[MXG+] ClaC - Concrete Genie

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- Publiée le 20.10.2019, à 19:47
- Par Vincent P.
Annoncé en 2017, Concrete Genie nous avait tapé dans l’œil ! Son univers et sa direction artistique travaillés donnaient au jeu un cachet unique, et nous avions hâte de l’avoir entre nos mains. C’est désormais chose faite, et nous nous sommes plongés dans le jeu développé par Pixelopus avec beaucoup d’espoir. Le résultat est-il à la hauteur de nos attentes ?
Une œuvre artistique avec des messages…
L’ambiance est sombre… La ville portuaire de Denska est devenue une ville fantôme et la vie semble s’être éteinte. Seule une bande de gamins rôde encore dans les rues tristement vides et sans couleur de la ville, passant son temps à harceler le pauvre Ash, le jeune héros que vous allez incarner. Artiste en herbe, Ash passe ses journées à dessiner dans son carnet, qui va malheureusement finir déchiré par les brutes du coin. Adieu les jolis croquis de monstres et bonjour la Phare, lieu semble-t-il maudit dans lequel les gamins vont envoyer le pauvre Ash. Mais c’est à ce moment-là que son Génie préféré, sa création Luna, va prendre vie sous ses yeux et lui confier un pinceau magique capable de donner vie à ses créations. Ash va donc tenter de redonner vie à sa ville, tout en découvrant les causes de la catastrophe, via des journaux à dénicher dans les différents niveaux.

Concrete Genie utilise la détection de mouvement de la manette PS4 pour demander au joueur d’allumer les ampoules des différentes zones de la ville et de créer les Génies, monstres aidant à votre progression. Il faudra tout d’abord trouver les différentes pages du carnet d’Ash, afin de débloquer des éléments à dessiner. Il sera ensuite question de donner vie à vos Génies et de les voir s’animer sous vos yeux. Ceux-ci ont des besoins : comprenez par là que pour bénéficier de leur aide (pour débloquer certains passages ou vous donner de la super peinture utile pour nettoyer certaines zones), il faudra dessiner les éléments qu’ils réclament. A vous donc de bien comprendre ce qu’ils désirent, et de les rendre heureux en leur peignant de la végétation, une lune, des pommes, un arc en ciel ou encore un autre Génie. Voir tous ces éléments s’animer sur les murs sombres et sales de la ville est vraiment incroyable, et Denska reprend petit à petit des couleurs. Notre héros évoluera dans différents quartiers, à débloquer au fur et à mesure de la narration, tout en prenant soin d’éviter les brutes du coin. On pourra même les attirer dans une ruelle en les provoquant pour les contourner et aller peindre tranquillou un peu plus loin.

Le joueur sera donc amené à créer ses propres compagnons pour progresser dans la ville. Le level design est clairement intéressant et la progression cohérente, vos Génies ayant différents pouvoirs pour débloquer certains passages. Certains utiliseront le feu pour brûler un élément du décor et vous permettre de vous y accrocher, tandis que d’autres utiliseront le vent pour faire avancer votre bateau sur l’eau. Tout ceci se découvre de manière naturelle et on ne se retrouve jamais bloqué sans savoir quoi faire. La partie création est vraiment sympathique, même si tout ceci reste optionnel la plupart du temps. On prendra néanmoins plaisir à façonner son Génie grâce aux éléments débloqués dans les niveaux, et à le voir prendre vie de manière naturelle et fluide. Tout ceci a quelque chose de relaxant et de captivant, et l’univers du jeu est ultra immersif. Le jeu n’en oublie pas d’aborder des thèmes intéressants et forts comme le harcèlement et la violence (et les raisons à cela, notamment via des flashbacks), mais propose également une réflexion sur l’écologie et la planète. Les développeurs ont des choses à dire, et la direction artistique superbe du jeu parvient à faire passer leurs messages avec davantage d’impact. Malgré sa courte durée de vie (environ 5h en ligne droite), le jeu arrive à nous faire cogiter.

On notera que la deuxième partie du jeu s’avère plus intéressante, avec une ambiance encore plus travaillée. On y découvre de nombreux éléments sur le passé des brutes, sur la ville, et le tout est souvent assez sombre. Alors qu’Ash se contentera de fuir ses assaillants dans la première moitié du jeu, la seconde se tournera vers l’action, le tout étant vraiment bien amené ! Mais Concrete Genie reste avant tout une réussite technique. Si la direction artistique s’avère sublime, le sound design est lui aussi d’une grande qualité. Que l’on parle des musiques ou des sons en général, notamment lorsque l’on peint, le tout est aussi prenant qu’agréable. Techniquement, malgré quelques ralentissements, le travail réalisé est assez incroyable, et l’inspiration pour l’univers de Tim Burton saute souvent aux yeux. On pensera également au sublime Coraline réalisé par Henry Selick en 2009, un film d’animation que nous aimons beaucoup. Le design des personnages de Concrete Genie rappelle cet univers si particulier, aussi sombre et triste que superbe. Voir la ville reprendre vie et retrouver ses couleurs a quelque chose de magique, le tout étant sublimé par des effets graphiques de toute beauté (reflets, lumières, fumée). Le titre est donc un bonheur visuel et un régal pour les oreilles. Précisons enfin que le jeu est « compatible » VR. Ne vous attendez malheureusement pas à une compatibilité intégrale, ce mode VR vous demandant seulement de peindre les murs de la ville pour répondre aux caprices de Splotch, le petit génie qui se cache dans votre sac à dos. On se contentera de prendre les éléments débloqués dans votre bibliothèque de motifs pour les coller sur les murs.


Des génies qui ont du cœur !
Le plus gros défaut de Concrete Genie reste sa durée de vie et la frustration engendrée de voir le générique de fin arriver si vite. Le jeu est accrocheur, sublime et reposant, mais propose malgré tout une ambiance incroyable et souvent très sombre, inspirée du cinéma. Le joueur pourra laisser libre court à son imagination et créer des Génies qui prendront vie sous ses yeux de la plus belle des manières, pour progresser dans une ville aussi belle que flippante. Les brutes sont là et il faudra les éviter et les affronter, tout en découvrant une histoire forte aux thèmes intéressants. Ash devient rapidement attachant, tout comme les Génies qui ne vous laisseront jamais seul. Malgré quelques journaux ou autre objets à dénicher, le tout s’avère malheureusement très court, comme dit précédemment. Malgré tout, il serait dommage de passer à côté du jeu. C’est une œuvre comme on aimerait en vois plus souvent !

Critique rédigée par panzerkrieg & Nouvia LaGeekRoom (lien de l’article original)

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