[MXG+] Avis - PlayerUnknown's Battlegrounds

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 186 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 
News > [MXG+] Avis - PlayerUnknown's Battlegrounds
- Publiée le 08.01.2018, à 21:52
- Par Manuel-Ange A.
[MXG+] Avis - PlayerUnknown's BattlegroundsLe format Battle Royale n'est pas nouveau mais il faut admettre que depuis quelque temps il a la cote auprès des joueurs. En effet, depuis quelques années, il est possible avec le jeu au million de modes (ARMA) de se mettre sur la tronche style c'est le dernier debout qui gagne. Est venu ensuite H1Z1, avec son mode éponyme qui a suffisamment fait parler de lui pour que de grands youtubeurs s'y fassent un nom. On entendait déjà à l'époque parler d'un certain PlayerUnknown qui avait bossé sur le développement des Mods de l'un et de l'autre. Mais aujourd'hui, PlayerUnknown s'est fait un nom, et c'est en sortant son PU’s Battlegrounds (PUBG) que Brendan Greene s’est mis sur le devant de la scène.

Une île, un parachute et sa b…



Alors PUBG, c'est quoi ? C'est le dernier Battle Royale à la mode. Et quand on dit à la mode, ce n'est pas peu dire… Jusqu'ici, ce ne sont pas moins de 30 millions de copies vendues, tous supports confondus, alors que le jeu est sorti en accès anticipé. Il est arrivé d’abord sur PC, via Steam en mars dernier, avant de passer il y a peu en version 1.0 avec une nouvelle map et quelques optimisations. Sur notre chère Xbox One, il n’est arrivé que le 12 décembre dernier, en accès anticipé également, et il a dépassé le million de ventes après 48h. Assez parlé chiffres, lançons-nous dans le vif du sujet... La Battle Royale, tout le monde connaît. Ou alors vous avez au moins entendu parler du manga ou du film gore au possible, dans lesquels des étudiants sont balancés sur une île déserte pour s'entretuer, jusqu'au dernier. Curieux concept, mais il a le mérite d'attirer les foules. Là, on se plonge dans un TPS/FPS se basant sur cette idée. 100 joueurs, parachutés d'un avion cargo doivent se diriger vers l'endroit de leur choix sur une île déserte reliée par deux ponts à une base militaire. Chacun est balancé dans le vide avec ses poings et le minimum syndical, à savoir au moins un caleçon. Il faudra donc se diriger au plus vite vers le moindre bâtiment afin de s'équiper au minimum d'un pistolet pour se défendre contre le premier ennemi venu. Et la tâche n'est pas aisée.

Selon la trajectoire de l'avion, les lieux qu'il survole et ceux qui seront à portée, les joueurs sauteront stratégiquement ou non et se dirigeront parfois dans des endroits sur-fréquentés comme peuvent l'être l'école ou la base militaire, ou alors le plus loin possible, vers de petits bâtiments qui pourront éventuellement les fournir en armes et autres équipements. Tout est question de timing, à savoir quand sauter, quand ouvrir son parachute, le plus haut possible pour parcourir le plus de distance ou le plus près du sol pour arriver à terre le plus vite possible. Et là commencent les soucis... Seulement, on a affaire à du early-access sur Xbox One et, comme le montre l’une des images un peu plus haut, les débuts de partie sont assez calamiteux : bugs d'affichage, rolling-back, freezes, joueur coincé dans une texture encore en phase de modelage, bref, un départ un poil brouillon pour ainsi dire. D'autant que graphiquement, il a connu de belles avancées techniquement sur PC, mais on a affaire à quelque chose de bien moins reluisant sur consoles. Le ciel est beau, c'est déjà ça, mais pour ce qui est du reste, on a quand même besoin d'un bon gros lissage brésilien et de quelques couches de peinture pour pouvoir parler de “beauté”.

C'est l'heure du DU-DU-DU-DU-DUEL !
Voici déjà pour commencer le risque premier en arrivant au sol. Vous entrez dans le bâtiment d'un côté, et là, Jean-Michel, 34 ans, responsable commercial chez Citroën ouvre la porte d'en face… C'est sa quatrième partie d'affilée et il n'arrive pas à survivre plus de 10 minutes chaque fois. Il en a gros, vos regards se croisent à l'étage, une M16A4, des munitions, un seul l'aura, mais qui... Vous restez une demi-seconde (qui semble durer une éternité) à jauger les pours et les contres et finalement vous vous jetez l'un et l'autre dans l'arène, brandissant vos poings fièrement. Vous commencez à envoyer les crochets, vous recevez un bourre-pif, puis un autre, une dent tombe, mais Jean-Michel s'en prend plein la tronche aussi, il ne veut rien lâcher le bougre, la lutte est intense, le combat est sans merci… Finalement, le gong sonne, dans le coin rouge, vous sortez victorieux de cette lutte à la mort. Vous n'avez plus beaucoup de vie, la partie commence à peine et vous êtes déjà à bout de souffle. Bienvenue dans PUBG !

La chasse peut commencer et il n’est pas question de tirer le lapin ou la perdrix. Aujourd'hui, c'est l'homo sapiens qui sera au bout du canon. Vous avez bien lu, une chasse à l'homme en bonne et due forme. Une fois les pieds sur terre vous vous plongerez de gré dans la peau d'un agent immobilier visitant le plus de bâtiments possible en un temps record afin de trouver dans un premier temps une arme de poing, mais aussi et surtout un sac à dos et des armes plus conséquentes, sans parler de munitions, de protections et de quoi soigner les vilaines plaies futures. Pas de chichi, on court, on ouvre les portes, on ramasse tout ce qui peut nous intéresser et on se fait la belle. L'arsenal est plutôt conséquent, avec des pistolets mitrailleurs, des fusils d'assaut, fusils à pompe, fusils de précision, pistolets, grenades diverses. Mais il faudra faire attention à ne pas ramasser tout et n'importe quoi sous peine d'avoir les poches pleines et de ne plus pouvoir prendre ce qu'il nous faut réellement. Privilégiez donc les munitions de 9mm si vous avez ramassé un UMP9 ou un mini uzi, des balles de 7.62 pour ceux qui sont tombés sur une AKM ou un SKS, du 5.56 pour ceux qui sont plutôt arrivés sur une M16A4 ou un SCAR-L, et pourquoi pas un peu de .45 ACP si la Vector fait son apparition dans une salle de bain. On vous avait prévenu, ça ne va pas être une partie de plaisir, surtout après la baston avec Jean-Mi qui a déjà balancé sa console par la fenêtre après cette énième défaite. Trouvez donc une trousse de secours pour restaurer votre vie aux trois quarts et finissez-vous avec des antalgiques ou une RedBull pour voir le restant de votre vie se régénérer sur la durée (aussi efficace pour ne pas perdre trop de vie en dehors de la zone, mais on y arrive).

Ca va être tout noir…
Dépêchez-vous de ramasser votre équipement optimal avant de vous jeter dans la réelle bataille car le temps vous est compté. Choisir où atterrir et s'équiper demande déjà de la réflexion, de la rapidité et parfois un soupçon de chance. Si vous arrivez à survivre avec la première vague de meurtres qui fait déjà descendre la taux de participants d'un bon quart en général, vous devrez alors ouvrir votre carte et vous diriger vers la zone circulaire indiquée par un rond blanc, car vous verrez après déjà cinq petites minutes la première zone se rétrécir et le champ magnétique se refermer sur une bonne partie de la carte. Il faudra donc trouver un véhicule au plus vite (moto avec ou sans side-car, citadine, buggy, 4x4) ou prendre vos jambes à votre cou pour ne pas prendre les dégâts de zone. La carte est assez grande, alors il faudra se renseigner assez vite sur l'endroit concerné. Si elle se referme autour de vous, vous êtes déjà un poil chanceux et vous ne perdrez pas le temps du trajet. Vous pourrez par conséquent continuer à améliorer votre équipement, faisant au passage quelques kills bien sentis pour vous en sortir avec les honneurs et fouiller les cadavres abattus. Dans le cas contraire, si vous constatez être à l'autre bout de la zone de confinement, vous devrez vous bouger l'oignon à trouver armes et équipements de base afin de déguerpir le plus rapidement possible.

Mais la mort ne vient pas que de vos concurrents ou de la zone, elle vient aussi du ciel. Avec un bombardement fréquent de zones ciblées (marquées par un cercle rouge sur votre carte), il vous faudra fuir ces zones ou vous cacher et patienter dans un bâtiment en attendant la fin de cette pluie de bombes. Il faut aussi compter sur le parachutage de caisses par avion, ici et là sur la carte encore une fois, avec bien souvent de quoi se faire plaisir à l'intérieur de celles-ci. Seulement, ne comptez pas les approcher aussi facilement car tout le monde voit et entend l'avion cargo passer au-dessus de vos têtes, tandis que la caisse parachutée trainera un petit moment dans le ciel montrant à tous sa trajectoire et l'endroit où elle atterrira (car elle tombe droite comme un I, pas de coup de vent pour madame). Des lunettes X4, X8, voire X15 accompagneront bien souvent un petit AWM ou un M24 (fusil de précision), ainsi qu'une petite Ghillie Suit (combinaison de camouflage) ou un casque ou une veste militaire de niveau 3. On a de quoi se soigner avec un kit médical complet ou encore une M249 prête à faire feu sur tout ce qui bouge, voire une petite AUG A3 excessivement précise. Evidemment prisées de tous, elles seront surveillées et les embuscades autour de ces Graals seront fréquentes, à vous de voir si le risque en vaut la chandelle.
Disons que jusqu'ici, miraculeusement, vous tirez votre épingle du jeu et que vous êtes toujours vivant. En plus, vous avez de quoi répondre à toute attaque qui pourrait survenir. Disons aussi que vous avez réussi à vous placer plus ou moins dans le centre du cercle et que la zone se referme gentiment autour de vous. Le nombre d'adversaires tombe peu à peu, approchant du dernier quart, petit à petit, puis descendant encore, vous êtes seul, armé jusqu'aux dents et là venant de nulle part, une balle vient se loger dans votre casque… Fin de partie, c’est l'incompréhension, la haine, la rage, la totale. Mais ce truc est addictif, on en veut encore et on recommence, encore et encore, jusqu'à accrocher ce fameux top 1, il faut absolument y arriver. C'est un objectif, un devoir même, le dernier debout, le rêve de tout joueur. Donc vous recommencez, vous enchaînez les parties, les morts, stupides ou pas (appuyer sur B alors que la voiture est à fond est un bon exemple de mort stupide, essayez donc). La frustration est réelle, on voudrait finir premier à chaque partie, on voudrait être célébré comme un héros, mais les morts sont fréquentes, les échecs sont fréquents, les coups de sang sont fréquents, bref, ce jeu est une grande frustration qui vous pousse à relancer partie après partie.

Puis vous arrivez dans le top 10, puis pourquoi pas le top 5, puis vous voyez qu'il ne reste plus que trois joueurs en jeu. La zone autour de vous est extrêmement serrée, vous savez que les deux derniers, s'ils ne sont pas visibles, se cachent derrière cet arbre, au nord-est ou derrière ce rocher, plein sud. La tension est palpable, vous montez le son de votre télé ou de votre casque. Vous plissez les yeux et vérifiez que vos armes sont bien chargées, que vous avez réglé la cadence de tir, au coup par coup, en rafale ou en automatique, c'est selon la distance, le feeling. Vous avez roulé votre bosse sur toute la carte, vous connaissez le jeu, vous êtes prêt à célébrer ce jour. La victoire est proche et bim. Pedro était caché derrière vous, allongé dans les hautes herbes, il vous a vu bouger pour le chercher, il vous en a collé une au Kar98 entre les deux yeux. Votre manette vole par la fenêtre, un voisin cri, aïe ! Bim, vous aussi vous avez fait un headshot, mais pas à la bonne personne. Ce jeu c'est le mal. Mais qu'à cela ne tienne, vous faites semblant de ne pas entendre les cris, vous ne vous montrez plus à la fenêtre, baissez le son de votre télé et prenez discrètement la deuxième manette dans votre commode. Vous invitez Régis à vous rejoindre et vous commencez par lancer une partie en duo. Régis est bon mais vous vous dissipez et vous êtes mis au sol (en duo et en équipe, la mort n'arrive pas de suite, vous êtes mis au sol et rampez comme une larve pour vous mettre à couvert en attendant que vos coéquipiers vous réaniment ou meurent, c'est selon). Il faudra donc user de stratégie, communiquer, indiquer les coordonnées cardinales d'un ennemi à votre équipe, en s'aidant de la boussole en haut de l'écran. Il faudra également marquer la carte d'un pointeur pour diriger vos compagnons, bref, se la jouer tous pour un et un pour tous afin d'être la dernière équipe encore en vie.

Winner, winner, chicken dinner!
Quand le jour tant attendu est arrivé, enfin, après des combats acharnés, en équipe ou en solitaire, vous vous trouvez devant ce #1 qui vous annonce que vous êtes le/les dernier(s) encore debout. Vous l'avez fait, les jeux sont faits, rien ne va plus. Et tout ça pour quoi ? Quelques points en plus qui vous donneront accès à une caisse de ravitaillement dans les menus qui vous fileront une casquette ou un pantalon rose. Rien de folichon finalement, tout ça pour ça, oui, mais ça en valait le coup, la sensation de satisfaction est telle après un top 1 qu'on ne peut s'empêcher d'être fier comme un capitaliste au salon du prêt étudiant.

On a aimé

On n’a pas aimé

Immersif comme pas permis
Solo/Duo/Squad haletant
Compétitif au possible
La pression du dernier quart
La carte grande et variée
La rejouabilité
Une expérience sans cesse réactualisée…
Optimisée de semaine en semaine
Reste un early access avec ses défauts
Trop nombreux bugs/freezes
Graphiquement décevant
Aussi prenant que frustrant
Prise en main simpliste pouvant rebuter les néophytes
Le verdict de Manuel-Ange / Grenesis // Ce n’est pas fini mais que c’est bon…
« Version préliminaire Game Preview, ce jeu n'est pas terminé, il est en cours de développement, il subira des modifications au fil du temps et ne sera peut-être pas publié dans sa version finale » [xbox.com/gamepreview]. Voici qui résume parfaitement la chose. PlayerUnknown’s Battlegrounds est un jeu tout ce qu'il y a de plus addictif et immersif, on se plonge dans cette aventure sans histoire et sans fond pour y séjourner une durée indéterminée. Pas de commencement et pas de fin, tuer ou être tué, gagner puis recommencer, une boucle infernale qui intrigue tant la finalité du jeu est simpliste. Alors oui, il est livré sur console avec des bugs à foison, des freezes, oui, graphiquement le jeu est quelque peu à la ramasse, mais il a ce on ne sait quoi en plus qui lui donne tout son charme. Ce n’est aujourd'hui qu'une version bêta améliorée, on est dans le jouable, mais on peut avoir mieux, bien mieux et l'équipe de développement envoie actuellement une mise à jour tous les lundis. Bref, c’est un plaisir coupable et ce ne sont pas les 30 millions de joueurs recensés à travers le monde qui diront le contraire. « Made in progress », comme on dit outre Atlantique.

Partager :    
En rapport avec : PlayerUnknown's Battlegrounds
Editeur : ... | Developpeur : ... | Date de sortie : 12 décembre 2017
Actualités du jeu | Images | Vidéos


VOS REACTIONS
Posté le 09.01.18 @ 13:21


Gamertag :
Gh0stCrawl3r
Good preview l'ami !
Faudra s'en refaire une à l'occaz ;)
Posté le 09.01.18 @ 17:19

J'avais réussi à éviter PUBG mais on me l'a offert pendant les fêtes. Cet avis résume bien le jeu et son ambiance, beau boulot

C'est frustrant... mais addictif... mais frustrant... mais quelle tension tout au long d'une partie... mais frustrant... la formule est impeccable... mais frustrant... j'arrête ce jeu de merde et je le désinst... oh j'ai terminé 1er ! J'adore ce putain de jeu !
Posté le 10.01.18 @ 16:52


Gamertag :
GreNeSis
Bah quand tu veux mon gars, quand tu me vois dessus rejoins le groupe n’hésites pas!

Bordel je me lache un megakiff autant que je pètes des plombs sur ce p*tain de jeu !

Seuls les membres du site peuvent commenter les articles
Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous


PUBLICITE
DERNIERES NEWS



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2018