Un voyage dans l'Ouest Américain, scène 3.
Publié le 16.11.2011 à 00:14 par Grenesis
Après une petite pause dans le récit des aventures de Silence au pays du revolver, du cinéma et de la pin up, je vous annonce officiellement que c'est reparti, notre camarade est reparti pour des aventures bien secouantes.
Pour rappel, nous nous étions arrêtés au pied du Grand Canyon, une merveille d'architecture naturelle qui pourrait en faire perdre la tête aux plus grands aventurier.
http://www.xbox-gamer.net/blogaff-22913-un-voyage-dans-l-ouest-americain--scene-2_14675.html
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Trêve de bavardage, il est quand même 6 heures ce matin, va falloir remuer son fion histoire d'être prêt dans l'heure qui suit, valises dans le bus, petit déj ingéré (Bordel d'un cactus, un bon bacon omelette le matin y'a qu'ça de vrai, avec un peu de ratatouille et des saucisses

).
Aujourd'hui Silence est, une fois de plus, surexcité, car c'est quand même en direction de la
Monument Valley que le bus magique se dirige !
Quoi ? Tu connais pas la monument valley ? Mais prends déjà un bon coup d'tatane sur l'fessier, mécréant. La Monument Valley, désert de sable rouge, des roches rouges que tous avez vu au moins une fois dans tout bon Western qui se respecte (Il faut dire, que la quasi totalité des westerns tournés à l'époque des John Wayne, Terrence Hill, Bud Spencer et autres Clint Eastwood, la monument Valley a servi de décors de fond).
Le parc est depuis 1958 (bein ouais, j'lâche ma petite dose d'histoire, pas là pour déconner les mecs, faut s'instruire un minimum merde!) une réserve Navajos, et à l'entière charge de ce peuple indien.
Arrivée sur place, un spectacle sidérant s'offre à Silence. Un désert, à perte de vue, d'un rouge tenant vers l'orangé, des immenses blocs rocheux se dressant ci et là, sortant du sol en donnant l'impression de vouloir s'y extirper littéralement et s'envoler vers on n'sais où, sur une autre planète, où leur place serait sans doute plus légitime. Car il faut l'avouer, s'il ne l'avait pas vu de ses propres yeux vus, Silence se serait cru sur Mars.
Le guide vient le voir : « Hey mec, prépare toi, les navajos viennent nous prendre en Jeep, on descend manger dans un petit coin du site »
Mais qu'est ce qu'il raconte comme connerie celui là ? Comment tu veux aller bouffer là dedans ?
En effet, un vent d'une autre galaxie (quand je vous dit qu'on est tellement dépaysé qu'on se croit partout sauf sur terre, c'est pas des conneries !) secoue le sol, et fait s'élever des bancs de sables fins, faisant danser des formes vertigineuses et aléatoires, dans ce décors somptueux.
Puis une petite femme, bien portante s'approche avec un sourire jusque derrière les oreilles, et vient annoncer le départ imminent. Elle déconne avec le guide, ils semblent êtres bon copains. Et repart, tout sourire. Se rapprochant, Silence demande qui peut bien être cette femme pleine de vitalité.
« C'est le patron, c'est elle qui a les jeeps et qui va nous faire descendre. Sacrée bonne femme, elle a perdu son mari malade l'année dernière (services médicaux américains, elle n'a pas pu faire soigner son mari, qui n'aurait eu besoin de que peu de soin pour s'en sortir …) et elle est toujours aussi joviale, malgré tous les soucis qui peuvent lui arriver … Une sacrée bonne femme mon gars. »
Allez, prends donc ça dans ta gueule mon petit, une leçon de vie pour la route, ça fait pas de mal.
Les Jeep sont prêtes. Bien sûr, tous avaient prévu le coups. Parkas, lunettes de soleil, bonnets et autres protection contre les attaques vicieuses qu'allait lancer l'alliance fourbe, de ce vent impressionnant, mêlé au sable aussi fin que le Pixel d'un écran Full HD.
Pas Silence. Non, Silence se présente aux Jeeps en T-shirt col V, short. 2-3 Navajos qui le regardent, hilares, et l'invitent à s'installer, dans le seul véhicule sans carrosserie. Il ne se doutait pas, le bougre.
Photo à l'appuie
Un voyage d'une dizaine de minutes, à encaisser les crevasses, les virages pris limite sur 2 roues (il était en plus de ça, tombé sur un chauffeur un peu casse cou sur les bords, la totale), sans compter le kilo de sable qui s'entassait à présent dans entre ses paupières, dans ses narines, et même dans son futale, plein à raz-bord.
Bien entendu, à l'arrivée sur place, c'est le convoi entier qui se paie la tête de notre bon ami, ressemblant à présent, plus à Casimir qu'à un touriste Français.
Mais il snobe très vite les autres pour s'émerveiller du lieu. Il se trouvait dans une sorte de grand creux de la forme d'un U gigantesque. Quelques tables en bois posées, des bancs, et c'est parti pour le pique-nique, dans ce cadre idyllique.
Et là les amis, c'est le repas du voyage. Une Fajitas Navajos. (se lit Faritass Navaro pour les incultes!).
Une galette sur laquelle est délicatement déposé une tonne de chili, de la salade, des tomates et quelques merveilles locales. Un moment de pur bonheur gastronomique. Fait maison par la chef navajos en personne (Silence apprends d'ailleurs que c'est son fils qui l'a malmené sur le chemin, en conduisant comme un Sébastien Loeb un engin sans ceintures qui aurait pu faire voler la moitié des vieux mal en points du voyage, heureusement qu'on avait des sacré numéro dans l'équipe, ça l'aurait foutu mal d'en perdre un en cours de route).
Bref, un délice assurément englouti, il est l'heure déjà, de s'en retourner au bus, le trajet retour est aussi dantesque que l'aller, toujours en T-shirt, le gros délire. Silence se marre comme une baleine tout en engloutissant au passage autant de sable qu'il n'en avait dans les poches. Je crois pouvoir affirmer qu'il a chié des galettes parsemées de pépites pendant quelques semaines après la fin du voyage (pour le coup, la production a préféré ne pas fournir de photos à l'appuie, même si certaines ont une valeur artistique assez abstraites, nous ne voulons pas avoir de nouveau avoir à faire à la justice, à votre bonne compréhension

).
Petit détour par la boutique, où il s'achète un bracelet Navajos, en se rendant compte une fois dans le bus que le petit écriteau sur l'étiquette indique «
Made in Taïwan »
Le Bus repart, direction le Lac Powel, on s'arrête quelques minutes, histoire de prendre des photos, d'aller pisser son litre, et de se dégourdir les jambes, un car de touristes quoi.
C'est à Kanab que la dernière escale de la journée est faite. Petit détour par le jacuzzi (première séance d'un programme jacuzzien conséquent, pour le reste du voyage, à voir par la suite

).
Ce soir, c'est soirée Cow Boy. On bouffe à l'ancienne, dans des gamelles en fer, et une fois de plus, un régal monumental !
D'ailleurs, pour ajouter au folklore du dîner, le repas est servit par des cowboys, des vrais, d'environs deux mètres – même le fils de 17 ans – avec le ceinturon et le revolver autour de la taille – même le fils de 17 ans

– bref on s'y croirait.
Et je pense que s'en est assez pour ce périple, qu'il est grand temps d'aller roupiller, parce que demain on sera dans l'Utah à une fois de plus, se croire sur une autre planète avec l'ami Silence, dans le Bryce Canyon, et au parc Zion.
Sur ce, Silence refait un tour Jacuzzi, et va se jeter à bras le corps, dans une bataille avec son coussin et sa couverture.
To be continutated

Gamertag :
GreNeSis