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Dérapage paralysant [Nouvelle/Dans les Abîmes]
Publié le 02.09.2012 à 18:38 par onizukadante

Bonjour à tous,

Je profite de ce week-end assez calme pour vous inviter à lire ci-dessous une nouvelle nouvelle de mon cru. Celle-ci sera présente dans mon deuxième livre (sortie prévue pour le premier semestre 2013) qui s'intitule : Dans les Abîmes - Amplification d’une folie autodestructrice

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Dérapage paralysant


Les rires masquent les douleurs. Les attentions comblent les regrets. Il applique les règles de bienséance pour garder un point d’ancrage dans cette société… Mais il tente simplement de faire bonne figure, malgré l’envie irrépressible de se mettre sous les draps. Les souvenirs le rongent et le futur est difficile à aborder avec cet état d’esprit. Les occasions de sortir se présentent à lui. Elles permettent de repousser un peu l’échéance. Les nuits sont peuplées par les cauchemars. Les cernes soulignent ses yeux et les traits tirés trahissent quelque peu son état de fatigue. Les mois ont passé mais les blessures ne se sont pas refermées. A vrai dire, elles n’ont jamais eu le temps de cicatriser. Il ne conduisait pas, l’accident a été brutal et la Mort s’est emparée de trois de ses amis, dont le chauffeur.

Il a développé le syndrome du survivant et aucune consultation ne lui a permis de s’en délivrer. Impuissant, spectateur, chanceux, aucun argument ne peut lui enlever ce poids. Chaque jour il imagine une issue alternative. Dans chacune d’elles, les autres s’en sortent. Certaines vont même jusqu’à le tuer lui. Mais l’imaginaire ne peut remodeler le passé. Il essaie, mais cette tentative, vaine, ne vise qu’à nourrir son chagrin. La vie s’acharne souvent sur ceux qui ne le méritent pas, sur ces gens bien sous tous rapports. Lui avait des choses à se reprocher. Il avait truandé, menti, triché, volé… Pas ses amis ! Pourtant le destin, ou toute autre notion hasardeuse associée, a joué un tour. Aujourd’hui, il continue à respirer, à bouger, mais l’envie n’y est plus. Il cherche à comprendre mais il n’y a rien à en tirer. Pas de leçon, rien. C’est simplement la vie, avec les injustices qu’elle comporte.

Avec le temps, le souvenir s’altère légèrement. Il pense à tout ce qui aurait pu empêcher l’irréparable. Une perte de temps par ci, une consigne de prévention par là, un réflexe. Cela aurait-il vraiment modifié le résultat ? Le doute est permis, il ne sait plus vraiment à quoi se fier. Les années passent, gonflant le poids de la culpabilité. Bien qu’illusoire, elle l’a gagné. Elle est de plus en plus coriace, modifiant par petits coups son comportement. Les protocoles sociaux s’effacent, laissant place à une idée entêtante. Il perd pied, il aimerait rejoindre les nuages, quitte à être redirigé vers des horizons plus chauds.

Les images s’accumulent, il prend un véhicule et effectue une sortie de route étudiée pour être fatale. Le choc est inévitable, la tôle se froisse et divers composants explosent. Quand ses yeux s’ouvrent, il aperçoit les nuages… Mais il est encore bien loin de les atteindre. Il a réussi à se blesser, mais sa chance insolente continue à le préserver. Il tentera encore. Toujours plus vite, toujours plus brutal et toujours… Toujours en vie. L’esprit lié dans sa camisole de force chimique, il s’est privé de la liberté qui lui garantissait l’opportunité de vivre pour ses amis. Il n’est plus qu’un corps qui refuse de bouger et un esprit sous cachet qui attend de définitivement s’envoler.


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Implosion contrôlée [Nouvelle/Dans les Abîmes]
Publié le 04.08.2012 à 15:51 par onizukadante

Bonjour à tous,

Je profite de ce week-end assez calme pour vous inviter à lire ci-dessous une nouvelle nouvelle de mon cru. Celle-ci sera présente dans mon deuxième livre (sortie prévue pour le premier semestre 2013) qui s'intitule : Dans les Abîmes - Amplification d’une folie autodestructrice

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Implosion contrôlée

Je suis calme, attentif, je pèse chacun de mes mots. Réfléchi, gentil, j’ai des airs de garçon modèle. Pourtant je bouillonne à l’intérieur. J’ai envie d’exploser. J’ai accumulé tellement de haine que la moindre étincelle pourrait embraser mon esprit. Je garde le contrôle sur les apparences, mais je perds totalement pied. Je rêve de massacrer des gens, de briser la mâchoire de celui qui arrive encore à se plaindre, alors que la vie lui sourit. J’ai besoin de faire parler mes poings pour remodeler la justice, celle-ci même qui affiche des incohérences incompréhensibles.

Je rêve de mettre le feu à ces symboles qui masquent des inégalités ou qui tentent d’endoctriner les plus faibles. Je ne suis ni un justicier, ni un marginal, ni même un anarchiste. Je suis un être humain au bord de la rupture. Je sais que mes actions ne changeront pas le monde, mais je ne pourrai pas les conserver dans mon imaginaire encore bien longtemps. Les idées me rongent, l’information est facilement accessible et il ne faut que quelques éléments et un minimum d’habileté pour créer des explosifs. Le passage à l’acte est jouissif. C’est un vrai plaisir d’avoir cet engin en main. La déflagration est libératrice mais cela ne suffit pas.

Je sens ce sentiment de puissance qui m’envahit. Je me dis que je peux laisser ma trace sur ce monde pourri. Créer le chaos, offrir une ouverture au peuple pour qu’il reprenne les rênes, l’hypothèse a fini par germer. Elle s’est rapidement ancrée. Bien difficile à éliminer, elle revient sans cesse, elle m’obsède. J’imagine les moyens à mettre en œuvre, je me délecte de ces images qui traversent ma tête. L’odeur de la poudre me donne le sourire, les débris et les membres qui volent exaltent mes sens. Mais cela ne change rien.

Les gens se réfugient dans la peur et les instances qui me dégoûtent ne font qu’accroître leur suprématie. Les personnes ont perdu leur désir de liberté au profit d’une pseudo sécurité. Je ne peux pas vivre dans ce monde sans imploser. Je préfère me faire sauter la cervelle et fuir ce sentiment d’impuissance auquel je me retrouve confronté. C’est bien là la seule liberté non contrôlée qu’il nous reste.

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Euphorie dépressive [Nouvelle/Livre 2]
Publié le 28.07.2012 à 17:43 par onizukadante

Bonjour à tous,

Comme certains le savent, j'ai déjà sorti un livre grâce à TheBookEdition. Il s'agissait plus spécifiquement d'un recueil de nouvelles que vous pouvez toujours vous procurer à cette adresse : http://www.thebookedition.com/l-ange-dechu-de-padron-vincent-p-80151.htmlnom_du_lien

Cela dit, malgré un emploi du temps très chargé, je continue à écrire avec de nouveaux projets à l'horizon. Outre un véritable roman qui n'arrivera pas avant une dizaine d'années, je me suis attaqué à l'écriture d'un nouveau recueil qui reprendra la même structure que le précédent (un poème en introduction, plusieurs nouvelles, un poème en conclusion). Même si mes écrits sont des plus spéciaux, avec des thèmes et des idées récurrents, je tiens à les partager avec vous par le biais de mon blog.

Je vous invite donc à lire ci-dessous la première nouvelle du deuxième livre (sortie prévue pour le premier semestre 2013) qui s'intitule : Dans les Abîmes - Amplification d’une folie autodestructrice


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Euphorie dépressive


Le premier verre brûle légèrement la gorge, le corps réagit en toussant. Les suivants semblent mieux passer, mais leurs effets ne sont pas négligeables. Les actions sont perçues au ralenti, les réflexes sont annihilés et les perceptions modifiées. Au fil du temps les effets sont atténués, à moins d’augmenter la dose… Cet état d’ébriété est agréable. Enivré, on oublie les préoccupations du quotidien, qui reviennent le lendemain. Pour les éluder définitivement, ne suffirait-il pas simplement de rester bourré à longueur de journée ? Solution pragmatique venant d’un raisonnement bétonné. L’état pourrait être temporaire, le temps de lâcher prise, mais l’accoutumance a raison de la volonté. Une journée, quelques verres absorbés…

Le schéma se répète sans cesse. Les paramètres évoluent. On gagne en lucidité, tout en décrochant de la réalité. Les propos peuvent être cohérents mais les pensées restent brouillées. On s’attarde sur la particularité de la conversation et on assure un flot continu pour alimenter la discussion. On ne réalise pas sur le coup dans quoi on s’est embarqué, les vérités sortent avec plus de facilité et les indiscrétions sont légion. Un peu déridé, plus sociable, on multiplie les contacts, liant de nouvelles amitiés, réussissant plus aisément à coucher et provoquant les railleries des moins alcoolisés, entraînant par moment la pitié. Déchéance morale, coupes sèches dans le budget, ce traitement n’est pas sans conséquence. La boisson devient le carburant du moteur de la liberté.

Bien qu’artificielle, elle nous donne des ailes pour survoler les difficultés de la réalité. Il est difficile d’y résister, encore plus lorsqu’on y a goûté. Aucun désagrément physique ou moral ne peut écorcher cette règle. En plus, la force de cette faiblesse, c’est qu’elle est universelle. Elle fait et défait les liens qui unissent certains humains. Maîtresse totale d’un corps qui perd le contrôle, elle accentue les traits cachés. Mélancolie, folie, euphorie… Elle fait tomber les masques, dévoilant les plus viles envies. Sorte de cadeau empoisonné, elle donne l’illusion de la puissance, empêchant l’individu de prendre conscience de son impuissance. Malgré la prévention, malgré les risques, malgré la raison, j’ai opté pour cette solution. Nul besoin d’explication pour justifier cette décision motivée par l’action d’un individu qui souhaite se déconnecter sans pour autant se suicider. Les informaticiens pourraient qualifier ceci de suppression logique.

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Projet concrétisé, mon livre existe
Publié le 30.05.2012 à 00:17 par onizukadante

Bonjour à toutes et à tous,

Après des années à vous avoir pourri le forum et l'espace blog avec mes récits, je viens une dernière fois vous emmerder pour vous dire que mon projet a pris forme et qu'il s'est enfin concrétisé.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles, introduit par un poème et conclu de la même manière. Il y a 106 pages, la préface est signée Etienne Froment (Rédempteur peut être gentil, je vous assure) et c'est disponible au format digital (pdf) et physique (livre). Le format digital est vendu à 3,75 euros et le livre est affiché à 7,27 euros (remises dès deux livres achetés) hors frais de port.

Les nouvelles sont très spéciales et il y a une véritable évolution au sein du livre, divisé en trois parties. La première est formée des nouvelles écrites entre mes 16 et 21 ans, la deuxième partie est constituée de récits courts exprimant une idée ou une pensée, tandis que la troisième partie, certainement la plus aboutie à mes yeux, est constituée des récits écrits dernièrement.

Au niveau des thèmes abordés, vous retrouverez l'amour et la mort. La schizophrénie et les troubles mentaux sont aussi abordés. La folie est un de mes moteurs et le tout prend racine dans la réalité de ma vie...

Pour les intéressés, voici le lien pour se procurer le livre : TheBookEdition - L'Ange Déchu de Padron Vincent (paiements par carte bancaire et par Paypal acceptés - site sérieux)

Si jamais vous avez l'idée farfelue de vous le procurer, sachez que vous pouvez me communiquer toutes vos critiques sans aucun problème. Ce livre n'a aucune ambition si ce n'est pallier des promesses non tenues de personnes sur lesquelles je souhaite prendre une sorte de revanche, et ce bien que je ne sois absolument pas rancunier (paradoxal, n'est-il point ?).



Nouveau récit accidentel
Publié le 12.05.2012 à 19:50 par onizukadante

Cela faisait quelques temps que je ne m'étais plus penché sur l'écriture. Ma main ayant pris le contrôle durant quelques instants pour griffonner un récit sans prétention, je me suis dit que je pouvais le partager avec vous afin que vous puissiez me fustiger.

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Les larmes se mélangent aux gouttes de pluie, camouflant ainsi cette faiblesse. Les pas sont réguliers, réglés comme un métronome que rien ne semble pouvoir arrêter. La tête chauffe, les souvenirs vont, viennent, puis repartent, marquant à chaque passage ce cœur à la plaie encore ouverte. Ce n’est pas qu’il manque de bons souvenirs, c’est simplement que ces derniers ont galamment laissé leur place aux tragédies, drames et autres mauvaises actions. L’accumulation commence à entailler la raison. La démarche est modifiée. L’équilibre ne tient plus qu’à un fil, comme cette vie que je manipule. Une poussée à droite, le chemin continue. Une à gauche, et le hasard des circonstances s’en mêle. Je suis joueur, hésitant mais peu réfléchi. Une pichenette sur le côté et j’assiste en bon spectateur à la représentation.

Un véhicule rapide, un corps solide, le choc est-il inévitable ? Peut-être pas, mais l’angle tombe à pic, le morceau de viande n’a pas le temps de percuté qu’il est propulsé un peu plus loin sur le côté. Le chauffeur n’a rien, le véhicule ne semble pas trop endommagé et l’histoire n’en dira pas plus, le conducteur ayant préféré tracer sa route (un défaut de papier ? Qui sait ?). Je change de caméra et opte pour un zoom sur la victime volontaire. Aucun dégât flagrant, je suis un peu déçu, il n’y a même pas une petite gerbe de sang à se mettre sous la dent. Pourtant, il me semblait bien ne pas avoir activé la protection parentale. Il y a dû avoir un défaut de fabrication. Retour à l’action, il y a du mouvement. Le corps se relève, il ne titube même pas. Je n’arrive pas à décrire l’expression de son visage. Cadreur, mettez un plan de face.

Mon vœu n’est pas exaucé. Je vais donc me contenter des autres. La nuit doit masquer certains angles. Le sujet repart sans hésiter comme si de rien n’était. Même si je sais que quelques hématomes font office de preuves éphémères, je ne pourrai pas les ressortir à l’avenir. Leur existence me suffit tout de même à montrer qu’il est simplement humain. Il a juste eu de la chance d’avoir une composition ‘élastique’ dirons-nous. Vu la déception provoquée par cette expérience, je pense que je changerai de thème pour les prochains tournages. Après tout, si je bousille le seul accessoire qui me garde en vie, que ferais-je pour montrer à ceux que j’apprécie que je suis avec eux ? Fin du script, mieux vaut que je déchire ce torchon.

Petite brochette de courts récits
Publié le 08.11.2011 à 16:23 par onizukadante

Comme vous le savez peut-être, depuis quelques années maintenant, je travaille sur l'élaboration d'un recueil de poèmes, nouvelles et autres récits courts. N'ayant souvent pas le temps de m'attarder dessus, je continue à écrire sur le papier, cédant par la suite à la flemme pour recopier.

Ayant écrit hier quelques lignes supplémentaires avant de me coucher (dernier récit), je me suis dit que je pouvais toujours partager quelques unes de mes inventions avec vous. Bonne lecture (ou bon courage au choix) !


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« Bravo, félicitations… », ils me resservaient leur charabia habituel. « L’employé du mois ! » scandaient certains. Les éloges ne manquaient pas mais je ne les comprenais pas. Une équipe travaille, le projet réussi et c’est le chef d’équipe qui récolte tous les mérites. Vie injuste récompensant celui qui ne sait que donner des ordres. Pourtant une partie de moi était fière. Réussir à se faire reconnaître de ses pairs en ayant fait le strict minimum syndical, je ne pensais pas que c’était possible…

Enfin, tout le monde y trouvait tout de même son compte puisque c’était l’occasion de faire la fête et de boire du champagne à profusion. Au moins là, à la fin, nous étions tous égaux : soûls ! Le lendemain, le travail reprenait, tout le monde faisait comme si de rien n’était et un nouveau projet commençait. L’occasion pour moi de fournir toujours moins d’efforts pour tester les limites de la connerie humaine. Apparemment celles-ci n’existaient pas…

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Seul assis dans son canapé, la tête inclinée vers l’arrière, il réfléchit. Du coin de l’œil une larme s’échappe, emportant avec elle les erreurs du passé et reflétant celles à venir. Au fil du temps son image s’est modifiée, remodelée et bien souvent altérée. Mais nul, hormis lui, ne le sait. Etrange n’est-ce pas lorsqu’on sait que l’image que l’on a de soi n’est que le reflet de celle que nous renvoient les autres. Pourtant elle est facilement modulable.

On gomme temporairement un défaut ou deux, on rajoute quelques touches colorées, on redessine quelques traits et le tour est joué. La voilà restaurée, émettant une certaine joie de vivre dissimulant bien les maux qui le rongent. Un bref instant dans une vie laissant paraître une faiblesse, celui-ci ne se renouvellera plus. L’armure de l’apparence lui sied à merveille et personne ne pourra la transpercer. Aussi poignant que les discours puissent être, elle brillera de tout son éclat.

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Un coup de pinceau pour transformer les verrues de notre monde en grains de beauté… Un coup de gomme pour effacer du ciel toute la tristesse des étoiles… L’artiste dieu commence son esquisse et tente de la parfaire pour la présenter à tous. Un projet ambitieux qui lui vaut aujourd’hui la grâce de tout un peuple. Pourtant, la reconnaissance que nous lui accordons est à ce jour injustifiée. Chaque millénaire, siècle, année, mois, jour, heure, minute et seconde, il applique une nouvelle couche sans jamais passer au vernissage. Souci de perfection pour certains, sadisme, torture et châtiment pour d’autres, son talent divise encore les foules. Nous errons entre les lignes, glissons sur les courbes et mourrons au moindre changement d’humeur. Les couleurs s’accumulent, la lumière change, l’artiste est indécis.

Il n’y arrive toujours pas. Pourtant, il s’agit d’un détail… La toile est instable, il manque un élément. Il pense, imagine, essaie puis efface. Elle semble prendre vie, elle évolue et les personnages se meuvent sans se douter qu’ils ne sont peut-être qu’éphémères. Elément déclencheur, il se saisit d’un outil à sa gauche, place la toile à sa droite, entaille et enflamme. La peinture est parfaite, le monde est beau… Seule la mémoire est capable d’embellir le souvenir !

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Les herbes se courbent sous ses pas, le pollen des fleurs profite d’une légère brise pour rejoindre quelques pistils accueillants, sa robe se soulève doucement pour découvrir un genou, puis retombe discrètement. Visage détendu et souriant, yeux à moitié ouverts, cheveux flottant au vent, cliché magique d’un instant capturé pour offrir l’éternité. Moment oublié, toujours rappelé par cette photographie dressée sur mon bureau… Baisé volé, cœur dérobé, instant piqué, fourbes secondes de bonheur capturées pour des années de malheur. Tristesse, souffrance et mélancolie se mêlent dans une larme qui emporte avec elle la poussière du cadre. Un doigt, une présence, un léger souffle glacial frôle sa nuque et mes yeux s’écarquillent. Ma main est tétanisée, je souhaite me retourner mais je ne peux pas.

L’esprit commande, le corps ne répond pas. Les idées fusent, les questions s’accumulent et le reflet se précise à chaque seconde. Sa main virevolte autour de mon crâne puis se pose légèrement sur le sommet. La silhouette se fige, les meubles se dégradent, la peinture s’écaille et le miroir se brise. Un bout de verre s’envole, un léger bruit titille mes tympans et un cri retentit. La pompe vient de céder, le rythme ralentit, les veines se dégonflent, les ecchymoses apparaissent. Elle est si douce, elle me prend dans ses bras et me berce. Voluptueuse mort… Non ! Retour en arrière, les débris reprennent leur place originale, le cœur s’emballe, les gouttes de sueur recouvrent mon front et mon corps retrouve ses couleurs. Mais elle est partie…

Pressé, intrigué, je fais sauter les boutons de ma chemise et regarde. Rien, nulle trace de verre, nulle goutte de sang. Fatigué, je me jette sur la boîte de somnifères et me mets au lit. Une bonne nuit de sommeil, ça ne peut pas faire du mal. Bien que pensant que ces mots n’étaient qu’énoncés à la légère, je me suis rapidement rendu compte qu’ils étaient bel et bien pesés. Des robes valsent dans une salle illuminée, des coupes dansent sur un buffet imaginaire, des gilets s’agitent. Les pas se dynamisent, le rythme s’accélère encore et toujours. Les éléments s’excitent, la lumière s’intensifie et la salle explose. Je vole au dessus des ruines et contemple le carnage. Petite accélération, le décor défile rapidement sous mes yeux secs qui se mettent à cligner. En moins d’une seconde les paupières remontent et la pupille se découvre pour laisser apparaître l’armoire qui fait face à mon lit…

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J’ai rêvé que des milliers de deniers remplissaient mon porte-monnaie, que j’avais assez pour partager au gré de mes amitiés, sans compter, sans espérer qu’ils me les rendraient. J’ai échappé à la pauvreté, cauchemar récurrent qui me hantait tous les soirs… Et je me suis retrouvé dans la banalité, entouré de travailleurs donnant de leur sueur, de leur esprit et de leur cœur pour pouvoir manger, assister leur bien-aimée ou encore nourrir le bébé. J’ai espéré pouvoir gagner au quinté pour m’enrichir sans effort, mais j’ai appris qu’ici tout a un prix.

De la denrée alimentaire au produit convoité, en passant par les policiers, l’état et ses marionnettes, j’ai accepté le fait que le blé régissait tout le système. La vérité n’est pas bonne à dire et nous sommes invités à l’oublier. Mais comment se taire quand on sait qu’une minorité s’octroie le pouvoir de la majorité. Si on décidait de se soulever, qu’adviendrait-il ? Assurément un beau foutoir qui servirait l’humanité. Nul besoin d’arme, utilisons simplement le vocabulaire, le nombre et l’unité d’un groupe pour faire résonner une idée : celle que nous ne sommes pas des vaches à lait sacrifiant nos courtes vies pour améliorer celle de parasites ayant réussi à nous embobiner.

Bilan XG au premier trimestre 2011 (MaJ)
Publié le 01.04.2011 à 19:42 par onizukadante

MaJ - Mise à jour de l'article post-1er avril - Les passages en italique sont à remplacer par le texte qui les succède.

Le mois de mars ayant touché à sa fin il y a quelques heures, l'équipe de Xbox Gamer a fait un petit bilan sur le premier trimestre 2011. Celui-ci nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents, mais aussi et surtout de faire un point sur le budget du site.

Vous n'êtes pas sans savoir que Xbox Gamer est un site d'actualités semi-professionnel qui a besoin de fonds pour survivre. Or, comme vous avez pu le remarquer, la fréquentation du site durant le premier trimestre 2011 était relativement basse (par rapport à la même période de l'année dernière). Avec moins de participations, ce sont des précieux euros qui n'ont pas été engrangés.

Ces derniers mois, le site a eu des difficultés à payer toutes ses factures, plombées par la même occasion par un PlayLipse qui n'arrive pas à décoller. les rentrées ont été aléatoires.

En sus, il nous est plus difficile d'obtenir des concours ainsi que des cadeaux pour les enchères. Par rapport à il y a deux ans, nous n'avons pour ainsi dire plus aucun goodies à vous proposer. Quant aux jeux, cela n'aura échappé à personne, nous avons tout autant de difficultés à nous les procurer, ce qui limite en aval les possibilités d'enchères. Il vous suffit de regarder les dernières enchères proposées pour constater que les jeux récents et les mieux cotés sont aux abonnés absents.

Fort de ce bilan, nous avons dû prendre quelques décisions difficiles pour nous maintenir à flots. Nous profitons donc du blog de l'équipe pour vous annoncer que l'enchère Yoostar2 sera la dernière de cette année 2011. Malgré tout, nous continuerons encore à essayer de vous proposer quelques enchères régulièrement, même si le taux pourrait bien baisser selon les mois.

Nous nous excusons auprès de tous les lecteurs et espérons qu'ils comprendront notre situation. Nous espérons aussi qu'ils continueront à venir sur XG pour partager leurs moments de joueurs, pour participer à la vie du site et pour lire nos actualités. Nous ferons le nécessaire pour tenter de sauver le réseau mais nous ne pouvons rien vous promettre. que le réseau perdure.

Enfin, n'oubliez pas que nous sommes une toute petite équipe faite de passionnés et que chacun de nous à un travail et une vie sociale à côté. Il nous est de plus en plus difficile de lier les deux...

Julie a sa vie de famille, Pascal et Etienne ont leurs études, Nicolas a un stage qui l'occupe quasiment toute la journée, sans compter son travail sur ArtSpire et Vincent a une entreprise qu'il tente de développer, ce qui lui prend de plus en plus de temps chaque jour.

Nous vous remercions une fois de plus pour votre compréhension et espérons que vous resterez tout de même avec nous.

Annonce de Planet Michael (Jackson)
Publié le 22.09.2010 à 16:04 par onizukadante

Si vous aimez Michael Jackson, vous savez certainement qu’un jeu musical dédié à la star, signé Ubisoft et attendu entre autres sur 360, est en cours de développement. Ceci dit, les fans de l’artiste seront ravis d’apprendre que SEE Virtual Worlds et The Michael Jackson Estate viennent d’annoncer le lancement en fin 2011 de Planet Michael, un monde virtuel massivement multijoueur dont le thème n’est autre que cette grande star connue de tous.

Le concept du jeu sera de proposer une vision objective de la vie de Michael Jackson, à la fois autour de son côté artiste et autour de son côté acteur humanitaire. L’interactivité devrait être couplée à une expérience sociale annoncée comme « innovante ». Une deuxième partie du développement concerne la mise en place de planètes, représentant des franchises licenciées, ancrées dans une réalité virtuelle et interconnectées. Planet Michael représentera donc l’une des planètes thématisées. Elle proposera un environnement en 3D et sera accessible gratuitement à tous, sans frais d’abonnement (il est bon de le souligner).

Les amateurs, les fans et ceux qui désirent découvrir le monde de Michael Jackson pourront ainsi librement prendre part à cette aventure avant tout sociale, tout en « découvrant et éprouvant la vie de Michael d’une façon jamais imaginée auparavant ». Notez au passage que les activités ne devraient pas manquer puisque le jeu intègre tout un pan économique lié à diverses occupations, dont des contributions à des causes caritatives.

Avant de terminer cet article avec quelques citations extraites du communiqué de presse, je tenais à vous informer qu’un site officiel est en ligne à cette adresse afin de découvrir de plus amples informations et s’inscrire à une sorte de newsletter.

Extrait du communiqué de presse :
"Quand nous nous sommes d'abord approchés de The Estate of Michael Jackson et que nous avons parlé de la création de la Planet Michael, un de nos buts principaux était de construire un environnement interactif où les fans du monde entier se retrouvent ensemble pour affirmer le dévouement inaltérable de Michael pour le développement d’amitiés mondiales " explique Martin Biallas, CEO de SEE Virtual Worlds. "En construisant cet espace digne de ces connexions mondiales, nous avons prévu un endroit magique, agréable, qui s’appropriera cette constance pour l'amusement et la vie qui étaient si chers à Michael. Au cours de sa longue carrière, le Roi de la Pop était bien connu pour ses contributions visionnaires à la musique, la danse, la mode, le divertissement et la philanthropie et il était important que nous incorporons d'une façon ou d'une autre tous ces éléments dans le jeu. "

"Aucun artiste n'a unifié le monde comme Michael Jackson, donc il va de soit que dans Planet Michael ses fans puissent se retrouver en ligne d'une façon si originale pour célébrer sa musique, son art et sa dévotion pour l'aide de ceux dans le besoin," dit John Branca, co-executor de The Estate of Michael Jackson. "Michael explorait toujours des nouvelles voies créatives que la technologie permettait d’améliorer l’expérience de ses fans. C’est pour cette raison que nous sommes ravis de travailler avec SEE Virtual Worlds pour construire une expérience interactive mondiale qui convienne à un artiste aussi novateur que Michael Jackson" ajoute John McClain, coexecutor de The Estate of Michael Jackson."



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