Dossier - Critique : BD Mirror's Edge Tome 1 sur Xbox 360

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Dossier > Critique : BD Mirror's Edge Tome 1
En novembre 2008, DICE et Electronic Arts ont proposé aux joueurs une toute nouvelle licence répondant au nom de Mirror’s Edge. Dans un souci d’originalité, les développeurs ont proposé une nouvelle expérience que l’on pourrait assimiler à un jeu d’action à base de plates-formes, le tout avec une orientation « free running » et une vue à la première personne. Malgré quelques défauts évidents, le soft a été extrêmement bien accueilli par les joueurs et la presse, celui-ci offrant une vraie bouffée d’air frais dans le milieu vidéoludique. Près d’un an après, les fans de Faith (l’héroïne) peuvent découvrir la BD tirée du jeu. Sortie le 23 septembre 2009 aux éditions Soleil dans la collection Fusion Comics, celle-ci fait office de préquelle à l’histoire du titre. Reste alors à se poser la question qui trotte dans toutes les têtes : cette adaptation en BD vaut-elle le coup ?

Le « fil du miroir » est bien solide !

Dans le jeu vidéo, Faith est une coursière qui permet de faire passer toute sorte de messages et paquets dans un monde où la censure et le contrôle de l’information sont les maîtres mots. A mi-chemin entre la légalité et l’illégalité, elle évolue sur ce que l’on appelle le « fil du miroir », accomplissant ses missions tout en essayant d’échapper, ou du moins d’esquiver, les forces de l’ordre. Mais, comble en est, sa sœur Kate fait justement partie de la police. Or, cette dernière fait l’objet d’un complot visant à l’accuser d’un crime qu’elle n’a pas commis… Faith décide alors de s’exposer encore plus au danger pour prouver l’innocence de sa frangine. Avec quelques rebondissements et une certaine qualité d’écriture, Rhianna Pratchett a réussi à donner l’envie aux joueurs d’aller au bout de l’aventure (courte mais intense au demeurant). La bonne nouvelle, c’est que c’est bien cette dernière qui assure le scénario de la BD, avec une intrigue cette fois-ci centrée sur le père de notre jeune femme. Plus qu’une simple adaptation du jeu vidéo, le support papier est une véritable préquelle permettant d’en apprendre plus sur les débuts de Faith en tant que coursière, sur sa famille et sur l’univers. Non seulement le scénario est bien écrit, mais en plus il est extrêmement prenant et accrocheur.

L’intrigue se complexifie quelque peu alors que les pages défilent, quelques pointes d’humour (cynisme et ironie notamment, mais toujours amené d’une manière relativement fine) sont à noter et de nombreux détails raviront tous les fans du jeu, comme l’origine du tatouage bien particulier que celle-ci a autour de l’œil droit. Le tout est bien rythmé et alterne les phases de dialogues avec celles d’exploration et celles d’action. C’est un véritable délice même s’il faut reconnaître que la fin de ce premier volume est quelque peu frustrante. Cela n’est en rien négatif, bien au contraire, puisque la seule envie que l’on a après l’avoir parcouru, c’est de lire la suite afin de découvrir tous les éléments de réponses aux quelques questions encore en suspens. Enfin, précisons que le scénario reste tout de même assez facile à comprendre (malgré les quelques mystères qui le complexifient légèrement), ce qui le rend accessible à tous. Même si certains détails et autres situations donnent lieu à quelques clins d’œil aux fans ou font office de connecteurs à relier à l’histoire du titre, n’importe qui peut apprécier cette BD sans forcément être perdu. C’est ce que l’on pourrait appeler l’avantage de la préquelle, même s’il est évident qu’elle a encore plus de saveur pour quelqu’un qui connaît déjà l’univers…

En parlant d’univers, il était presque évident à l’heure de la démocratisation des adaptations de jeux vidéo en BD, comics et autres mangas, que Mirror’s Edge en fasse l’objet. Pourquoi ? Simplement parce que les cinématiques du titre proposent justement un style dessin animé ! Matthew Dow Smith avait donc toute la matière nécessaire pour assurer le passage de la galette au support papier. Si dans l’ensemble c’est tout à fait réussi, on regrette que le dessinateur n’ait pas parfaitement collé au style des cinématiques du soft. En effet, s’il reprend bien tous les éléments intégrés pas DICE, avec un style simple mais efficace, son coup de crayon n’est, par comparaison, pas parfait. C’est ainsi que l’on se retrouve avec des vignettes au design relativement sommaire (mais parfois un peu trop comparé à celui du jeu) et une Faith dont le visage paraît souvent plus dur et par extension moins gracieux lorsqu’il ne s’agit pas de gros plans.

Ceci dit, les décors et les personnages sont plutôt fidèles à ce que les joueurs connaissent et l’univers y est bien retranscrit. Kate, Merc et les autres sont identifiables au premier coup d’œil et le design général permet bien de retrouver en quelques secondes l’univers du jeu. Mention spéciale à l’encreur, Jim Charalampidis, qui propose un jeu de couleurs chaudes/froides qui permet de dissocier l’environnement du reste tout en offrant un rendu très appréciable et, une fois de plus, fidèle au support de base. L’encrage est bien maîtrisé et l’effet « petit filtre tirant vers le marron » permet d’identifier au premier coup d’œil les vignettes relatant un souvenir. Le rendu final est donc extrêmement appréciable, surtout que l’encreur a bien repris les couleurs vives du sens urbain pour matérialiser les portes, les conduits, les éléments de sauts, les échappatoires, les sacs et tout un tas d’autres détails que l’on retrouve dans la version tout de pixels vêtue. Dernier détail et non des moindres, Brian Stelfreeze nous propose de découvrir à la fin de l’album deux couvertures originales tout bonnement magnifiques avec un style très adulte et un sens du détail très appréciable. Dommage d’ailleurs que l’une de ses productions n’ait pas été choisie pour faire office de couverture à ce premier volume. Cela aurait été plus original que la représentation de Faith qui fait aussi office de jaquette au jeu (qui n’en est pas moins très jolie).

    Caractéristiques
  • Titre : Mirror’s Edge #1
  • Editions : Soleil
  • Collection : Fusion Comics
  • Langue : Français
  • Scénariste : Rhianna Pratchett
  • Dessinateur : Matthew Dow Smith
  • Encreur : Jim Charalampidis
  • Format : 234 x 320
  • Nombre de pages : 72 (couleurs)
  • isbn : 2-35616-036-2
  • Prix unitaire : 13,50 euros
  • Parution : 23 septembre 2009
Notre avis : Un véritable must-have pour les fans de la licence !

Conclusion
Si on excepte une première de couverture peu originale (l’image de la jaquette du jeu), alors qu’il y a deux couvertures magnifiques de Stelfreeze en fin d’album, et quelques dessins un peu trop sommaires avec un visage de Faith plus dur et moins gracieux (pour les plans lointains), cette adaptation en BD de la licence Mirror’s Edge est une franche réussite. Fidèle à l’univers, avec un scénario prenant (sans être compliqué tout en restant accessible à tous) assuré par Rhianna Pratchett (la scénariste du soft), cette préquelle offre tout un tas de détails qui raviront les fans et une histoire faisant la lumière sur le passé de l’héroïne. En sus, l’encrage est d’excellente facture et permet d’apprécier le tout avec un rendu très agréable à l’œil (et une fois de plus très fidèle au matériau de base !). Que dire de plus si ce n’est que nous attendons le fin mot de l’histoire avec impatience… Vivement le prochain volume.
Consulter les commentaires Article publié le 29-09-09 par Vincent P.


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