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Game Wars - Episode 42 : EA strike back en pire !
Publié le 24.10.2017 à 17:25 par Damzema

On fait le bilan, calmement, se remémorant chaque licenciement. En parlant des bons jeux EA d'avant comme si on avait 50 ans.


Le boss de visceral annonçant l’avenir du studio à ses employés avant de se retirer dignement.


Ah EA, ce géant du jeu vidéo qui années après années arrive encore à nous surprendre grâce à ses décisions aussi surprenantes qu’énervantes…

Alors résumons le bilan d'EA... et je suis gentil, je ne vous fait que celui de 2017.

1-Mars 2017 : Mass Effect Andromeda sort après un développement chaotique au cours duquel des membres importants du studio en charge du jeu sont partis. La suite, on la connait. Ventes décevantes, annulation des DLC solo et des suites, licence rangée gentiment dans le placard.

2-13 Octobre 2017 : Alors que l'avenir de la licence Dragon Age semblait radieux, Mike Laidlaw (le directeur créatif) ayant confirmé qu'un nouveau jeu DA était en développement... bim ! On apprend que l'ami Mike quitte Bioware après 14 ans de bons et loyaux services. Alors que le mec semblait motivé concernant le futur de la franchise, il démissionne subitement... ok.

3-Et nous voici au 18 Octobre 2017 ! EA décide de décapiter Visceral Games qui bossait sur un gros jeu solo Star Wars. Rappelons que EA avait recruté spécialement Amy Hennig (qui vient de Naughty Dog et qui a bossé sur Uncharted et Legacy of Kain) pour ce projet. Et d'après les déclarations du boss d'EA, on sent que le projet va être modifié à coup de tronçonneuse. Il ne veut plus du jeu d'aventure solo prévu à la base, on sent que le mec voudraient partir vers du "game as a service"et qu’il a une furieuse envie de foutre du multi et des micro-transactions dans tout ça.
Et Amy Hennig ? Et bien comme les autres, elle discute pour essayer de ne pas être au chômage.
Une petite dernière pour la route ? Devinez qui dirigera la team qui bosse maintenant sur le jeu Star Wars ? Steve Anthony. Vous ne connaissez pas ? Normal, le mec était producteur sur Medal of Honor Warfighter, Need for Speed Rivals et Battlefield Hardline... 3 des jeux les plus pourris de leurs licences respectives.

Bref, un vrai strike... et 2017 n'est pas encore terminé !




Manveer Heir dans Rogue One : A micro-transactions story.

Mais les remous déclenchés par le corps de Visceral Games tristement jeté dans un étang boueux n’ont pas encore fini de faire parler.
En effet, il y a quelques jours sur le site Waypoint, un ancien développeur de Bioware a été l’invité d’un podcast ou il a balancé sur EA. Oh rien d’ultra surprenant, juste ce que l’on imaginait mais ça fait quand même du bien de l’entendre de la bouche même d’un mec ayant bossé là-bas.

Manveer Heir a bossé 12 ans dans le JV dont 7 chez Bioware. Il a travaillé notamment sur Wolfenstein (2009), Mass Effect 3 et Andromeda. Et quand on lui demande ce qu’il pense d’EA, de la montée en puissance des micro-transactions et de l’implémentation forcée de composantes multi-joueurs dans les jeux solo, le bonhomme a le mérite d’être franc.
Morceaux choisis :

« EA n’est intéressé que par le fait d’avoir le meilleur retour sur investissement possible. Ils n’en ont rien à faire de ce que veulent les joueurs, ils sont seulement intéressés par ce qui leur fera sortir leur carte bancaire. Ce sont 2 choses légèrement différentes. »

« C’est définitivement l’une des tendances au sein d’EA. De manière générale, ils poussent vers plus d’open world pour la simple et bonne raison qu’ils sont bien plus faciles à monétiser. La phrase qu’on utilise chez EA est "faites les revenir encore et encore". Pourquoi tu t’intéresse autant à ça, EA ? Tout simplement à cause des micro-transactions comme par exemple les gens qui achètent des card packs pour le multi-joueurs de Mass Effect. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons ajouté un mode multi-joueurs sur Mass Effect 3 n’est-ce pas ?»



Et quand le dernier sujet bouillant à la mode est abordé, à savoir les loot boxes, Heir nous fournit son analyse. Ah les loot boxes, cette source de revenus devenue énorme pour les éditeurs et qui casse la structure du sacro saint jeu à 60 euros (déjà bien mise à mal par les season pass) avec une avalanche infinie d’items générés aléatoirement dans un jeu…
Une tactique qui ne marche évidemment par sur 100% des joueurs mais qui a le mérite de rapporter gros et surtout d’accrocher ce qu’on appelle des ‘Whales’ (qui veut dire baleine, un terme notamment utilisé dans le milieu des casinos pour désigner les clients prêts à dépenser d’énormes sommes… il n’y pas de hasard). Mister Heir, je vous repasse le micro :

« Vous devez comprendre que la quantité d’argent générée par les micro-transactions est phénoménale. Je ne suis pas autorisé à dévoiler les chiffres exacts mais je peux vous dire que quand le multi-joueurs de Mass Effect 3 est sorti, ces card packs se vendaient… très bien et que les sommes d’argent gagnées seulement avec ces card packs étaient si importantes que c’est la raison pour laquelle EA a poussé à inclure un mode multi dans Dragon Age Inquisition et qu’on a commencé à retrouver du multi dans énormément de licences EA qui n’en avait pas auparavant. Parce que ça a marché et que ça a rapporté une tonne de fric. Revenus constants contre revenus uniquement valable une seule fois. »



Il ajoutera même :
« J’ai vu des gens dépenser 15 000 dollars sur le multi-joueurs de Mass Effect ! ».




Je ressens un trouble dans la Force…

Le futur des jeux EA serait-il aussi sombre que le côté obscur de la Force ? Rien n’est moins sur. Star Wars Battlefront 2 est littéralement bourré jusqu’à l’os de loot boxes bien planquées dans le cheval de Troie constitué de maps et autre modes gratos qu’EA semble gracieusement "offrir" aux joueurs. Le mode FUT de FIFA et ses cartes à acheter… Anthem qui tente une approche à la Destiny…
Les jeux tels que les Mass Effect ou les Mirror’s Edge à l’ancienne semblent définitivement appartenir au passé du géant américain du jeu vidéo.

Et la tendance semble donner raison à EA. Est-ce le début de la fin pour les jeux solo à forte valeur narrative ? Nous en reparleront une autre fois…


Oh un bon jeu EA solo sans multi ou micro-transactions à la con... ah en fait non...


C'était mieux avant ? Difficulté dans les jeux vidéo, enfance et déambulateur.
Publié le 06.09.2017 à 19:19 par Damzema

C’était mieux avant… En général, le fait de prononcer cette phrase vous catalogue souvent d’emblée comme un vieux con. Les dessins animés ? C’était mieux avant. Les jeux vidéo ? C’était mieux avant... Quand la nostalgie traine dans un coin de nos têtes, cette conclusion n’est jamais bien loin mais il faut se méfier car la nostalgie peut aussi être un poison. Une substance indétectable, insidieuse, qui s’incruste dans nos cerveaux pour grignoter lentement mais surement pas mal de nos souvenirs de gosses avec l’effet pervers d’embellir les choses… mais je m’égare, là n’est pas le sujet.



Je suis trop vieux pour torcher ces jeux Megadrive.



Je suis trop vieux pour ces conneries ?!

Si vous êtes un trentenaire comme moi, vous avez alors forcément connu le temps bénie de la Megadrive/Super Nes et l’avènement de la 3D avec la mythique Playstation. Vous avez alors vous aussi torché des centaines de jeux de l’époque. Je vous vois venir, vous vous dites « Mais qu’est-ce qu’il nous fait le vieux cons ? Rentre à la maison de retraite enfiler tes pantoufles en faisant du retro gaming ! » ou alors « Il a raison ! Monde de merde ! Je retourne jouer à Sonic 2 et Super Mario World » mais si je parle de ça, c’est par rapport au test du remake de la trilogie Crash Bandicoot démoulé par Vegakiller sur XG. Dans les commentaires, nous avons digressé sur la difficulté des jeux. Un sujet au combien intéressant.

Alors que l’ami Vegakiller nous expliquait que ce remake était bon et nous replongeait efficacement dans une certaine nostalgie, je me suis rappelé qu’un testeur d’un gros site US avait conclu son billet sur la N’sane Trilogy par ceci : « Crash Bandicoot est le Dark Souls des jeux de plateforme ». Une phrase forte, lourde de sens, qui insinuerait que cette trilogie n’est accessible qu’aux pros de la manette, le joueur lambda prenant le risque de se retrouver face à une difficulté très (trop ?) élevée. Et pourtant, à leur sortie sur PS1, les Crash Bandicoot étaient joués par qui si ce n’est le joueur lambda ? Nous étions des gamins, pas tous spécialistes du jeu de plateforme et pourtant nous avons tous joué à Crash Bandicoot et nous sommes nombreux à avoir terminé au moins une fois la trilogie. Ce qui nous amène à plusieurs questions : Les jeux sont-ils plus faciles ? Les joueurs sont-ils moins bons ? Sommes-nous trop guidés, pris par la main ? Dans la majorité des cas, à notre époque, je serais tenté de répondre trois fois oui.

Récemment, j’ai voulu me refaire 2 jeux Megadrivre que j’adore, 2 Jeux de plateforme : Le Roi Lion et Mickey Mania. Et alors que je m’attendais à les torcher vite fait en une après-midi comme il y a quelques années, je me suis salement cassé les dents dessus. Oh ce n’était pas insurmontable mais ce que j’imaginais comme une promenade de santé s’est transformé en de longues sessions parfois corsées. Le constat est sans appel, sur des jeux de plateforme purs à l’ancienne, je suis bien moins bon aujourd’hui que je ne l’étais à l’époque. Idem sur les jeux Shinobi Megadrive que je connaissais par cœur et qui m’ont donné beaucoup de fil à retordre. Je me suis retrouvé tel un Rocky Balboa embourgeoisé qui reste fort mais qui n’a plus l’habitude de s’entrainer à fond et qui a beaucoup perdu en niveau. Plus du tout habitué à ces gameplay millimétrés demandant parfois un dosage au poil de fesse près, plus du tout habitué aux barres de vie et aux vies limitées qui obligent à tout recommencer, j’ai passé un très sale quart d’heure.
Même dans les genres auxquels je touche encore beaucoup aujourd’hui, je suis devenu moins bon. Sur les jeux de combat 2D à l’ancienne comme Street Fighter III ou Garou, je suis affreusement moins fort qu’il y a 10 ans. Pourquoi ? Parce que dans les jeux récents, on nous mâche le travail, on simplifie tout. Les manipulations des coups spéciaux disposent d’aides qui permettent de valider le coup même si la commande entrée n’est pas totalement précise et correcte. Les timing pour placer ses combos sont infiniment plus permissifs. Les Fury et autres Ultra se déclenchent avec des combinaisons de touches simplifiées. Résultat ? Quand vous rejouez à l’un de ces vieux jeux, ou il n’y a aucune aide, aucune « triche », c’est l’hécatombe. Un habitué qui a continué à y toucher vous pulvérise en 2 secondes pendant que vous foirez 50% de vos coups.

Le RPG ? Pareil. Marqueurs de quêtes, indicateurs visuels avec flèches interactives, cartes avec 3000 indications, déplacements instantanés à foison, touches en permanence affichées à l’écran pour nous rappeler sur quel bouton appuyer etc. Nous sommes bien loin de l’époque de l’antique Baldur’s Gate 2 (le daron des RPG, élément fondateur du RPG tactique) ou il n’y avait aucune aide. Rien pour aider à la création du personnage, pas de tutoriaux mais un apprentissage sur le tas à la dure, des maps sans marqueurs… tu veux suivre la quête ? Alors écoute les PNJ, lis ton journal, regarde la map, guide toi avec le décor. De nos jours combien de joueurs zappent des pans entiers de dialogues pour se ruer sur le prochain marqueur en étant bien guidés par des flèches et une map interactive ? Beaucoup trop. J’ai vu des gens jouer à The Witcher sans en lire les dialogues… J’ai vu des joueurs dirent sur des forums « pourquoi je n’arrive pas à tuer de monstres, le jeu est nul » alors qu’il suffit de changer d’arme. Epée en acier pour les humains, en argent pour les monstres. C’est précisé noir sur blanc, c’est même intégré au scénario mais certains n’arrivent même pas à faire cet effort de compréhension. Du coup, dans The Witcher 3, Geralt dégaine automatiquement la bonne épée en fonction des ennemis qui l’approche. Bien sur ça n’enlève rien aux qualités du jeu qui est excellent mais ça en dit long sur le niveau d’assistanat inclue dans les gamplay modernes.



Ne sommes nous pas tous déjà transformés en ça ?


L’ère de l’immédiateté.

J’ai filé de vieux RPG à des jeunes de 15-20 balais car ils me demandaient quels anciens RPG avaient marqué mon enfance. Je leur ai filé les Baldur’s Gate, ils se sont pétés les dents dessus. Je leur ai filé Gothic 3, ils n’ont pas dépassé la dizaine d’heures de jeu. Ils me demandaient ou était la map… la map fallait en acheter une ! Et puis il fallait la lire comme une vraie map, zéro marqueur sur le bousin. Quand je leur ai expliqué ça et qu’ils ont constaté qu’au bout de 5 heures de jeu, ils se faisaient défourailler par un simple loup sauvage, ils ont lâché l’affaire. Enfin pas tous. Heureusement, dans le lot, certains ont adoré et se sont lancé à fond dans ces RPG certes vieux mais aux combiens riches mais ça représente quoi ? 20-25% des gens à qui j’ai conseillé ces jeux.

Nous sommes entrés de plein pied dans l’ère de l’immédiateté. On veut tout et tout de suite, la patience devient la vertu la plus rare. On commande des colis en express pour les avoir le lendemain, ça nous coute des dizaines d’euros supplémentaires mais pas grave, nous n’aurons pas 48 hr de plus à attendre. On précharge les jeux, ben oui ! Faut pouvoir y jouer day one à la première seconde de la date de sortie ! Et malheur à l’éditeur qui se foire ! « Quoi, le jeu est sorti depuis 2 heures et je ne peux pas y jouer ? Scandale ! ». Les CD ? C’est pour les vieux cons, iTunes est là ! J’ai mon album en 1 seconde, je clique, je paie, j’écoute. La bouffe ? Non je ne veux pas passer une heure par jour pour me faire de bon plat, je préfère acheter des merdes toutes prêtes. Faire cuire du riz, 10 minutes ? Quelle horreur ! Je préfère payer le double pour un sachet 4 fois plus petit mais 4 fois plus cher qui se fait en 2 minutes dans un micro-ondes.

Bref cette frénésie du tout et tout de suite qui régie nos existences a aussi gagné le jeu vidéo. Les joueurs n’ont plus le temps. Plus le temps de potasser des règles trop complexes, plus de temps d’apprendre à assimiler des gameplay profonds et surtout plus le temps de se poser la moindre question. Tout doit être immédiat et simple. Un mec qui crève 10 fois sur un même passage va rager, mettre une mauvaise évaluation au jeu et le jeter aux oubliettes là ou avant on persévérait. J’ai vu des joueurs arrêter de jouer à certains titres parce que c’est trop dur, il y a trop de règles etc. Alors bien sur, j’en vois venir certains, vous allez me dire « et Dark Souls, c’est du poulet ? ».



Moi ado, venant tout juste de terminer Deathtrap Dungeon.


Les enfants du pad.

Et bien je vais vous dire : OUI ! Dark Souls, c’est de la petite soupe de poulet pour papy enrhumé ! J’ai torché, à l’époque, de jeux PS1 qui étaient bien plus durs que Dark Souls, des trucs effroyables dont aujourd’hui encore je me demande comment j’ai fait pour les terminer. Tu te prends pour un fou de la rue parce que tu as terminé Dark Souls 3 ? Essaies de terminer Deathtrap Dungeon et reviens me voir !
Attention, les Dark Souls sont d’excellents jeux et oui, leur difficulté est au-dessus de la moyenne… par rapport aux standards actuels. A une certaine époque, on ne se serait jamais dit « Mais qu’est-ce que ces jeux sont durs ! » mais juste « la difficulté est relevée ». Le fait qu’aujourd’hui un Dark Souls soit considéré comme une expérience hardcore est la preuve irréfutable que le niveau des joueurs grand public a baissé et que les jeux sont devenus bien moins exigeants. D’ailleurs il est bon de rappeler que si la trilogie Dark Souls est difficile à terminer, l’expérience reste moins difficile que dans Demon’s Souls sortie pourtant juste avant et chapeauté par les mêmes développeurs.

Loin de moi l’idée de dire que nous sommes tous des nullos, endormis par des jeux assistés et des gamplay ultra simplifiés mais force est de constater que le niveau général de difficulté a baissé… tout comme celui des joueurs. Les jeux grand public ne proposent plus beaucoup de challenge mais des expériences relativement simplifiées. Bien sur, on y prend du plaisir et c’est beaucoup plus beau et spectaculaire qu’à l’époque des MD, SNES ou même PS1 mais il n’y quasiment plus cette notion de l’effort récompensé. Ce sentiment de satisfaction quand, après avoir galéré comme pas possible sur un passage ardu, on arrive enfin à aller plus loin. Tout ça a presque disparu et les gameplay millimétrés, les RPG complexes etc se font rares. De temps en temps un Super Meat Boy ou un Pillars of Eternity pointe le bout de son nez pour nous rappeler que « Eh les mecs ! On est encore là ! Nous les jeux à l’ancienne. Nous nous sommes modernisés mais nous n’avons pas sacrifié la complexité qui faisait le charme des jeux d’antan ».

Il y a bien évidemment des avantages à cette baisse de difficulté et à cette plus grande accessibilité. Plus de joueurs peuvent jouer. Aujourd’hui, tout le monde est capable de terminer le dernier gros RPG à la mode, tout le monde peut jouer à un jeu de combat sans devoir s’entrainer des heures, tout le monde peut s’en tirer sur les derniers FPS. Le public s’élargie, le jeu vidéo est le loisir n°1 et il est bien parti pour le rester. Une épée à double tranchant. En tout cas, parfois, dans mon coin, je repense comme un vieux con à cette époque ou l’on fracassait des jeux bien hardcore alors que l’on était haut comme 3 pommes et que personne ne nous expliquait rien. Pas de vidéos Youtube, pas de soluces. Nous étions les enfants sauvages du pad, élevés tout seuls à la dure. On débarquait sur un jeu avec notre bite et une manette et il fallait se démerder. Bien sur, parfois on en prenait plein la gueule, on se tapait des crises de nerfs mais bordel, on était balèze !

Il y a peu sur Twitter, Ian Miles Cheong (journaliste, Daily Caller, The Sun, The Escapist) publiait la vidéo d’un confrère jouant à Cuphead. Pourquoi ? Parce que ce dernier était tout simplement tellement nul qu’il n’arrivait même pas à passer le tutorial… tutorial avec bien toutes les touches affichées clairement à l’écran. Pire, le mec a passé plus de 30 minutes sur le niveau 1 sans le terminer. Cela pose aussi une ultime question : quel est le niveau de ces gens qui notent nos jeux ? Ou quand des mecs totalement nuls se retrouvent à noter des jeux ou ils galèrent alors qu’un enfant de 10 ans pourrait les torcher en une aprem’. Car si le niveau des joueurs a baissé, inutile de vous dire qu’au niveau des testeurs le constat est le même… voir pire ! Du coup ce nivellement par le bas qui nous entraîne vers moins d’exigence fait également salement dégringoler l’utilité et l’intérêt de 75% des sites ou les mecs qui foutent leurs notes n’ont la plupart du temps même pas terminé le jeu… mais ceci est une autre histoire.

En attendant… c’était mieux avant… ou pas ?


Moi aujourd'hui, après avoir battu le premier boss dans Dark Souls au bout du 20ème essai.


Hellblade - Senua's Sacrifice : une expérience solo hors norme.
Publié le 23.08.2017 à 16:06 par Damzema



Autant être clair dés le départ, Hellblade est un jeu clivant. Il ne plaira clairement pas à tout le monde. Certains y trouveront une pépite, d’autres un jeu ennuyeux, les goûts et les couleurs…
L’important c’est de savoir ce que vous achetez. Non Hellblade n’est pas un Dark Souls like, ce n’est pas un beat them all, ni un jeu d’action. Inutile d’y chercher une quelconque ressemblance avec God of War et compagnie.



En revanche Hellblade est une formidable expérience solo. Que ce soit via sa narration très travaillée, son cadre captivant imprégné de références issues de la mythologie nordique, le boulot saisissant effectué sur l’aspect sonore, ses jolis graphismes ou sa DA très inspirées, on sent bien que Ninja Theory a beaucoup soigné son bébé. Prenant dés les première secondes pour peu que l’on accroche au trip et à la fabuleuse ambiance du titre, Hellblade en devient par moment presque hypnotique dans ses passages les plus inspirés. Plages jonchées d’épaves de navires, forêts et temples, souterrains sombres, mondes cauchemardesques, le jeu compense sa linéarité par une variété très plaisante dans ses décors et ses ambiances.



Parfois guerrière, parfois horrifique, souvent contemplative, l’odyssée de Senua est aussi marquante qu’originale. De plus, contrairement à beaucoup de jeux basés principalement sur la narration et l’histoire, Hellblade propose un vrai gameplay. Les énigmes sont très sympas et originales. Basées sur des jeux d’ombres et de perspectives, elles sont savamment dosées et barrent régulièrement la route du joueur sans le lasser. Idem pour les combats dotés d’un gameplay simple mais pas simpliste. Sans êtres insurmontables, ils peuvent se montrer plutôt ardus par moments et instaurent une tension palpable.



L’ensemble est de plus sublimé par l’héroïne. Senua est un personnage attachant et torturé. Hésitant entre la combativité et l’abattement, tiraillée par des voix intérieures, elle semble constamment sur le fil, prête à sombrer dans la folie. Aussi brave que fragile, son chemin de croix vers les enfers afin d’en délivrer son bien aimé devient un véritable crève cœur à mesure que l’ on voit ce qu’elle subit et que l’on découvre son histoire. Concernant l’aspect psychose mis en avant par les développeurs, il est vrai que le résultat reste assez déroutant. Encore plus si vous jouez avec un bon casque car à ce moment là, les voix de Senua deviendront aussi les vôtres, murmurant constamment dans vos oreilles encouragements et invectives qui se mêleront parfois en un mélange très déstabilisant.



Captivante de bout en bout, l’histoire de Senua se veut encore plus passionnante pour les amateurs de mythologie. Les références sont multiples à travers l’intégralité du jeu et un passionné les reconnaîtra instantanément. Les développeurs ont aussi intégré dans les niveaux bon nombre de runes qui, une fois activées, raconteront au joueur moult légendes. Sigmund, Fafnir, Sigurd, Brunhild, Odin, Baldr, le Ragnarok… Même ceux qui ne connaissent pas ou peu la mythologie nordique seront abreuvés d’histoires qui, en plus d’êtres passionnantes, sont racontées de manière très impliquée.



Alors reste la question de la durée de vie et du prix. Oui Hellblade se termine en 8 heures et coute 30 euros. Est-ce que c’est trop cher ? Non. Clairement pas vu le travail fourni par Ninja Theory et l’impact du jeu sur le joueur. Nous ne sommes pas ici face à un gros studio avec d’énormes moyens et les développeurs auraient pu se contenter de jouer la sécurité et de copier ce qui marche en tentant de lancer un énième MOBA ou jeu de cartes. Hors ce n’est pas le cas, c’est même l’inverse. Hellblade est une vraie prise de risque, un énorme investissement niveau argent et temps et ce malgré le fait que le concept ne soit pas des plus vendeurs. Oser sortir un jeu mettant en avant sa narration via une héroïne perturbée mentalement demande une sacrée dose de conviction et d’audace. On pourrait se dire "oui mais je préfère me prendre le prochain FIFA ou CoD ou BF et j’attendrai une promo pour Hellblade" mais selon moi, ce serait une grosse erreur. A notre époque où tout le monde crie au manque d’originalité, quand un jeu aussi original que Hellblade sort, il faut faire un effort d'achat. Les gros blockbuster AAA seront toujours là. Ninja Theory, si tout le monde attend que le jeu tombe à 5 euros ou le boude à cause de sa durée de vie, c’est moins sur. Les expériences solo aussi originales et aussi marquantes sont extrêmement rares, surtout avec autant de moyens mis en œuvre (le jeu est beau et utilise l’Unreal Engine 4) et si l’on veut qu’il y en ait d’autres dans le futur, il est important de sauter le pas et d’acheter le jeu à sa sortie (après s’être renseigné dessus et en étant sur qu’il nous intéresse un minimum, évidemment).



L’important dans un voyage n’est pas sa longueur, c’est le fait qu’il soit inoubliable et marquant… Et il y a fort à parier que celui de Senua vous hante encore de longues heures, même après l’avoir mené à son terme.



Puzzle de mots et de pensées : XG et moi.
Publié le 28.02.2017 à 00:12 par Damzema

Ambiance !

En ce moment, il y un peu de remous sur XG. Pour ceux qui passent en coup de vent pour zieuter les news, ce n’est pas vraiment perceptible, pour les habitués en revanche… ou alors je me fais des idées ?
Récemment j’ai vu, j’ai lu certains commentaires qui m’ont laissé pensif. Certains venaient de membres actifs, les squatteurs habituels des forums, d’autres venaient de revenants. Oh pas les fantômes non, juste ces membres, anciens, qui parfois réapparaissent au détour d’une discussion comme Resoju par exemple.

Est-ce que XG va mourir ? Est-ce que c’était mieux avant ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Mais ou est donc ce connard d’ornicar ?

J’ai débarqué sur XG en 2008. Comment ? Honnêtement je ne m’en souviens plus du tout. Ce dont je me souviens en revanche, c’est des soirées de folie sur le live, des forums ou chaque sujets un poil intéressant faisait 2 pages de commentaires, des blogs ultra vivants avec des concours organisés chaque mois (coucou Darksim, si tu passes dans le coin…), des tournois etc. Je me rappelle du CSJM. Vous ne connaissez pas ? C’est le Comité de Soutien des Jeux de Merde, un groupe composé de sacrés lascars comme Fafa05, Octavarium et j’en passe. Des gars capables de passer leur soirée à jouer à Earth Defense Force. Si si, ils existent, j’en suis témoin. C’est d’ailleurs avec eux que je jouais à Gears of War 2, presque tous les soirs, la campagne solo en difficulté max, le multi, les matches français contre anglais ou le grand gagnant était souvent le lag… je pense que ce sont mes meilleurs souvenirs sur XG. Les groupes d’amis tous les soirs, le site ultra vivant. Quand je regarde XG aujourd’hui, je me dis « Waow, ça a changé ». Alors il n’y a pas que le site hein ? Je n’ai plus la vingtaine depuis longtemps, j’ai un taf, une vie de famille, moins de temps mais bon sang c’est quand même fou de voir à quel point tout a changé !

Bien sur le succès plus que mitigé de la One n’a pas aidé mais inutile de se voiler la face, ça ne peut pas être la seule raison. Oui par moment il y a eu des tensions sur XG, de gros clash, des gens qui partent. Je ne suis pas au-dessus du lot, j’ai participé par moment à ces prises de tête, j’ai participé par moment à cette dégradation de l’ambiance. Trop de troll ? Trop de vannes ? Oui c’est arrivé, j’ai été là-dedans avec tant d’autres, nous restons tous des sales gosses (dans le bon sens du terme) après tout. Au moins l’avantage c’est que sur XG, j’ai eu des échanges constructifs même avec des membres que je n’appréciais pas. Je connais des mecs avec qui je me suis engueulé jusqu’aux MP alors qu’aujourd’hui nous sommes potes. Et puis si on était tous du même avis en permanence, on se ferait quand même bien chier, il faut le dire !

Si j’écris ce billet d’humeur improvisé ce soir, c’est parce que je sens que XG est de nouveau à quelques pas d’entrer dans l’une de ces périodes étranges. Des périodes ou des gens arrivent et d’autres partent, ou l’on a l’impression que ça sent un peu la fin. La fin de quoi ? On ne sait pas trop, c’est juste quelque chose… une impression qui rôde, tapis dans l’ombre, impossible à analyser. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai fais preuve de flemme. Je voulais écrire un article, une critique de série ou que sais-je et alors que je me trouvais face à une page blanche, je me suis dis « est-ce que ça vaut vraiment le coup ? ». Et j’ai éteins mon ordi portable. A moins que tout ça ne vienne que de moi ?

Pour la première fois depuis longtemps ça m’a gavé, pour la première fois depuis longtemps je me suis mêlé de certaines conversations entre membres qui ne me concernaient pas vraiment juste car certains comportements m’énervaient. Récemment j’ai vu quelqu’un qui voulait faire des tests pour le site renoncer, un autre fortement hésiter. J’ai vu de l’arrogance mal placée et je me suis demandé « est-ce que nous étions comme ça à l’époque ou ça clashait ? ». La réponse est non. Nous avons peut-être été des sales gosses mais au moins nous étions francs et on ne se plaçait pas au dessus des autres… par contre qu’est-ce qu’on s’envoyait dans la tronche.

Parfois je me demande ou sont passés certains membres qu’on voyait assez souvent et qui ont disparus ou que l’on ne revoit que 4-5 fois par an. Ou est passé TP-homie ? Est-ce qu’il attend le prochain jeu Tomb Raider pour ressurgir ? Qui je vais traiter de suceur de HBO ? Qui va me répondre « retourne regarder Arrow » ?
Pour la première fois depuis longtemps, en fait pour la première fois depuis le début, je me suis dis « Et si c’était un signe ? Et si c’était le moment de se barrer ? De disparaitre du site… ». Je crois qu’aujourd’hui, je comprends enfin ceux qui ont pris du recul. A cause de la vie, des changements, à cause du site qui change aussi. A une époque je trainais également énormément sur Gamekult, l’émission était présentée par Choca, Poischich était rédac chef… aujourd’hui je ne fous les pieds chez GK que très rarement. Je vais vous faire un aveu, à une époque j’ai même trainé sur Gameblog ! C’était bien avant les tristes pitreries de Julien Chièze, quand le site avait encore une ligne éditoriale de qualité et des podcast excellents… et bien j’ai finis par me barrer aussi alors que j’y ai rencontré d’excellents potes et vécu de très bons moments. Est-ce que la malédiction, ce mal a réussi à se propager jusqu’à XG ? Je me posais la question cette après-midi. Etant sur un projet personnel de site internet, je me rends compte de l’ampleur de la tâche pour ne serait-ce que mettre au point les bases… et je ne parle pas d’un truc colossal mais juste d’un projet modeste entre potes. Alors que je pensais que ce serait réglé en Octobre 2016, le mois de Février 2017 se termine et ce n’est toujours pas prêt. Pas grave, je suis parfois flemmard mais je n’ai jamais lâché un projet perso et j’aperçois enfin le bout du tunnel (Derka, RDV en Mars mon pote). Je n’ai pas envie non plus de lâcher XG.

Bon il temps de conclure ce pavé. J’ai cogité un peu avant de pondre ce dernier paragraphe, je viens de me prendre un petit café (oui à 23hr, keskya ? Le sommeil c’est pour les faibles !). En fait, je crois bien que je n’ai vraiment pas envie de me barrer d’ici. Même si j’ai moins de temps, j’ai quand même envie de contribuer au site. Parce que j’aime son évolution, parce que j’ai des potes et des mecs que j’apprécie qui sont dessus et parce qu’Oni (sacré capitaine de navire, le mec navigue en pleine tempête tranquillement, lui manque plus que le bandeau et la jambe de bois) s’est cassé le cul à créer des choses comme le série club que je réclamais depuis des lustres et à faire vivre le site avec une motivation sans faille. Je n’ai pas envie de partir juste parce que certaines choses ou personnes m’énervent, je ne vais pas balancer des années de souvenirs et de participations comme je l’ai fait avec GK ou GB… je l’ai parfois regretté concernant GK étant donné que j’ai perdu de vue des gens que j’appréciais. Bref même si j’ai moins le temps qu’avant, je vais quand même rester, certains seront déçus d’autres non, beaucoup vont se dire « mais qu’est-ce qu’il nous fait ce con avec son pavé ? Il s’est cru chez le psy ? ». Alors déjà calmos, je connais Derka, on peut débarquer chez vous et vous montrer pourquoi les méthodes de tortures du moyen-âge étaient si efficaces tout en se torchant avec les conventions de Genève. Ensuite, nous sommes dans la partie blog, sur mon blog donc je fais ce que je veux. D’ailleurs je vais tout de suite vous montrer une photo de mon c…
Bon en fait je vais me calmer parce qu’apparemment ma copine a prévu de me balancer un mawashi geri dans la bouche, je l’ai vu à son regard que j’ai déchiffré par un « Tu vas te calmer direct sur le café, arrêter d’écrire ton pavé et te ramener devant la tv car j’ai envie de mater un autre épisode de série et je t’attends depuis 10 minutes ».

L’ancien XG est mort ! Vive le nouveau XG ! L’évolution est un processus naturel obligatoire qui ne peut pas être entièrement bon ou entièrement mauvais. Pour ceux qui comme moi s’interrogent parfois, se posent les mêmes questions, nous sommes face à la problématique du verre à moitié plein et à moitié vide. Personnellement je pense que je vais essayer de le voir à moitié plein le plus possible… ce qui ne m’empêchera pas de râler sur le fait qu’il reste à moitié vide, on ne se refait pas !

Réalisateur : Tsui Hark
Scénario : Damzé
Chorégraphie des combats : Derka
Effets spéciaux : Oni
Bande son : Danny Brown – Grown up
Photo de l’article : Derka et Damzé en train de s’interroger sur la méthode de torture la plus efficace.



Red Dead Redemption 2... Et pour quelques dollars de plus, pas de version PC.
Publié le 19.10.2016 à 16:24 par Damzema



On l'attendait, on le voulait, on y a eu droit ! Red Dead Redemption 2 vient d'être annoncé. Comme pour tout gros jeu qui se respecte, l'éditeur a donc dévoilé les plateformes concernées. PS4, Xbox One... forcément il ne peut pas y avoir de surprise là-dessus, l'absence de version PC en revanche a tendance à faire parler.

Pourquoi se priver d'une plateforme sur laquelle le jeu se vendra bien ? Sans parler du piratage et autres arguments pas assez fort pour justifier une telle décision, attardons nous donc sur l'aspect le plus important pour éditeur qui sort un gros jeu : l'argent !

GTA V a bien marché, il a même très bien marché. Les ventes sont stratosphériques et le jeu est encore très joué aujourd'hui. Très joué... grâce au online. Prévu au départ comme un ajout sympathique, le online dans les GTA et plus particulièrement le V peut être vu comme le monstre de Franckenstein de Rockstar. Quelque chose d'un peu foutraque au début mais qui a depuis grandi d'une manière totalement incontrôlable. Même Dan Houser a avoué être surpris par l'engouement pour le online de GTA V. Un online d'ailleurs fortement alimenté en DLC gratuit.

Il y a quelques mois, un Dan inquiet déclarait qu'il fallait que le joueurs s'attendent à voir Rockstar lever le pied concernant l'entretien du mode online. Inquiet car personne n'avait prévu que des milliers de joueurs restent autant accroché à ce mode, inquiet car Rockstar se retrouve piégé entre la tentation de continuer à entretenir ce mode et l'envie de le lâcher pour se concentrer sur d'autres projets et notamment un inévitable GTA VI.



Seulement voilà, il y a quelques jours à peine sortait un nouveau DLC gratuit pour le mode online. Un DLC basé sur le monde des bikers. Au menu ? Création de gang, ajout de motos, achat de QG, possibilité de se lancer dans divers trafics. Il n'en fallait pas plus pour que les joueurs retournent avidement squatter le online. Alors quid des précédentes déclarations sur le fait de lever le pied sur ce mode ? La réponse est toute simple et elle est liée à l'absence de version PC pour Red Dead Redemption 2, encore une fois la réponse est l'argent.

Le mode online de GTA V est tout simplement LA poule aux œufs d'or de Take Two. Car si les DLC sont gratuit pour GTA Online, les micro-transactions sont légions. Bien entendu, on peut tout à fait y jouer sans débourser un centimes (ce qui est mon cas) mais comme dans la vraie vie, certains joueurs veulent tout. Un jet privé, un yatch, un hélico, la voiture la plus rapide du jeu, le plus bel appartement ? Si vous voulez tout ça, il vous faudra dépenser des millions de dollars. Des millions qui prennent du temps et demandent des efforts pour êtres amassés in game. Et c'est là qu'interviennent les achats et plus particulièrement les Shark card. Kézako ? Il s'agit de cartes à acheter avec votre vrai argent qui vient de vos poches. Exemple : une carte Whale à 38 euros vous donnera 3,5 millions in game. Inutile de vous dire que les ventes de ce genre de produit sont aussi stratosphériques que celles du jeu. Et ça, l'éditeur et le développeur l'ont bien compris.

Si les DLC de GTA V Online sont gratuit, il sont aussi un moyen de pousser les joueurs à lâcher un billet dans une Shark card. Vous avez téléchargé le dernier DLC Bikers ? Acheter un QG digne de ce nom, vous coûtera une somme proche du million de dollars, idem si vous souhaitez vous lancer dans un business illégal. La moindre moto ? 100 000 dollars là ou le mode online en proposait à ses début à 10 000 dollars. Bref chaque DLC gratuit est un appel à la consommation, à l'achat de chose in game coûtant des millions et ces fameux millions sont facilement obtenus en déboursant de vrais euros. D'ailleurs à chaque sortie de gros DLC, Rockstar fait toujours des promo sur les Shark card... qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom.

Alors vous allez me dire "osef de ton pavé connard, ou est le rapport avec Red Dead 2 ?". Déjà restez tranquilles, seule ma copine à le droit de m'insulter et c'est dans un contexte très spécial ou je suis attaché à un plumard pendant qu'elle me fouette en m'insultant en allemand.
Ensuite, et c'est là que ça devient intéressant, Arcade Superdata's Metric Hub a fournit des données. Des données sur les revenues liés aux contenus additionnels de GTA V (donc le online).
Le résultat ? Sur console c'est la fête du slip. Le genre de résultats qui donnent envie à un éditeur de s'acheter une nouvelle Rolls après avoir sniffé un rail de coke pure dans le cul d'une pute de luxe qui coûte un smic à l'heure.
Sur PC ? C'est la douche froide couplé à une éjection à poil sur la banquise qui se termine par le fait qu'un ours polaire en chaleur vous attrape pour vous fracturer la rondelle avec la délicatesse d'un ouvrier du BTP maniant un marteau-piqueur.

Tenez-vous bien, les achats de contenus additionnels sur console rapporte 12 fois plus d'argent que sur PC ! 12 FOIS PLUS D'ARGENT !
Et si ça nous interpelle, imaginez ce que ça évoque chez Rockstar et Take Two !



On sait très bien que Red Dead 2 aura un mode online. Déjà parce que la 1 en avait un mais aussi parce qu'un nom pour le online a été déposé. Vous voyez ou je veux en venir ?
Personnellement je pense que oui, il y aura une version PC de Red Dead 2 mais elle n'arrivera que bien plus tard comme pour GTA V. Pourquoi ? Pour que ceux qui ont une console PS4/X1 craquent, pour que ceux qui n'en ont pas achètent la console + le jeu. Rockstar et Take Two veulent clairement que la version console s'installe et plus particulièrement son online afin que les joueurs qui avaient l'habitude de lâcher de l'argent dans GTA V commencent à le faire immédiatement sur Red Dead. Quand au PC, il aura surement droit à une sortie dans 1 ou 2 ans quand la version console sera bien installé et le online ultra rodé.
Bref s'il n'y a pas de Red Dead 2 sur PC c'est surement car il faut faire de l'argent... notamment via ce nouvel eldorado qu'est le online... et qui rapporte que dalle à Take Two sur PC. CQFDP !

Faites entrer l'accusé : l'affaire Derkaone.
Publié le 25.08.2016 à 16:41 par Damzema





Bonsoir et bienvenue. Au sommaire de ce numéro, l'affaire Derkaone ou Derka comme on l'appelle dans milieu.

Tout commence un beau jour d’août 2016, il fait beau, il fait chaud et les gens sont en vacances.
Le fameux Derka, suivi de près par les autorités depuis plusieurs années, décide de poster une photo de lui. Ce faisant, il lève ainsi le voile sur 10 ans d'anonymat facial. C'est sur le site spécialisé dans les jeux-vidéo Xbox-gamer.net qu'il décide de poster cette photo sensationnelle.



Seulement voilà, quelque chose ne colle pas. Réputé pour ses négociations nocturnes à coup de pelle rouillée et sa diplomatie d'un style moyenâgeux, pourquoi cet individu aussi insaisissable qu'imprévisible dévoilerait son visage ?

Le premier à donner l'alerte est un dénommé Aeons via les commentaires du blog de Derka.



Selon cet individu anonyme doté d'un pseudo énigmatique, l'homme que l'on voit sur la photo ne serait tout simplement pas Derka ! Il s'agirait en fait d'un vacancier lambda pris en otage par Derka qui l'aurait obligé à prendre la pose en souriant via des menaces physiques voir sous la menace d'une arme.

La photo étant localisée dans le sud de la France, dans un endroit dont nous tairons le nom, nous avons tenté de retrouver la trace de Derka.



Marcel Patoulachi est un aimable gérant de camping. Il nous raconte la scène qu'il a vu, un beau jour d’août 2016.
"Je n'ai rien vu venir. On était en plein milieu de l'après-midi et je regardais ce mec passer, il était en blanc avec ses lunettes de soleils. D'un coup un autre type a déboulé en bagnole ! 180 au frein à main ! Le type sort de la caisse avec une masse de chantier et bim ! Il fout un coup en plein sur le crane du mec en blanc qui s'écroule au sol, inerte. Là le fou avec la masse le relève, lui met un chapeau blanc sur le crane pour cacher les dégâts et lui dit de prendre la pose et de sourire pendant qu'il sort son appareil photo. L'homme en blanc est hésitant, le fou furieux attrape un gamin qui passait à côté, le colle à côté du mec en blanc et sort un flingue en lui demandant si ça lui branche de se faire faire un 2ème trou de balle ! Une fois la photo prise le fou furieux est reparti comme il était venu."

Troublant témoignage que celui de Marcel. Encore perturbé par ce qu'il avait vu ce jour là, il ajoutera hors caméra : "je n'oublierai jamais le bruit de biscotte brisée qu'a fait le crane du mec en blanc au contact de la masse de chantier du fou furieux".

Mais ce fou furieux ne serait-il pas tout simplement le vrai Derka ?
Alors que notre enquête piétine, voilà que nos sommes contactés par quelqu'un.



Ryan McCall est dur, un vrai. Cet américain a fait partie des Texas Ranger, a bossé avec le FBI et est actuellement détective privé. Il essaye de chopper Derka depuis des années. Il raconte : "Derka ? Je ne suis même pas certain qu'il soit vraiment humain... en tout cas pas à 100%. Je pense qu'il a été élevé par des loups sauvages et que c'est un Grizzli qui lui a appris à interagir socialement. Mais je suis sur la bonne voie ! Je le tiens !"

Mais quelle est donc la botte secrète de McCall ? Voici sa réponse : "Vu que j'ai encore des contact dans le FBI, j'ai appelé un bon pote à moi : le lieutenant Horatio Caine. Ce mec, c'est le meilleur ! Tu laisses un demi poil de cul dans un bordel de Bangkok, il te retrouve, te latte les couilles et te prouve par A+B que tel jour à telle heure il sait que tu étais en train de bouffer un petit cul thai pendant que ta femme pensait que tu étais en voyage d'affaire. Horatio, il a du matos de pointe. A partir d'une photo, il peut faire des agrandissements et trouver des trucs fous ! Je lui ai envoyé le photo du mec en blanc avec le chapeau et le verdict est sans appel : ce n'est pas le vrai Derka ! Cerise sur le gateau ? Grace au logiciel, nous sommes aujourd'hui en mesure de vous dévoiler le véritable visage de Derka !"




Et voici comment se termine cette enquête pour le moins rocambolesque. En voulant induire certaines personnes en erreur, Derka s'est trahi tout seul à cause d'un reflet sur une paire de lunettes de soleil.

La morale de cette affaire ? Tel est pris qui croyait faire rouler la pierre qui amasse la mousse.

Avant de vous dévoiler la conclusion monumentale de cette enquête, je tiens à remercier mes collègues et mes sponsors qui ont rendu tout cela possible.

A la bande son : le Wu-Tang Clan - Severe Punishment
A la réal' : John Woo
Prise de son des micros : un stagiaire sous-payé
Prise de soumission : Dwayne "The Rock" Johnson
Habits de Damzema : Vêtements-pas-chers.com
Chaussures de Damzema : La halle aux chaussures
Sandwich de Damzema : Sodebo poulet/mayonnaise
MST de Damzema : remerciements aux femmes zizi de Patong, Thailande.


LA VÉRITÉ SUR DERKA :




Windows 10, Steam, Windows Store : la fin du jeux vidéo libre selon Tim Sweeney.
Publié le 26.07.2016 à 15:30 par Damzema



On en a déjà parlé. Tim Sweeney avait affirmé que le but de Win10 était de couler Steam et le reste de la concurrence.

Seulement voilà, nombreux sont les gamers à lui avoir rigolé au naseau. Steam est indétrônable, efficace, ergonomique, pas cher, optimisé. Bref "il est gentil lui à nous annoncer la fin du monde mais remettez le dans son lit sous sédatif".

Mais Tim Sweeney ne se décourage pas et rajoute même de l'huile sur le feu via de nouvelles déclarations provenant d'une interview du magasine Edge.
Ainsi quand le journaliste lui demande "comment pensez-vous que MS puisse réussir à faire du JV PC une plateforme fermée ?", il explique ceci :
Il y a 2 interfaces de programmation pour Windows et chaque application doit choisir entre les 2. Chaque applications Steam, comme chaque jeux PC au cours des dernières décennies, utilisent Win32. De ce fait découle 2 choses : un marché du software florissant mais également la même chose concernant les malware. N'importe quel programme peut être un virus. Le système UWP (Universal Windows Platform) est alors mis en avant comme l'antidote ultime grâce au sanboxage et son environnement beaucoup plus fermé. Si ils réussissent à convaincre assez de monde sur ce point, ils peuvent commencer à faire pencher la balance en leur faveur. Si ils réussissent, le PC sera devenue une plateforme fermée. Bien sur ils ne vont pas casser votre librairie de jeux Steam du jour au lendemain mais ce qu'ils essayent de faire c'est de mettre en place une série de manœuvres discrètes et sournoises afin que les anciennes applications sont plus inconfortables niveau utilisation tout en se positionnant comme la seule source viable pour accueillir les nouvelles.

Evidemment, comme des millions de joueurs et comme le journaliste, vous serez du coup tentés de lui demander "Etant donné la popularité de Steam qui est aussi colossale que son nombres d'utilisateurs et sa généralisation pour les JV, comment MS pourrait-il gagner cette bataille qui semble perdue d'avance ?".
Réponse de Tim :
Très doucement, lentement, au cours des 5 prochaines années, ils vont patché de force Windows 10 (rappelons que l'OS ne permet aucun contrôle des màj par l'utilisateur) afin qu'il rende Steam progressivement moins bon et plus buggé. Ils ne casseront jamais totalement Steam sous Windows 10 mais ils continueront à le rendre moins bon et efficace jusqu'à ce que dans 5 ans les gens soient familiarisés avec le fait que Steam soit une plateforme buggée et avec le fait que le Windows Store est la meilleure alternative.
C'est exactement ce que MS a fait à ses précédents concurrents dans d'autres domaines, maintenant ils le font à Steam. Ça commence seulement à être à peine visible. Peut-être qu'ils ne seront pas assez compétents pour y arriver mais ce qui est sur c'est qu'ils vont essayer.

Des déclarations plus qu'inquiétante qui entraînent une autre question du journaliste : "MS n'essaierait-il pas de copier le modèle Apple ?"
Ultime réponse de Tim :
Certainement, c'est ce qui les motive. Ils essaient de copier le modèle Apple mais ils se rendent compte que ça ne peut pas être fait d'un claquement de doigt. Pour y arriver, ils doivent procéder par paliers, en mettant en place de minuscules changements, petit à petit.


Voilà. La nouvelle prophétie de Tim Sweeney est lâchée dans la nature. Alors pseudo prophète fou méritant un séjour en maison de repos ou visionnaire annonçant un futur très sombre pour les joueurs ? Chacun se fera son opinion mais il n'empêche que les propos du monsieur ne sont pas dénués de sens. De plus connaissant MS et ses pratiques, la question de savoir si ils en sont capables ne se pose même pas ! Oui, oui s'ils pouvaient le faire en 1 seconde en appuyant sur un bouton, ils n'hésiteraient pas. Le problème c'est qu'ils auraient enfin compris que, comme pour un animal se dirigeant tout droit vers l’abattoir, le consommateur doit être gentiment endormi avant de se prendre le coup de poinçon dans le crane qu'il ne verra pas venir.
Sans vouloir être aussi alarmiste, il faut bien avouer qu'en l'état Windows 10 reste un formidable cheval de Troie à partir duquel MS peut faire sortir ce qu'il veut afin de modifier nos PC. "Méfiez-vous des grecs apportant des présents" dit le proverbe lié au mythe du cheval de Troie. Le cheval étant déjà dans notre ville, gracieusement offert par MS, nous ferions bien de garder un œil dessus... jour et nuit. On est jamais trop prudent.



Windows Store vs Steam : Round 1, Fight ! Steam wins ! Fatality !
Publié le 10.06.2016 à 16:00 par Damzema

On en a déjà parlé dans différents articles de blog sur XG. Avec un Windows 10 qui se répand avec la vélocité d'une MST dans une colloc' étudiante mixte, Microsoft a de grandes ambitions pour son Windows Store. De grandes ambitions... également au niveau jeux vidéo.

Le souci c'est que le Windows Store et ses UWP sont loin de faire l'unanimité. Les joueurs se retrouvent face à des jeux sur lesquels ils ont beaucoup moins le contrôle, moins que si ils passaient par Steam, GoG ou autre Origins. L'optimisation des jeux en provenance de la Xbox One est aussi un sujet épineux. Que ce soit Gears of War Ultimate, Quantum Break ou Forza 6 Apex, les configurations PC nécessaires pour faire tourner ces titres paraissent démesurées au vu du résultat affiché à l'écran.
Si l'on ajoute à cela le fait que certains développeurs déclarent ouvertement que le Windows Store et son format UWP sont des menaces pour le futur du jeu vidéo... l'addition semble salée.

Mais au final, niveau vente de jeux vidéo, comment s'en sort le Store de MS ?
Pour comparer, prenons un jeu qui a été lancé en même temps sur Steam et sur le Windows Store : Rise of the Tomb Raider. Le jeu, sorti quelques mois après la version Xbox One, avait fait un très bon lancement niveau vente.
A l'arrivée, le constat est sans appel : 98% des copies vendues l'ont été sur Steam ! Le Windows doit se contenter d'un ridicule et minuscule 2%. Cet écart absolument démesuré en dit long sur l'état de santé du Store intégré à Windows 10.

Certains dév' (dont d'anciens employés de chez Lionhead) vont même plus loin en affirmant que par rapport à Steam, passer par le Windows Store est un enfer. Ils disent même que ce dernier est un énorme fail et pointent du doigt le fait qu'à la sortie certains joueurs ne pouvaient même pas lancer le dernier Tomb Raider sur leur machine... un nombre de joueurs assez important pour que les chiffres soient considérés comme vraiment problématiques.

Bref, si pour l'instant MS peut se frotter les mains concernant le nombre d'installation de son Windows 10, ce n'est clairement pas le cas concernant le Windows Store. En l'état, nous sommes face à un truc bordélique, mal étudié et qui se paie le luxe de proposer une expérience de jeu assez calamiteuse. Le domination absolue voulue par MS en terme de jeux vidéo semble donc être un doux rêve. De la à se dire "tant mieux, il n'y a qu'un pas à faire... et je le fais avec plaisir.



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