Dossier - XG, une histoire : Sigmound rencontre Lara Croft sur Xbox 360

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Dossier > XG, une histoire : Sigmound rencontre Lara Croft
Le 1er mai dernier, soit en début de mois, Xbox Gamer a lancé une toute nouvelle rubrique intitulée « XG, une histoire, un héros, vous ! ». Le délai imparti pour écrire une histoire sur l’un des trois thèmes qui avaient été proposés (une semaine avec la rédaction, la visite des studios de Davilex et la rencontre de son héros préféré) est maintenant écoulé, il est donc l’heure de révéler quel est le grand gagnant du mois de mai. Et il s’agit de Monsieur Simon Gerald connu sous le pseudo de Sigmound qui a opté pour une palpitante rencontre avec la séduisante Lara Croft. Toute une histoire à découvrir ci-dessous.

Histoire de Simon Gerald, alias Sigmound


« Vendredi 13 février - 19h55, Limoges, France

Voilà déjà trois jours que j’ai reçu la missive de cette femme qui sollicite ma participation à l’expertise d’une curiosité tombée entre ses mains. Je dus traduire sa lettre, rédigée en Araméen, pour finalement comprendre qu’elle souhaiterait que je la rejoigne en Angleterre afin que je lui expose mes théories concernant la nature de cette récente découverte.

« Professeur S.GERALD Vos connaissances en anthropologie et ethnologie devraient pouvoir m’aider à déterminer la provenance d’une mystérieuse pièce sculptée et me permettre d‘avancer dans mes recherches.
Il est bien évident qu’un service en appel un autre : un chèque, qui pourrait largement couvrir vos projets de recherches en Birmanie, vous attend au manoir.
Il est important que nous nous rencontrions dans les délais les plus brefs et que vous observiez la plus grande discrétion sur la nature de cette investigation.
Vous trouverez ci-joint un plan d’accès à notre point de rencontre.

L.CROFT »


La lettre ne donne guère d’indication sur l’objet en question mais fait mention d’une belle somme en récompense de mes services, somme qu’il serait immoral de refuser, surtout compte tenu de ma situation. J’ai donc réglé mes affaires ici, à Limoges, afin de partir demain dans la matinée. Je voyagerai léger : quelques vêtements, mon passeport, cet indispensable mémento et mon Colt 1927, vieux souvenir d’Argentine qui m‘a déjà sorti de périlleuses situations par son simple pouvoir de dissuasion. La réputation de mon hôte la précèdait et je jugeai préférable de jouer de prudence.

La réputation de Miss Croft est fondée sur les rumeurs et les affabulations les plus improbables (certains vont jusqu’à raconter qu’elle aurait localisé le Scion atlante, les gants de Thor et autres trésors tout aussi utopiques). Ces divagations et propos d’incultes crédules ont toujours représenté une nuisance pour notre science et son avancée. Les plus cartésiens la décrivent comme une personnalité froide, dangereuse, solitaire qui possèderait à la fois culture et intelligence. Je ne voyais en elle ni plus ni moins qu'une pilleuse de tombes qui a sans doute su s’extraire du lot commun de la profession en tirant avantages de sa plastique, elle aussi fort célèbre. Une Britannique extravagante de plus sous un ciel déjà grouillant de bourgeois présomptueux. La disparition de son père au Cambodge a en tout cas bien profité à ses finances et devrait bientôt contribuer à renflouer les miennes…

Samedi 14 février – 14H47 (St Valentin), Résidence Croft, Angleterre

Je suis finalement parvenu jusqu’au Manoir Croft. Bien que la magnifique bâtisse s’étende sur une large superficie, témoignant de l’immense richesse de la lignée Croft, il m’aurait été difficile de localiser sa position sans le plan joint à la lettre. C’est Winston, le majordome, qui m’a accueilli, en m’annonçant que Lady Croft a dû s’absenter pour un important motif, que la durée de ce retard est indéterminée, tout en s’excusant en son nom. Une chambre fut donc préparée à mon attention. Alors que j’explorais les lieux, je remarquai de nombreuses pièces rares ornant les murs. Une peinture de Da Vinci, que l’on pensait disparue avec le mystérieux Ezio Auditore de Firenze, décorait innocemment le mur de la bibliothèque, un glaive paré de gravures Cimmériennes reposait dans le hall, la hache d’or Axirienne, le sabre du Prince acrobate de Perse… Je n’observai aucun argument capable de réfuter l’authenticité des ces pièces, si ce n’est le simple bon sens… J’aurais eu plaisir à m’attarder sur la question, mais je fus interrompu dans mon élan par une assourdissante détonation.

Me précipitant vers l’extérieur, je vis les restes du sillage blanc d’un avion accompagnés par une fumée noire marquant la source évidente d’une explosion. Winston arriva à son tour, affichant le fameux flegme déconcertant des britanniques et portant un plateau chargé de deux tasses de thé.
Winston : « Je pense que Mademoiselle Croft ne devrait plus tarder. »
Ces propos furent rapidement illustrés par l’atterrissage en parachute de la jeune femme à une dizaine de pas de notre position. Il aurait été hypocrite de prétendre que je ne fus pas impressionné. Sa beauté se vérifiait même sous la couche de poussière recouvrant son visage et son blouson d’aviateur. De longs cheveux bruns coiffés en une tresse, des yeux marron clair et des lèvres pulpeuses offraient le spectacle d’une ardente sensualité. Les deux Colt.45 fixés à la ceinture de son short confirmaient que cette magnifique rose était pourvue d’épines. Elle s’approcha d’un pas déterminé arborant un sourire chaleureux et engagea la conversation :

Lara : « Bonjour Professeur, veuillez pardonner ce retard et m’accorder encore quelques minutes. Nous pourrons ensuite en venir à notre affaire. »
Je ne su déterminer si cela venait de ses armes ou de son sourire mais je n’avais aucune envie de la contrarier.
Sigmound : « Bien sûr Mademoiselle Croft, prenez le temps qu’il vous faudra. »

Elle me remercia avant de disparaître dans les couloirs du manoir. Winston m’installa alors au salon et posa l’une des deux tasses devant moi. Miss Croft ne tarda pas à nous rejoindre, une douche plus tard, dans une tenue plus fraîche et légère. Elle tenait une boite dans ses mains.
Lara : « Vos récentes études concernant la Valusie sont parvenues à me convaincre que vous pourriez m’aider dans mes recherches. » (Elle ouvrit la boite et en sortit un étrange objet.)
Lara : « J’ai découvert ceci en plongeant au large de l’archipel des Bermudes. Le coffre qui le renfermait m’a permis de déterminer que son dernier propriétaire l’aurait abandonné en 1719. »
Elle me confia l’objet que je pris précautionneusement. Ses motifs m’étaient familiers. Je possédais un objet que j’avais acheté il y a quelques années et dont j’avais mentionné l’existence dans mon étude de la Valusie, bien que je ne pu jamais en tirer la moindre révélation… Ce nouvel objet ressemblait à une sculpture, il était coloré d’un noir opaque des plus purs et était comparable à de l’art moderne par ses tracés agressifs et découpes anguleuses parfaites. Une fois cet objet en main, j’en appris davantage sur les raisons de ma présence que sur la nature de l’énigmatique ouvrage.

Sigmound : « Cet objet pourrait être un casse-tête, peut-être même une clé… »
Il fallait le tenir en main pour en prendre conscience. Miss Croft le savait assurément sinon elle ne m’aurait pas fait déplacer jusqu’ici.
Sigmound : « La répartition du poids de l’objet semble suggérer la probable présence d’un élément interne, peut-être un mécanisme. La matière est indéterminée, la symétrie, la couleur, la dureté, l’éclat, la trace et l’indice de réfraction me font penser à une sorte d’alliage d’opale et de péridot qui aurait subit une altération durant sa genèse. Désolé Miss Croft, mes compétences en géologie ne vous seront pas d‘un grand secours. Si vous m’expliquiez plutôt ce que vous attendez réellement de moi ?! »

Elle m’expliqua alors qu’elle était arrivée aux mêmes conclusions, qu’elle savait que je possédais un objet semblable et me proposa d’ajouter un zéro au chèque si j’acceptai de le lui vendre. Ce simple zéro me mettrait à l’abri du besoin pour le reste de mon existence, j’acceptai donc sans discuter. Nous nous sommes mis d’accords pour utiliser nos prénoms et nous rentrons maintenant en France pour concrétiser la transaction.

Samedi 14 février - 22H47 (St Valentin), Chez le Professeur GERALD, Limoges, France

En arrivant chez moi, j’ai découvert mon appartement saccagé. On m’a évidement volé l’objet. Je le possédais depuis quelques années, pourquoi alors attendre aujourd’hui pour retourner mon appartement... Je compris ainsi que les voleurs tiraient leurs renseignements des informations détenues par Lara. Elle me confia que quelqu’un avait, dans la nuit, essayé de lui dérober son exemplaire et qu’elle dû poursuivre le voleur afin de récupérer son bien. Il est probable que la pièce sculptée n’était pas l’unique objectif et que certaines informations consignées dans ses dossiers aient été dérobées. Le voleur aurait eu le temps de transmettre quelques informations à son employeur ou à ses associés. Cela expliquait en tout cas le retard de Lara, qui m’apprit qu’elle pu déterminer l’identité du pillard. Il s’agissait de Niko Belloc, voleur de talent et homme de main de Crockett Luthor qui, voulant s’improviser assassin sur la personne de Lara, a tragiquement trouvé la mort dans une explosion d’avion. Je compris alors quelle serait notre prochaine destination.

Luthor est une des grandes fortunes des Pays-Bas. La presse a souvent mentionné son château aux abords de Veenendaal. Il aurait officiellement bâti sa fortune sur le rachat d’entreprises et des investissements boursiers, une version plus officieuse lui octroie une place de choix au royaume des malfrats. Il me parut toujours étrange que la seule société qu’il fonda par lui-même soit aussi sa société la moins exhibée : la société Davilex, fondée par Crockett Luthor en 1986 prétend s’occuper principalement de publications et tentatives d’adaptations de licences en jeux vidéo. Bien des incohérences professionnelles laissent supposer que cette entreprise est une couverture pour camoufler une activité moins noble. Il suffit d’observer leurs produits et de les comparer à ceux du marché, tant sur le plan de la qualité que de la quantité, pour comprendre que cette prétendue entreprise aurait déjà dû fermer sans l’évidence d’une autre activité, plus suspecte, justifiant sa subsistance aux yeux de Luthor. Nous allons devoir nous débrouiller pour régler cette affaire sans passer par les autorités. La police ne pourrait pas nous aider… Ce n’est pas leur juridiction et quand bien même il ne serait pas dans notre intérêt d’expliquer comment nous avons découvert l’identité de notre voleur avant d’avoir fait exploser notre informateur. De plus, la perspective de voir mon bien saisi en tant que preuve n’avait rien d’enthousiasmant. Nous nous rendîmes donc à Veenendaal au siège de la société pour essayer de récupérer ce que l‘on m‘a volé. L’avion nous déposa à Amsterdam et nous nous arrangeâmes pour le reste du trajet.

Dimanche 15 février - 10H33, Aéroport d’Amsterdam, Pays-Bas

Après 7 heures de vol, je retrouvai enfin la sécurité d’un sol sous mes pieds.
Lara : « Saurais-tu me suivre sur une moto ? »
Sigmound : « Si tu projettes de te fracasser la tête sur le bitume au premier tournant, je devrais pouvoir tenir le rythme. »
Lara : « Alors nous opterons pour la jeep.»


Elle sortit un cellulaire et contacta une de ses amies pour organiser la récupération du véhicule. Partant avec l’intention d’investir les locaux de Davilex de nuit, nous avons eu tout le loisir de nous restaurer et de parfaire notre équipement de quelques bâtons chimio luminescents, bombes de peinture et autres babioles. Nous avons aussi saisi l’opportunité d’échanger nos opinions et réflexions sur des questions professionnelles et je fus impressionné par l’étendu de ses connaissances et par son imparable répartie. Après avoir rejoint le port dans la soirée pour récupérer la jeep, nous pouvions finalement prendre la route vers Veenendaal.

Lundi 16 février - 00H52, Société Davilex, Veenendaal, Pays-Bas

Les locaux de Davilex se profilaient au loin. Une lumière émanait de l’une des fenêtres. Nous décidâmes donc de couper les phares et de stationner notre jeep suffisamment loin pour pouvoir nous approcher discrètement. Alors que je suivais Lara, elle pointa du doigt en direction d’une rangée constituée d’une douzaine de berlines surveillées par les chauffeurs qui s’étaient réunis en masse devant l’entrée principale de la société. Cela annonçait à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle : si quelqu’un se trouvait à l’intérieur, les chances qu’une alarme soit activée s‘amenuisaient. En contrepartie, nous devrions redoubler de vigilance une fois rentrés.

Lara : « Es-tu certain de vouloir venir ? Ça risque de devenir dangereux. »
Sigmound : «Tu plaisantes Lara ? J’ai vu tous les Bruce Lee en version originale et j‘ai mon vieux Colt pour s‘occuper des plus récalcitrants.»

En voyant mon Colt 1927, Lara esquissa un sourire moqueur.
Lara : « J’espère que nous n’aurons pas à en arriver à de telles extrémités… »

Contournant les murs à la recherche d’un accès, l’opportunité d’une échelle de secours pour rejoindre le toit s‘est offerte à nous. Après quoi Lara fit la démonstration de sa maîtrise en crochetage de serrures sur la porte menant à l’intérieur et, le temps de saisir nos lampes électriques, nous nous engagions dans les couloirs de Davilex… Lara et moi arpentions d’un pas feutré le dernier étage d’où rayonnait la lumière que nous avions pu remarquée de l‘extérieur. Sur les murs s’alternaient consécutivement trois visuels de franchises signées Davilex. Des posters du trinôme Miami Vice, K2000 et Paris-Marseille Racing défilaient en boucle d‘un bout à l‘autre du couloir. Très rapidement, une porte cernée de lueur se présenta devant nous. Sa plaque indiquait qu’il s’agissait du bureau de Luthor. Aucun son ne sortait de la pièce. Lara poussa légèrement la porte et nous entrâmes dans le bureau. Personne… Un coffre fort occupait un coin de la pièce et sur le bureau traînaient des documents. Je laissai Lara se charger du coffre tandis que j’attaquai l’auscultation des papiers. Je trouvai un carnet de rendez-vous tandis qu’elle parvint à ouvrir le coffre. De l’argent et d’autres documents et, parmi eux, un court message :

« J’ai reçu la première clé. Je compte sur vous pour les deux dernières Luthor. Ne me décevez pas, vous n‘auriez pas de seconde chance. Nous nous verrons à Biarritz, comme convenu.
O.D »


Il s’agissait donc de clés… Que pouvaient-elles bien ouvrir ? Il n’y avait plus rien à apprendre dans ce bureau. Notre meilleure chance de récupérer notre bien était de trouver Luthor et de l’obliger à nous le restituer avant qu’il ne soit trop tard. Que pouvait-il bien se tramer en ces lieux ? Nous descendions les étages à la recherche de Luthor, sans succès…

Sigmound : « C’était prévisible, une seule lumière était allumée vu de l’extérieur et les chauffeurs gardent l’entrée du bâtiment… »
Lara : « Il y a donc un sous-sol accessible à partir du rez-de-chaussée, trouvons l’entrée et nous trouverons Luthor. »


Considérant la logique des structures des installations électriques et de ventilation, il fallut peu de temps à Lara pour révéler une trappe. En s’engageant par cette issue, je jugeai opportun de saisir mon arme. Lara, probablement plus confiante, ouvrait la voie d’un pas soutenu. Après cinq minutes de marche, une porte en bois aux motifs étranges stoppa notre progression. Nous entendîmes des personnes psalmodier des vers incompréhensibles. Aucune serrure ne retenait l’ouverture de la porte mais ma crainte de devoir en débattre avec un groupe en flagrante supériorité numérique suffisait à maintenir cette porte close. « On y va ! » s’exclama Lara. Je n’eus pas le temps de m’exprimer sur la question que Lara été déjà entrée, brandissant ses armes dans une seule direction alors que nous découvrîmes un temple souterrain. La pièce était construite en dôme. Un autel en son centre, une statue et des symboles cabalistiques en regard de la seule entrée, et un comité de treize hommes en soutanes au regard assassin… Les armes de Lara pointaient en direction de l’occupant de l’autel : Luthor. Certains visages m’étaient familiers : je reconnus aisément les faciès de Michael Capps, Réginald Fils-Aime, Ken Kutaragi, Amy Winehouse, Liam Gallagher et d’autres célèbres mégalomanes du monde des affaires. Je ne savais pas qui mettre en joug bien que toutes ces figures m‘inspiraient une envie incoercible de presser la détente… Je restais près de la porte pour garder une vue d’ensemble tandis que Lara s’approchait de Luthor en ignorant presque l’existence des autres. Elle s’arrêta à quelques mètres de lui et ne le quitta pas du regard.

Luthor :« Il n’est pas ici !»
Lara : « Non, bien sûr… Cette relique n’est pas la votre. Je veux savoir où elle se trouve et où trouver votre client. »
Luthor : « A quoi bon satisfaire votre curiosité ? Avez-vous conscience que nous ne vous laisserons pas quitter ce temple vivants ? Vous ferez deux beaux sacrifices pour Nyarlathotep ! »


Les douze autres commencèrent à avancer vers Lara qui bondit sur l’autel et lança un grand coup de pied dans la mâchoire de Luthor. Ce dernier tomba à terre. Elle lui tira une balle dans chaque jambe avant de se retourner et d’envoyer quelques rafales sur ses autres assaillants. Un ballet de saltos avant et arrière s’offrait sous une pluie de balles fusantes. Les balles les transperçaient mais ils se relevaient inlassablement, laissant jaillir de leurs plaies une sorte de matière noire. Cela me semblait juste impossible et le temps d’accueillir cette nouvelle perception de la réalité, dérouté par le sacrifice de tant d’années de convictions, je compris que l’heure était maintenant à l’action. Je me mis à tirer moi aussi sur ce qui n’était assurément pas humain. Les bras, les jambes, le torse, nous tirions pour blesser mais n’arrivions qu’à ralentir leur progression. Le choix ne se posait plus, les points vitaux étaient devenus nos objectifs si nous voulions survivre… Je pu en tirer un à la tête (ou du moins à ce que je pensais être sa tête) ce qui eut finalement le résultat escompté. Son corps gisant à terre se changea en poussière et ce doux spectacle me motiva à reproduire l’exploit sur les autres vermines. La distribution de balles fut vite expédiée. Une fois les douze tas de poussière dispersés, nous pûmes enfin retourner voir Luthor pour le questionner plus efficacement.

Luthor :« Ne tirez pas ! Je suis humain ! Je ne suis pas comme eux ! Pitié ! » (Un sang écarlate coulait de ses blessures.)
Lara : « Je n’offre pas ma pitié à n’importe qui ! Il va falloir que tu la mérites… »
Luthor : « D‘accord… mais ne tirez plus ! Je vais parler. »


Ce qu’il nous révéla ensuite suggérait que notre voyage n’en était qu’à ses prémices. Il avait été engagé par un certain Rédempteur pour récupérer trois reliques en échange d’un grimoire d’invocations de Shantaks. Luthor devait transmettre les pierres aux trois disciples de Rédempteur : Bibi, un puissant mage noir, Onizuka Dante, un démon particulièrement sadique, et Skywilly, un mystérieux archange déchu investi de pouvoirs célestes. Les échanges s’effectuaient à Biarritz, derrière le phare. Soudain, Luthor se mit à avoir des convulsions et ses aveux laissèrent place à des hurlements de douleur et de terreur. Ses yeux et sa langue fondaient littéralement tandis que sa chaire révélait des cloques grandissantes. J’eus à peine le temps de me retourner que je fus projeté contre le mur du dôme par une force immatérielle. Suite à la violence de l’impact, je distinguai un être sombre aux yeux jaunâtres avant de perdre connaissance.

Jeudi 19 février - 15H24, Chambre 101, Hôpital de Veenendaal, Pays-Bas

Je me suis réveillé à l’hôpital. De douloureuses commotions m‘obligeaient à me résigner à un petit séjour sous perfusion. Pour moi, l’investigation s’arrêtait là et cela concluait ma rencontre avec Lara. Une magnifique infirmière vient un peu plus tard et me remit une boite ancienne en me signalant que mon amie n’avait pas pu rester et qu’elle devait me faire passer ceci à mon réveil. J’ouvrai la boite et découvrit le chèque avec la somme promise, une lettre et un superbe Python 357 Magnum dont la crosse était sculptée de pentagrammes de protection.

« Sigmound,
Les médecins semblent optimistes concernant ton état. J’ai découvert d’autres éléments concernant Rédempteur. Rédempteur est un anagramme de Prêtre de Mu… Le continent de Mu existe mais je dois encore en apprendre davantage sur les trois clés. Tu trouveras le chèque comme convenu, il te sera certainement utile pour tes frais hospitaliers. Désolé de ne pas pouvoir te le remettre en main propre… Une dernière chose, je préfère te savoir en possession d’une vraie arme... Celle-ci devrait te porter chance. Nous nous recroiserons certainement. Merci pour ton aide.
- Lara Croft -»

L’infirmière revient avec une injection antidouleur.
Infirmière : « Tendez-moi votre bras professeur. »
Sigmound :« Puisque nous en sommes déjà au stade des attouchements, puis-je vous demander votre nom ?»
Infirmière : « Angelina. »
Sigmound : « Angelina !? C’est Jolie ! »


Conclusion
Bien qu’un petit peu long, le récit de Sigmound est bien écrit et intéressant. Avec un style plaisant, une intrigue originale et un humour fin, il a su nous charmer tout en agrémentant sont récit (ce qui n’était pas forcément demandé) d’anecdotes et autres détails inspirés par les deux autres thèmes qui avaient été proposés dans le cadre du « XG, une histoire, un héros, vous ! » du mois de mai. Les dialogues ponctuent son aventure et la chute nous a fait décrocher un sourire. Un vrai régal !
Consulter les commentaires Article publié le 31-05-09 par Vincent P.


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