Du 28 au 30 novembre dernier se tenait au Bourget (près de Paris) le Mondial de la Simulation. Parmi les différents stands disponibles (armée de terre,
Automotive Simulation – une société spécialisée dans les simulations automobiles qui proposait de s’essayer à des jeux de course sur PC et PlayStation 3 avec du matériel de qualité : vibreurs sous le siège, volant avec pédale d’embrayage et levier de vitesse et système d’écrans panoramiques -, etc.), nous avons trouvé celui de Microsoft qui permettait de jouer à Flight Simulator X sur PC mais aussi et surtout à la version Xbox 360 de H.A.W.X., le jeu de combats aériens d’Ubisoft. Le titre ne devant pas débarquer avant mars 2009, nous avons tenu à vous faire part de nos premières impressions.
L’altitude fait tourner la tête
Après avoir acheté la licence Tom Clancy, Ubisoft a produit de nombreux jeux basés sur celle-ci (les Ghost Recon, les Rainbow Six, EndWar, etc.). H.A.W.X. (High Altitude Warfare : eXperimental Squadron) s’inscrit donc dans la lignée de ces opus puisque le scénario se situe après celui de Ghost Recon Advance Warfighter 2 et juste avant celui d’EndWar. Couvrant ainsi la période de 2012 à (à peu près) 2020, le titre met en scène la montée en puissance des SMP (sociétés militaires privées) auxquelles les Etats font appel pour certaines missions militaires en leur attribuant, suite à la ratification d’un traité par 191 pays, le statut de combattants officiels. Si nous ne pouvons en dire plus actuellement sur le scénario, nous espérons que celui-ci sera suffisamment développé pour offrir un fil conducteur qui permette d’enchaîner les missions tout en donnant envie de continuer. On notera d’ailleurs que le mode campagne sera jouable en solitaire mais aussi en coopération jusqu’à quatre avec un système dit « jump-in, jump-out ». Concrètement, cela signifie qu’il sera tout à fait possible de commencer une partie, de jouer un ou plusieurs niveaux et de poursuivre cette dernière avec une, deux ou trois autres personnes en coopération. Lorsque celles-ci quittent le jeu, le joueur peut continuer les missions. Un système fort pratique qui évite de refaire deux fois la même progression tout en laissant l’opportunité à certains de se faire aider pour des passages plus délicats. Notons enfin que le soft intègrera aussi un mode multijoueur en ligne pour des dogfights jusqu’à seize.
Toujours au niveau du contenu, on signalera qu’un peu plus de cinquante avions de chasse seront disponibles, allant de l’A-10 au Mirage M en passant par du F-14, du F-15, du F-22 Raptor, de l’Eurofighter Typhoon, du SU-47, des prototypes, etc. Ces engins volants sont d’ailleurs fort bien modélisés puisque les développeurs ont passé bon nombre d’accords avec les constructeurs comme Dassault pour avoir des modèles extrêmement fidèles aux originaux, et ce que ce soit l’apparence extérieure de l’avion ou l’intérieur du cockpit. Chacun ayant ses propres caractéristiques (vitesse, maniabilité et résistance) qui influent sensiblement sur le gameplay, il est nécessaire de bien choisir son avion, ainsi que son armement, selon la mission (attaque, défense, interception…). Le titre nous fera d’ailleurs voir du pays puisque la version finale devrait intégrer environ une vingtaine de cartes faisant dans les 120km² avec une modélisation aussi exceptionnelle que celle qui était présentée, à savoir Rio de Janeiro, facilement reconnaissable par la statue sur la montagne qui la surplombe. Il faut bien l’avouer, l’habillage du jeu attire l’œil. Les graphismes sont d’une très grande finesse et même à 200 ou 300 pieds, le sol reste incroyablement modélisé, ceci grâce notamment à l’application de photographies en haute définition prises par des satellites. Du coup, on prend un réel plaisir à voler entre les nuages et à descendre de temps en temps pour profiter de la beauté du spectacle, surtout que même à vive allure le frame-rate ne fléchit pas et reste bien constant à 60 images par seconde. Un véritable délice pour les yeux.
Un jeu qui fait planer
Si le jeu s’en sort admirablement bien sur la partie graphique, il faut bien avouer que le gameplay n’est pas en reste. Habituellement tous les jeux du genre rebutent les néophytes et autres amateurs par leur prise en main complexe. Ces derniers accumulant les échecs, ils ne tardent pas à éteindre la console. Avec H.A.W.X., c’est différent. En effet, les développeurs d’Ubisoft Roumanie ont essayé d’offrir un jeu qui soit le plus accessible possible tout en proposant quelques variantes pour les initiés. Mélangeant ainsi arcade et simulation, il permet d’opter pour deux types de gameplay différents : un assisté et un qui ne l’est pas. Dans le premier cas, le joueur a le choix entre trois vues différentes (extérieure, intérieure et cockpit) et il ne peut en aucun cas décrocher, même lors de manœuvres risquées, sans compter qu’il peut faire appel à l’ERS, un système de réalité avancé qui calcule dynamiquement la trajectoire idéale pour se retrouver derrière ou au dessus de son ennemi pour l’abattre efficacement en évitant tous dommages collatéraux. Dans le deuxième cas, le joueur a le droit à une vue panoramique avec une caméra dynamique qui place son avion légèrement sur le côté de l’écran. L’avantage, c’est que les indicateurs à l’écran sont moins nombreux et qu’il est possible de faire tout un tas de manœuvres bien plus complexes. Mais elles sont aussi encore plus risquées et offrent parfois le risque de décrocher et donc de se crasher si on ne reprend pas son engin en mains à temps.
Là où ça devient intéressant c’est lorsqu’on s’aperçoit qu’il est possible d’alterner entre ces deux modes en même pas quelques secondes en appuyant rapidement deux fois sur une des gâchettes de la manette. Ainsi, en très peu de temps on peut activer ou désactiver les aides, ce qui permet une maniabilité plus souple et bien plus agréable. Nous avons d’ailleurs pu le constater sur le salon, les fans d’Ace Combat étaient ravis après quelques minutes de jeu et les néophytes ont rapidement pris le titre en mains. En sus, la lisibilité de l’écran est satisfaisante et on voit rapidement quelle est sa cible principale (que l’on peut changer en appuyant sur Y), les cibles potentielles, celles qui sont verrouillées, etc. Précisons d’ailleurs que celles-ci ne sont pas qu’aériennes puisque certains objectifs visent à détruire des porte-avions ou encore des tanks situés au beau milieu d’une ville, ce qui oblige à avoir une approche différente pour éviter de détruire tous les bâtiments modélisés en 3D pour l’occasion, ces derniers étant en plus totalement interactifs. Entendez par là que les dommages sont localisés et que les heurter revient à se crasher. Un véritable plus pour le réalisme même si celui-ci, pour les besoins du jeu, est quelque peu égratigné quand on voit des avions porter une centaine de missiles…
[Mise à Jour de la Preview au 24 février 2009]
En novembre dernier, nous avions pu découvrir Tom Clancy’s HAWX au Bourget (près de Paris) à l’occasion du Mondial de la Simulation. Il y a quelques jours, Ubisoft nous a convié à une présentation du titre, toujours au même endroit, afin de nous faire essayer une version plus avancée incluant plusieurs missions du mode campagne et du multijoueur. Nous avons donc tenu à compléter nos impressions de la fois passée afin de vous donner un avis plus complet sur le titre qui débarquera le 5 mars prochain dans nos contrées.
Ce nouveau contact avec le titre nous a permis de nous essayer à plusieurs missions de la campagne, l’occasion de voir que les objectifs sont divers et variés, allant de l’attaque de cibles à la défense de zones en passant par l’escorte ou encore la recherche et la destruction de balises ou l’esquive de radars. Le plus intéressant dans ce mode campagne, outre le fait de pouvoir jouer à tout moment seul ou avec un, deux ou trois amis, c’est l’ambiance qui ressort des missions. Les répliques fusent, il y a quelques pointes d’humour et les missions sont plutôt bien introduites même si le scénario ne semble pas très développé. La mise en scène reste en tout cas appréciable. Les cartes quant à elles permettent de découvrir le monde et même si certains environnements paraissent plus vides (notamment tout ce qui est proche de déserts), il faut reconnaître que les photos par satellites permettent d’avoir un rendu vraiment très agréable à l’œil et ce même si on se rapproche du sol (il faut voler à moins de 200-300 pieds environ pour se rendre compte de l’effet lisse qui ressort de la photo). Enfin, pour terminer comme il se doit, nous avons fait quelques parties en multijoueur pour goûter aux joies des dogfights en quatre contre quatre. Tout tournait bien en 60 images par seconde sans aucune faille pour profiter au maximum de la vitesse des avions et le gameplay permettait d’avoir des affrontements bien moins brouillons que ce que l’on peut voir sur d’autres jeux du genre. Néanmoins, le tout manquait un peu de pêche, du huit contre huit n’aurait pas été de refus. Reste donc à voir ce que ce que celui-ci vaudra dans la version finale… Notons toutefois que ce mode de jeu permet, au même titre que le mode campagne, d’engranger de l’argent et de l’expérience à réinvestir pour débloquer de l’armement, des avions et divers bonus.
Premier avis sur le jeu, conclusionH.A.W.X. nous a plus qu’agréablement surpris. Avec un gameplay bien pensé permettant à tout moment de passer d’un mode assisté à un mode qui ne l’est pas (un peu plus spécial mais finalement plus agréable), il semble être l’un des premiers jeux du genre capable de séduire le grand public tout en contentant les habitués. Ce qui est certain, c’est que personne ne restera insensible à son charme, ou du moins à sa qualité graphique fort remarquable. Les avions vont vite, les modélisations des nuages, du ciel, des avions et des sols sont exceptionnelles et il est possible de parcourir les 120km² de chaque carte à vive allure sans aucune saccade. Ce premier contact avec le jeu est donc bien plus que satisfaisant et nous attendons avec impatience le début de l’année prochaine pour voir si toutes les promesses faites par les développeurs, notamment au niveau de la campagne, de la coopération et du jeu en ligne, seront tenues pour offrir un soft qui pourrait bien ravir amateurs, initiés et même néophytes. Espérons que les développeurs mettront le temps restant à profit et qu’ils n’hésiteront pas à repousser la sortie du jeu au besoin pour réellement peaufiner leur bébé. Sans quoi, face à l’attente suscitée, la déception pourrait être de mise.