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DAMZEMA
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Xbox Series S... et si la console de MS n'était pas si mauvaise que ça ?
Publié le 07.11.2020 à 16:44 par Damzema

Oui, j’ai décidé de vous parler de la Xbox Series.. S ! Beaucoup moins populaire que sa grande soeur, elle semble s’attirer les foudres de beaucoup de joueurs qui la déclare déjà obsolète ou inutile. Sans vouloir la défendre à tout prix ou en cacher les défauts, j’ai décidé de revenir sur cette console en me faisant l’avocat du diable. Je vais donc vous expliquer pourquoi, selon moi, elle a du potentiel et je vais revenir plus particulièrement sur sa partie hardware, très décriée pour expliquer pourquoi, là encore, les choix de Microsoft ne sont pas si mauvais que certains semblent le croire.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vais tout de suite zapper un point : le fait que la console n’a pas de lecteur. Oui c’est un défaut mais elle est vendue comme tel donc si quelqu’un l’achète, c’est en parfaite connaissance de cause. Tout le monde est conscient des conséquences que l’achat d’une console sans lecteur entraîne.

Je ne vais pas non plus m’attarder sur sa taille minuscule et son poid plume qui lui permettent de se loger partout sans mal, bien plus qu’une Series X ou qu’un PS5.


Un hardware loin d’être mauvais ?


Contrairement à ce que beaucoup semblent croire, non la Series S n’est pas une console de daube avec un hardware déjà dépassé. Oui, elle est bien moins puissante que la Series X mais les choix pris par MS pour la conception de cette machine sont cohérents.

Déjà commençons par le CPU. Ici, pas grand chose à dire, comme le modèle X, la Series S propose un processeur Zen 2 d’AMD 8 coeurs/16 threads. La seule différence ? Quelques MHz de fréquence puisque le processeur de la Series S est cadencé à “seulement” 3.6 GHz contre 3.8 pour la X. Concrètement, en jeu, l’écart de performance est négligeable et ne devrait poser aucun problème. La Series S dispose donc d’un processeur très puissant.

Maintenant nous allons attaquer le plus gros morceaux, le GPU et la ram. Du côté de la Series X, le GPU est ultra puissant. Architecture RDNA 2 d’AMD, 52 unités de calcul et une fréquence de 1.82 GHz pour un total de 12 téraflops de puissance. Du côté la Series S, c’est beaucoup moins musclé. Le GPU est toujours basé sur l’architecture RDNA 2 d’AMD mais n’embarque 20 unités de calcul, la fréquence est de 1.56 GHz pour une puissance de seulement 4 téraflops. Oui vu comme ça, sous l’angle du chiffre pur, sans analyser, ça pourrait paraître trop faible. Je pense que ce n’est pas le cas mais avant de développer, faisons un détour pour parler de la ram. Sur Series X, nous avons droit à 16 Go de DDR6. Sur Series S ? 10 Go. Encore une fois, on pourrait s’en alarmer mais je vais vous expliquer pourquoi, en tout cas pour moi, c’est cohérent.

Le premier point à prendre en compte et c’est extrêmement important, la Series S ne gère pas la 4K dans les jeux. La console est conçu pour atteindre le 1440p grand max. Pourquoi ça change tout ? Tout simplement parce que la différence de puissance pour faire tourner des jeux en 1080p/2K ou en 4K est énorme !

Pour mieux situer tout ça, je vais prendre exemple sur l’univers PC.
Sur PC, si vous voulez jouer en 4K, il va vous falloir une carte ultra puissante avec beaucoup de vram. On parle ici de carte comme la RTX 3080 ou la 2080 avec minimum 10 Go de vram ou plus.
Maintenant si vous voulez jouer en 1080p voir chatouiller la 2K, une simple GTX 1660 Ti suffit. Bien moins puissante, la carte assure quand même de bonnes perf’ sur tous les jeux et ne dispose que de 6 Go de vram.

Revenons à nos consoles. La quantité de ram totale affichée pour les Xbox Series est une mémoire “partagée”, c’est à dire que les 16 Go de la Series X et les 10 Go de la S représente un pool de mémoire qui va servir à la fois de ram (la mémoire vive, sous forme de barette sur PC) et de vram (la mémoire vidéo des cartes graphiques sur PC). Du coup, la Series S ne faisant pas tourner les jeux en 4K, elle n’aura pas besoin d’autant de ram que la X notamment concernant sa partie graphique.

En gros le fait que la Series S ait une partie graphique moins puissante et moins de ram est normal. L’écart est cohérent avec ce que l’on trouve dans l’univers PC ou un ordi pour faire tourner des jeux en 4K coûtera bien plus cher qu’un ordi pour faire tourner les jeux en 1080p (majoritairement à cause de la carte graphique). Pour simplifier à l'extrême, on pourrait se dire que la Series X embarque une RTX 2080 haut de gamme là ou la Series S se contenterait d’une RTX 2060 milieu de gamme.


Le stockage, le point de la discorde ?


Abordons maintenant le dernier point le plus important du hardware et celui qui fera sans doute le plus jaser, le stockage. Comme sa grande soeur, la Series S embarque un SSD M2 NVMe ultra performant. Les stats sont les mêmes pour les 2 modèles et les premiers tests le prouve. Les temps de chargement sur Series S sont aussi impressionnants que sur X et ils sont similaires. Cependant, si les SSD de la S et de la X sont égaux en terme de stats, ils ne le sont pas en terme de capacité de stockage.

La Series X affiche un SSD de 1 To avec un espace utilisable réel (= la taille réelle disponible quand vous démarrez la console la première fois et que vous enlevez l’espace pris par l’os etc) de 802 Go. La Series S affiche 500 Go pour un espace utilisable réel de seulement 364 Go. Oui ça semble minuscule… et ça l’est. Encore plus quand on sait qu’à l’heure actuelle la taille moyenne d’un gros jeu AAA oscille entre 80 et 120 Go. Clairement, nous sommes face au plus gros point faible de ce modèle S. Pour un gros joueur, ça va impliquer des sacrifices comme le fait de devoir déplacer ses jeux sur un disque dur externe pour faire temporairement de la place (rappelons que les jeux spécifiquement développés pour Xbox Series ne seront pas jouables sur disque dur externe mais uniquement sur le SSD de la machine). Une manipulation simple mais fastidieuse et qui nécessite de posséder un certain type de matériel (disque dur externe, clé USB grande capacité) qui, sans être cher, n’est pas pour autant gratuit.

Alors évidemment, acheter le fameux SSD de Seagate de 1 To compatible Xbox Series résoudrait totalement le problème. Léger souci, ce dernier coûte aussi cher qu’une Series S ! Pour l’instant il est vendu à un prix délirant de 280 euros contre 300 pour une Xbox Series S.

Pour une console full digitale, on espérait mieux mais en même temps, il ne peut pas y avoir de miracle. Quand on propose une console next gen à 300 euros, il faut rogner sur le matos et quand on regarde ce qui équipe les nouvelles machines, le SSD est clairement l’un des composants les plus onéreux. Pour conserver au maximum les mêmes performances sur S et X, MS devait faire en sorte que les SSD des 2 machines aient des perf’ similaires. Le seul moyen restant pour faire baisser l’addition ? Diviser par 2 la capacité de stockage (ce qui représente une sacrée économie, il suffit de regarder les prix sur PC pour s’en rendre compte).

Avant de passer à la conclusion, je vais quand même revenir sur un dernier détail histoire d’apporter une note positive à ces histoires de stockage, je vais parler de la taille des jeux sur Series S. Alors certains vont me dire “mais c’est la même chose que sur X non ?”... et bien non, pas tout à fait. Dans un jeu, qu’est-ce qui pèse lourd ? Entre autres choses, les textures. Plus on monte en résolution, plus on utilise des textures détaillées qui pèsent de plus en plus lourd. Petit exemple, sur PC, il n’est pas rare de voir des jeux d’une taille disons standard (exemple : 80 Go) proposer des packs de textures HD dédiés à l’affichage en 4K qui pèsent plusieurs dizaines de Go. Vous voyez ou je veux en venir ? La Series S ne gérant pas la 4K, elle peut donc se passer des textures ultra haute résolution et donc économiser de précieux Go sur son SSD. A titre d’exemple, Gears 5 dans sa version Series X pèse 72 Go alors qu’il ne pèse que 55 Go sur Series S. Le souci de cette méthode ? C’est qu’elle n'est pas imposée aux développeurs qui prendront donc la peine d’alléger les versions S des textures 4K uniquement selon leur bon vouloir. Croisons les doigts pour que ça se généralise quand même.


Elle a tout d’une grande ?


Sans aller jusqu’à dire qu’elle a tout d’une grande et malgré ses limites évidentes, je trouve que la Xbox Series S reste une machine qui semble bien conçue et équilibrée. Quand on analyse son hardware avec un minimum de recul, on se rend compte que c’est loin d’être si mauvais que ça. Les téraflops ne font pas tout et si elle n’affiche pas de 4K, il ne fait aucun doute que la petite dernière de MS devrait faire mieux tourner les jeux crossgen qu’une One X. Mieux vaut un 1080p ou une 2K avec un framerate stable et un niveau de détails supérieur qu’une 4K au framerate asthmatique et avec un niveau de détails moindre, en tout cas c’est mon avis.

Alors bien sur si vous êtes un gros gamer et que vous avez le budget, je ne vais jamais vous dire d’acheter une Series S à la place d’une X, il faudrait être fou à lier pour ça. Mais si vous avez un budget limité, si vous jouez encore sur un écran ou une télé full HD ou si votre plateforme de jeu principale est la PS5 ou le PC, l’achat d’une Series S peut alors totalement s’envisager. En petite console fonctionnelle pour ceux qui ne sont pas équipés de grosses télés 4K ou d’écrans PC récents ou en console d’appoint pour profiter des exclus MS et du Game Pass pour ceux qui jouent plus sur PC ou PS, la Series S fait sens. Il faudra juste s'accommoder du côté full digital et de la taille de stockage faiblarde, 2 défauts contrebalancés par un prix imbattable.

Bien sur tout ceci n'est que mon humble avis. Rien ne dit que je ne me plante pas dans mon analyse et seul l'avenir répondre aux questions que l'on se pose.


Epic Games Store, chevalier blanc ou cancer du jeu vidéo sur PC ?
Publié le 03.10.2020 à 15:08 par Damzema

Epic Games, un studio dont la renommée est indiscutable. Au fil des années, ce dernier s'est fait une place dans le cœur des joueurs grâce à ses jeux. Des fameux Unreal jusqu'aux récents Gears of War (avant que The Coalition ne reprenne les rennes à partir du 4) pour finir sur l'inévitable Fortnite, rares sont ceux qui seraient passés à côté de ces différents rouleaux compresseurs. Mais Epic, ce n'est pas que des jeux, c'est aussi un moteur 3D, l'Unreal Engine,à l'efficacité redoutable. Ce dernier est utilisé par une multitude de studios et il est particulièrement apprécié par les plus petits d'entre eux et les débutants pour sa facilité de prise en main. Ainsi pendant des années, la relation entre Epic et les joueurs fut idyllique. Ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui... sur PC. La fronde s'organise et les fourches sont de sorties, pourquoi ? La réponse tient en 3 mots : Epic Games Store. Pourquoi autant de bruit et de polémiques ? Pourquoi Epic est aujourd'hui considéré par certains comme le cancer du gaming ? Voyons cela plus en détail.


Encore un coup des chinois !


Premier point de la discorde, les soupçons liés à la Chine. En juin 2012, le géant chinois Tencent sort 330 millions de dollars de sa poche et se paie 40% d'Epic. Il faut bien comprendre que tout ce qui est lié à la Chine en matière de technologie donne cour à la fois aux plus farfelus fantasmes d'espionnage de masse mais également à quelques affaires pas très nettes avérées. Alors quand Epic annonce qu'il va proposer son propre store de jeux vidéo/launcher pour concurrencer Steam et consort, la suspicion de certains est déjà très élevée. Le fait que Tencent soit entrée dans le capital de la société suffit à d’autres pour accuser Epic de produire un mouchard déguisé permettant à la Chine d'espionner nos PC. Pas mal d'articles, surtout américains, sortent alors en prétendant prouver que l'EGS (pour Epic Game Store) est un cheval de Troie chapeauté par Tencent. Dans la réalité ? Tout cela sent le bon gros complotisme bas de gamme, les pseudo preuves annoncées par certains sont vite analysées et démontées. Non l'EGS n'est pas l'ultime trojan chinois fantasmé par beaucoup.

Le fait qu'il scanne certaines parties de nos PC est normal. Steam et tous les autres le font également. Le fait qu'il scanne ce qu'il y a d'installé hors de son giron (dans nos dossiers Steam etc) est plus problématique et moins éthique mais à ce jour, il n'y a pas eu de poursuite de Steam (qui avait précisé avoir mis des techniciens sur le coup pour vérifier tout ça), ce qui indique donc qu'il n'y a rien d'anormal sinon l'ami Gabe Newell aurait déjà sortis le combo avocats+tribunal. Sur ce premier sujet de discorde, avantage à Epic.


Chevalier blanc devant... marron derrière


Mais si les rêves de certains concernant l'espionnage tombent à l'eau, Epic n'est pas tout blanc pour autant. Une couleur que semble apprécier le CEO de la boite, le fameux Tim Sweeney puisque son but dans la vie semble être de devenir le chevalier blanc du JV. Son discours ? Il est très bien rodé. Lui et Epic, ce sont les gentils venus sauver le jeu sur PC et les développeurs. Sauver de qui ? Mais de Steam bien sur. Un Steam que Tim ne cesse de positionner dans le rôle du grand méchant. Son argument massue ? La part de 30% que prend la société de Gabe Newell aux développeurs sur les ventes de leurs jeux. Lui, il propose de prendre seulement 12 %. Une annonce qui a d'ailleurs pousser Steam à baisser sa marge à 25%. Vu comme ça, on serait tenté de se dire "mais il a raison, Steam se gave sur le dos des développeurs". En vérité, tout cela n'est pas si simple et l'ami Tim se veut très sélectif sur les "faits" qu'il assène mais nous y reviendront plus tard.

Car niveau méthodes pas claires et pratiques douteuses, Epic n'a pas besoin de se comparer à Steam pour commencer à tâcher son bel habit blanc. Premièrement, quand on prétend défendre l'intérêt des développeurs et assainir le milieu, il serait bien de commencer par le faire chez soi avant de critiquer le voisin. De multiples articles dont des interviews de développeurs bossant sur Fortnite mettent en avant des conditions de travail exécrables avec des périodes de crunch quasi permanentes. Le flot de gens arrivant et s'en allant (quittant le studio quand ils sont essorés) semble ininterrompu. Pour un studio censé être là pour aider les développeurs, pas sur que de traiter les siens comme des chiens soit le meilleur des exemples.

On pourrait aussi parler de la réaction d'Epic quand Apex Legends (le battle royale de EA concocté par Respawn) est venu menacer (très brièvement) l'hégémonie de Fortnite sur les différents réseaux et plus particulièrement Twitch. Epic a tout simplement tenter par tous les moyens de faire baisser la hype du jeu d'EA. A l'époque de la sortie de Apex, si vous tapiez sur Google "Apex Legends", vous vous retrouviez avec Fortnite en premier résultat. Comment ? La chasse au référencement couplé à des millions balancés dans des pubs Google afin que Fortnite soit partout ou est Apex en étant constamment devant dans les recherches. Une pratique pas interdite certes mais qui en dit long sur la mentalité d'Epic puisque ce genre de comportement tout sauf fair play reste plutôt rare dans le domaine à ce niveau “d’intensité”.

Enfin, on pourrait aborder d'autres sujets troubles comme le fait que certains se servent des v-bucks (la monnaie du jeu Fortnite) pour faire du blanchiment d'argent sale ou les questions sur la sécurité des comptes Epic et de nos données. Fortnite étant le jeu le plus populaire, il est normal que des tentatives de ce genre aient lieu mais est-il normal qu'elles réussissent autant ? Le nombre de comptes piratés semble en effet assez élevé, plus que sur les autres plateformes concurrentes. Pour une plateforme qui entend faire la leçon aux autres, il faut bien avouer que tout ça fait très tâche.


Exclus, exclus ! Qui veut mes exclus ?


Cependant LE sujet majeur de la discorde, celui qui déchaîne les passion, reste les exclusivités. En effet, l'EGS a adopté une politique d'exclusivité ultra agressive : en arrosant à coup de millions de dollars (une goutte d'eau dans l'océan de milliards de dollars que rapporte Fortnite) à droite et à gauche, Epic a réussi à sécuriser plusieurs deals d'un an d'exclusivité sur sa plateforme. Là encore, tout ne semble pas jolie jolie en coulisse. On se rappellera longtemps de la sortie du très attendu Metro Exodus. Alors que le jeu de 4A Games étant encore dispo en précommande sur Steam, l'annonce est tombée : plus de précommande disponibles et un passage chez l'EGS. Pour ceux qui comptaient acheter le jeu à sa sortie chez Gabe Newell, il faudra attendre 1 an. Une nouvelle qui tombe subitement comme un cheveux sur la soupe, tellement subitement que les boites du jeu version PC qui étaient déjà prêtes à la vente ont dû être retouchée à coup de stickers. Sur ces dernières avait été collé un sticker EGS par dessus le logo Steam. Un rafistolage de dernière minute qui fait un peu amateur et qui traduit en coulisse un achat d'exclu de dernière minute à coup de pelletés de fric. On pourrait également citer Shenmue 3, promis aux backers PC via une clé Steam pendant sa campagne de financement, le jeu passe subitement sur EGS (exclu temporaire d'un an également) pendant l'E3 2019, à seulement quelques mois de sa sortie. Devant l'ire des backers, excédés par cette trahison de la promesse initiale, Deep Silver (éditeur du jeu, peu scrupuleux quand il faut prendre un chèque, Metro Exodus c'était eux aussi) doit sortir de son silence. Les backers se sentant lésés seront donc remboursés ou pourront changer leur version PC pour une version PS4. Epic sort aussi de sa réserve en assurant qu'ils couvriront le manque à gagner dû aux remboursements.

Si les exclus ont le don d'énerver prodigieusement les joueurs PC, peu habitués à ces dernières, le fait que certaines tombent au dernier moment (comme celles citées plus haut) agace encore plus. Il faut bien avouer qu'à part cette technique agressive et des jeux gratuit (distribués via l'EGS), Epic n'a pas grand chose d'autre en réserve pour nous vendre du rêve. En effet son EGS est tout sauf sexy, surtout en terme de fonctionnalité et d’ergonomie. Comparé à Steam, on a l'impression de se retrouver face à une beta d'il y a 6-7 ans. Quand on connaît les moyens d'Epic, on se doute bien que tout a été fait pour lancer la plateforme le plus vite possible en dépit des manques flagrants. Mais bon rappelez-vous, en installant EGS vous allez sauvez les développeurs du méchant Steam et de ses marges... enfin ça, c'est ce que Tim Sweeney voudrait vous faire croire.


Le grand méchant Steam ?


Oui, Valve prend une marge non négligeable... mais il offre aussi beaucoup de services aux développeurs :
Se servir de la bibliothèque Steam, c'est disposer de tas de facilités essentielles notamment pour le jeu en réseau, la gestion des scores, les sauvegardes, la gestion des mises à jour, etc.
Tout un tas de choses que les développeurs n'ont plus à gérer eux-même et qui leur facilite grandement la vie. Pour certains jeux, le fait d'être passé sur Steam a été salvateur notamment pour les parties en réseau dont l'efficacité a été grandement amélioré par rapport à la version non Steam. Bref, oui Valve prend une bonne marge mais il propose en contrepartie tout un tas d'avantages non négligeables pour les développeurs. Les joueurs et moddeurs ne sont pas oubliés pour autant notamment avec le fameux Steam Workshop. Pour un sois disant grand méchant, on a connu pire.

Autre point non négligeable, Steam est le seul à pousser le jeu vidéo sur Linux. La plateforme de Gabe a donné un sacré coup de pousse à l'OS au pingouin avec Steam Play et Proton. Sans rentrer dans les détails techniques, Valve essaie de faciliter grandement le gaming sous Linux, chose que personne d'autre ne prend la peine de faire. Faciliter l'aspect gaming pour un OS gratuit qui respecte ses utilisateurs et leurs données, on a connu plus diabolique comme pratique. Les utilisateurs de Linux sont unanimes, les changement initiés par Steam sont drastiques et l'évolution assez spectaculaire. On est passé de devoir installer un Steam Windows dans un préfixe Wine à un client Linux natif qui gère la mise en place d'un environnement Wine pour chaque jeu.

Quand on prend en compte tous ces points, l'image du grand méchant Steam telle que voudrait nous la vendre Tim n'est plus du tout crédible. Vouloir essayer de retourner le cerveau des joueurs en les arrosant de jeux gratuits négociés à coup de millions de dollars, ne serait-ce pas beaucoup plus à l'image d'un grand méchant ?


Métastase


Récapitulons, l'EGS c'est :
_un launcher très perfectible et très en retard sur la concurrence,
_un discours qui prône le respect des développeurs alors qu'Epic traite les siens comme des chiens,
_des pratiques douteuses et/ou pas fair play,
_des mensonges et autres déformations de la vérité sur la concurrence,
_des jeux distribués gratos et des exclus négociées à coup de millions comme seuls arguments d'adoption.
Sans aller jusqu’au cancer, pour l'auto proclamé chevalier blanc venu sauver le gaming PC, on espérait mieux.

En ce qui me concerne, je pense que Fortnite est une des pires choses qui soient arrivées au jeu vidéo. Son succès fulgurant a rempli les poches d'Epic avec des milliards de dollars et continu de le faire. En retour, ce dernier jette son fric dans tous les sens afin de racoler. Beaucoup de journalistes JV semble heureux de cette concurrence soit disant bénéfique pour les joueurs, je suis d'un tout autre avis. Premièrement, la concurrence sur PC existait avant l'EGS. Il y a déjà bien assez de plateformes différentes : Steam, Uplay, Origin, GOG, Battle.net, Windows Store etc. Concernant les fameuses exclus, certains vont me dire "Quand EA rend exclusif à Origin Battlefield ou Mass Effect, vous ne gueulez pas. Pourquoi le faire pour Epic ?". Et bien tout simplement car il y a une grande différence. Si EA veut garder BF ou Mass Effect exclusif à Origin, ils sont dans leur bon droit puisque ce sont leurs licences. Epic qui choppe les exclus pour Metro, Shenmue 3, Mortal Shell et j'en passe, c'est déjà plus gênant car ce ne sont pas de licences appartenant à la firme de Tim Sweeney. Epic se contente juste de filer du pognon, certains développeurs acceptent... parfois dans des circonstances troubles (coucou Deep Silver). Ce débarquement massif d'exclu temporaire pour l'EGS n'est pas une bonne nouvelle, ce n'est pas pour avantager le joueur, ce sont juste des opérations commerciales qui fractionnent le marché. Voir certains journalistes ramper devant Epic laisse un arrière goût amer. Quitte à vouloir encenser une plateforme concurrente de Steam, autant en choisir une honnête comme GOG.com (pas de DRM, launcher optionnel tout sauf intrusif, politique de remboursement ultra souple).

Voir Epic balancer son argent dans tous les sens finit même par devenir presque malsain quand, sur la scène esport, un joueur de Fortnite d'à peine 18 ans récolte 3 millions de dollars de prix pour sa victoire. Une démesure totale qui résume bien le seul argument de la firme : le fric. A part jeter des brouettes de billets tous azimuts, qu'a vraiment fait cette boite pour le gaming récemment ? Rien de vraiment positif… à part l’Unreal Engine.
Epic est en train de devenir un ogre avec un portefeuille illimité (en tout cas tant que Fortnite marche). Et comme souvent, il faut se méfier de ces gens qui prétendent mieux savoir que vous ce qui est bon pour améliorer votre quotidien. Pourquoi devrait-on installer l'EGS sur sa machine ? Au lieu de proposer un vrai concurrent à Steam, avec une belle interface, un écosystème travaillé et réussi etc, Epic se contente juste de proposer une plateforme très brouillonne, développée à la va vite et dont le seul argument sont les exclus temporaires et les jeux gratuits. Epic est-il en train de changer le marché PC vers quelque chose d’autre pour les joueurs ? En tout cas, en ajoutant des exclus là ou il n'y en avait pas, en utilisant des méthodes grossières et en racontant de belles âneries sur la concurrence, il n’y a pas forcément de quoi se réjouir concernant ce changement. Tant qu'Epic aura de l'argent à dilapider, ils pourront continuer de faire ça mais tout ceci reste lié au succès de Fortnite. Le jour où ce dernier chutera, il sera aussi intéressant que savoureux d'observer la réaction d'Epic. Le blanc, ça se tache vite...


Conférence Microsoft, le 4K nerveux ?
Publié le 24.07.2020 à 14:02 par Damzema

Le 4K peu nerveux


Le 23 Juillet, Microsoft devait dégainer l'artillerie lourde. Sony ayant déjà fait forte impression avec son propre show, la firme de Redmond se devait de réagir et de rassurer ses fans. A l'arrivée... le constat est plus que mitigé, il est même très décevant. Et en figure de proue de cette déception, Halo Infinite.

Indissociable de la marque Xbox, la licence Halo en a fait les beaux jours. Ne mâchons pas nos mots, Halo a en son temps révolutionné le FPS console. Après un Halo 5 décevant, Microsoft avait promis du très lourd concernant Infinite. La licence allait évoluer, s'ouvrir etc. Mieux, grâce à la puissance de la Series X, on nous annonçait le mythique et légendaire “4K - 60 fps”.

Ce que l'on a vu le 23 Juillet pendant la conférence tournait bien en 4K et à 60 fps et globalement c'était propre (pas d'aliasing etc) mais pourtant quelque chose a choqué pas mal de gens. Ce n'était tout simplement pas spécialement beau, pour être honnête ça n'avait rien de "next gen". Textures baveuses, manque de détails flagrant... beaucoup de joueur sont restés dubitatifs. Ah et on apprendra plus tard dans la soirée que la démo présentée tournait en fait sur un PC et non pas une Series X. Mais alors pourquoi ce Halo Infinite n'est pas si terrible que ça graphiquement ? Développeurs pas au niveau ? Non. Pour moi, la réponse est "4K - 60 fps".


Du bullshit en 8K 120 fps !


Je vais vous apprendre un truc... ou pas. A l'heure actuelle, sur PC, avec une config' de la NASA (genre Ryzen 9/Core i9, 32 Go de ram, RTX 2080 Ti, SSD M2 NVMe), jouer aux derniers gros jeux en 4K à 60 fps avec les réglages à fond est tout simplement impossible. Red Dead Redemption 2 en ultra, 4K, avec une RTX 2080 Ti à 1200 euros ne tourne pas à 60 fps. Partant de là, espérer qu'une console à 500 ou 600 euros puisse y arriver sans problèmes ne tient même plus du rêve mais du miracle.
Il y a cependant une solution pour jouer en 4K à 60 fps sur PC : faire des compromis et baisser les options graphiques. Ainsi avec tous les réglages en low, une carte moins puissante fera tourner Red Dead 2 en 4k... mais le jeu sera beaucoup plus moche car la résolution ne fait pas tout. Un concept que MS ne semble pas avoir bien assimilé.

Prenons l'exemple de la version One X de Red Dead 2. Le jeu tourne en 4K. Le framerate est à 30 fps. Si on se réfère à la grosse vidéo très détaillée qu'avait fait Digital Foundry, cette version 4K à 30 fps correspond globalement à une version PC avec les réglages les moins élevés (hormis pour les textures). Sur mon PC perso, je ne joue qu'en 1080p mais mon Red Dead 2 tourne dans un mélange High/Ultra à 60 fps constants. Du coup j'ai certes une moins bonne résolution mais j'ai surtout un jeu bien plus beau, fluide et riche en détails. Vu les cartes graphiques qui équipent les PS5 et Series X, on peut estimer que la PS5 est au niveau d'une Radeon 5700 et que la Series X serait plus comme une version boosté d'une 5700 XT. Deux bonnes cartes d'AMD... idéales pour de la 2K.


Enlarge your penis... mais pas la résolution !


Le problème de la la 4K, c'est que les constructeurs de consoles se sont jetés dessus comme des morts de faim, comme si cette résolution était devenue la norme. Or ce n'est absolument pas le cas. Un rapide coup d'oeil au stats de Steam permet de constater que l'écrasante majorité des joueurs (65%) joue en 1080p. La 2K effectue un joli bon (elle dépasse les 6%). La 4K reste très marginale. Si on devait déterminer la prochaine nouvelle norme, la 2K semblerait toute indiquée. Elle représente le compromis idéale entre un 1080p perfectible sur bien des points (moins propre sur très grand écran, aliasing plus prononcé etc) et une 4K bien trop gourmande en ressources. Et rappelons que nous n'avons même pas encore parlé du ray tracing ! Une technologie très très demandeuse. Cyberpunk 2077, pour assurer le 1080p à 60 fps avec le ray tracing à fond, demande une 2080 Ti. Sans ray tracing, une carte milieu de gamme comme une GTX 1660 devrait suffire pour le 1080p.

Bref en se focalisant sur la 4K, Sony et MS ont fait une belle connerie. Les plus beaux jeux next gen seront à n'en pas douter en 2K à 30 fps... et ce n'est pas honteux. Je le redis, entre un 1080p ultra à 60 fps et une 4K à 60 fps du pauvre, je prends le 1080p sans hésiter. Une PS5 ou une Series X semble idéalement taillée pour la 2K riche en détails, la démo de l'Unreal Engine 5 et les premiers retours sur les jeux PS5 semblent le prouver. Continuer de courir après la 4K juste pour pouvoir l'afficher sur la jaquette du jeu est une belle connerie, une gaminerie digne d'une comparaison de taille de teub. Il suffit de voir ce que donne The Last of Us 2 sur une simple PS4 pour comprendre que la résolution ne fait clairement pas tout. Il n'est pas en 4K, il tourne sur un hardware de roumain et pourtant c'est l'un des plus beaux jeux ever.

En voulant absolument assurer la 4K à 60 fps sur Halo Infinite, Microsoft vient juste de prouver ce que l'on redoutait, à savoir que les compromis à faire sont très importants en terme de richesse de détails et d'options graphiques... trop importants. Alors qu'Infinite devait être le fer de lance de Microsoft, la preuve que la Series X en a sévèrement dans le bide, il prouve juste que la 4K à 60 fps dans de bonnes conditions restera une chimère inaccessible pour des consoles vendues 500 balles. Le résultat ? Un bad buzz et des fans majoritairement déçus. Je n'avais pas trouvé la conférence de Sony renversante, ce qui laissait une place à Microsoft pour sucer la roue de son concurrent et rester dans la course. Après cette conf' du 23 Juillet, la PS5 peut dormir tranquille, on sait déjà qui va gagner la bataille de fin de l'année au pied du sapin.
Pour une fois, nous allons avoir de très bonnes consoles en terme de hardware, ce serait dommage d'arriver à gâcher ça juste pour faire le malin et mettre un "4K - 60 fps" sur une jaquette de jeu...




Xbox Game Pass PC : la liste des jeux.
Publié le 31.08.2019 à 15:30 par Damzema

Pour ceux que ça intéresserait, voici la liste des jeux dispos et à venir. A jour au 30 Aout.

Nouveaux ajouts du mois d'Aout:

•Downwell
•Space Hulk: Tactics
•Where the Water Tastes Like Win
•The Bard’s Tale Trilogy
•Slay the Spire
•Ape Out
•Kingdom Come: Deliverance
•The Bard’s Tale IV: Director’s Cut
•Blair Witch

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Jeux à venir confirmés dans le Game pass PC :

•Afterparty (2019)
•Age of Empires 2: Definitive Edition (14 Novembre)
•Age of Empires 3: Definitive Edition (TBA)
•Battletoads (TBA)
•Bleeding Edge (TBA)
•Creature in the Well (6 Septembre)
•Dead Static Drive (TBA)
•Felix the Reaper (2019)
•Gears 5 (10 Septembre)
•The Good Life (Automne 2019)
•Halo: The Master Chief Collection (2019, sorties épisodiques)
•Halo Infinite (2020)
•Ikenfell (2019)
•Killer Queen Black (Automne 2019)
•Microsoft Flight Simulator (2020)
•Minecraft Dungeons (2020)
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•Yoku's Island Express
•Zoo Tycoon: Ultimate Animal Collection

La Super Nes en HD ?
Publié le 19.04.2019 à 17:30 par Damzema



Sur PC, le modding est roi. Il ya toujours un mec quelque part en train bidouiller je ne sais quoi.


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Cette fois-ci, c'est un certain DerKoun que l'on doit remercier. Pourquoi ? Car il a sorti un mod pour un émulateur Super Nes qui permet de redonner une jeunesse aux vieux jeux de la console de Big N. Comment ? En se servant du fameux Mode 7 et en le modifiant.


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Visuellement, le résultat est juste incroyable :


Mario Kart :




Pilot Wing :



F-Zero :




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En vidéo, c'est encore plus bluffant :




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Pour plus d'info :




C'est encore en beta à l'heure actuelle.


Alerte sécurité : grosse fuite de données persos.
Publié le 17.01.2019 à 15:55 par Damzema



On apprend aujourd'hui qu'un gigantesque fichier compilant 87 Go d'adresses mail et de mot de passe est en libre circulation sur le net. Son nom ? Collection #1.

Un article pour ceux que ça intéresse :
Article de Techspot sur le sujet (en anglais)

Du coup, je vous recommande vivement de vérifier que vos adresses mail ne font pas partie de ce fameux listing via le site suivant :
Have I Been Powned, un site chapeauté par l'expert en sécurité Troy Hunt

Et si l'une de vos adresses apparait dedans et que votre mot de passe n'a pas été changé depuis quelques temps, vous savez ce qu'il vous reste à faire...


Parlez-moi d'amour. Bioware et les romances.
Publié le 26.04.2018 à 16:02 par Damzema

Oui, aujourd’hui, nous allons parler d’amour dans les jeux vidéo et plus particulièrement dans ceux de Bioware. Il faut bien avouer que le studio fut l’un des pionniers en matière de romances entre personnages et qu’il a toujours mis en avant cet aspect dans ses jeux.




Les vertiges de l’amour.


Déjà, petite précision, j’ai la trentaine passée donc les jeux Bioware, je connais. Je pense les avoir tous terminés. De l’ancien et culte Baldur’s Gate en passant par les récents Mass Effect et Dragon Age, sans oublier KOTOR ou encore Jade Empire. Alors forcément de la romance, j’en ai vu.

Depuis l’ère moderne de Bioware (qui pour moi démarre avec KOTOR), les romances ont prise une place de plus en plus importante. Ce qui était vendu comme une petite feature sympa a vite pris de l’ampleur pour finir par être teasé dans certains trailers, les développeurs n’hésitent d’ailleurs plus à donner moult détails sur les romances : homosexuelles ? Entre plusieurs races ? (les races étant ici bien évidemment les nains, elfes, twi’lek et autre Asari). Ces dernières sont presque devenues un argument de ventes.


Qui n'a jamais embrassé une Asari ?


Pourquoi ça marche ? Déjà parce qu’il y a le frisson de découvrir quelque chose de nouveau et à ce titre c’est Mass Effect qui en est le meilleur exemple. Courtiser Liara dans la trilogie SF de Bioware, c’est toucher du doigt un fantasme. Draguer des extraterrestres humanoïdes n’est pas quelque chose de courant. Draguer Liara, ce n’est pas comme draguer une humaine. Les Asari vivent beaucoup plus longtemps que le héro humain du jeu, elles n’ont pas le même mode de reproduction, n’ont pas la même vision de la reproduction, n’envisagent pas de « couple » ou en tout cas pas comme sur terre. Et c’est précisément là que Bioware fait mouche, le joueur est surpris quand Liara lui explique qu’elle veut rentrer en contact mental avec lui. Ainsi le banal jeu du chat et de la souris se transforme en découverte pure, on explore quelque chose d’inédit. S’unir avec un personnage extraterrestre, partager ses sentiments via une espèce de lien difficilement descriptible, essayer de comprendre comment fonctionne une autre race… tout ceci fait non seulement réfléchir mais contribue également à rendre la relation intéressante.
C’est un peu la même chose dans Dragon Age ou l’on peut s’unir à une race comme les Qunari. Encore une fois, les différences physiques et culturelles contribuent à mettre du piment dans tout ça. Les parties de jambes en l’air prennent des allures d’expériences novatrices.



Passer l’amour à la machine.


Malheureusement tout ça se heurte à des limitations qui finissent par mettre à mal ces romances. Des limitations et des défauts notamment dans la structure des romances, la façon dont elles sont construites. Depuis KOTOR, Bioware a mis en place une recette. Elle fonctionne, elle a fait ses preuves puisqu’ils l’utilisent encore aujourd’hui dans Dragon Age Inquisition ou encore Mass Effect Andromeda mais elle s’use. Quand on a comprend comment fonctionne un tour de magie, le charme se rompt instantanément, c’est pareil pour les amourettes made in Bioware une fois que l’ont voit enfin l’envers du décor. Tel un Neo ne voyant plus la matrice mais des colonnes de caractères verts, il devient alors plus difficile de croire à ces histoires d’amour simulées.

Chez Bioware, tout se fait toujours en 3 étapes.
Phase 1 : la rencontre/les retrouvailles. On rencontre/retrouve un personnage et l’on comprend immédiatement qu’il est intéressé. Comment ? Les tournures de phrases peu subtiles mais également les nombreux indicateurs (textes de couleurs différentes, cœur rouge présent à côté de la tournure de phrase romantique). Tout est fléché, guidé.
Phase 2 : l’hésitation. A ce stade, on sait que la romance est acquise et en bonne voie. En général, cette étape se trouve vers le milieu du jeu. Le personnage romançable avoue enfin ses sentiments mais dit vouloir prendre du recul à cause de tout ce qui se passe à côté (en général une fin du monde).
Phase 3 : nuit de folie. Cette phase intervient à la fin du jeu, en général juste avant la dernière mission. Le personnage romançable vient nous voir et comme « nous risquons tous de mourir demain en sauvant le monde » autant passer la nuit ensemble à s’emboîter comme des Lego.


Comment pécho pour les nuls.


Une fois ces 3 étapes analysées, décryptées, la magie s’efface. On ne voit plus le personnage intéressant à courtiser mais les options d’approches, dialogue A pour coucher, dialogue B pour s'éloigner. Comme tout est indiqué à grand renfort de signaux visuels en tout genre (les cœurs etc), il n’y a même pas besoin de faire attention à notre futur grand amour puisque le jeu nous rappellera que « attention, il faut que tu utilises cette phrases pour sortir avec X ». On finit donc par se contenter de foncer entre les cinématiques, machinalement et d’activer les bonnes phrases avec les bonnes personnes une fois que l’on a décidé de coucher avec.

La danse est terminée. On ne drague plus, on collectionne. « J’ai fais toutes les romances possibles avec les personnages masculins, attaquons avec les féminins ». La partie de poker amoureux se transforme en vulgaire jeu de cartes à collectionner. Rideau.



La débâcle des sentiments.


Bioware est tombé dans la facilité. Le studio mise plus sur le côté « interdit/inédit » (on mélange allègrement sexes et races) que sur quelque chose de vraiment travaillé et bien écrit. Et c’est dommage car si on remonte le temps, en 2000, tout se passait bien mieux dans Baldur’s Gate 2. Bien sur le Bioware d'aujourd’hui n’a absolument plus rien à voir avec celui d’il y a 18 ans mais force est de constater que le progrès visuel n’a pas entraîné un progrès dans l’écriture et la gestion des personnages.
Je n’ai jamais autant ressenti une véritable dynamique de groupe que dans Baldur’s Gate. Pour un rôliste, c’est bien simple, les personnages réagissent de manière tellement crédible qu’on a presque l’impression de jouer avec d’autres joueurs humains. Les membres de notre groupe discutent entre eux, interagissent. Parfois ils rigolent ensemble, parfois ils tombent amoureux, parfois ils sont cruels à plusieurs, parfois ils se disputent… allant même jusqu’à se battre jusqu’à la mort.

Là ou le Bioware moderne articule tout autour du joueur et de son avatar, le Bioware d’antan préférait plonger ce dernier dans un monde gigantesque et vivant duquel il n’était pas toujours le centre. Ainsi 2 compagnons de route pouvaient très bien s’entretuer à cause de quelque chose n’ayant aucun rapport avec le joueur. Et cette impression de réalisme qui est absente des romances de Mass Effect et Dragon Age était pourtant bien là dans Baldur’s Gate. Quand j’ai terminé pour la première fois Baldur’s Gate 2, je n’ai fais aucune romance… je ne savais même pas qu’il y en avait ! Le jeu ne met aucun indicateur, ne guide pas. Les dialogues ? Il y en a des tonnes mais ce sera au joueur d’essayer de trouver la bonne approche pour courtiser un personnage… si tant est qu’il soit romançable. Comment ? En faisant l’exact inverse de la formule Bioware moderne, en faisant attention. Pas de petits cœurs affichés, pas de phrases avec des indications. Un personnage vous intéresse ? Il faudra apprendre à le connaitre, le décrypter, l’écouter. Quelle est son histoire ? Ses origines ? Pourquoi vous suit-il ? Il fait des remarques ? Écoutez-les ! Même les plus innocentes. Souvent un membre de votre groupe vous parlera et il faudra alors choisir parmi d’innombrables lignes de dialogues. Seulement certaines d’entres elles vous mèneront à votre but. Vous avez vu des signaux encourageants, vous pensez que c’est dans la poche, vous décidez de forcer un peu genre « bon allez, je te plais, tu me plais, on couche » et paf tout s’arrête. L’élu de votre cœur se braque et des dizaines d’heures passées à nouer des liens sont jetées à la poubelle. Frustrant diront certains, peut-être mais aussi diablement plus réaliste et gratifiant !

Quand j’ai découverts que le personnage que j’aimais et qui était plutôt « méchant » était non seulement attiré par moi mais qu’en plus j’avais réussi à lui faire changer sa manière voir les choses afin de le ramener un peu du côté des « gentils », j’étais vraiment impressionné mais aussi bluffé par le jeu. J’étais touché. Et c’était il y a presque 20 ans.


Viconia hantera pour longtemps la mémoire des joueurs de Baldur's Gate.


Dans Mass Effect ou Dragon Age, j’ai fais ou plutôt j’ai collectionné toutes les romances. Dans Baldur’s Gate, j’ai vécu ou assisté à de belles histoires. Parfois j’ai voulu être un amant et je suis devenu un ami voir un ennemi. Je ne vivrai jamais certaines amourettes de Baldur’s Gate tout simplement parce que je suis passé à côté, parce que c’était possible de rater, parce que c’était réaliste. Baldur’s Gate était un bal ou il fallait être rusé, faire la cour, jouer avec les mots pour séduire. Mass Effect, Dragon Age etc ne sont que des séances de speed dating très bien mises en scène mais avec un aspect factice. On sait que nous sommes là pour draguer et que ça va marcher, la seule question à se poser reste donc : avec qui allons nous repartir ?

Bref finalement Bioware s’est calqué sur l’air du temps et propose aujourd’hui des romances à l’image de notre société. Chaque époque a les histoires d’amour qu’elle mérite…

Bioware à la croisée des chemins, grandeur et décadence.
Publié le 17.03.2018 à 14:05 par Damzema

Drew Karpyshyn : ça s’en va et ça revient.


C’est une news qui est un peu passée inaperçue. Il y a quelques jours, on nous annonçait que le lead writer (=responsable de l’écriture du scénario, des personnages etc) du jeu Anthem quittait Bioware.


La bonne bouille de l'ami Drew.


Son nom ? Drew Karpyshyn. Pour ceux qui ne connaissent pas le bonhomme, il est scénariste et écrivain. C’est à lui que l’on doit les débuts de Mass Effect (le 1 et le 2), il a aussi travaillé sur Jade Empire, Star Wars : Knight of the Old Republic et également sur les cultissimes Baldur’s Gate 2 et Neverwinter Nights. Niveau littérature, on lui doit la trilogie sur Dark Bane ou encore les romans Revan et Annihilation dans la collection The Old Republic pour ce qui concerne l’univers Star Wars. Il a également écrit des romans sur Mass Effect ou encore sur Les royaumes oubliés de l’univers Donjons et Dragons. Inutile de dire qu’avec un tel CV, la réputation du monsieur n’est plus à faire.


La trilogie Dark Bane. A lire pour tout fan de Star Wars qui se respecte !


Ce n’est pas la première fois que l’ami Drew quitte Bioware. Il était déjà parti en 2012 en précisant qu’il avait d’autres projets et qu’il était temps pour lui de changer d’air. Il est pourtant revenu en 2015 pour travailler sur la partie scénaristique du MMO Star Wars : The Old Republic qui était alors un peu à la peine. L’arrivée de Drew a revitalisé le jeu et de nombreuses extensions sont sorties avec un aspect narratif bien plus poussé que dans le jeu de base. Et enfin, il s’est mis à travailler sur Anthem.

Et là, patatras ! Le 12 Mars, on apprend que l’ami Drew quitte encore le navire. Les raisons ? Il a d’autres projets et il est temps pour lui de changer d’air… ça ne vous rappelle rien ? Si hein et c’est so 2012. Evidemment le boss de Bioware (Casey Hudson) a immédiatement minimisé la chose en précisant qu’il ne fallait pas paniquer. Selon lui, Drew Karpyshyn avait terminé son travail d’écriture sur le jeu et les autres lead writers vont continuer de développer l’histoire, les personnages et l’univers. Une déclaration un peu étrange puisqu’il est plutôt rare qu’un lead writer se barre d’un projet avant sa fin. Alors pourquoi jouer au pompier aussi rapidement ? Et bien peut-être tout simplement parce que Bioware va mal. Casey Hudson s’est empressé de dire que Anthem serait un jeu « story driven » et que c’était leur marque de fabrique de faire des jeux avec un aspect narratif très poussé. L’intention est louable… mais est-ce bien encore vrai ?



Père Bioware, raconte-nous une histoire !


Depuis combien de temps Bioware n’a pas sorti un jeu bien scénarisé ? Et bien depuis 2012 et Mass Effect 3. 2012… tient, ça me rappelle quelque chose… Ah oui, le départ de Drew Karpyshyn. D’ailleurs Mass Effect 3, sur lequel Drew n’a pas travaillé, est clairement le moins bien scénarisé de la trilogie mais qu’importe. A cette époque, Bioware est encore le roi du RPG narratif. Le problème, c’est que les choses vont vite se gâter. Premier faux pas, Dragon Age Inquisition. Après un premier volet excellent (Origins) et une suite très décevante (Dragon Age 2), Bioware dégaine Inquisition. Sans être une daube, le jeu surprend les fans dans le mauvais sens du terme. Structure typée MMO avec des tonnes de quêtes Fedex insipides, des quêtes principales bien moins nombreuses et beaucoup moins bien scénarisées, une galerie de personnages qui souffle le chaud et le froid et surtout beaucoup moins de choix qu’avant et peu de conséquences liées à ces derniers. Les ventes sont là, le jeu est un gouffre à temps libre qui plait à une partie du public mais beaucoup de fans de la première heure se sentent trahis.


Mass Effect 1, personne n'oublie jamais sa première fois...


Cependant un autre souci va vite pointer le bout de son nez, son nom : The Witcher 3. Avec la conclusion épique de leur trilogie sur le sorceleur, les polonais de CD Projekt ont frappé fort, très fort. Tellement fort que les standards des RPG narratifs se retrouvent ringardisés par le jeu de CD Projekt. The Witcher 3 est un open world sublime et cohérent. Son scénario et sa narration sont travaillés à l’extrême et surtout ses quêtes annexes ont bénéficié d’un soin d’écriture tout particulier. Pour la première fois, les joueurs sont face à un open world capable de raconter une histoire très structurée et bien écrite tout en proposant moult activités annexes et une multitude de quêtes secondaires très intéressantes. Les jeux comme DA Inquisition se retrouvent ridiculisés et se prennent un méchant coup de vieux. La concurrence se sent poussée vers l’avant, les RPG doivent évoluer. Divinity Original Sin 2, Pillars of Eternity, Kingdom Come Deliverance, les prochains RPG à succès proposeront tous un fort aspect narratif, un monde cohérent et des contenus annexes travaillés à 1000 lieux des standards des MMO.



Ground control to major Hudson.


Chez Bioware, c’est la crise. Le développement de Mass Effect Andromeda s’éternise. De nombreuses personnes importantes quittent le navire en plein milieu du projet. Il y a de forts désaccords créatifs et le jeu se retrouve repoussé. La pression est énorme, la licence Mass Effect a marqué toute une génération et l’attente des fans est immense. Une attente et des espoirs revus à la hausse car la concurrence a élevé son niveau et tout le monde s’attend à ce que Bioware face de même. La suite vous la connaissez. Mass Effect Andromeda est fail retentissant. Sans être mauvais, le jeu déçoit presque à tous les niveaux. La technique est défaillante, le scénario et la narration sont aux fraises et la majeure partie du contenu est trop typée MMO. Bioware a réutilisé la même recette que pour Dragon Age Inquisition sauf qu’entre temps le troisième opus de Dragon Age s’est fait ringardisé. Les amateurs de RPG veulent des jeux plus travaillés et pas seulement des gouffres à temps libre remplis de quêtes Fedex. Les ventes sont très décevantes, les notes sont très moyennes et Bioware, sans doute avec la grosse main d’EA posée sur son épaule, décide de ranger la saga au placard. Les projets de DLC solo sont immédiatement abandonnés, le studio derrière le jeu se fait dynamiter et seule la partie multijoueur du titre continuera à bénéficier de mise à jour. De licence phare du studio, Mass Effect se retrouve en passe de devenir son plus gros échec.


Geralt de Riv le conquérant... à ne pas confondre avec Gérard de Brive.


Et nous voici en 2018. Anthem est le prochain gros jeu de Bioware. Drew Karpyshyn s’est barré avant la fin du projet et le jeu a été repoussé… ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Ah oui ! Mass Effect Andromeda. Des départs, des dates repoussées et un développement qui semble houleux. La question que tout le monde commence à se poser est la suivante : est-ce que Anthem prend le même chemin qu’Andromeda ?
Les voyants ne sont plus au vert. Les déclarations de Casey Hudson qui demande aux fans de croire en Anthem, de croire que ce sera un bon jeu avec un fort aspect narratif sonnent un peu comme une supplication. Si de bons jeux solos continus de sortir, certaines boites comme Ubisoft ont décidé de mettre de côté la narration pour se concentrer du « Game as a service ». The Division, The Crew, Ghost Recon Wildlands… autant de jeux dont le scénario tient sur un timbre poste et ou le travail d’écriture sur les personnages est quasi inexistant. Même Assassin’s Creed Origins qui a redoré le blason de la licence propose là encore un scénario et une narration quasi inexistants. Est-ce que Bioware hésite entre ces 2 tendances ? Vu les premières vidéos, Anthem a tout du jeu qui se joue avec 2 ou 3 potes sur une map immense remplie d’objectifs bien plus proche du style The Division/Ghost Recon que d’un The Witcher 3 ou d’un ancien Mass Effect.



Incertain, le futur est...


Que sera vraiment Anthem ? Seul l’avenir nous le dira mais une chose est sure, le jeu sera peut-être le plus important de l’histoire de Bioware. A la croisée des chemins, le studio ne peut pas se permettre un autre échec de grande envergure sans en payer les conséquences. L’avenir de la boite qui nous a régalé avec Star Wars KOTOR, la trilogie Mass Effect et Dragon Age Origins se jouera en partie autour du succès d’Anthem. Et le fait de savoir que Drew Karpyshyn est parti et que le jeu est repoussé ne donne pas vraiment confiance dans le projet. Il ne reste plus qu’à espérer que Bioware se ressaisisse sinon il est fort probable qu’EA commence à trancher dans le lard… et quand EA sort sa faux, on sait comment ça se termine. Personne n’a envie de voir Bioware finir comme les nombreux studios rachetés par EA et qui ont terminé enterrés dans le jardin de ce dernier après avoir pris un bon gros coup de pelle sur le coin de la tronche.


"Bonjour, je suis le DRH d'EA. Parlons de votre avenir !"



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