Avis - Train Life : A Railway Simulator

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- Publiée le 27.09.2022, à 13:20
- Par CatInGame
Initialement sorti sur PC en 2021, l’un des premiers jeux de simulation développé par Simteract (jeune société fondée en 2014) et édité par Nacon a débarqué sur nos Xbox le 22 septembre dernier. En lisant le titre, nous comprenons vite que nous nous glissons dans la peau d’un conducteur de… (le premier qui répond « tractopelles », ça va mal aller !)… de trains bien sûr ! Nacon nous ayant fourni un code de ladite version Xbox du jeu, nous allons tout de suite voir ensemble ce que ça donne après une huitaine d’heures de jeu, le tout sans spoil (en même temps on va parler d’un jeu de simulation de trains donc niveau spoil il n’y a pas trop de risque).

Do you speak English ?
Dès le lancement du jeu, nous devons configurer certains paramètres plutôt classiques dans un jeu de simulation : le nom de notre entreprise, notre nationalité, notre logo, la localisation de notre entrepôt… A noter que l’on a un large choix de pays et de villes européennes. C’est ensuite que les choses sérieuses commencent puisqu’on se retrouve dans un didacticiel qui nous explique les bases : les différents angles de caméra possibles, les différentes touches nécessaires à la conduite, la signalisation à respecter pour bien conduire et la gestion de notre entreprise. Attention, pour suivre vous devrez avoir un petit niveau dans la langue de Shakespeare puisque le jeu présente de nombreux défauts de traduction. Il est en anglais avec une traduction disponible en français ainsi qu’une interface en français... Mais ça c’est la théorie car en pratique les traductions passent souvent à la trappe ou plutôt dans ce cas précis sous les rails ! Après avoir transpiré une bonne heure sur le didacticiel (il y a beaucoup de choses à intégrer) nous pouvons enfin commencer à conduire et gérer notre entreprise…

On s’est encore planté de quai ?
Bien entendu, au démarrage, nous sommes seuls, nous n’avons pas encore la possibilité d’embaucher du personnel, même si cela va venir assez vite. Nous devons donc trimer à la sueur de notre front pour récolter nos premiers petits sous... qui finalement arriveront bien vite tant les différents contrats disponibles rapportent rapidement des sommes d’argent assez importantes. Nous avons différents types de contrats proposés. Des contrats de transports de marchandises d’une gare à une autre (pétrole, fer, bétail, céréales…) et des contrats de transports de personnes. A noter qu’il est possible de réaliser un mixe des deux et de transporter à la fois des personnes et des marchandises en modifiant les types de wagons de notre train. Les contrats ne sont pas faciles à trouver. Il est impératif d’accéder aux différents panneaux des gares via la map pour savoir si une gare en particulier propose un contrat. Il aurait été intéressant de disposer d’une interface regroupant l’ensemble des contrats disponibles pour toutes les gares.

Le soft propose également des « scénarios » qui correspondent à des transports à réaliser dans un temps imparti. C’est principalement sur ce type de missions que nous avons « légèrement » ragé ! Autant sur les transports plus « classiques » la notion de temps n’a finalement pas vraiment d’importance, autant sur les scénarios il est vital de ne pas perdre de temps. Et du temps on en a perdu un maximum en cherchant pendant huit minutes le quai pour récupérer nos passagers (sur un objectif de 25 à 30 min pour réaliser le parcours). Nous avons là l’un des plus gros défauts du jeu : le manque de signalisation. Que ce soit pour le transport de personnes ou de marchandises, il est toujours compliqué d’identifier rapidement la voie sur laquelle se rendre en gare.

OUPS… on a déraillé !
Du côté de la conduite, la prise en main n’est pas toujours évidente. Au-delà du problème de signalisation des différents quais que nous avons abordé précédemment, la conduite entre gares peut s’avérer être périlleuse par moment. Conduire un train n’est pas de tout repos ! Entre les limitations de vitesse à respecter sous peine de dérailler ou de se prendre une amende, les aiguillages à piloter pour emprunter le bon rail, les trains en panne à éviter, les différents obstacles à contourner ou à faire fuir (encore un maudit chevreuil qui tape sa meilleure sieste sur la voie !)… On ne s’ennuie pas un seul instant, à tel point que la conduite peut devenir pénible à certains moments, quand trop d’événements s’ajoutent les uns aux autres. A noter également que les amendes sont plutôt salées, les excès de vitesse et le défaut d’allumage des phares sont sévèrement réprimandés.

Concernant les limitations de vitesse, elles ne sont pas toujours évidentes à respecter. Même si le système de signalisation est plutôt clair, en indiquant la prochaine limitation de vitesse, la distance d’application de la nouvelle vitesse n’est quant à elle pas indiquée. Il est compliqué de passer de 120 km/h à 70 km/h rapidement surtout quand on a douze wagons remplis de pétrole à l’arrière ! Nous avons eu également quelques amendes attribuées par des gares pour défaut de prévenance. Car oui, en plus de tout le reste, nous devons faire attention aux différentes gares que nous traversons pour les prévenir de notre arrivée… sinon nous devons sortir le chéquier !

Certaines touches, en particulier le bouton B permettant de sortir de la map, sont particulièrement mal attribuées. En l’occurrence, la touche B permet également de réaliser un freinage d’urgence. Donc il vaut mieux éviter d’appuyer une deuxième fois par inadvertance après avoir fermé la map sinon adieu veaux, vaches et cochons à l’arrière de la loco ! Certaines fonctionnalités vitales, comme freiner par exemple, sont impossibles si le mode Communication avec une gare est activé. Il faut donc sortir de ce menu pour réaliser un freinage avec parfois de précieuses secondes perdues. La météo est aussi là pour varier les plaisirs puisque soleil, pluie et neige sont là pour casser un peu la monotonie. Un cycle jour/nuit est également présent. Les sauvegardes manuelles ne sont pas possibles. Elles sont réalisées de manière automatique lors des entrées et sorties de gares.

Côté graphismes, c’est plutôt propre mais pas exceptionnel non plus. La végétation est plutôt correcte mais finalement assez peu vivante (nous ne nous rappelons pas avoir vu une seule branche bouger). A noter toutefois quelques bugs et notamment du clipping assez gênant. Nous avons bien stressé à deux reprises en arrivant sur une fin de voie ferrée à pleine vitesse ! La voie est finalement réapparue comme par magie devant nous et nous avons pu repartir. Même chose avec certains événements météorologiques comme la neige au sol qui clip à notre arrivée. Côté sound design, on sent que le studio a travaillé dessus. Que ce soit le son du train sur les rails, les différentes alertes, les freinages, le bruit de la pluie… tout est bien travaillé, y compris les variations de sons sur les ponts et dans les tunnels. Gros bémol sur la musique par contre. Il n’y a que la musique de base du jeu qui tourne en fond, quand elle tourne, puisque nous avons seulement le bruit de notre train comme distraction sur des phases assez longues de gameplay.

C’est qui le patron ?
Qui dit gestion d’entreprise, dit forcément employés. La possibilité d’embaucher notre premier employé arrive assez rapidement. Nous sélectionnons un candidat, nous lui procurons une locomotive et roule ma poule, va vite bosser pour nous ramener des sous ! Gros bémol là aussi, nous ne pouvons pas envoyer notre salarié dans des gares que nous n’avons pas visitées nous-mêmes auparavant, ce qui est assez limitant au début. Pour chaque salarié, nous devons trouver un contrat directement sur la map en ouvrant les panneaux de gare. Les salariés ont une phase de récupération nécessaire, ce qui n’est pas notre cas puisque nous n’avons jamais besoin de dormir ! Comme pour le chef d’entreprise, les salariés gagnent de l’expérience au fur et à mesure des contrats réalisés. La durée passée pour cet avis ne nous a pas permis de voir ce qu’il est possible de faire avec nos salariés à plus long terme mais dans le cas du chef d’entreprise, nous avons gagné des points d’XP qui nous ont permis de prendre une amélioration pour baisser nos amendes ! Les gares sont équipées de zones de service qui permettent de réaliser certaines actions comme réparer nos locomotives, en acheter, les améliorer, faire le plein, inverser le sens de notre locomotive, définir le mode de transport (passagers et/ou cargaisons)... Cela ajoute une couche de complexité mais accentue l’aspect simulation.

On a aimé

On n’a pas aimé

Sympa une fois le prise en main passée
Calme et apaisant
Possibilité de développer rapidement son entreprise
Graphismes et sound design corrects
Gros défaut de traduction sur le didacticiel
Prise en main complexe
Manque de signalisations
Un peu de clipping


L’avis perso de CatInGame // A ça de rouler presque comme sur des rails…
Train Life - A Railway Simulator est un jeu plutôt sympa, du moins une fois qu’on l’a pris en main, peu après avoir passé le didacticiel qui est quant à lui complet mais assez rébarbatif. Beaucoup seront peut-être rebutés par la complexité des commandes et les différentes signalisations mais une fois que l’on surpasse ces difficultés, le jeu devient plutôt agréable sur les phases de conduite des trains. Cependant, les développeurs vont devoir fournir un travail supplémentaire pour améliorer la signalisation en gare, la gestion des contrats ainsi que pour ajouter un système de prêt bancaire, qui semble pourtant essentiel lorsqu’on dirige une entreprise. Pour un jeune studio, le résultat reste satisfaisant bien que pleinement imparfait.

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En rapport avec : Train Life : A Railway Simulator
Editeur : Nacon | Developpeur : Simteract | Date de sortie : 22 septembre 2022
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