[MXG+] XG Série Club - Banshee

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- Publiée le 03.07.2016, à 01:18
- Par Vincent P.
[MXG+] XG Série Club - BansheeVous ne connaissez peut-être pas le groupe de chaînes US nommé Cinemax et pourtant, depuis 2010, il essaie de percer via ses séries maison. La qualité des productions Cinemax est malheureusement assez irrégulière. On peut y trouver du très bon (The Knick), du moyen (Strike Back), voire même carrément du très mauvais (Le transporteur, la série). Alors que le prometteur Outcast va bientôt débarquer, attardons-nous sur une série qui vient de se terminer. Cette série, c’est Banshee. Avec comme promesse un déferlement d’action et Alan Ball en tant que producteur, à qui l’on doit notamment Six Feet Under ou encore True Blood, il faut bien dire que le projet était déjà monté dans le train de la hype bien avant sa sortie. Après 4 saisons bien remplies, l’heure du bilan est venue. Vous ne savez pas où partir en vacances cet été ? Venez dans la ville de Banshee. Comment vous habillez, quel est le climat ? Prévoyez au moins un gilet pare-balles, des flingues, un max de munitions, prenez quelques cours d’arts martiaux et vous serez prêts… enfin peut-être.

Bienvenue à Banshee. Spécialités locales : salade de phalanges sauce piquante, tatane flambée, sans oublier une avalanche de pruneaux et son coulis aux fruits rouges sang.




Un inconnu à peine sorti de prison débarque dans la petite ville américaine de Banshee après avoir échappé de peu à des tueurs et s’arrête dans le premier bar venu. Ce dernier est miteux, l’inconnu se pose et commande à boire. Un autre individu, déjà présent sur les lieux, revient des toilettes et s’assoit devant son assiette. Son nom ? Lucas Hood. Tout juste arrivé en ville, il fait juste une pause pour manger en expliquant au barman, nommé Sugar, qu’il va devenir le nouveau sheriff du coin. Tout va alors partir en vrille lorsque deux truands à la solde du gros mafieux local vont faire irruption pour titiller Sugar. Lucas Hood n’étant clairement pas du genre à se laisser impressionner, une bagarre éclate et des coups de feu sont tirés. Le bilan ? Deux truands et un sheriff mort. Afin de camoufler tout ça, Sugar et le mystérieux inconnu décident d’enterrer les corps quand, tout à coup, le téléphone du sheriff fraîchement décédé se met à sonner. L’inconnu décroche et quand on lui demande à l’autre bout du fil s’il est bien Lucas Hood, il répond oui. C’est comme ça qu’un ex-taulard va devenir le nouveau sheriff de Banshee. Dès le départ, le concept fonctionne. On rentre directement dans l’ambiance. L’idée qu’un mec à peine sorti de prison devienne le représentant de la loi est une excellente trouvaille car, comme vous vous en doutez, le nouveau Lucas Hood va utiliser des méthodes plutôt expéditives. Premier bon point pour la série, elle part sur des bases très solides. La ville possède une atmosphère incomparable, à mi-chemin entre le bled paumé, les paillettes des casinos et une plaque tournante de trafics en tous genres.

Une ville qui dégage vraiment quelque chose d’incomparable et c’est sans doute un peu grâce à l’influence d’Alan Ball, qui avait déjà réussi son coup avec la ville de Bon temps dans True Blood. Si on doit parler des choses réussies dans Banshee, il faut absolument évoquer les personnages car c’est ici clairement l’un des plus gros points forts. Les principaux, comme les secondaires, ont tous une gueule, tous un style qui leur est propre et surtout ils ont tous une histoire à raconter et un passé qui les hante. Véritable regroupement de badass en tous genres extrêmement charismatiques, Banshee envoie du lourd quand il s’agit de ses protagonistes. Du faux Lucas Hood défouraillant ultra violemment les malfrats, en passant par Job le hacker, au look aussi génial qu’efféminé, pour finir par un Kai Proctor, gros mafieux bien taré ayant la mainmise sur toute la ville jusqu’à faire passer Tony Montana pour un mec sympa, rarement une série n’aura proposé autant de personnages marquants. Et aucun d’entre eux n’est laissé de côté, et ce jusqu’à la fin, chacun ayant son arc scénaristique ainsi que la conclusion qui va avec. Cerise sur le gâteau, le scénario vous tiendra constamment en halène, via de très bons twists, mais également via certaines questions sans réponse, comme par exemple : qui est le faux Lucas Hood ? Pourquoi était-il en prison ? Comment lui, Job et Carrie se connaissent ? Le nouveau Sheriff aura en tout cas beaucoup de boulot et il devra surveiller ses arrières, sans oublier Kai Proctor, le boss de la pègre locale, qui voit d’un assez mauvais œil l’arrivée d’un flic qui n’a absolument pas peur de lui.

Bref, tension entre communautés/gangs, trafics en tous genres, le planning est constamment chargé. Mais s’il faut aborder LE point fort de Banshee alors c’est sans nul doute le côté action. Pas la peine de prendre des pincettes, Banshee est la meilleure série d’action de ces dix dernières années, rien que ça. Dans cette ville, aucune affaire ne se règle en douceur. Il y a beaucoup de fusillades et elles sont parfois massives mais ce n’est rien à côté des bastons ! On ne fait jamais semblant, les bourre-pifs pleuvent, les clés de bras sont légion, les coups de pied dans la tronche, les fractures ouvertes et j’en passe… Les saisons 1 à 3 sont une collection de multiplications de pains faisant passer Jésus pour un vulgaire vendeur de savonnettes. Chose qui ne gâche rien, ces scènes de baston sont très efficaces visuellement. Bien chorégraphiées, très violentes, elles font ressortir tout le côté badass des personnages. On pourrait citer en exemple l’épisode de la saison 1 dans lequel Lucas Hood affronte un champion de MMA. Le combat est absolument phénoménal et se termine en véritable boucherie. Mention spéciale pour la team des « gentils », enfin ceux qui ne sont pas des psychopathes, composée de Hood, Carrie, Job et Sugar, qui se permettra même de faire quelques casses/braquages véritablement jouissifs et minutieusement préparés afin de se mettre à l’aise pour prendre une retraite heureuse. Bref, Banshee ça défouraille, ça explose, ça rafale, ça tatane sec… sur les trois premières saisons. La quatrième et dernière étant un peu à part, elle mérite qu’on s’attarde un peu plus précisément sur son cas.
Requiem for a badass




Un peu plus courte que les précédentes (8 épisodes au lieu des 10 habituels), l’ultime saison de Banshee casse un peu les codes et le rythme effréné auxquels nous avait habitués la série. C’est bien plus lent, bien plus posé. Le focus est vraiment mis sur les personnages, Hood en tête, et sur les répercutions de leurs actions et de leur passé. L’ambiance aussi se transforme pour tendre vers quelque chose au ton plus grave et mélancolique. Même au niveau de l’action, Banshee subit une baisse de régime, les bagarres et les fusillades étant au final assez peu nombreuses. Point fort habituel de la série, les échanges de mandales semblent même avoir perdu de leur punch… à l’image des protagonistes usés jusqu’à la corde par l’avalanche de problèmes qu’ils ont endurés jusque-là, ainsi que par le nombre impressionnant de macchabées laissés derrière eux. Tout le monde semble proche de la rupture. Enième preuve du changement de ton de cette saison 4, le « méchant ». Alors que la série nous avait habitués à des fous furieux en puissance n’hésitant pas à attaquer jusqu’au poste de police de la ville, elle nous propose ici un tueur en série satanique.

Exit donc les défouraillages en pleine rue, place aux enlèvements discrets de nuit dans un coin sombre et au taré qui se planque pour torturer des femmes à la gloire de Satan. Dit comme ça, ce changement a de quoi faire envie… Malheureusement, il faut bien reconnaître que l’ultime bad guy déçoit. Intriguant au début, il devient vite caricatural et ne distille pas vraiment une impression de danger. Nous sommes bien loin d’un Kai Proctor capable de tuer une dizaine d’hommes sur un coup de nerf. Et qui dit méchant décevant, dit forcément arc narratif décevant. Tout ce qui a rapport au tueur peine à passionner autant que le reste, laissant le spectateur avec l’impression que ce genre d’histoires n’a pas vraiment sa place dans l’univers de la série. Un twist final tentera bien de relever le niveau mais ce sera trop tard pour être vraiment intéressant. Moins d’action, un des arcs narratifs principaux décevant, la dernière saison serait-elle un échec ? Non. Si la série se loupe sur certains aspects, elle reste en revanche sur les rails concernant LE but ultime de la saison, c’est-à-dire proposer une fin digne de ce nom.

Combien de séries que vous aimiez avez-vous vu se terminer à l’arrache ou en eau de boudin ? Sûrement un paquet. Ce n’est pas le cas ici. Que ce soit pour les personnages les moins importants ou les principaux, tout le monde a droit à sa fin. Des fins qui sont d’ailleurs très bien vues et cohérentes, réussissant à apporter tout l’impact émotionnel nécessaire. Difficile de ne pas avoir les larmes aux yeux dans les toutes dernières minutes… En seulement 4 saisons, Banshee arrive à nous faire ressentir de la nostalgie, la même que celle que l’on ressent quand on sait que l’on doit dire au revoir aux potes avec qui on a passé une partie de sa scolarité. Dire adieu à toute la fine équipe de la série ne se fait pas sans mal. Tant mieux, cela veut dire que le final est à la hauteur, notamment concernant le faux Lucas Hood, tout en nuances pendant cette dernière virée. Saluons d’ailleurs le courage des showrunners qui arrêtent en pleine gloire (la série était LE gros hit de Cinemax) en avouant vouloir partir avant de ne plus avoir d’idées et de faire la saison de trop.

On a aimé

On n’a pas aimé

Le plus gros rassemblement de badass, mafieux et tarés ever dans une série
Un bon scénario dans l’ensemble
Concept de base absolument génial
L’ambiance
Bastons et gunfight à foison
Scènes d’action bien foutues
Une fin réussie
Protagonistes ultra charismatiques
Fait pousser les pectoraux et la barbe !
Augmente la libido
Saison 4 un cran en dessous des premières
L’arc narratif du tueur en série décevant
N’essayez pas de vous battre avec un ours, je déconnais


You better brace yourself. Here come the motherfuckin’ neighborhood.
Banshee, c’est une virée en étant complètement bourré au whisky au volant d’une muscle car de laquelle on rafale tous les enfoirés qui croisent notre route... C’est une baston bien crade et sanglante dans un parking souterrain dégueulasse, c’est une putain de montée d’adrénaline comme avant d’aller braquer une banque. Vous laissez un puceau de 15 ans, frêle, gothique, qui écoute du Kyo regarder l’intégralité des 4 saisons et, quand vous revenez, le mec a pris 40 kg de muscles, une barbe de taliban, il a la boule à zéro et est en train de prendre violemment la factrice sur la table de la cuisine, avec en fond sonore du métal pendant que trois cadavres d’inconnus jonchent le sol. Banshee, c’est une putain d’injection de testostérone qui va vous donner envie de courir torse nu dans les bois pour vous bagarrer avec un ours. Banshee, c’est violent, ça tire, ça cogne, ça baise et ça le fait bien. Comme toute virée complètement folle, ça vous laissera au sol avec un réveil très difficile, accompagné de la gueule de bois du siècle, représentée ici par la saison 4… Mais quel pied ! De l’action bien foutue, bien scénarisée et avec une conclusion tout sauf débile ou bâclée, ça vous intéresse ? Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Critique rédigée par Damzema - Membre XG+

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VOS REACTIONS
Posté le 03.07.16 @ 12:27


Gamertag :
KILLER PIPO
Jolie critique mon Dam, mais on y est habitué maintenant

Alors Banshee je l'ai découvert durant la diffusion de la 3eme saison l'année dernière, il va sans dire que j'ai explosé tout les épisodes disponible et me suis rongée les ongles d'impatience en attendant l'ultime saison.
Des fights qui font mal, une histoire qui tient la route, des acteurs géniaux et surtout des perso très bien écrit ! Je n'ai aucune préférence pour désigner mon perso préféré et pour une fois ce n'est pas le "héro" principal qui remporte la palme. Ils sont tous très ben écrit et interprété, de la bande de joyeux lurons qu'on suit du début à la fin, au méchant bien méchant de chaque saison. L'indien Golgot reste quand même mon petit chouchou préféré
Après il est sur que la 4eme saison est différente mais ça ne m'a pas empêché de la bouffer en quelques jours, il y a de très bon passage (la bande de nazi qui sont pas la pour rigoler !) et d'autre plus moyen (les fétichistes de satan à la ramasse totale) mais comme tu le dit si bien, y'a tellement de série qui se sont cassé la gueule sur leur ultime saison, qu'on ne peut qu'être content du résultat !
Posté le 03.07.16 @ 12:33

J'ai découvert Banshee grâce à un pote (Nico, si tu nous regardes ), et je ne peux qu'à nouveau le remercier de me l'avoir mis sous le nez.

Dès le départ, j'ai kiffé cette série, le gars qu'il faut pas faire chier, qui tatane 3 types dans un bar parce qu'ils ont une sale gueule. Et puis on découvre les personnages, tous plus intéressants les uns que les autres, des mecs d'apparence parfois cool mais qui envoient du lourd dès que la pression monte. On n'échappe pas à certains clichés, mais ça ne m'a pas gêné une seconde, et ça faisait partie du délire.

D'épisode en épisode, on monte en puissance jusqu'à atteindre des bastons dignes de Mortal Kombat, fatality à la clé. Certains épisodes restent un peu tirés par les cheveux, et les problèmes se résolvent parfois un peu rapidement, mais heureusement pas sans conséquences.

Banshee, ça claque sa maman. Mention spéciale à la nièce de Proctor
Posté le 03.07.16 @ 17:16

Cette série n'a clairement pas la reconnaissance qu'elle mérite, continuons de prêcher la bonne parole

En réponse à panzerkrieg
Mention spéciale à la nièce de Proctor

Lili Simmons, avec son petit air de sainte nitouche... et ses yeux sublimes
Posté le 04.07.16 @ 14:05


Gamertag :
KILLER PIPO
En réponse à Damzema
Cette série n'a clairement pas la reconnaissance qu'elle mérite, continuons de prêcher la bonne parole

En réponse à panzerkrieg
Mention spéciale à la nièce de Proctor

Lili Simmons, avec son petit air de sainte nitouche... et ses yeux sublimes


J'avoue ne pas avoir fait spécialement attention à ses yeux, j'étais trop occupé à regarder son petit cu.... heu, sa magnifique poitri.... non enfin heu... oui, ses yeux c'est ça

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