[MXG+] XG Série Club - Limitless

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- Publiée le 05.02.2017, à 21:02
- Par Vincent P.
[MXG+] XG Série Club - LimitlessVous souvenez-vous de Limitless, le film de 2011, avec en vedette un certain Bradley Cooper ? Non ? Normal, il n’est pas particulièrement resté dans les annales. Le long-métrage s’employait à raconter les aventures d’un certain Edward Mora, écrivain un peu raté, qui voit ses facultés cognitives décuplées grâce à une nouvelle drogue appelée NZT. Une histoire elle-même adaptée d’un roman d’Alan Glynn : The Dark Fields, pas non plus extrêmement connu. Bref, alors que personne n’en rêvait particulièrement, Bradley Cooper a décidé de troquer sa casquette d’acteur (en partie) pour celle de producteur et donc de mettre sur les rails une série adaptée du film original. Quand on voit que dans la liste des producteurs on retrouve également Alex Kurtzman, a qui ont doit Scorpion (massacrant allégrement le mythe des petits génies), le ciel télévisuel devient soudainement nuageux. Et des éclairs de scepticisme viennent fendre le tableau quand on apprend que la série n’a eu le droit qu’à une seule et unique saison. Ouch…

La drogue, c’est mal




C’est donc un certain Brian Finch qui va avoir l’immense honneur de découvrir à son tour les fabuleux pouvoirs du NZT. Pour faire simple, Brian est un pauvre stagiaire, bordélique et sans ambition, voué à une vie peu enthousiaste jusqu’à ce que l’un de ses amis lui donne un de ces comprimés magiques, lui permettant de devenir l’homme le plus intelligent de la terre durant les 12h durant lesquelles la drogue fait effet. Suite à un concours de circonstances, notamment un faux braquage de banque, Brian se retrouve forcé de bosser avec le FBI sous peine d’aller en prison. Jusque-là, on pourrait croire que le classicisme extrême du pitch ne nous mènera à rien de bien. Mais Limitless est un peu plus subtile que ça. Déjà parce que pour éviter de subir les terribles effets secondaires du NZT, Finch se retrouve en contact direct avec Edward Mora (devenu sénateur entre temps), unique détenteur de l’injection les épargnant. Il faut dire que les effets secondaires poussent jusqu’à la paranoïa, voire au suicide, sans oublier les hallucinations et pertes de mémoire. Mais le sénateur n’est pas un pur philanthrope : l’injection se fera en échange de nombreux services que Finch devra lui rendre, notamment grâce à sa nouvelle place au sein du FBI. Et pour garantir le secret de ses opérations (et notamment des injections), Mora n’hésite pas à mettre en balance l’intégrité physique de la famille de Brian.

Tout cela rajoute une belle épaisseur à l’ensemble et met souvent Finch dans des situations délicates. Ca apporte aussi une dimension un peu plus sombre à l’ensemble. Mais le gros point novateur de cette série, c’est le traitement esthétique et le second degré. Déjà, il faut savoir que chaque épisode est affublé d’un filtre légèrement bleuté. Mais à chaque fois que Finch prend une pilule (et tant qu’il reste à l’écran) la colorimétrie se réchauffe et passe au jaune-orangé. Ajoutez à ça de nombreux textes en incrustation, toujours sur le ton de l’humour, les discutions de Finch avec ses alter-égos imaginaires, ses fantasmes éveillés… Bref, un traitement assez décalé qui pencherait dans la comédie pure si le reste n’était pas d’un sérieux académique digne de n’importe quelle série policière. Un petit exemple de l’humour ? Finch se voit attribuer deux gardes du corps (accessoirement ceux qui lui donnent sa dose de NZT quotidienne). Mais on ne connaitra leurs vrais noms qu’à la fin de la saison. Brian les appelle Ike et Mike et, à chaque fois que quelqu’un à l’écran les appelle, leur nom est bipé et un petit carré noir vient cacher les lèvres de l’interlocuteur.

A un autre moment, Finch s’adresse directement pendant 5 minutes aux téléspectateurs en fixant attentivement la caméra. Après, ne nous leurrons pas non plus. Il s’agit là d’une série très procédurale, avec une enquête à résoudre à chaque épisode, tous les poncifs du genre sont passés en revue. Mais le traitement si spécifique arrive tout de même à faire prendre la sauce. Il faut dire aussi qu’en plus de la trame de fond avec le sénateur Mora, d’autres personnages viendront se greffer, avec leurs propres histoires, rajoutant encore à la profondeur globale, en plus des dilemmes personnels et familiaux de Finch. On regrette cependant que sur un ou deux épisodes, le « délire » des enquêtes parte un peu trop loin, notamment avec le coup de la bactérie « électrophile ». A nous en rappeler les mauvaises heures de Scorpion… Un petit mot aussi sur les acteurs, notamment avec le retour de Jennifer Carpenter, Debra Morgan dans Dexter, qui ne sera pas la seule actrice de la série à revenir à l’écran. Ceux qui connaissent Grimm reconnaitront également sans mal l’actrice jouant Nasreen. Tous font très bien le job, sans non plus crever l’écran.

L’avis perso de Vegakiller // Un divertissement sympa

Je suis tombé dessus par hasard, et j’ai plutôt accroché. A part le traitement visuel spécial et l’humour, il n’y a pas grand-chose non plus de révolutionnaire dans cette série. Mais au final, comme elle est plutôt drôle et divertissante, pourquoi la bouder ? Petite info supplémentaire : la série n’a pas été renouvelée pour une saison 2 mais Netflix et Amazon y réfléchissent sérieusement sous la pression des fans.

On a aimé

On n’a pas aimé

L’humour omniprésent
Le traitement visuel
La trame de fond opaque
Retrouver d’anciens acteurs…
Mais aucun ne sort du lot
Les enquêtes procédurales banales
Les (rares) épisodes qui partent trop loin


Une série policière sans limite
On avait sérieusement de quoi avoir peur pour cette série. Mais au-delà de la série policière lambda, Limitless a su trouver sa propre voie et proposer quelque chose de vraiment différent, bourré d’humour et surtout avec toutes ses petites « folies » visuelles. Avec la multitude de petites histoires annexes qui viennent se greffer aux enquêtes principales, sans parler de la trame de fond avec le sénateur Mora, la série est plus que plaisante à regarder. Pas de quoi vous retourner le cerveau ou vous plonger en profonde dépression en fin de saison, mais elle vaut quand même la peine qu’on lui accorde quelques heures de son temps.

Critique rédigée par Vegakiller - Membre XG+

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VOS REACTIONS
Posté le 05.02.17 @ 22:48

C'est le côté trop procédural et le fait que le film ne m'ait pas laissé un souvenir impérissable qui m'ont conduit à zapper la série. Le début ne m'a pas assez accroché malgré un visuel séduisant.
En plus avec l'annulation, je n'ai vraiment pas envie de m'y remettre... je ne veux pas d'une énième fin en queue de poisson.

Dommage, il y avait du potentiel.
Posté le 06.02.17 @ 10:49


Gamertag :
KILLER PIPO
Le film ne m'a pas non plus vraiment emballé, je vais faire l'impasse sur cette série je pense même si l'humour décrit me semble sympa

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