Tonton Damzema raconte... Star Wars KOTOR II

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News > Tonton Damzema raconte... Star Wars KOTOR II
- Publiée le 14.11.2016, à 22:16
- Par Vincent P.
Il était une fois… sur un site Internet… dans une galaxie lointaine… très lointaine… La république intergalactique du jeu vidéo va mal. Alors que la plupart des gros jeux AAA déçoivent, les joueurs continuent de se tourner vers le côté obscur de l’industrie. DLC, jeux bâclés, Season Pass, l’heure est grave. Déçu par des Jedi en perdition prônant parfois l’achat de jeux Star Wars moisis, maître Yodamzema quitte le conseil et prend la fuite à bord de son vaisseau, le Retrogamer Millenium. Son but ? S’enfoncer toujours plus loin dans l’espace connu, retourner explorer les confins de la bordure extérieure, à la recherche d’un jeu qui l’a autrefois tant marqué, celui qui lui avait montré la véritable nature de la force. Il est temps pour lui de retourner sur la planète Obsidian et de se remémorer ses jeunes années en tant que Padawan sur Xbox.
XG Wars – Episode V : Tonton Yodamzema contre-attaque !
Des jeux Star Wars, il y en a eus, plein. Cependant, si on devait retenir le meilleur, tous les regards se tourneraient sans doute sur Star Wars : Knights of the Old Republic alias KOTOR pour les intimes. Le jeu du studio Bioware a marqué son époque. Pour la première fois, les joueurs avaient le droit à un vrai RPG Star Wars et l’action se déroulait pendant une période très intéressante de la licence : sous l’ancienne république, environ 4000 ans avant les événements des films, là où Jedi et Sith étaient encore nombreux dans la galaxie. Attention, il ne faudrait pas en oublier pour autant le fabuleux KOTOR II. Sous-titré « The Sith Lords », cette suite n’est plus développée par Bioware mais par Obsidian (dont ce fut d’ailleurs le premier jeu majeur). Et si KOTOR 1 est le Obiwan de la licence, sage et lumineux, KOTOR 2 en est le Anakin, imparfait certes mais aussi bien plus sombre et infiniment plus marquant. Oubliez le Star Wars manichéen à outrance, oubliez les Jedi parfaits, oubliez les compagnons stéréotypés et plongez-vous dans KOTOR 2 avec délectation car c’est sans aucun doute possible le jeu Star Wars le plus intéressant jamais développé.

Sombre, profond, intelligent, le Star Wars made in Obsidian prend un malin plaisir à brouiller les pistes, à voiler la perception des joueurs. Ici, les Jedi ne sont pas si irréprochables que ça. Et si leur politique de ne jamais prendre part aux conflits était la vraie raison de la chute de la république ? Et si par leur inaction, ils étaient tout aussi responsables que les Sith ? Dans le rôle d’un personnage exilé et coupé de son lien avec la force, le joueur va devoir naviguer en eaux troubles. Entre des Jedi trop sûrs d’eux, ou rongés par les remords suite à une guerre civile au sein même de leur ordre, et des Sith aussi énigmatiques qu’incommensurablement puissants, le chemin vers la vérité est semé d’embûches. Pourquoi a-t-on été exilé ? Qui sont les mystérieux seigneurs Sith qui nous poursuivent sans relâche ? Afin de démêler le vrai du faux, il faudra explorer moult planètes et surtout choisir… judicieusement. Côté obscur ou lumineux ? Une hésitation permanente cristallisée par le personnage de Kreia, une mystérieuse vieille femme qui semble en connaître autant sur le côté lumineux de la force que sur son penchant obscur.

Est-elle votre Maître ? Est-elle sage ? Vous manipule-t-elle… à moins que ce ne soit vous qui manipuliez les gens autour de vous. Car si dans KOTOR 1 les questions d’alignement restaient basiques, elles prennent une toute autre ampleur dans KOTOR 2. Vous influencerez inéluctablement vos compagnons, lentement, sûrement. Certains s’ouvriront même à la force sous votre influence grandissante. Certains finiront même par tomber du côté obscur si vous en faites de même, comme lentement empoisonnés par votre aura. Les relations entre personnages prennent une toute autre dimension et le soin apporté à l’écriture du scénario ou des protagonistes est absolument remarquable. Aucun personnage n’est laissé de côté, tous sont intéressants… pour peu que vous arriviez à fendre leur armure, chose bien moins évidente que dans le premier opus. Porté par une histoire haletante, KOTOR 2 n’a de cesse de questionner le joueur sur ses agissements tout en lui proposant un tour de la galaxie fort agréable. Des pôles enneigés de Télos, en passant par les plaines hostiles de Dantooine, à la terrifiante planète Korriban, berceau des Sith, monde rongé et dévasté par le côté obscur, le joueur verra incontestablement du pays, et ce pendant une grosse trentaine d’heures.
Do or do not. There is no try.
Vu comme ça, le jeu a l’air quasi parfait… malheureusement il ne l’est pas. Déjà remettons les choses dans leur contexte : grisé par le succès du premier KOTOR, Lucas Arts en veut un deuxième, vite, très vite… vous vous doutez de la suite n’est-ce pas ? Un jeu développé sur les bases du premier, dans l’urgence la plus totale. Le résultat c’est que, hormis tout ce qui concerne le scénario et l’écriture, il n’y a aucune nouveauté. Le gameplay reste exactement le même, c'est-à-dire un RPG avec pause tactique s’inspirant des règles d’AD&D (vous pouvez stopper l’action en plein combat à tout moment afin de donner des ordres à vos personnages) qui vous permet de composer une équipe de trois persos afin de mener à bien vos quêtes. Un peu plus de souplesse et quelques retouches auraient été les bienvenues surtout que la difficulté du jeu se veut très inégale. Si les adversaires de base sont souvent de la chair à canon en difficulté normale, il y a fort à parier que certains s’arracheront quelques touffes de cheveux sur des boss vraiment très cotons à battre. Autre point stagnant, les graphismes. Il faut bien avouer que le moteur de KOTOR n’est pas spécialement flatteur visuellement et, si certains persos et décors sont sublimés par une direction artistique de haut vol, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Les environnements restent très cloisonnés et la végétation, ainsi que les décors, sont souvent assez pauvres malgré un dépaysement et une patte Star Wars bien présents. Signalons également des animations pas vraiment très détaillées et on obtient un résultat mitigé techniquement parlant. D’autant plus que qui dit développement en urgence, dit manque de finition… et clairement KOTOR 2 est sorti non terminé. Pressé de toute part, Obsidian a même dû enlever des pans entiers de jeu, des segments non terminés afin de pouvoir sortir son bébé à la date prévue. C’est d’ailleurs à cause de ça que la fin de KOTOR 2 est bâclée, laissant un petit arrière-goût de déception tant l’histoire et l’exploitation de l’univers Star Wars sont grandioses. Bref, pas mal de petits défauts qui en plus n’aident pas sur les premières heures, manette dans les mains, car KOTOR 2 n’est clairement pas un jeu facile d’accès. Son histoire, si elle est passionnante, est longue à se mettre en place et le début du jeu se veut rude, rugueux, âpre. Le joueur n’est clairement pas pris par la main et les 6 premières heures sont assez monotones. Redevenir un Jedi ou passer chez les Sith, ça se mérite dans KOTOR 2. Si dans la majorité des jeux Star Wars on se retrouve sabre laser à la main au bout de 30 minutes, il faut une quinzaine d’heures avant de dégoter le vôtre. D’ailleurs, il faut le fabriquer de toutes pièces. Dit comme ça, ça peut sembler rebutant et pourtant une fois que l’on a bien avancé dans le jeu, le sentiment de puissance et la satisfaction d’enfin avoir progressé n’en sont que plus grands. Mieux, une fois l’aventure terminée, ce départ laborieux semble même tout à fait logique et nécessaire. Un départ de toute façon vite oublié une fois le scénario vraiment lancé.




Le verdict de Tonton Damzema // May the force be with you!
Malgré des défauts parfois très rebutants, KOTOR 2 reste un grand RPG et même un grand jeu tout court. C’est tout simplement le meilleur jeu Star Wars niveau scénario/personnages/utilisation de l’univers. Bien écrit, profond, intéressant, KOTOR 2 enterre KOTOR 1 à tous les niveaux. L’histoire est bien plus prenante et les compagnons infiniment plus intéressants (Kreia en tête qui est l’un des meilleurs personnages de RPG ever). Bien loin de l’aspect noir et blanc habituel de Star Wars, KOTOR 2 s’étale sur une échelle de gris au milieu de laquelle la différence entre côté lumineux et côté obscur parait parfois bien mince. Avec plus de temps et une plus grande marge de manœuvre, il y a fort à parier qu’Obsidian aurait pu sortir LE RPG ultime. En l’état, il faut se contenter d’une œuvre imparfaite mais totalement captivante pour qui s’intéresse un minimum à la licence Star Wars.

Le jeu est facilement trouvable de nos jours en version Xbox… mais également PC. Et c’est vers cette dernière que j’aimerais vous orienter. Pourquoi ? Les mods. Tout le contenu qu’Obsidian n’avait pas pu mettre pour cause de temps manquant était resté présent dans les fichiers du jeu, caché. Il n’a donc pas fallu longtemps pour que certains modeurs mettent les mains dans le cambouis pour nous pondre un mod « Restored content ». La version PC de KOTOR 2 ayant été récemment patchée pour pouvoir être compatible avec les OS récents (il tourne impéc’ sous Windows 10) et les grandes résolutions d’écran et Steam ayant mis à disposition le mod via son workshop (ça s’installe en un clic), il n’a jamais été aussi facile de jouer à KOTOR 2 dans une version plus complète et surtout plus proche de ce qu’avait imaginé Obsidian à la base. Et vu l’âge du jeu, il ne faut clairement pas une grosse configuration pour en profiter. Alors, acheter le jeu, tu dois ! Avec les mods, tu le modifieras. Du plaisir, tu y prendras. Que la force du gaming soit avec toi !

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En rapport avec : Star Wars : Knights of The Old Republic II : The Sith Lords
Editeur : LucasArts Entertainment | Developpeur : Obsidian Entertainment | Date de sortie : 11 Février 2005
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VOS REACTIONS
Posté le 15.11.16 @ 20:19


Gamertag :
Derkaone
Raahhh, 2 "Tonton te raconte..." cette semaine, deux billets de qualité, je suis au anges cette semaine sur XG, chapeau bas my man, j'ai adoré celui la autant que celui du homeboy Panzer.

Je voudrais dire qu'il y'a un point qui m'a fait autant de plaisir que de peine : Obsidian, sous évaluer, a qui on a toujours confié des gros jeux (Fallout) et qui s'en sont toujours sortit haut la main, niveau scénario, écriture, background, profondeur des quêtes principales ou annexes, oui, on peut réellement compter sur Eux.

Rarement les mecs m'ont déçu, si ce n'est jamais, en revanche j'ai toujours maudis les éditeurs (Bethesda) ou les studios (Bioware) qui leur filais 1 clou, 2 crottes de nez et un mégot technique pour faire avancer le Schmilblick...Que ce soit Pour Fallout New Vegas ou KOTOR 2.(Fallout New Vegas atomise Fallout III et Kotor 2 Déglingue Kotor I, c'est aussi simple que ça)
Si Obsidian n'avait pas cet immense talent je pense qu’aujourd’hui on ne citerais même plus ces deux jeux.
Va falloir que je réinstalle Kotor 2 avec tout ces mods (Merci à toi d'avoir insister sur la version PC juste inévitable parce que moddé de main de maitre)

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