Preview Sudeki
Depuis Morrowind, sorti en grande pompe l’année dernière, le manque de RPG digne de ce nom sur Xbox se faisait cruellement sentir. Dire donc que Sudeki est attendu de pied ferme est inutile, voir superflus. Dévoilé et espéré depuis sa présentation lors de l’X02, ce titre signé Climax n’a cessé d’attiser notre convoitise et notre besoin viscéral de vivre de grandes aventures épiques où moult rebondissement voient le jour. Tester une version « Work in Progress » fut donc avant tout un grand plaisir, mais aussi l’occasion pour nous de vous dévoiler nos premières impressions sur le RPG qui unifiera la culture occidentale et asiatique.
Une technique digne de la Xbox :
Original en bien des points, l’équipe de Climax a su différencier son titre, à la fois par la qualité de son contenu, que par son contenant. Si l'on s'attache à un point de vue strictement technique, Sudeki laisse transparaître diverses influences détectable par le biai de détails trés succint mais formant un tout parfaitement cohérent.
Ne voulant sûrement pas copier les ténors du genres, Sudeki s’offre donc un style tout particulier, à mi-chemin entre le manga et la Bd occidentale traditionnelle. De ce fait, l’on se trouve devant un titre ayant une identité graphique très forte. Si les environnements extérieurs aussi bien qu’intérieurs restent somme toute classiques, on est frappé par la luminosité des couleurs utilisées. Certes dans la version que nous avons pu découvrir, les couleurs bavaient quelque peu, mais l’ensemble déjà fort impressionnant, laisse présager un titre de qualité. Le champ de vision est large et les détails multiples. On retrouve une véritable vie dans les villages traversés et les personnages évolues avec brio au sein de ceux-ci.
Nos héros sont au nombre de 4 et ont bénéficiés d’un character design très particulier. Les traits sont très proches de mangas classiques, mais laissent tout de même transparaître les influences occidentales des développeurs. On se retrouve donc en face de héros très proche graphiquement de bande dessinée tel que H.K (Trantkat) ou encore Nocturne Rouge (Nhieu). La touche japonaise y est parfaite et l’on s’attache vite à ces héros charismatique, d’autant plus que leurs mouvements sont parfaitement rendu. Les actions sont fluides et étonnent presque par leurs naturelles. Un coup d’épée est alors un réel plaisir tant pour les yeux que par le coups violent qui s'y racorde.
Le moteur graphique est d’ailleurs l’un des meilleur que l’on ai pu voir. Ne montrant aucuns signes de faiblesses, il offre des effets de lumières et de Bum-Mapping réellement bluffant. Les textures des carapaces des monstres reflètent l’aspect organique de la chose et les pouvoirs sont l’occasion d’une multiplicité d’effets pyrotechnique de grande tenue. On retiendra notamment les apparition des divinités et le fameux « Slowmo », qui reste la trouvaille du titre.
Enfin, pour parachever cette éloge technique, Sudeki est complètement dépourvu de toutes les tares gangrenant nos hits actuels. Le clipping est inexistant, tout comme l’aliasing. Les graphismes profitent alors d’une pureté et d’une netteté sans égal.
Un gameplay tout simplement génial !
Coté gameplay, Sudeki reste classique tout en apportant son lot de nouveauté non négligeable. Vous dirigez quatre personnages ayant chacun des aptitudes et handicaps bien particuliers. Elco, un simili scientifique, pourra à loisir utiliser son jet-pack pour atteindre diverses plateformes plus ou moins éloignées. Buki, une guerrière tribale, pourra voir des objets rendus invisibles par magie. Tal, un soldat à la force herculéenne, aura la possibilité de déplacer de lourdes charges. Et enfin Allish, princesse d’Illumia, protègera ses compagnons grâces a ses connaissances magiques particulièrement développées.
Tous ce dirige avec aisance et plaisir. On déplace nos héros avec le stick gauche, et il est possible d’orienter à volonté la camera via le stick droit. Pour faciliter le gameplay, des raccourcis primordiaux ont été créés. Vous pourrez donc, par simple pression du bouton adéquat, boire une potion ou vous remettre de la mana pour augmenter votre jauge de magie. La gestion est donc simple et cela évite les retours dans l’inventaire. Celui est d’ailleurs d’une ergonomie très agréable, tout y est accessible et on ne se perd pas dans des menus à rallonges lors des combats.
Contrairement à certains titres de la catégorie, Sudeki propose un système de combat bien particulier. Deux phases sont à distinguer. Celle où l’on porte des coups dit basiques et le moment où on fait appel aux pouvoirs spéciaux.
Dans le premier cas, lorsque l’on rencontre un ennemi, l’action continue au sein du même décor et l’on poursuit l’affrontement à la troisième personne. L’action n’est ni arrêtée, ni transposée dans une arène fermée.
Les combats sont en temps réels et, grand avantage de gérer un groupe, vous aurez la possibilité de passer d’un personnage à l’autre afin d’utiliser au mieux toutes leurs capacités. Une fois votre guerrier choisi, vous pourrez porter moult coup à votre adversaire. Le jeu se transforme alors en un véritable jeu d’action. Coup fort, coup rapide et enfin protection, tous ses mouvements s’offrent à vous. Ces attaques restaient, dans l’ensemble, relativement aisées à réaliser dans la version que nous avons pu tester. Le système de lock des ennemi est très bien géré, et l’IA de vos coéquipiers très poussée. Jamais ils ne vous gêneront ou se mettrons au travers d’un coup fatal. Ils évoluent avec facilité et se défendent avec efficacité.
Ce point désormais spécifié, il est maintenant temps de contempler la grosse innovation Made in Climax, la gestion des divinités et des pouvoirs magiques. Nous savions déjà que Climax préparait un système révolutionnaire, tranchant grandement avec tous les RPG sortis à ce jour. Mais nous étions très loin d’envisager qu’un tel système allait apparaître aussi fabuleux.
Ne voulant pas tomber dans les travers d’un Final Fantasy où les combats sont au tour par tour, Climax a choisi non pas d’arrêter l’action, mais de la ralentir. De ce fait, lorsque vous entrez dans l’inventaire afin de choisir une magie, l’action ralentit est continue en arrière plan. Baptisée « Slowmo », cette innovation permet d’impliquer grandement le joueur dans les affrontements. Le temps pour vous d’invoquer une divinité (trois par personnage) et l’action reprend son cour normal. La gestion temporelle s’avèrera au fil du jeu primordiale puisque au fur et à mesure de la progression du joueur, les secondes de ralentit seront de moins en moins nombreuses. Le stress est alors à sont paroxysme et bien décider de son attaque deviendra un art digne des plus grands stratèges de l’ancien temps. Tel un Napoléon numérique, vous devrez apprendre à slalomer entre les personnages pour mettre en place des attaques rapides voir même combinées.
Lorsque vos points de magies se trouvent à un certain stade, vous pouvez combiner diverses attaques entre les héros. Que ce soit de simple pouvoir magiques ou des divinités qui fusionnent, le résultat est fantastique. Les effets se multiplient et mettre à mort le monde des ténèbres devient un régal quasi-orgiaque. J’exagère sûrement, mais le fait est que le RPG prend une ampleur bien plus intéressante et immersive sur Xbox.
En conclusion :