L'avis flash d'Oni - Devil May Cry 5

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 209 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 
News > L'avis flash d'Oni - Devil May Cry 5
- Publiée le 08.03.2019, à 20:52
- Par Vincent P.
L'avis flash d'Oni - Devil May Cry 5Vous commencez à prendre le pli, n’ayant pas encore fini les 20 niveaux de Devil May Cry 5, ni recommencé le jeu dans les difficultés supérieures à débloquer (je n’ai pu commencer à y jouer qu’hier), je vous propose un petit avis flash en Day One pour vous dire si oui ou non il faut s’intéresser à ce nouvel opus. Bien entendu, une fois que j’aurai terminé le titre, je vous proposerai un avis plus complet, que ce soit au niveau du gameplay, de la durée de vie précise ou encore du retour sur l’histoire des précédents épisodes.

Un trio complémentaire



Si DmC est un excellent opus qui a beaucoup divisé avec son aspect esthétique, il n’en restait pas moins un spin-off signé Ninja Theory. Ainsi, le dernier épisode canonique restait le fameux Devil May Cry 4 sorti en 2008 et introduisant justement un nouveau personnage, Nero. Onze ans plus tard, Capcom revient avec un DMC 5 proposant de découvrir une nouvelle aventure mêlant un Nero qui a bien changé physiquement, plus proche du Dante de DmC d’ailleurs dans le style, et un Dante plus âgé mais toujours aussi efficace. Pour la nouveauté, un nouveau personnage, V, a été greffé à l’ensemble. Ce qui marque au premier coup d’œil, c’est l’utilisation du RE Engine. Il n’y a pas à dire, le moteur en a dans le ventre, offrant des jeux de lumière superbes, des effets de qualité et un rendu tout à fait propre. Le titre est fluide, il est beau, bref, on se régale sur le plan visuel. Mieux, on retrouve la touche gothique du premier volet qui avait tant séduit à l’époque. J’ai clairement vu des couloirs ou des salles qui m’ont directement fait penser au premier volet. De même, il y a pas mal d’inspirations tirées des précédents opus, que ce soit au niveau du bestiaire, du placement du Minotaure, du système de Devil Breaker de Nero (rappelant le Devil Bringer). Au niveau du design, j’adhère vraiment au style de Dante, toujours aussi classe. V a un côté plus émo gothique qui pourra déplaire à certains, de même que l’aspect très arrogant de Nero, un peu à l’image du Dante de DmC.

Toutefois, le bestiaire est plutôt réussi et les boss sont vraiment appréciables pour ce que j’ai fait pour le moment (un poil plus de la moitié du jeu). Par contre, je peux déjà noter que la cohérence de l’environnement dans lequel on évolue, à l’image des premiers DMC, fait que ça manque de diversité. En revanche, les développeurs ont fait en sorte d’ajouter des petites modifications de niveau pour apporter un peu plus de dynamisme aux combats de boss et un peu plus de diversité dans la progression. Au passage, les musiques ont une pêche d’enfer, ce qui accompagne bien les affrontements. Côté scénario, on revient sur certains éléments bien connus. Sans trop spoiler, mieux vaut réviser un peu, histoire de savoir qui sont au moins Lady et Sparda pour ne citer qu’eux. D’ailleurs, le menu du jeu permet de regarder une petite vidéo faisant le point rapidement sur les grandes lignes du scénario. Ca reste du simple et efficace, le but étant surtout d’apprécier toutes les punchlines qui sortent aux moments opportuns. Les cinématiques, qui ont souvent une classe folle, apportent d’ailleurs un côté assez rock, avec en prime des animations faciales saisissantes et des scènes d’action bien pêchues. Bref, ne vous attendez pas à une scénarisation poussée, c’est un Devil May Cry, ni plus, ni moins. Cette dernière phrase a une grosse importance à mes yeux puisqu’elle déterminera certainement si vous allez aimer ou non cet opus.

Si vous vous attendez à un gameplay plus évolué, façon God of War dernier du nom ou à un gameplay ultra nerveux façon Bayonetta, alors vous serez probablement déçu. Si en revanche vous vous attendez à du Devil May Cry, avec tout ce que ça implique au niveau de la technicité, de l’évolution des capacités et de la recherche des meilleurs combos et du plus de variété possible pour aller chercher les rangs S, SS, voire SSS, alors vous n’allez plus lâcher la manette. Je passe rapidement sur Dante, que je n’ai pas encore trop pratiqué, ce dernier arrivant tardivement dans l’aventure. Ce dernier a encore gagné en puissance, on lui retrouve le système de jeu habituel avec les styles Swordmaster, Gunslinger, Trickster et Royal Guard parmi lesquels jongler. Armes à feu, épée, switch entre les deux, le gameplay est nerveux, équilibré et on sent un certain sentiment de puissance qui fait plaisir. Nero, quant à lui, permet de jongler entre les attaques à l’épée, celles à l’arme à feu et les Devil Breakers qui permettent concrètement de faire des attaques à moyenne portée, chacun ayant sa propre spécificité, et de « s’accrocher » aux ennemis ou à d’autres éléments pour se rapprocher rapidement d’eux. Plus lourd au niveau du gameplay, les joueurs pourraient bien le trouver plutôt mou au début de l’aventure. Pourtant, si on le booste un peu en débloquant des capacités (pour lui, ses armes…) et qu’on ne sort pas de coup inutile en tapant à tout va, on arrive à prendre du plaisir à enchaîner les ennemis en jonglant entre les trois attaques pour faire grimper la note de rang.

DMC, c’est ça !



Avec une bonne maîtrise des Devil Breakers, en les équipant bien en début de mission (on compose son set), on arrive à sortir de sacrés combos, d’autant qu’on peut détruire un Devil Breaker en appuyant sur la gâchette haute pour s’équiper quasi instantanément du suivant. Quant à V, il est la touche « fraîcheur » de cet opus. Ce dernier étant trop faible pour se battre directement, il utilise Shadow (une panthère pour les attaques au corps à corps) et Griffon (un corbeau pour les attaques à distance) pour se défaire de ses ennemis. Les deux peuvent gagner en combos, sortant des attaques toujours plus impressionnantes. En prime, en utilisant sa jauge de Devil Trigger (qui se recharge en faisant lire un livre à V en restant appuyé sur la gâchette droite basse), il peut invoquer Nightmare, un colosse aux attaques redoutables. La subtilité avec lui, c’est que V reste sur le champ de bataille, il faut donc à la fois faire attention aux attaques portées aux ennemis, mais également aux attaques qu’ils peuvent porter à V, pour esquiver au bon moment, au risque de vite se rapprocher du Game Over (sauf si vous avez assez de démonite rouge pour payer la résurrection ou une dorée) ou du moins de casser les enchaînements et de repartir de la note D. Très honnêtement, j’ai trouvé son approche très appréciable et je m’éclate bien à jouer avec lui, surtout que c’est lui qui me permet d’enchaîner plusieurs passages avec une note SS.

C’est même lui qui achève de manière très sympa les ennemis affaiblis, ajoutant une touche percutante à l’ensemble. Bien entendu, comme je l’ai déjà évoqué, on peut accroître les capacités de nos personnages (et de leurs armes), en ajoutant du double saut, du dash, la possibilité de courir, des esquives, des attaques différentes, etc., sans parler du fait d’acheter des démonites pour augmenter sa jauge de vie, l’emplacement du set pour les Devil Breakers, etc. Bref, le gameplay est varié, il s’enrichit au fil des missions et la recherche des meilleurs combos au meilleur moment reste aussi jouissive que par le passé. D’ailleurs, les néophytes peuvent activer une option pour assurer des combos automatiques au besoin. En revanche, on peste toujours contre la caméra qui a du mal à suivre l’action ou encore contre le système de lock qui est parfois défaillant. Pour le reste, la formule n’a pas trop bougé, dans le sens où on parcourt la ville, les souterrains, le Qliphoth (un arbre qui a envahi la ville), une demeure, etc. de manière assez dirigiste.

Il y a bien un ou deux passages annexes pour gratter des dénomites, trouver les missions secrètes (avec des symboles muraux à aligner), mais globalement on suit le chemin tracé jusqu’à arriver à une cabine téléphonique. Là on peut appeler Nico, un personnage féminin qui ne manque pas de style (certains n’aimeront pas son côté aguicheur et provocateur mêlé à une touche « garçon manqué »), pour personnaliser un peu son perso avant de s’attaquer au boss de fin de niveau. C’est la même rengaine, c’est très codifié, bref, c’est du Devil May Cry. J’en profite pour faire une petite note sur la version Deluxe du jeu. Celle-ci apporte pas mal de bonus, notamment au niveau de la diversité des Devil Breakers, qui font que ceux de la version standard pourraient bien regretter cette façon de dispatcher le contenu. Il n’empêche que j’ai activé dans les options les cinématiques en live-action et si ça ne se déclenche pas tout le temps (il n’y en a pas à chaque fois), ça reste vraiment très fun à regarder.

Le verdict de Vincent / onizukadante // Un bon coup de cœur…
J’ai encore pas mal de choses à dire sur ce Devil May Cry 5 mais je vais m’arrêter là pour ce premier avis Day One, ayant déjà esquissé les principaux éléments. Je reviendrai bien entendu plus en détails sur tous les points évoqués dans quelques jours, lorsque j’aurai terminé le jeu et l’aurai recommencé dans les difficultés supérieures. Pour l’heure, à chaud, je peux dire que je conseille vivement ce Devil May Cry 5 aux fans de la licence, simplement parce que c’est du Devil May Cry. C’est technique, ça s’enrichit au fil de l’aventure, y a de la punchline qui claque, des cinématiques au top, une bande-son très agréable et des graphismes de haute volée grâce au RE Engine. En plus, Dante est super puissant et donc tout aussi fun à jouer, V apporte un vent de fraîcheur très agréable et Nero, plus lourd, reste intéressant dès qu’il est amélioré et que l’on maîtrise bien le système des Devil Breakers. Les ennemis sont assez résistants, les Boss ne se laissent pas faire et il y a toute cette ambiance gothique qui fait plaisir à voir, renouant avec les origines de la série. Reste une caméra capricieuse, un système de lock imprécis, certains design qui peuvent diviser (Nero, V notamment) une progression très dirigiste, voire linéaire, et une recette qui n’a pas tant bougé que ça, à base de zones à nettoyer jusqu’à arriver au boss. Devil May Cry 5 fait du Devil May Cry, pas plus, mais il le fait bien. Ce fait est important parce que si vous attendiez autre chose, plus dans l’esprit du dernier God of War ou des Bayonetta, alors vous pourriez être déçu.

Partager :    
En rapport avec : Devil May Cry 5
Editeur : Capcom | Developpeur : Capcom | Date de sortie : 8 mars 2019
Actualités du jeu | Images | Vidéos


VOS REACTIONS
Posté le 09.03.19 @ 14:48


Gamertag :
Derkaone
Merci pour ton avis day one Oni, il me Hype terrible ce Devil May Cyr 5, et tu viens de confirmer tout le bien qu'on a pu m'en dire.
Il y'a plusieurs persos, tous se joue de manière différente et ils progressent également tous dans le jeu...je vais définitivement me le chopé celui la.
Posté le 09.03.19 @ 14:55

J'ai pu tâter un peu la bête et j'aime beaucoup. Je rejoins Oni sur le côté "c'est du DMC". C'est effectivement du DMC pur jus, la recette reste efficace et les 3 persos apportent de la fraicheur. Les ennemis ont de la gueule, le gameplay est vraiment un régal, je pense que les fans de la licence peuvent l'acheter les yeux fermés.
Perso j'hésite à le prendre, je préfère attendre Sekiro en fin de mois car je n'aurais pas le temps de doser les 2 jeux.
Posté le 09.03.19 @ 18:20


Gamertag :
Skelface
Je l'ai reçu aujourd'hui sur PS4 et je kiffe le Steelbook.

Mais je pars pour quatre mois, dur.

Seuls les membres du site peuvent commenter les articles
Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous


PUBLICITE
DERNIERES NEWS



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019