Avis - Le Mythe Saint Seiya de Third Editions

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- Publiée le 01.08.2019, à 11:47
- Par Vincent P.
Avis - Le Mythe Saint Seiya de Third EditionsLorsqu’il s’agit de Saint Seiya, je suis prêt à lire et/ou visionner toutes les nouvelles productions qui arrivent. A l’image de beaucoup d’autres séries que j’ai découvertes durant les années Club Dorothée, la licence de Masami Kurumada est restée très ancrée dans mon cœur. C’est donc avec un certain plaisir que j’ai débuté la lecture de l’ouvrage de Valérie Précigout : Le Mythe Saint Seiya – Au Panthéon du Manga. Pour la petite note, l’édition classique, que j’ai, arbore une couverture rigide avec le devant de la boîte de l’armure de Pégase en relief. On a juste envie de tirer sur la poignée pour libérer l’armure et l’enfiler ! L’édition First Print de l’ouvrage profite quant à elle d’une superbe illustration signée Florent Maudoux qui met en avant Athéna assistant au combat entre Seiya et Shiryû, les armures montrant les stigmates du rude affrontement. Reste donc à voir ce que vaut ce livre « hommage » publié chez Third Editions…

Un livre de chevet, un !




La base d’un bon livre, surtout lorsqu’il compte 376 pages, c’est d’offrir un bon découpage pour le rendre digeste. Sur ce point, Valérie Précigout a bien bossé, assurant une découpe très classique mais ô combien agréable. Nous avons un avant-propos, six chapitres, une conclusion, une bibliographie et les éternels remerciements. Les chapitres abordent une certaine logique, débutant sur l’auteur lui-même, avant de revenir à l’œuvre en parlant du manga et de l’animé. Le troisième chapitre, intitulé Le passage de relais, revient quant à lui sur les œuvres dont la réalisation a été confiée à d’autres artistes. Le quatrième chapitre parle de toutes les séries et tous les OAV de l’univers de la licence, tandis que le cinquième s’attarde à analyser et décrypter divers éléments des œuvres estampillées Saint Seiya. Le sixième et dernier chapitre aborde le thème de l’Héritage, c’est-à-dire les projets qui étaient à venir au moment où l’œuvre a été bouclée (dont la série Netflix), les projets marquants réalisés par des fans, les jeux vidéo ou encore les produits dérivés. Le tout est entrecoupé de sous-titres thématiques (parfois le nom d’une œuvre) qui permettent de facilement s’y retrouver au sein des chapitres, le tout étant accompagné d’un petit marque-page en tissu très appréciable.

Si je connais bien la licence Saint Seiya, je dois reconnaître que je me suis beaucoup moins intéressé à Masami Kurumada et à ses autres œuvres. En ce sens, le premier chapitre présentant cet auteur à sang chaud a été très instructif pour moi, me poussant justement à m’intéresser à quelques unes de ses œuvres majeures, dont Ring ni Kakero, qui ont contribué à enrichir sa réflexion et son expérience jusqu’à pondre Saint Seiya. J’ai lu ce chapitre à vitesse grand V. Même si je connaissais certaines notions, comme le principe du nekketsu, j’ai pu découvrir son passé, ses expériences personnelles, ses projets et ses inspirations. Les 43 pages qui lui sont dédiées abordent bien plus de sujets, retraçant les quarante ans de carrière et des poussières de l’auteur. Bref, c’est intéressant et bien écrit de surcroit, le découpage permettant au besoin de picorer une demi-page par-ci, trois ou quatre par-là. J’ai trouvé le deuxième chapitre tout aussi intéressant. L’autrice revient sur la création de Saint Seiya et sur les éléments qui ont permis de donner vie à l’animé. Elle n’oublie pas de parler des divergences entre les deux supports, de l’importance des produits dérivés (notamment les Myth Cloth), de la musique qui a contribué au succès de l’animé, des doublages et du passage de Saint Seiya à Les Chevaliers du Zodiaque, avec ce que ça impliquait de « retouches » (découpage de scènes, édulcoration, VF…). Même le cas du doublage de Shun ou de Mû est abordé, tout comme celui de la réception de la série à l’international. L’autrice conclut d’ailleurs ce chapitre avec les explications sur l’adaptation tardive de la partie Hadès.

Le chapitre 3 séduira en premier lieu ceux qui ne connaissent pas la série en dehors de l’originale et des arcs Poséidon et Hadès. Ils découvriront ainsi d’autres œuvres liées à la série, quelles soient canoniques ou non, comme le roman Gigantomachia, le manga Saint Seiya Episode G ou encore Next Dimension, The Lost Canvas, Omega, Saintia Sho, et Soul of God. Elles ont la particularité d’avoir été réalisées par d’autres auteurs. Valérie Précigout revient ainsi sur leurs créations, sur la vision qu’elles apportent par rapport à la licence, voire sur l’accueil par rapport aux fans. Le chapitre est rapide à lire mais il n’en reste pas moins intéressant. Personnellement, j’ai eu plus de mal avec le quatrième chapitre. Le fait qu’il occupe en plus 140 des 376 pages m’a laissé un petit rictus au visage. Je vais être clair, ce chapitre est on ne peu plus complet et rend parfaitement hommage à toutes les œuvres estampillées Saint Seiya, l’autrice revenant sur chacune d’elles dans les détails (l’originale, les OAV et les séries qui ont suivi), au niveau de leur déroulement, des notions qui sont associés, des éventuelles incohérences avec la série canonique, des petites divergences, quand il y en a, entre le papier et l’animé… Bref, l’autrice présente l’ensemble de l’œuvre en essayant de toutes les inscrire dans ce contexte d’une œuvre tentaculaire. Elle revient donc bien sur tous les personnages, les combats et passages forts en émotions, etc. C’est très complet et référencé de surcroit. Le souci pour moi, c’est que connaissant déjà les œuvres, j’ai eu l’impression d’avoir un résumé complet de chacune d’elles. Certes, c’est complet et ça fait remonter des souvenirs mais me rappelant des diverses histoires et de bien des détails, j’ai eu beaucoup plus de mal à rentrer dans ce chapitre. Je n’ai pas appris grand-chose, au contraire, j’avais l’impression de lire ce que je connaissais déjà et de perdre mon temps. Alors je me dis que cela peut servir à des néophytes, pour leur donner envie de s’y intéresser. Mais ce gros chapitre ne présenterait pour eux qu’une longue suite de spoilers. Du coup, s’il est bel et bien un hommage à la licence, il reste pour ma part dispensable, d’autant que Valérie Précigout se laisse quelques fois emporter par ses métaphores, ce qui contribue à ce petit sentiment induisant l’idée qu’elle a un poil brodé.

Le chapitre 5 m’a toutefois reconcilié avec la lecture. Même s’il y a des choses que je savais, ayant déjà consulté certaines sources qu’elle a utilisé pour l’écriture de son livre, j’en ai appris d’autres. Assurément la partie la plus intéressante derrière celle consacrée à Masami Kurumada, cette partie Analyses et décryptage revient sur les notions de la chevalerie, sur la problématique de départ, sur la perception des saints au niveau de l’œuvre par rapport au public, sur les mythologies sur lesquelles les auteurs (j’introduis volontairement ceux qui ont travaillé sur les autres productions) se sont appuyés ou encire sur le rapport à l’astrologie. Après tout, il est bien question de chevaliers du zodiaque… Elle n’en oublie pas d’aborder l’aspect humain de l’œuvre, son ancrage au style nekketsu, l’apport des flash-back et ce sérieux qui a longtemps caractérisé l’œuvre de Kurumada. Je ne vais pas revenir sur chaque thème qu’elle aborde mais c’est bien construit, intéressant et surtout pertinent. J’ai notamment eu beaucoup de plaisir à lire la partie sur l’évolution des archétypes et celle sur les Gold Saints (les chevaliers d’or). Enfin, juste un petit mot pour dire que Valérie Précigout n’oublie pas de revenir dans ses analyses sur la place de la femme dans l’œuvre et sur la féminisation du mythe, notamment avec le spin-off Saintia Shô. Le dernier chapitre est un petit complément assez bref mais intéressant. Il m’a permis de découvrir deux projets dôjinshi (projets amateurs), en plus de me remémorer quelques traumatismes liés au film d’animation de 2014 et à la récente série Netflix.

L’avis perso de Vincent / onizukadante // Un beau livre de plus !
Même si j’ai eu beaucoup plus de mal avec le long chapitre 4, pour les raisons évoquées plus haut, je dois avouer que cela ne remet pas en cause la qualité de cet ouvrage qui rend bien hommage à la licence. J’aurais parfois aimé que Valérie Précigout gratte plus en profondeur pour évoquer certains sujets, pour aller plus loin, mais le travail qu’elle a fourni en l’état est déjà remarquable. Il est bien référencé, allant piocher dans plusieurs interviews de Kurumada, et il est bien assemblé, dans le sens où la lecture est digeste grâce à une découpe intelligente des propos, et ce alors que l’ouvrage est imposant. C’est bien écrit, ça se lit assez facilement. Si on aime Saint Seiya ou si on découvre à peine la licence, il est clair que ce livre mérite d’être lu. Même les plus grands fans y apprendront certainement au moins un truc ou deux ou, à défaut, auront le droit à une remise en perspective de certains de leurs points de vue. Ce qui est sûr, c’est que Le Mythe de Saint Seiya – Au panthéon du Manga ne laisse pas indifférent. Rien que pour ça, je tire mon chapeau à Valérie Précigout, l’exercice n’étant assurément pas facile.

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VOS REACTIONS
Posté le 01.08.19 @ 13:02

Je viens de le commander
Je voulais voir ton retour sur le contenu, ça à l'air sympa. D'après un pote, c'est bien mieux que Dragon Ball : Le livre hommage (de la même personne) qui pouvait être un poil décevant pour les gros fans.
Posté le 01.08.19 @ 13:53

En réponse à Damzema
Je viens de le commander
Je voulais voir ton retour sur le contenu, ça à l'air sympa. D'après un pote, c'est bien mieux que Dragon Ball : Le livre hommage (de la même personne) qui pouvait être un poil décevant pour les gros fans.


Je n'ai pas lu celui sur Dragon Ball. Pour ma part, pour résumer, y a 60% du contenu qui m'a vraiment plu et 40% qui m'a déçu. Encore une fois, c'est à titre personnel, par rapport à mes connaissances, mes attentes. Mais le chapitre 4, à part pour quelques anecdotes qui n'ont rien d'instructif pour ceux qui connaissent le manga, est à mes yeux une perte de temps. C'est lui qui m'a fait décrocher plusieurs fois de ma lecture. A côté de ça le premier chapitre et les chapitres 5 et 6, je les ai dévorés à la vitesse du météore de pégase.

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