’une des gâchettes, la vitesse du curseur tout en sachant qu’il faut terminer l’activité avant que le temps ne soit écoulé. Dommage.

Même si Bully est un portage de la version PS2, les développeurs ont essayé de faire un effort pour donner un rendu plus fin. Résultat on a le droit a quelques effets visuels sympathiques qui n’empêchent pas de remarquer des modélisations assez décevantes. Notons d’ailleurs que la version preview qui nous a été présentée datait un peu. On nous a assuré que les bugs grossiers que nous avons pu constater (bugs de collisions, frame-rate chancelant, etc.) ne devraient pas entacher la version finale. Même s’il est évident que le jeu ne sera pas vraiment plus beau (beaucoup de textures laissent à désirer, les modélisations sons assez grossières et le rendu graphique est assez moyen, du moins comparé à ce que l’on a l’habitude de voir sur Xbox 360), il devrait au moins profiter d’une réalisation propre. C’est tout le mal que nous lui souhaitons.

Premier avis sur le jeu, conclusion
A quelques jours de son arrivée dans nos contrées, on peut déjà prédire que Bully trouvera son public. Néanmoins, le titre est graphiquement en deçà de ce que l’on pouvait espérer, et ce malgré les quelques reflets et autres effets visuels des plus sympathiques. Il ne faut pas oublier qu’au fond cela reste un portage de la version PlayStation 2 qui elle-même pêchait sur cet aspect là. Si on arrive à passer outre cette petite déception, on découvre un titre intéressant qui mise tout sur un gameplay solide, de nombreuses missions et un mode multijoueur appréciable. Avec en sus une bonne grosse dose d’humour, il est certain que beaucoup apprécieront le divertissement, surtout si le soft est proposé à petit prix.
Consulter les commentaires Article publié le 02-03-08 par Vincent P.



 
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