Test de Rainbow Six Vegas
Publié le 04.01.2008 à 11:27 par facz
Rainbow 6. Aaaah, quel nom de légende du jeu vidéo (mais aussi de la littérature). Je m’étais dit, après avoir longuement joué au 3 sur la Xbox, qu’il fallait donner un coup de jeune à la série. Et Ubisoft a réalisé mon rêve… et a pondu ce qui est pour moi l’un des meilleurs jeux de la 360.
Quand j’ai vu qu’Ubisoft sortait un nouveau Rainbow Six (que j’abrégerais par R6), et qu’ils criaient haut et fort que le gameplay allait être changé, j’étais content. Et même encore plus, quand j’ai vu qu’ils avaient menti : tout a changé, mais en mieux !
D’abord, il faut signaler que R6 Vegas est le premier Rainbow a être doté d’un vrai scénario (que je ne vous dévoilerais pas, parce que je gâcherais tout), avec une véritable trame scénaristique, rappelant un peu Ghost Recon Advanced Warfighter.
On lance le jeu, un petit chargement, et nous voici directement dans les ruelles pourries d’une ville sud-américaine. Cette mission dure une bonne heure, et n’est en fait qu’un très (trop ?) long didacticiel, mettant en place l’intrigue.
Puis, à peine héliporté, qu’on envoie à Las Vegas. Une fois le pied posé, on se trouve dans un Las Vegas assiégé par une bande fous qui ont pris en otage des pauv’gens dans un casino. On avance, un peu, et on se rend compte qu’il n’y a pas eu de chargement. Mais il est où mon chargement ? Ben y en a pas ! Une fois qu’une mission est lancée, le chargement se fait en temps réel, et c’est une véritable prouesse technique, car je n’ai pas vu le jeu ramer. Impressionnant. D’autant qu’Ubisoft a pris la décision de nous pondre un jeu avec une pincée de stratégie, une cuillère à soupe de tactique, et une autre d’action, donc l’action est présente certes, mais ne croyez pas vous en sortir en faisant cavalier seul, puisque, ben vous serez seul, et les terro sont nombreux, très nombreux. Et si par malheur un de vos coéquipiers tombent au combat vous pourrez allez le soigner ou demander à l’autre zigue de le faire à votre place.
Le scénario met vos coéquipiers à contribution, et pour une fois (la première je serais tenté de dire), vos hommes ne sont pas des crétins notoires qui ne savent rien faire de leurs dix doigts. Au contraire, je peux vous assurer qu’ils vous sauveront la vie plus d’une fois au cours de l’aventure, parce que contrairement à une foule d’autres jeux, où vos « teammates » tirent, tirent, et tirent, sans jamais réussir à abattre qui que ce soit, ici, on a affaire à des professionnels, qui ne vident pas un chargeur pour toucher un ennemi à l’épaule…
Et l’IA alors ? Ben, c’est balèze. Les méchants qui veulent du mal savent tirer, et d’une, et en plus ne sont pas cons, et d’deux. Quand vous vous planquez trop longtemps, il va forcément y en avoir un pour vous lancer une grenade qui atterrira juste à vos pieds. Bon, d’accord, par moments, un pécor ne réussira à vous voir alors que vous lui tombez sur le dos, mais bon, c’est ça aussi les terroristes, ‘ sont pas forcément malins, sinon, y changeraient de métier non ? Mais bon, dans l’ensemble, l’Intelligence Artificielle est vraiment bien faite. Petite anecdote, j’entre dans une salle, je vois qu’il n’y a qu’un seul terro, je me dis, celui-là, j’le bute comme un bourrin, une balle en pleine tête. Pas de bol, il a un pare-balle facial (genre Army of Two), du coup ils ne meurent pas, s’enfuit derrière un meuble, et je l’entend qui s’écrie : « Du renforts, les flics sont là ! ». Vous voyez le genre. Mais heureusement que vos amis vous protègent, parce pour ce qui est du contrôle de coéquipiers, c’est du parfait. Je vous explique pourquoi un peu plus loin.
S’il y a bien une chose qu’il faut reconnaitre, c’est que les développeurs ont particulièrement soigné la maniabilité. Logan se contrôle au doigt et à l’œil, avec une combinaison de touches similaires à G.R.A.W. Stick gauche pour straffer, avancer et reculer, stick droit pour regarder comme c’est joli un casino. Un clic sur le stick gauche, vous êtes accroupis, un clic sur le droit, et vous visez. Pour la configuration des touches : X pour recharger, et longuement pour accéder au menu arme qui s’affiche en surbrillance, où vous pourrez choisir la cadence de tir, mettre un silencieux… B pour les grenades, Y pour changer rapidement d’arme, et longtemps, pour passer au menu arsenal (choix du type de grenades, de votre arme tenue en main…) Quant à la touche A, elle sert à l’interaction avec les objets (ouvrir une porte, utiliser une caméra serpent…). Enfin la gâchette droite sert à tirer (pour changer), et la gauche à vous mettre à couvert, tant que continuerez d’appuyer sur cette gâchette, vous resterez plaqué au mur. Le mieux : Vous vous voulez vous mettre à couvert derrière un muret, votre perso se baisse automatiquement. J’adore, parce que c’est plus fluide du point de vue du gameplay, ça évite de devoir cliquer, puis appuyer sur la gâchette), non tout est fait automatiquement !
Le bouton RB sert à changer de vision (nocturne, thermique).
On en vient aux festivités : le contrôle de vos coéquipiers : le bouton LB, qui sert à changer le mode de vos hommes (assaut, infiltration,…), et le bouton multidirectionnel (la croix quoi), sert à donner des ordres (suivez-moi, allez vers cette porte, …), et si ça vous saoule d’utiliser la croix, vous pouvez commander vos collègues par la voix ! Si, si, vous avez bien lu ! Je cause, ils obéissent, c’est pas fort ça ? Bon y a un petit hic quand même, c’est que le jeu est intégralement en français, et les ordres à donner sont en anglais, mais là, je chipote.
Je sais que vous pouvez trouver compliqué toute ces touches, et machin, et bidule, mais vous vous trompez, je vous l’assure, au bout d’une vingtaine de minutes, vous SEREZ un Rainbow, fier d’aller fouiner sous une porte avec votre caméra-serpent, de marquer deux ennemis comme cibles prioritaires à vos potes, de leur dire de s’approcher de la porte, et ils attendent votre ordre, que faire ? 3 choix : « on entre, et on fait le ménage », ou la même chose sans ménage mais avec fumigène offerte, ou encore sans fumigène, et ménage réalisé à la frag. Ils attendent l’ordre d’entrer, libre à vous de faire le tour, et de vous placer de l’autre côté de la pièce, pour entrer par un autre accès, et on coordonne l’entrée. C’est une tuerie !!! Il faut avoir essayé pour s’en rendre compte, mais faire ce genre d’action commandos, c’est le pied. A cela, vous pouvez ajouter le rappel (vous descendez à une corde et défoncez une fenêtre pour entrer dans la pièce), ou encore ce que j’appelle le truc des ninjas, vous vous accrochez à une corde, vous êtes la tête en bas, bras tendu, armé de votre pistolet, juste au cas où, et vous vous laisser glisser. Une claque que j’ai pris. Voilà ma bonne dame ! le hic est qu’on a tendance à toujours répéter les mêmes séquences d’assaut pour être sur de dézinguer tous les méchants terroristes.
Au niveau des graphismes aussi j’ai pris une claque, parce que les développeurs ont réussi à insuffler une ambiance rien qu’avec l’utilisation des couleurs. En effet, le jeu baigne dans une atmosphère de coucher de soleil/nuit, donnant des teintes orangers ou obscures vraiment les bienvenus, et comme je le disais, ça met dans l’ambiance « commandos ». De très beaux éclairages, et une modélisation de vos coéquipiers vraiment bonne. Certes les décors pourront vous paraitre fades, mais c’est l’ambiance, et puis un mur pourri d’une baraque mexicaine, ben ça reste un mur pourri, ce n’est pas la peine d’en faire un hôtel Hilton, non ? Et dans les casinos, le luxe des boiseries, et autres tables de roulette, renversées, les équipements, bref je trouve que c’est superbe. D’autant que lors des affrontements armés, vous verrez les objets voler en éclats, les lumières s’éteindre à cause d’une balle perdue, ou même les néons qui clignotent, jouant ainsi sur un éclairage qui change constamment. De la très haute voltige.
La durée de vie est assez conséquente, mais même si l’aventure solo est affreusement prenante, c’est bouclé en 8 heures, heureusement que d’autres modes de jeu viennent compléter cette fabuleuse histoire, comme la chasse au terroriste en coopératif, ou les missions solo, mais en coop.
Je m’attaque à la bande son, je suis mitigé, car il y a des thèmes qui rappellent les films d’action à la Michael Bay, et autres Jerry Bruckheimer, donc entrainants et donc immersifs, mais d’autres sont fadasses. Les bruitages sont terribles, il n’y a qu’à écouter un gunfight engagé entre 10 ou 1é personnes sur un bon ampli 5.1, je peux vous dire que vous êtes réellement en train de vous faire tirer dessus ! Le jeu est en version française intégrale. Certains trouveront les doublages moyens, mais n’oublions que dans les missions, les Rainbow ne se mettent pas à hurler, ils chuchotent, donc les doubleurs sont plutôt calmes, mais je trouve que c’est déjà bien d’avoir un doublage, non ?
Je terminerais par ce que j’appelle LE mode multijoueur. D’abord parce que vous pouvez refaire les missions solo en coop par le live, puis les chasses au terroristes en coop sur le live aussi, puis passer aux autres modes de jeu, Assassinat (tuer, tuer, tuer), Survie (être le dernier en vie), les deux même en équipe, l’attaque et défense, pour un total de 6 modes de jeu différents, sur 10 cartes, donc ça vous fait déjà 60 parties.
Ajoutez à ces 60 parties, les Edition RED, et BLACK, qui sont deux add-ons désormais gratuits de 700 Mo chacun, dont l’un deux inclus la map Présidio (avis aux fans de Rainbow Six 3), et un (presque) nouveau mode : l’escorte. Je peux vous dire une chose, c’est que ce jeu est une tuerie sur le live, le problème, c’est que les français ne sont pas été particulièrement présents sur ce jeu (la faute à Halo3 ? non, non, déjà avant, à cause de GoW).
Et cerise sur le gâteau, la caméra Xbox. Je m’explique, lorsque vous entamez une partie multijoueur, vous devrez vous créer un personnage et grâce à la caméra, vous pourrez prendre des photos de votre courge pour la voir mappée sur le personnage numérique. J’ai ma couenne sur mon Rainbow !! C’est beau la technologie. Je sais, ça peux vous paraitre futile, mais quand vous jouez à 7 contre 7, et que sur les 14 joueurs, ils y en a 12 qui ont les mêmes vêtements, ben on s’y perd, alors qu’avec les visages des joueurs sur les perso, ça personnalise beaucoup plus, et puis on reconnait ses potes comme ça…