Avis - Monopoly Pokémon, Avengers, Fortnite

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- Publiée le 22.12.2018, à 17:20
- Par Vincent P.
Avis - Monopoly Pokémon, Avengers, FortniteLe Monopoly est un jeu extrêmement populaire. Tellement populaire, qu’il est régulièrement décliné à toutes les sauces. Versions Deluxe, Triche, Marvel Comics, DC Comics, Deadpool, Walking Dead, Game of Thrones, Route des Vins, Junior, Mario Kart, Dragon Ball, Nintendo, Electronique (avec des CB qui mémorisent la fortune), etc., les déclinaisons ne manquent pas. Récemment, pour la sortie du Monopoly Fortnite, Hasbro nous a fourni un exemplaire. C’est Vincent (onizukadante) qui s’est donc chargé de tester ce dernier pour vous. Amateur de jeux de société, il en a profité pour ajouter ses avis sur deux autres Monopoly, celui consacré aux Avengers et celui dédié aux Pokémon. L’occasion de présenter trois façons de jouer différentes...

Monopoly Pokémon – Le classique




Conseillé pour les joueurs de plus de 8 ans, le Monopoly Pokémon se joue à partir de deux joueurs et peut en rassembler jusqu’à six. Chacun peut alors choisir son pion Pokémon parmi les six représentés (Rondoudou, Carapuce, Bulbizarre, Salamèche, Evoli et l’incontournable Pikachu). Dès l’ouverture, on sent un certain travail sur l’aspect qualitatif. Avec des pions en métal présentant des Pokémon reconnaissables au premier coup d’œil et un petit sachet en tissu pour les ranger précieusement, cette version justifie les 29,99€ demandés en prix public conseillé. Comme souvent dans les Monopoly, un bac en plastique noir reste dans la boîte pour ranger tous les éléments, les billets (de 1, 5, 10, 20, 50, 100 et 500 Poké dollars), à l’effigie de Pikachu, sont en papier et le reste est en carton. Les 16 cartes Professeur Chen et les 16 cartes Combat de dresseur remplacent ici les habituelles cartes Caisse de Communauté et Chance.

Comme pour le Monopoly traditionnel, on retrouve ici 28 propriétés, avec des bandeaux de couleur très similaires à ceux des propriétés originales. En fait, seul le dessin sur le plateau et sur les cases qui le composent changent par rapport à la version d’origine. Les visuels sont soignés, très appréciables à l’œil, et il est sympathique de voir qu’Electhor et Artikodin remplacent respectivement la Compagnie de l’électricité et celle de l’eau. Pour le reste, il faut bien le reconnaître, ceux qui sont habitués à ce jeu de société ne seront pas dépaysés… En effet, les règles sont strictement identiques à celles du Monopoly original. On achète des propriétés, on essaie d’avoir les 2/3 de la même couleur pour doubler les loyers, voire pour construire des boutiques Pokémon (qui remplacent les maisons) avant d’en faire des centres Pokémon (qui remplacent les hôtels). Les gares sont ici remplacées par une Pokéball, une Superball, une Hyperball et une Masterball, tandis que les cases d’impôts sont matérialisées par des Rivaux, mais le fonctionnement reste similaire.

De même, si on enchaîne trois doubles, on part en prison. En quelques mots comme en cent, c’est du Monopoly, classique, efficace, avec un skin Pokémon soigné qui lui sied très bien. La petite subtilité, pour les joueurs de l’original, c’est le dé pour les parties rapides qui a été introduit plus tard dans les variantes du jeu original. En somme, ce dernier permet de faire 1, 2 ou 3, montant à additionner au total des deux dés blancs lancés, ce qui permet d’aller plus vite pour faire le tour du plateau. Deux autres symboles pimentent le jeu, à savoir le bus, qui permet de choisir le résultat de l’un des deux dés blancs ou la somme des deux, et M. Monopoly qui permet en prime d’avancer jusqu’à la prochaine propriété à vendre pour l’acquérir ou la mettre en salle des ventes. Si toutes les propriétés sont déjà acquises, il fait avancer jusqu’à la prochaine demandant un loyer. Dernière subtilité avec les règles rapides, enchaîner trois doubles permet d’aller sur n’importe quelle case !

Monopoly Avengers – L’alternative




Comme son homologue dédié au Pokémon, il s’adresse aux plus de 8 ans, est affiché à une trentaine d’euros et permet de jouer jusqu’à six. En revanche, dès l’ouverture, deux différences majeures ressortent : la première c’est que le plateau est circulaire, reprenant le logo des Avengers (un cercle avec un A inscrit dedans et débordant un peu) ; la deuxième c’est que les six pions présents dans la boîte sont en plastique. On retrouve bien Black Widow, Hawkeye, Hulk, Captain America, Thor et Iron Man avec un souci du détail pour bien les reconnaître mais le résultat fait bon marché. Le plastique n’est pas très reluisant, chaque pion est d’une couleur uni (pourquoi diable Thor est rouge alors qu’Iron Man est orange ?), Hulk semble avoir été coupé au niveau du bassin, bref, la déception est là, surtout quand on l’habitude des pions en métal… Le visuel principal du plateau est quant à lui correct, présentant les six Avengers concernés, tandis que les portraits dans les cases des plateaux sont vraiment réussis et agréables à l’œil.

Basé sur des règles classiques, le Monopoly Avengers se présente toutefois comme une véritable alternative. Le premier point qui change c’est que les parties jouent sur la coopération. En effet, les Super-Vilains ont mis la main sur des sites phares de l’univers Marvel. Nos héros doivent donc coopérer pour les reprendre de leurs griffes, la partie se terminant d’ailleurs quand tous les sites sont libérés (ce qui est matérialisé par un pion de super-héros à placer sur le plateau sur chaque site libéré). La compétition reste toutefois de mise puisque c’est le héros qui aura le plus de points de pouvoir (des billets, tout simplement) à la fin de la partie (chaque site libéré ajoutant des points au total) qui gagnera. En revanche, on reste sur un plan classique puisque sauver un site signifie simplement l’acheter. Si un autre héros tombe sur un site sauvé, il doit donner des points de pouvoir au sauveteur, ce qui correspond à un loyer (à réclamer en criant Pouvoir). La différence ici, c’est qu’il n’y a pas de faillite. Ainsi, si un héros ne peut pas sauver un site (ce n’est pas une option, il faut secourir les pauvres gens !), faute de points de pouvoir, il lance le dé de héros pour désigner alors un autre héros qui va lui venir en aide (quitte à recommencer si le premier appelé manque de points de pouvoir). Là aussi, les cartes Chances et Caisse de communauté sont remplacées par des cartes SHIELD (au nombre de 16) et Vilains (au nombre de 24).

Les premières visent majoritairement à augmenter le pouvoir du ou des héros, avec quelques subtilités comme refuser d’aider un héros, se déplacer sur un site particulier, avancer un autre héros jusqu’à la case départ, etc. Les deuxièmes entraînent généralement de la perte de sites et/ou de points de pouvoir chez nos héros. Ce sont justement ces cartes Vilains qui font que la partie n’est pas bouclée en trente minutes mais dure généralement entre une et deux heures. Comme nous jouons avec des héros, nous pouvons utiliser une carte héros (associée à notre personnage incarné) une fois par tour (la réactivation se fait en passant par la case départ). Celle-ci permet ainsi d’activer un pouvoir. Black Widow peut avancer jusqu’à six cases, Captain America peut contrer une action contre lui, Iron Man utilise le pouvoir actif d’un autre, Hulk échange les pions de deux héros, Hawkeye choisit entre deux cartes Vilains et Thor fait relancer le dé. En somme, on reste sur la base du Monopoly avec des sites à acheter et des loyers à payer, avec une prison, un séjour en prison après trois doubles, une case départ, des cartes à effets à tirer en tombant sur les cases correspondantes, etc. Néanmoins, l’aspect coopératif et compétitif à la fois est plutôt sympa, les pouvoirs de héros ajoutent un peu de piment et les cartes Vilains font que rien n’est vraiment jamais acquis. On passe un bon moment grâce à des règles suffisamment modifiées pour donner une véritable variante au Monopoly classique. Reste que les parties sont majoritairement plus courtes, ce qui peut être positif également dans le cadre d’une petite soirée.

Monopoly Fortnite – L’originalité




Dès le début on remarque deux différences de taille : le jeu s’adresse à des joueurs de plus de treize ans et il se joue jusqu’à sept. Affiché à 24,99€ en prix public conseillé, ce Monopoly Fortnite paraît bon marché. C’est à l’ouverture de la boîte qu’on comprend pourquoi. Premier constat, les pions sont remplacés par des cartons à détacher et à placer sur des socles en plastique. L’avantage, c’est que cela permet d’avoir 27 personnages au choix et que les dessins sont beaux et respectueux de l’univers de la licence. En revanche, niveau qualitatif, on est clairement en deçà de la classe des pions en métal. Autres points, le dé d’action est vierge, il faut y coller soi-même les six actions, les points de vie en carton sont à détacher et il n’y a aucun système de rangement à l’intérieur. Une fois que tout est détaché, on range tel quel dans la boîte, tout se mélangeant. Un petit sachet ou une boîte fine en carton (au moins pour les points de vie) n’auraient pas été du luxe ! Le plateau est plus léger que d’ordinaire également puisqu’il n’y a que quatre sites par côté, pour un total de seize, là où les autres Monopoly proposent vingt-deux propriétés (sans compter les six réunissant les gares et les compagnies).

Ceci étant dit, on remarque que les cartes Chance et Caisse de Communauté ont laissé leur place à des cartes Tempêtes (au nombre de 15) et Coffre (au nombre de 16). Il n’y a qu’un seul dé blanc numéroté à lancer en plus du dé d’action, les autres Monopoly se jouant avec deux dés blancs (numérotés de 1 à 6), voire un dé supplémentaire selon les éditions/règles. Avec Monopoly Fortnite, beaucoup d’éléments changent. Oubliez les billets, les propriétés à acheter et les salaires à verser, ici on est sur un système bien plus proche de ce qu’on trouve en jeu. En effet, chaque personnage commence avec 15 points de vie (le max) et est parachuté sur le site qu’il souhaite (le choix se faisant en fonction du premier lancer de dé, « la plus grosse commence » comme nous disons par ici). Dès qu’un joueur s’arrête sur un site, il en devient gratuitement le propriétaire. Si un joueur réunit les deux sites d’une même couleur, il peut même gagner 2 PV (points de vie) à chaque fois qu’il s’arrête sur ses sites pour se ressourcer. En revanche, quand le site appartient à un autre, il doit payer le nombre de PV associé au site à la banque. Le but, comme pour le mode Battle Royale de Fortnite (ce mode est la source d’inspiration de cette variante du Monopoly), c’est d’être le dernier debout.

Les feux de camp permettent de regagner 1 PV, là où les pièges à pieux en font en perdre un, les tribus étant toujours à verser à la banque. Là où ça devient intéressant, comme dans le BR du jeu, c’est que le Tempête vient chambouler le système. A chaque fois qu’un joueur passe par la case départ, une carte Tempête est retournée. Celle-ci vient couvrir un site, augmentant le nombre de dommages et dépossédant son propriétaire, la tempête étant permanente. Même la case départ peut être recouverte, empêchant le regain de PV. Reste alors à compter sur les cartes Coffre, à usage unique ou permanant, pour tenter de trouver un peu de salut, comme une libération de prison pour éviter de payer 2PV pour lancer le dé et espérer faire un six pour se libérer, un kit de soin ou autres joyeusetés appréciables. Là encore, le travail pour respecter l’univers est à saluer. En plus de ces règles liées au plateau du jeu, ce Monopoly a une originalité folle puisque les joueurs avancent en utilisant un dé d’action avec quatre actions possibles.

Le bandage ajoute 2 PV, la brique permet de construire un mur sur l’une des cases de son déplacement, le viseur permet de tirer sur un joueur se trouvant du même côté du plateau que soi (ce qui permet de couvrir la moitié du plateau quand on est dans un angle…) et la bombe boogie-woogie inflige un 1 PV à tous les autres joueurs, détruisant en plus tous les murs. Ce système dynamise clairement les parties et chaque lancé de dés peut créer un petit stress pour les autres joueurs. En parlant des murs, matérialisés par des cartes en carton à plier en deux, ils permettent de stopper l’avancée d’un joueur et ainsi de l’arrêter sur une carte précise (idéal pour lui faire perdre les PV associés au site en question). La subtilité de la progression vient alors du fait que l’on peut choisir d’appliquer le résultat du dé blanc et celui du dé d’action dans l’ordre que l’on souhaite. Ce petit aspect tactique n’est pas négligeable car il permet par exemple de détruire un obstacle grâce au viseur et ensuite d’avancer, au lieu de se retrouver bloqué au niveau d’un mur et de le détruire après, à moins que le but soit d’atteindre un autre joueur accessible… Bref, ce Monopoly Fortnite est vraiment original, on y retrouve les sensations du mode Battle Royale et les parties s’enchaînent vite, sans le côté gestion qui peut rebuter certains au fil des parties. C’est dynamique et, si on oublie le côté cheap du matériel (pions et absence de rangements), il faut avouer qu’on prend un malin plaisir à y jouer !

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