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Dossier La série Devil May Cry :


Après Resident Evil et Dino Crisis, Capcom développe une toute nouvelle série qui deviendra phare dès le premier opus. La preuve en est aujourd'hui avec l'arrivée prochaine d'un quatrième volet qui est très attendu par la communauté des joueurs. Mais Devil May Cry, c'est plus qu'une série, c'est un univers qui a su imposer son style et sa classe au cours des années. Quel en est le secret ? La réponse ci-dessous avec la présentation détaillée de chaque jeu. L’occasion pour tous d’apprendre ou de réviser ses connaissances sur la série avant de pouvoir se lancer dans l’aventure de Devil May Cry 4 d’ici quelques mois. Pour en apprendre plus avec les critiques des épisodes de l'anime, nous vous donnons rendez-vous sur cette page.

Il y a plus de deux mille ans, Mundus, un démon désireux de gouverner les mondes d’en bas et d’en haut, a dû abandonner son rêve. Celui-ci a été brisé par Sparda, un démon qui n’a pu supporter l’idée de dominer le monde humain. Il s’est donc rebellé et a vaincu le mal en personne. Après cet exploit, il retourna sur Terre où il trouva l’amour au près d’une belle humaine. Leur union donna un enfant à l’apparence humaine et aux pouvoirs surnaturels. Dante, de son nom, a nourri une rage telle contre le seigneur du monde inférieur qu’il n’a plus qu’un but dans la vie : éradiquer le mal de la surface de la planète et de ses profondeurs. C’est ainsi qu’il se mit à son compte et créa son agence appelée Devil May Cry.

Sommaire
Personnages
Jeux vidéo
Mundus
Sparda
Dante
Trish
Monstres
Lucia
Arius
Vergil
Arkham
Lady
Nero
Kyrie
Devil May Cry
Devil May Cry 2
Devil May Cry 3
Devil May Cry 3 Special Edition
Devil May Cry 4
Mundus

Il y a près de 2000 ans, ce Prince des ténèbres désirait avoir le contrôle sur le monde entier. Le monde inférieur ne suffisait pas, il lui fallait aussi dominer les humains. De sombres desseins qui auraient pu se réaliser si un des siens ne s’était pas rebellé pour protéger le monde du haut. Il fut vaincu et son armée dispersée. Mais les années n’ont fait que le rendre de plus en plus haineux et envieux, c’est donc lors du premier volet de la série, que cet être machiavélique décide de concrétiser son rêve.


Sparda

Il est le démon qui a su se révolter pour affronter Mundus et anéantir ses projets. Cet être démoniaque cache un énorme cœur contenant un grand amour pour la race humaine. C’est d’ailleurs en guerrier triomphant qu’il reviendra sur Terre pour finir sa vie aux côtés d’une humaine. Ces derniers s’accoupleront pour engendrer un être particulier, un mi-homme, mi-démon. Le troisième opus de la série révèle que Sparda n’a pas mis au monde un enfant, mais deux. La légende de ce guerrier indomptable n’est pas prête d’être oubliée, tout comme son épée qui a été baptisée de son propre nom.
Dante

Véritable héros de la série, il est le fils de Sparda. Bien qu’il ait une apparence humaine, il n’en reste pas moins un demi démon. Le sang du guerrier légendaire coule dans ses veines et lui confère des pouvoirs hors du commun qui lui permettent de prendre la relève de son père. Il a nourri une haine profonde envers le Prince des ténèbres et il est bien décidé à exterminer tout ce qui porte la marque du mal. Il a d’ailleurs monté une société nommée Devil May Cry qui permet à certaines personnes de louer ses services en échange de quelques pièces. Son travail n’est pas forcément rémunérateur et il n’accepte que les missions qui l’intéressent. Ainsi, aussi vil que soit un humain, s’il ne provient pas du monde inférieur, il sera incapable de le tuer. Armé de deux Beretta et d’une épée, ce héros des plus charismatiques fait preuve de tout détachement émotionnel et se concentre uniquement sur son but. Avec ses sarcasmes légendaires et ses gestes toujours mesurés, Dante est un provocateur qui préfère l’action aux mots. Il est le dernier espoir de l’humanité dont l’existence ne tient plus qu’à une épée.
Trish

Une femme divine vient provoquer Dante en lui annonçant qu’elle connaît tout de son secret. Trish ressemble étrangement à Eva, la mère défunte de Dante et Vergil qui a péri après une attaque de monstres. Celle-ci lui propose une mission sur l’île de Mallet, lieu sombre et isolé qui abrite l’entrée des portes de l’enfer. Mystérieuse et aux pouvoirs surnaturels, cette jeune femme se révèle être une création de Mundus venue tromper Dante pour le conduire directement vers un tragique destin. Pourtant tout ne se passe pas comme voulu, ses sentiments envers lui prennent le dessus et elle finit par s’associer avec lui pour affronter son géniteur. Une fois la mission réussie, elle s’associe avec Dante. A partir de cet instant, l’agence change de nom et devient Devil Never Cry.
Monstres

Marionnettes : Tous plus ou moins différents, ces monstres ne sont que de misérables pantins chargés de ralentir le fils de Sparda. Bien qu’armées, ces marionnettes se révèlent être bien lentes et faciles à exterminer. Attention tout de même puisqu’elles sont nombreuses et parfois l’union fait la force.

Sin Scissors/ Sin Scythe : Sortent de spectres rappelant l’image classique de la Faucheuse, ces monstres là ne viendront pas récupérer l’âme du héros une fois qu’il sera mort, mais ils viendront directement la lui réclamer à coups de faux et de ciseaux. Plus robustes que les marionnettes, ces ennemis demanderont une extrême précision puisque seuls quelques coups sur leur tête causeront leur perte.

Shadow : Esprit maléfique qui oppose d’avantage de résistance, celui-ci n’est qu’une sorte d’ombre sans réelle consistance. Son absence de matière lui permet de changer de forme (le plus généralement, il arbore les traits d’un félin) et de parcourir plus rapidement les niveaux pour surprendre l’ennemi. Si un valeureux guerrier voit ses yeux briller au loin, il se pourrait bien qu’il soit déjà trop tard pour lui.

Nelo Angelo : Cet ange noir venu des profondeurs de l’enfer fait preuve d’une loyauté exemplaire. Bien plus fort que toutes les créatures déjà citées, il n’hésitera pas à attaquer sa proie de front. Une lutte acharnée s’en découlera alors. Il se révèle être un adversaire coriace qui donnera du fil à retordre à Dante.

Phantom : Cette grosse araignée tout droit venue de l’enfer s’apparente à un énorme cauchemar. Cet arachnide est aussi résistant que la pierre et aussi dangereux que la lave en fusion tout juste expulsée par un volcan. Phantom est l’un des principaux généraux du royaume des ténèbres et il n’apprécie guerre les railleries de Dante.

Frost/Berial : Frost est un démon de la glace qui aura la possibilité de se téléporter. Berial, quant à lui, prônera la puissance du feu. De quoi refroidir ou réchauffer l’ambiance du quatrième opus de la série selon les cas.

Lucia

Assez énigmatique, cette jeune femme a deux dagues incurvées lui permettant de chasser les démons. Cette nouvelle héroïne fait son apparition dans le deuxième opus de la série mais n’apporte franchement rien à l’histoire. Elle se contente de rester un personnage jouable qui s’avère être un bon compromis entre souplesse, rapidité et agilité. Elle convoque Dante et réussi avec l’aide de sa mère Matier à le convaincre de pourchasser Arius. Malgré leur objectif commun, ils prendront des chemins séparés. Lucia est aussi spéciale que Dante puisqu’elle peut se transformer en une créature surnaturelle aux pouvoirs décuplés.
Arius

Arius est le principal méchant de Devil May Cry 2. C’est un homme d’affaires qui a vendu son âme au diable, si on puit dire. Son but est de trouver un artefact qui lui permettrait de réveiller une créature nommée Argosax. Il pense ainsi qu’en devenant son libérateur, elle lui accorderait de nombreux pouvoirs pour qu’il puisse tranquillement dominer le monde. Même si Arius est capable de rivaliser avec Dante, il manque clairement de classe. C’est un personnage peu intéressant que même les plus amateurs de la série tenteront d’oublier.
Vergil

Le frère maléfique de Dante fait son apparition dans Devil May Cry 3. Il est totalement à l’opposé de son frère puisqu’il cherche la puissance à tout prix. Cruel, il fait preuve d’un sang-froid et d’un cynisme extraordinaire, ce qui peut réellement trancher avec l’impulsivité de Dante. Pour pouvoir clamer sa puissance au détriment du monde humain, il désire récupérer un bien qui lui est cher, l’amulette de leur mère que Dante garde toujours sur lui. Son but principal est de pouvoir affronter Mundus pour prendre sa place et gouverner sur les deux mondes. Mais tout ne se passera pas comme prévu et Vergil pourrait bien devenir un ange déchu qui tentera toujours de reprendre ce qu’il considère comme son dû.
Arkham

Fourbe, vil et lâche, ce simple homme espère devenir un démon à part entière. Après une tentative qui a échoué, il rejoint Vergil pour aider ce dernier à récupérer l’amulette afin de se l’approprier dès qu’il en aura l’occasion. Arkham reste tout de même mystérieux puisqu’il en connaît beaucoup sur l’univers des démons et il ne quitte jamais son livre. Que contient-il exactement ? Seul lui le sait. Celui-ci se retrouvera d’ailleurs dans l’édition spéciale du troisième opus sous le nom de Jester.
Lady

Cette jeune femme ne manque pas de cran et d’ambition. Elle désire exterminer tous les démons sans exception, ce qui inclut donc Dante. Cependant, un objectif personnel est prioritaire. Elle se doit de retrouver et d’exterminer Arkham qui ne serait autre que son père. Les deux possèdent des yeux de couleurs différentes et, comme Dante et Vergil, ont choisi des voies opposées. Son charme n’a d’égal que sa conviction et son entêtement. Finalement elle saura faire preuve de jugement pour reconsidérer le cas d’un mi-homme et mi-démon qui a su choisir le bon camp.
Nero

Devil May Cry 4 sera l’occasion de faire apparaître un nouveau personnage dans la série. Nero ressemble étrangement à Dante et à Vergil. De plus, Capcom nous promet un scénario riche en rebondissements avec beaucoup de révélations sur la série et sur ce héros.
Kyrie

Cette ravissante jeune femme aux allures de princesse représente la touche féminine du quatrième opus. Comme toutes ses consoeurs des précédents volets, celle-ci aura sûrement un rôle important à jouer dans l’histoire de ce nouveau chapitre de la série.
Devil May Cry



Hiroyuki Kobayashi
Shinji Mikami

n.c.
Date de sortie :
13 décembre 2001
Support :
PlayStation 2
Après avoir dormi pendant près de 2000ans, un mal inconsidéré grandit à l’ombre dans le monde inférieur. Le Prince des ténèbres a soif de revanche et il compte bien mettre à exécution un plan qu’il a dû abandonner suite à sa défaite contre le légendaire démon nommé Sparda. Ce projet machiavélique n’est autre que de dominer le monde d’en haut et celui d’en bas. Mais le fils de Sparda, mi-homme et mi-démon, ne voit pas les choses de la même manière.

Depuis la mort de sa mère Eva, Dante nourrit une rage profonde contre Mundus et les siens. Seul, il a décidé de monter une agence baptisée Devil May Cry pour mettre au service des autres ses compétences hors du commun contre quelques pièces. Même s’il a une apparence humaine, du sang démoniaque coule dans ses veines et lui confère des pouvoirs inimaginables. Mais il ne les utilise que lors des grandes occasions, c'est-à-dire lorsqu’il reçoit une mission pour exterminer des démons. Les bases du jeu sont placées, il est temps de faire rentrer Trish, une femme qui ressemble mystérieusement à sa défunte mère. Celle-ci lui prouve qu’elle en connaît plus sur lui que quiconque et lui propose d’éradiquer une bonne fois pour toute le mal qui menace la race humaine. Il va donc se rendre sur l’île isolée de Mallet pour entrer dans un château qui dissimule les portes de l’enfer. Celui-ci sera l’unique lieu auquel nous avons à faire tout au long de l’histoire et pourtant ça ne signifie pas forcément que le décor n’est pas des plus appréciables. Non seulement il est varié mais en plus il est beau. Ce premier opus de la série était effectivement, à son époque, une véritable réussite graphique, mais pas seulement.

En effet, si l’aspect technique est véritablement bien léché, on peut constater que le reste du titre n’a pas été bâclé. La preuve avec une bande sonore excellente qui colle tout à fait au titre. Celle-ci renforce l’ambiance néo-gothique qui se dégage du soft et immerge totalement le joueur pour une aventure courte, mais remplie d’action et de rebondissements. Notre héros est armé de deux Beretta et d’une épée qui tranchera bien des démons. Les deux types d’armes se combinent à merveille pour faire encore plus de ravages. Plus on fait des dégâts chez l’adversaire, plus on est récompensé. Pour ce faire, en fonction de notre style, les dépouilles des ennemis tombés sur le champ de bataille disparaissent au profit d’orbes de couleurs. Chacune a sa spécificité et permettra à Dante de regagner de la vie et d’avoir une sorte de monnaie pour payer les âmes cupides qui gardent certaines portes. Comme évoqué précédemment, le style a énormément d’importance dans ce titre. Plus vous frappez sur les marionnettes et autres Shadow qui vous encerclent, plus vous faites monter votre jauge de puissance. Une fois celle-ci suffisamment chargée, il est possible de passer dans une sorte d’Etat diabolique qui permet à Dante de montrer son vrai visage. Que ce soit sous sa forme démoniaque ou sous sa forme humaine, notre héros aux cheveux blancs reste toujours aussi classe, aussi stylé et aussi arrogant. Un vrai délice.

Même si le scénario n’est pas forcément très fourni alors que son potentiel est immense, DMC offre une ambiance incomparable pour une expérience vraiment unique. Même si le gameplay et la gestion des caméras sont sans réels reproches, on ne peut pas nier que cette version est totalement exempte de défaut. Comme ça a été signalé un peu plus haut, le soft est vraiment très court puisqu’il se termine en une poignée d’heures (entre 4 et 6). De plus, le titre perd légèrement en fluidité de part un mode 60Hz absent de la version européenne. Heureusement tout de même, l’action est omniprésente et les combos s’enchaînent vraiment bien, c’est vraiment jouissif. Pour casser un peu la monotonie qui aurait pu s’installer à force de répéter sans cesse les mêmes gestes, Capcom a eu l’ingénieuse idée d’insérer un système de power-up afin de faire évoluer les armes de son personnage ainsi que ses techniques. Les mouvements sont donc nombreux et la panoplie de coups n’en finit plus. Les quelques défauts déjà énoncés sont donc vite palliés par un gameplay en béton qui n’a pas finit de nous surprendre. En effet, tout a été pensé dans les moindres détails puisque la gestion de la caméra est vraiment très astucieuse. Quoiqu’il arrive, même si l’action s’emballe, le joueur n’est jamais gêné par des éléments du décor qui s’effacent dans le feu de l’action, ni même désorienté par des changements de direction. Un vrai luxe !

Pour son époque, Devil May Cry a su créer la surprise et accrocher beaucoup de joueurs avec un jeu résolument orienté sur de l’action pure et dure. Malgré le potentiel du scénario, celui-ci reste peu développé mais est vite oublié au profit du personnage principal. Dante est le mi-homme, mi-démon le plus classe de toute l’histoire vidéoludique. Il se détache de tout et n’hésite pas à provoquer ses adversaires. Un brin d’humour, une pincée d’insouciance et une bonne dose de pouvoirs font de ce Dante le héros par excellence. Le reste du titre plonge le joueur dans une aventure courte mais intense. L’ambiance est parfaite, la musique irréprochable et les graphismes sont tout simplement superbes. Un must have qui malgré quelques défauts vite oubliés a su séduire tous las amateurs d’action.


Devil May Cry 2



Tsuyoshi Tanaka
Hideaki Itsuno

n.c.
Date de sortie :
03 avril 2003
Support :
PlayStation 2
Le premier opus a marqué les esprits et les fans attendaient énormément l’arrivée du deuxième volet. Après près d’un an et demi d’attente, les voici enfin servis. Pourtant, sans même commencer à jouer au jeu, simplement en regardant le boîtier, un élément dérange. Le synopsis indiquait derrière la jaquette est quasiment identique à celui du premier opus. Intrigué, on va plus loin et on ouvre le boîtier pour y chercher la notice. Là miracle, rien, pas une seule bribe de scénario. Seules les présentations succinctes de Dante et d’un nouveau personnage jouable ornent cette notice agrémentée du minimum syndical pour comprendre le principe du titre une fois la manette en main. C’est donc avec une certaine appréhension qu’on prend l’un des deux disques et qu’on le lance (dans la console, cela va de soi).

Dès les premiers instants de jeu, ce que l’on craignait arrive. On se retrouve à contrôler notre cher Dante sans quasiment aucune explication, aucune mise en scène. Celui-ci est seul dans une ville et doit remplir ses objectifs. Ce n’est qu’après avoir rencontré Lucia, un nouveau personnage féminin, que le « scénario » débute. Malheureusement, même si nous apprenons une ou deux choses sur Sparda, l’histoire s’enlise. Un homme sans charisme désire gouverner le monde et est prêt à tout pour y arriver. Lucia et sa mère vont donc vous demander de les aider pour stopper ce piètre personnage plein de mauvaises intentions. Affligeant ! Si le premier opus avait été critiqué pour sa trop faible durée de vie, celui-ci le sera non seulement pour les mêmes raisons, mais aussi parce que nous avons l’impression que les développeurs se moquent de nous. Pour prolonger la durée de vie, ce deuxième volet nous propose de contrôler un autre personnage, Lucia, et de vivre son histoire. Si dans le fond ça part d’une intention louable, dans la forme il n’en est rien. Les deux histoires sont similaires et à quelques éléments près, nous retrouvons la même épopée. Certains se contenteront sûrement d’uniquement faire l’aventure avec Dante tant Lucia manque de classe.

Même si les développeurs ont essayé de la rendre mystérieuse, cette jeune femme fait pâle figure à côté d’une Trish étrangement absente de cet opus. Que ce soit dans sa façon de se mouvoir, dans ses paroles ou même dans sa manière de s’habiller, elle manque de classe et sera plus un bonus que certains apprécieront là où d’autres détesteront. Malgré cette grosse déception du début, on insère le DVD orné de Dante pour jouer l’aventure principale. Même si niveau scénario, ce jeu sera à oublier, il faut dire que niveau style, il restera dans certaines mémoires. Les niveaux du début sont magnifiques et l’aire de jeu ne se limite plus à un château. Pour le coup nous avons carrément une ville entière avec des lieux bien variés. Le style graphique est très appréciable et notre mi-homme, mi-démon est toujours aussi classe. On remarquera même qu’il a pris un coup de vieux qui lui donne un aspect plus agressif et plus mature. Toujours armé de sa longue épée et de ses deux Beretta, il élimine les démons du monde inférieur avec toujours autant de classe et d’arrogance. Un bon point qui nous rappelle déjà le premier épisode.

Mais la comparaison s’arrêtera là puisque au niveau du gameplay, les choses ont changé. En effet, le système de caméra a complètement été revu, tout comme la visée qui est devenue automatique. Si généralement cette dernière ne dérange pas trop, elle devient plus embêtante lorsqu’il s’agit d’exterminer deux ennemis assez puissants. La technique consistant à s’acharner sur l’un pour ensuite s’attaquer à l’autre sera rapidement oubliée. Quand bien même on réussit à baisser considérablement la barre de vie d’un des deux, il suffit d’une mauvaise manipulation pour verrouiller l’autre et ainsi se retrouver dans l’incapacité d’achever sa première proie. Ceci est d’autant plus difficile que la caméra a tendance à mal se positionner empêchant ainsi de voir l’action ou encore mieux son avatar. Des choix douteux et incompréhensibles lorsque l’on sait que le système de caméra du premier opus était parfait. Il leur suffisait juste de le reprendre pour travailler d’avantage le scénario…

Les déceptions s’accumulent et pourtant ce DMC2 est loin d’être si mauvais. Le personnage principal bouge bien, l’action est omniprésente et l’aventure de manque pas de dynamisme. Les combos s’enchaînent toujours aussi bien et de nouvelles possibilités plus qu’intéressantes font leur apparition. Le panel des mouvements est gonflé, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Dans les bons points, on retrouve aussi la possibilité de ramasser des orbes pour améliorer ses compétences et ses armes, ainsi que la possibilité de se transformer en démon grâce à la jauge d’état diabolique. Les monstres quant à eux sont toujours aussi démesurés même s’ils manquent de charme face à ceux de DMC premier du nom. Mais quand bien même, ce détail est vite pardonné dès lors qu’on augmente un peu le volume. Les personnages sont excessivement bien doublés avec des voix anglaises des plus crédibles. Le joueur rentre bien dans la peau de son personnage et est d’autant plus immergé que tous les bruitages sont d’excellente qualité. Les musiques, quant à elles, sont dans la lignée de ce qui s’est fait sur le premier jeu. C’est tout bonnement magique, envoûtant. La bande son se laisse écouter et ceux qui apprécient en redemanderaient bien encore un peu plus.

Après un premier opus magistral, tout le monde pensait que Capcom allait nous fournir une suite riche en informations sur le passé de Dante. Malheureusement, les fans sont déçus dès la première minute de jeu. Le scénario est affligeant et ne le relie quasiment en rien au premier volet de la série. Même le gameplay a été revu sur les points qui justement faisaient la force de DMC 1. Cependant, le titre reste jouissif et n’importe quel amateur de beat them all prendra du plaisir à exterminer les ennemis en usant et abusant des différentes capacités du héros. Les décors sont pour la majorité superbe, le héros est toujours plus stylé et le tout reste toujours aussi classe. Dommage que le deuxième disque permettant de refaire l’histoire avec Lucia soit vraiment de trop. Même si certains apprécieront de prolonger artificiellement l’aventure, cette nouvelle héroïne manque de charisme et de charme. En définitive, ce Devil May Cry 2 est un bon beat them all mais il reste surtout un titre mitigé avec une ambiance incomparable. Dommage que l’absence de scénario et les changements douteux du gameplay déçoivent les fans du premier volet. Seuls les autres s’en contenteront.


Devil May Cry 3



Tsuyoshi Tanaka
Hideaki Itsuno

n.c.
Date de sortie :
24 mars 2005
Support :
PlayStation 2
Après un DMC 2 qui n’a pas brillé de part son scénario aux abonnés absents, Capcom revient pour se faire pardonner au près des fans avec un troisième opus qui aborde le passé de notre héros. Celui-ci découvre Vergil, son frère jumeau maléfique. Ce dernier ayant pris des chemins opposés s’est tourné vers le mal. Le destin les réunit enfin dans un épisode qui s’annonce être dans la lignée de ce qui s’est fait de meilleur : le premier opus.

Sous titré « Dante’s Awakening », que l’on peut traduire par « l’éveil de Dante », ce troisième volet de la série revient véritablement aux sources de la série en nous proposant un scénario qui s’annonce prometteur. Sparda n’a pas eu un mais deux fils. Si Dante a choisi de continuer les esquisses des projets de son père, à savoir protéger l’humanité, Vergil, lui, en a décidé tout autrement. Ce dernier s’est tourné vers le mal pour engranger du pouvoir et récupérer un certain pendentif sur la dépouille de son frère. Vergil est soutenu par Arkham, un homme bien mystérieux au visage ravagé par une expérience ratée. Celui-ci est d’autant plus étrange qu’il ne se sépare jamais du livre qu’il tient dans l’une de ses mains. Là encore, ce nouvel épisode est l‘occasion d’intégrer un nouveau personnage féminin nommé Lady. Cette dernière est déjà bien plus jolie que Lucia et bien plus charismatique, surtout lorsqu’on s’aperçoit que ses yeux sont de couleurs différentes. Lady et Dante vont donc croiser leurs destins avec Vergil et Arkham pour régler leurs comptes. C’est ainsi que nos deux chasseurs de démons partent à l’assaut d’une tour qui abrite en son sommet les deux hommes maléfiques avides de pouvoir. Le scénario est déjà bien plus développé que dans DMC2 et pourtant on a la désagréable sensation de n’en apprendre que trop peu sur les deux frères. L’histoire s’arrêtant trop souvent sur Lady et Arkham pour des passages bien moins intéressants.

Mais n’allons pas cracher notre venin sur cette histoire puisqu’elle a au moins le mérite d’accompagner le jeu pour éviter de se retrouver avec un beat them all dénué de sens. Les fans de la série seront d’ailleurs ravis de voir que les développeurs ont cette fois-ci fait des choix plus judicieux en revenant aux sources de la série tout en empruntant les bons points du deuxième de la saga. Ainsi, même si les allers-retours sont assez fréquents, voire parfois ennuyants, on se retrouve à évoluer dans un lieu unique à l’instar du château de DMC1, du moins pour la grosse majorité du jeu. Par contre, les décors sont irréprochables et vraiment magnifiques. Il en est de même pour le character design qui gagne en style. Les personnages sont très charismatiques et Dante jeune arbore un look très hard rock qui colle parfaitement à sa personnalité de jeune chien fou. On dénotera tout de même quelques points négatifs tels qu’un Vergil à la voix désastreuse et une transformation d’Arkham absolument abominable. Outre ces deux détails, le jeu reste vraiment fluide, beau et dynamique. Un vrai régal pour les yeux, mais aussi pour les oreilles.

En effet, la bande son est magistrale et tous ceux qui aiment les musiques dynamiques seront servis. L’ambiance est vraiment déjantée et immerge bien le joueur dans ce que fut la jeunesse de Dante. Celui-ci arbore d’ailleurs un look plus décontracté et gagne en arrogance. Ce qui ne sera pas pour nous déplaire mais ça risquerait bien agacer certains démons qui s’opposent à lui. On remarquera d’ailleurs que les développeurs ont opté pour un bestiaire proche de celui du premier épisode. On retrouve donc des démons vraiment très beaux mais aussi, malheureusement, des créatures qui seront moins du goût de tous mais dans l’ensemble personne ne devrait être déçu sur ces points là. En revanche, le gameplay pourrait bien départager les joueurs sur certains points.

Celui-ci oscille entre le très bon et le très moyen. Dans les points qui fâchent, on retrouvera une gestion de la caméra assez mauvaise qui empêchera par moment de bien voir l’action, ainsi qu’une nouvelle gestion de l’upgrade de ses capacités. Au lieu d’évoluer petit à petit en apprenant définitivement des capacités, le soft propose de choisir un style et d’évoluer avec celui-ci. On en dénombrera quatre disponibles immédiatement et deux qui seront à débloquer. Chacun d’eux avantage une capacité comme la défense, le maniement de l’épée, celui des armes blanches, etc. pour que chaque joueur puisse jouer à sa façon sans trop de difficultés. Si le concept est plutôt bien trouvé, on regrettera quand même qu’en pleine action on se demande parfois si on n’aurait pas mieux fait de choisir un autre style pour profiter de capacités plus ou moins utiles. Outre ces deux défauts majeurs pour certains et mineurs pour d’autres, le titre offre une sensation de fun inégalée.

On avance dans les niveaux en se faisant assaillir par des hordes de monstres, on sort son épée et on alterne entre arme blanche et pistolets pour exterminer tout ce qui nous barre la route. Les combats sont dynamiques, l’action omniprésente et le personnage principal a une classe telle que chaque geste émerveille. La difficulté est au rendez-vous et les bonus pleuvent pour peu qu’on ait déjà terminé le titre. L’évolution de son personnage est aisée avec le système d’achat des items avec des orbes de couleur et celui-ci peut à tout moment se transformer en démon pour courir plus vite. Cependant, il est dommage de voir que certains mouvements présents dans le deuxième opus ont disparu de la circulation. Ceci sera vite oublié puisque Dante possède déjà un panel de mouvements étoffé. De plus, sa jeunesse lui donne des aspects encore plus dynamiques et plus agressifs qui embellissent vraiment cette version. Encore faut-il aimer ce côté déjanté puisque dans le cas contraire on risque bien regretter le premier opus.

La jeunesse de Dante renoue avec le premier opus pour proposer tout ce qui a fait les beaux jours de ce dernier. Rajoutez à cela tous les bons points aperçus dans DMC 2 et vous obtenez un Dante’s Awakening déjanté, stylé, dynamique, fun et jouissif. Cependant, le côté délirant ne sera pas du goût de tous et certains trouveront plus de classe au Dante mature. Malgré quelques défauts comme la voix de Vergil ou encore la gestion des caméras qui s’avère assez hasardeuse, ce troisième épisode de la saga remplit complètement ses fonctions pour nous proposer un très bon beat them all. Dommage tout de même que le scénario n’ait pas été plus approfondi. Devil May Cry 3 reste tout de même une réussite qui effacera le mauvais souvenir du 2 pour réconcilier Capcom et ses fans. Il n’empêche que certains regretteront toujours que cet opus ne surpasse, ni même n’équivaille à Devil May Cry premier du nom.


Devil May Cry 3 Special Edition



Tsuyoshi Tanaka
Hideaki Itsuno

n.c.
Date de sortie :
29 septembre 2006
29 juin 2006 (PC) Support :
PlayStation 2, PC
Cette version spéciale reprend toutes les qualités du troisième opus de la série mais aussi tous ses défauts. Cependant, ceux qui n’auraient jamais joué à la version originale seront ravis d’apprendre que quelques bonus les attendent. Outre le mode turbo supplémentaire, le challenge Bloody Palace et la possibilité de jouer dans un mode de difficulté intitulé Very Hard, cette version propose surtout de prendre le contrôle de Vergil. Malheureusement ce dernier se révèle être peu efficace lorsqu’il s’agit d’exécuter des attaques lointaines et son doubleur est tellement peu convaincant que son charisme en prend un sacré coup. Son histoire est très liée à celle de Dante et n’apportera donc rien de nouveau en matière d’informations croustillantes. Notons en plus que la version PC est largement en dessous de la version PS2 avec des graphismes moins beaux et de nombreux ralentissements. Reste que cette spéciale édition reprend un très bon jeu et y rajoute quelques bonus, certes peu convaincants et assez maigres, mais cela reste suffisant pour préférer cette version à l’originelle. Après tout, pourquoi s’en priver ?

Devil May Cry 4



Hiroyuki Kobayashi
Hideaki Itsuno

n.c.
Date de sortie :
2007
Support :
PlayStation 3, Xbox 360, PC
Devil May Cry 4 sera le tout premier opus de la série à voir le jour sur les consoles de nouvelle génération. Prévu aux dernières rumeurs pour le début 2008 sur PlayStation 3 et Xbox 360, ce quatrième volet de la saga mettra un nouveau personnage à contribution. Ce dernier se nomme Nero et ressemble étrangement à Dante, que ce soit dans sa façon de s’habiller, de se mouvoir ou même de réagir envers les ennemis. Il y a fort à parier que ce dernier entretient d’étroites relations avec notre Dante qui sera tout de même présent dans cet épisode. D’après les premiers visuels et les quelques vidéos qui ont été dévoilés jusque là, le titre s’annonce dans la lignée de ce qui s’est fait de mieux dans la série avec des combats toujours plus dynamiques, des effets vraiment très stylés et des personnages charismatiques qui sauront briller par leur arrogance. Les monstres ne seront pas en reste avec l’annonce pour le moment de créatures de feu et de glace. Comme d’accoutumée dans la série, ce nouvel opus sera l’occasion d’intégrer un nouveau personnage féminin en la personne de Kyrie. Cette dernière devrait être bien mise en avant dans l’histoire de Nero. Espérons tout de même que la durée de vie du soft sera prolongée, que le scénario sera fouillé et que le système des caméras aura été repensé. Maintenant des questions se posent : Qui est Nero ? Quelle est sa relation avec Kyrie ? Et avec Dante ? Le soft arrivera-t-il à satisfaire tous les fans de la série ? Voilà autant de questions qui trouveront des réponses d’ici quelques mois.



Le premier opus reste incontestablement pour la grande majorité des joueurs le meilleur de la série. Les épisodes qui ont suivi étaient plus ou moins bons et n'ont jamais véritablement approfondi l'histoire de Dante. Quelques éléments de sa vie et de sa personnalité ont été dévoilés et tous les amateurs attendent impatiemment le quatrième volet pour espérer en apprendre plus sur le héros le plus classe du monde vidéoludique.
Consulter les commentaires Article publié le 23-07-07 par Vincent P.
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