L'avis de Vincent - Mayan Death Robots - jeux vidéo Xbox One

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News > L'avis de Vincent - Mayan Death Robots
- Publiée le 18.05.2017, à 21:37
- Par Vincent P.
L'avis de Vincent - Mayan Death Robots À quelques heures de la sortie de Mayan Death Robots, je vous livre un avis produit après avoir bouclé plus de la moitié de la campagne du jeu et avoir profité du multijoueur en local. La critique sera rendue d’ici la fin du mois, dès lors que j’aurai pu boucler la campagne complètement et vu tout ce que j’avais à voir en multi en ligne. Cela dit, voyons ce que ce Worms-like belge a dans le ventre…

Les robots mayas savent se mettre sur la tronche
Le menu est plutôt sobre, faisant écho à une télévision dans laquelle on choisit ses options. Cela tombe bien, le principe du jeu, c’est que des robots se mettent sur la tronche dans le cadre d’une émission télévisée. Les options sont assez minimalistes, avec quelques réglages sonores, peu de réglages visuels, le choix de la difficulté et même la possibilité de regarder des rencontres dans lesquelles l’I.A. affronte l’I.A., sympa mais vite inutile. Du coup, je me suis lancé dans le mode campagne avec une solide expérience des Worms. Premier constat, ici, il ne s’agit pas d’éliminer l’adversaire mais bien d’exploser le noyau de ce dernier (une sorte de coffre avec 100 points de vie – 500 à de rares occasions). Tuer son ennemi est un plus, puisque cela permet de priver l’adversaire d’un tour de jeu, laissant un petit avantage le temps qu’il ressuscite. Deuxième constat, le gameplay est bien plus simplifié. En effet, on ne peut pas déplacer son robot comme on le souhaite, seule une fonction de saut (on peut gérer la hauteur et la distance) permet de déplacer son personnage tant bien que mal, en consommant au passage un tour. Outre cela, chaque robot a deux armes en sa possession (fusées, grenades, disques qui se divisent, missiles et autres joyeusetés propres au perso) et la possibilité d’utiliser des blocs de construction pour remettre un peu de terre ci et là (on en gagne un à chaque tour, avec cinq max et on les perd tous en mourant).

Une arme spéciale est également disponible à certains moments (la même au même moment pour les deux adversaires), avec de belles joyeusetés à débloquer comme une armée d’espagnols, des orages, des bonhommes de neige énervés, des météorites et plus si affinités. Néanmoins, si le gameplay est hyper simple, il est plus complexe qu’il n’y paraît. Je passe rapidement sur les blocs de terrain à détruire, comme dans Worms, et sur la possibilité de jouer avec la gravité et la distance pour faire quelques tirs des plus spectaculaires, pour me concentrer sur les spécificités de ce jeu. Ainsi, les deux adversaires jouent leur tour en même temps, voyant les choix de l’autre. C’est peut-être plus clair en vidéo, mais grosso modo, pendant la phase de sélection, vous pouvez voir ce que l’adversaire a prévu de faire, le tout étant de choisir dans le dernier temps pour essayer de surprendre l’autre. Une petite guerre psychologique peut alors se mettre en place, surtout en multijoueur. Il suffit que vous choisissiez d’utiliser une fusée et que vous validiez en premier pour que l’adversaire en profite et choisisse de mettre des blocs de construction pour protéger son noyau, voire carrément obstruer votre visée. Quant à la phase d’action, là encore, vous pouvez jouer avec les nerfs de l’autre en modifiant sans cesse la direction du tir.

Une fois le temps du tour écoulé, les deux actions se déroulent, avec télescopages à la clé de temps en temps. C’est un peu moins fun, moins souple et plus long qu’un Worms mais, étonnamment, c’est plus tactique, demandant un peu plus de rigueur. Pour pimenter les niveaux, les développeurs ont prévu divers scénarios, avec ajout de catapultes, d’ovnis qui viennent semer la pagaille dans leur vaisseau, d’espagnols qui viennent envahir votre moitié du terrain, quand ce ne sont pas des dieux anciens qui se réveillent en milieu de partie. Dans ce cas-là, le temps de l’achever, il faut coopérer avec l’adversaire, en sachant que celui qui inflige le plus de dégâts gagne un bonus. Autre subtilité non négligeable, chaque joueur a des petits mayas à ses côtés. Ces derniers sont là pour protéger notre moitié du terrain. Si l’adversaire tente de venir sur nos terres, nos chers mayas vont le détruire. En revanche, les mayas de l’adversaire représentent une belle source de points pour augmenter le rayon d’action. Concrètement, plus vous détruisez les mayas de l’adversaire, plus vos bombes, grenades, fusées et autres joyeusetés feront des dégâts. Dernier plus et non des moindres, certains scénarios climatiques apportent un peu de fraîcheur, comme la neige qui tombe avec les bonhommes de neige énervés qui balancent des boules de neige sur l’adversaire, la pluie qui s’abat sur le niveau, faisant augmenter le niveau de l’eau, au risque d’engloutir les noyaux (ce qui représente leur destruction, tout comme s’il tombe de la map).





Bref, avec son côté simple des plus abordables, le titre n’en reste pas moins suffisamment complexe pour attirer les amateurs du genre. Seul vrai regret, les développeurs n’ont pas pensé à prendre en compte la composante du vent (pourtant intégrée chez la concurrence), même lorsqu’on voit la pluie qui ne tombe pas droit. Dommage, surtout qu’ils ont bien pensé à intégrer la gravité de manière crédible, tout comme le recul des armes. Il est également dommage d’être bloqué à deux armes seulement par dieu, sans compter les spéciales, sans pouvoir les choisir en amont. Reste qu’avec 10 dieux, dont 4 à débloquer, il y a quand même de quoi faire. Niveau cartes, il faut en compter 8, bien différentes avec chacune leurs spécificités (dont cratère, cimes, puits, pont de la mort, grottes, tours, canyon…), qui sont très rapidement accessibles. Elles sont très sympas, avec des couleurs agréables et pas mal de détails mais on en fait finalement assez vite le tour. De même, les chargements sont un peu longuets, même si le guide des commandes et autres astuces pour s’améliorer est affiché durant ce laps de temps. Les musiques et les bruitages collent bien à l’ensemble mais ils ne resteront pas dans les mémoires, la répétitivité étant rapidement de la partie. Visuellement, c’est dans l’esprit de Worms, en moins cartoon et en plus Maya, avec des sprites plutôt soignés.

Très sincèrement, j’ai vite décroché du suivi du scénario, qui n’est qu’un prétexte pour enchaîner les affrontements, et ce malgré un certain humour, mais j’ai bien apprécié le fait de devoir choisir entre deux situations de temps en temps (assez souvent tout de même). Niveau multijoueur, que ce soit en local ou en ligne, on retrouve les mêmes possibilités, à savoir pas grand-chose. Hélas, c’est là que le bât blesse puisqu’on n’a uniquement le choix entre un match rapide (règles normales, on choisit la map, les persos et c’est parti) et match aléatoire (avec un scénario choisi aléatoirement dans ceux proposés dans la campagne). Le seul plus, c’est la possibilité de parcourir la campagne en versus avec un ami. Ca manque d’options, de possibilités, voire même d’un générateur de cartes ou d’autres éléments qui pourraient relever l’intérêt sur le long terme, à moins que ce ne soit le fait que je sois trop habitué à Worms et que je sois du coup trop exigeant… Par contre, j’attribue un bon point pour la possibilité de choisir en solo une IA qui s’adapte à son niveau, surtout qu’en normal elle est assez habile et qu’en expert elle permet de s’arracher les cheveux à certains moments, le mode difficile restant un bon compromis pour ceux qui ont un esprit tactique aiguisé, sans pour autant devenir fou.

Moins de fun, moins de possibilités, mais le plaisir est là…
Je me prononcerai de manière plus tranchée lorsque je rendrai la critique complète du jeu mais je peux déjà vous dire que j’ai apprécié ce Mayan Death Robots, tout en gardant quelques regrets, notamment au niveau du contenu et plus particulièrement en ce qui concerne le manque de choix, d’options et autres en multijoueur. En revanche, la campagne est agréable à parcourir (y a plus d’une trentaine de missions avec un certain humour), surtout si on ne fait que 2-3 parties de temps en temps pour éviter de saturer. Les scénarios apportent quelques subtilités (ajout de tourelles défensives, de robots modifiant un truc, d’un ovni détruisant petit à petit la carte, d’un dieu ancien qui fout le bordel, etc.) et permettent de varier les plaisirs, qu’on joue contre l’IA ou contre un ami en local. C’est un peu moins fun qu’un Worms à mes yeux mais ça demande un peu plus de réflexion au final. Le côté tactique est bien travaillé, l’univers graphique est sympa et soigné et le gameplay, très accessible au premier abord, demande un petit temps pour qu’on en saisisse toutes les subtilités, surtout si on veut venir à bout de l’I.A. en difficile (encore plus en expert). Disons que pour le prix (6,99€), on a de quoi passer de bons moments avec un ami en local ou en solo. Il ne me reste plus qu’à voir si le multijoueur en ligne tient la route, du moins au niveau technique.

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En rapport avec : Mayan Death Robots
Editeur : ... | Developpeur : Sileni Studio | Date de sortie : 19 Mai 2017
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