Blog Rédempteur - Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 218 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 
RÉDEMPTEUR
   Lui envoyer un message privé

   Ajouter à ma liste d'amis

   Consulter le mur du membre
  Rédempteur est Offline
  Localisation : Autre - ...
  En chiffres :
    - membre depuis 5620 jours
    - 4312 messages postés

PUBLICITE
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ... 42 43 >


2011 - Mon Top 20 musical
Publié le 29.11.2011 à 21:05 par Rédempteur

Alors que nous vous préparons actuellement le top de la rédac annuel côté jeux, j'ai décidé d'aller chercher un peu plus loin cette année avec mon top 20 musical. Voici donc une large sélection de mon best-of, en partant du vingtième et en remontant jusqu'au numéro 1! Au programme, pas mal de tubes US, quelques UK je crois, et du bon son belge, notre (mon?) beau pays ayant généré de nombreux très grands artistes cette année. Bonne découverte à tous et n'hésitez pas à laisser votre avis.

20 - LMFAO (US)
Ultra-commercial certes, mais bien foutu, guindailleur et incroyablement frais. Une bonne surprise cette année pour ma part ! Et puis il faut le dire, leur humeur un peu débile m'a plutôt bien fait rigoler.



19 - Gepetto & The Whale (Belgique)
Voilà une très belle découverte d'un groupe ultra old school qui mélange un peu les genres, avec un brio certain ! C'est mélodieux, doux, emprunt d'une dose de nostalgie et très savoureux.



18 - Johnny Berlin (Belgique)
Un autre groupe presque pas connu du tout qui m'a vraiment marquer avec son tube Sid Meier. Il partage pour moi pas mal de trucs avec Gepetto pour le côté très mélodieux et nostalgique, même si c'est forcément différent.



17 - Woodkid (France)
Seule entrée française dans ce top, Woodkid, que m'a présenté Nightmare, est un masterpiece, un titre puissant, original et mystérieux.



16 - Deve & Matizz Feat. Blackshark Vs Kimmy Paris (Belgique)
Encore une fois, du son très commercial, mais du son commercial qui donne envie de danser, frais, puissant et jouissif.



15 - Laurent Wery & Swift KID (Belgique)
Numéro 1 en Pologne, Belgique, Allemagne et plusieurs autres pays, Hey Hey Hey est un véritable tube électro de Laurent Wery qui s'impose comme l'une des valeurs montantes depuis sa participation avec Swift KID. Un son qui vous fera bouger !



14 - Das Pop (Belgique)
Excellent groupe rock belge, très brit pop dans l'âme qui rend hommage à sa manière aux Beatles et autres Beach Boys.



13 - Vegas (Belgique)
Du bon son rock 100% belge d'un petit groupe qui commence à se faire connaitre. J'ai acheté leur album, je ne le regrette pas le moins du monde !



12 - Bruno Mars (USA)
On peut le dire, souvent la musique US est très commerciale. Pourtant, j'ai trouvé ce Bruno Mars très frais, inspiré et drôle. Un chanteur qui a un bel avenir !



11 - Tom Dice (Belgique)
Chanteur néerlandophone à la base, Tom Dice a parfaitement réussi son second virage avec un joli comeback, notamment grâce à son duo avec Elisa Tovati 50% français 50% anglais. Le genre de chanson qui peut même percer dans les pays anglo-saxons, malgré l'utilisation du français.



10 - Milow (Belgique)
N°1 en Allemagne, Finlande, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg et même Pologne si je ne me trompe pas, Milow est un artiste incroyable qui réussit chaque fois à se renouveler. Ses chansons sont douces, et ses clips toujours très créatifs. La preuve.



9 - David Guetta & Snoop Dogg (USA / France)
Sweat est une chanson vulgaire, commerciale et stupide. Mais derrière se cache un véritable talent musical qui donne réellement envie de se dépenser en boite de nuit. Un très très gros hit musical pour moi.



8 - David Latour (Belgique)
Sans aucun tube LE tube électro de cette année qui dévoile un énorme talent musical de la part de David Latour, Hi-Mode et Narco. Curieux de voir leurs prochaines collaborations !



7 - Hooverphonic (Belgique)
Retour parfaitement réussi pour le groupe belge Hooverphonic, avec une nouvelle chanteuse, un nouveau style, certes, encore plus rétro, mais surtout encore plus de talent.



6 - Sore Losers (Belgique)
LA découverte rock de l'année pour moi. Un groupe belge qui en jette avec un style très rétro et très américain. Une belle grosse claque avec en plus une MV qui déchire.



5 - Pitbull (USA)
Extrêmement créatif ces dernières années, Pitbull décroche une cinquième place bien méritée dans mon top, avec ses mélanges hispano-anglais, son son électro-pop qui donne envie de danser et son style très macho.



4 - Great Mountain Fire (Belgique)
Un excellent groupe de rock, très original, qui ose la différence avec des mélodies funs et décomplexées et un style relativement déjanté. Un coup de coeur !



3 - AOK (Belgique)
Certains me traiteront de fou, pourtant ce mélange de rap et d'opéra / musique classique m'a tout simplement bluffé... Une véritable tuerie qui tourne en boucle chez moi.



2 - Gotye (Belgique, Nouvelle Zélande)
A moitié belge et néo-zélandais, Gotye est sans aucun doute l'un des grands noms de cette année. Une star avec une voix en or qui mériterait des éloges des heures durant...



1 - My Little Cheap Dictaphone (Belgique)
Leur album est sorti l'an dernier, mais leur dernier clip, le dernier, est sorti cette année. Du coup, j'en profite pour en reparler, de ce groupe unique en son genre qui tente de mélanger dramaturgie, rock et opéra à travers un spectacle musical grandiose. A découvrir coûte que coûte!



La new-beat, qui s'en souvient?
Publié le 17.10.2011 à 21:39 par Rédempteur



Née à Bruxelles dans les années 80, la New Beat demeure l'un des plus gros cartons des charts en Belgique, Pays-Bas, UK et USA durant plus de deux années. Mais de nos jours, qui s'en souvient?

Pourtant, le mouvement avait commencé à cartonner dans le Nord pas de calais, mais les copyrights, la surabondance de morceaux et l'explosion des genres électro finiront par très vite l'achever, avec le lancement de la scène électro-house-dance en Belgique, en UK et aux Pays-bas aussi.

Depuis quelques mois maintenant, on observe pourtant un léger retour de ce genre très particulier avec la réunion de vieux groupes comme C - Confetti qui remettent au goût les 80s, la drogue et les danses robotiques.

Mais la new beat, c'est quoi au juste? C'est un type électro dérivé de l'acid. En gros, des musiques qui se répètent énormément, avec un style très fun et des tonalités "positives". C'est bien simple, c'est une musique pour "tripper" sous drogues puisqu'on se sent heureux avec. Elles reprennent souvent des musiques connues, des paroles de stars / personnalités, le tout avec un paquet de sons qui rendent le tout très bordélique mais également ultra-joyeux.

Quelques exemples, très variés. Si vous n'en aimez pas un, essayez quand même les autres, c'est vraiment très éclectique.

Le premier est autrichien:
http://www.youtube.com/watch?v=hWed4TBc5Ig&feature=player_embedded

C, l'un des monuments qui lancera tout:
http://www.youtube.com/watch?v=Di-z4XSnus8&feature=player_embedded

Warbeat, un monument belge également, tendancieux cela dit:
http://www.youtube.com/watch?v=KNpCwutvdhM&feature=player_embedded

Toujours des Bassline Boys avec une chanson érotico-comique:
http://www.youtube.com/watch?v=_ftcHgV2qGY

Un groupe que j'aimais bien perso;
http://www.youtube.com/watch?v=yvt9gU9fUNE

Un ptit docu français pour mieux comprendre le phénomène:
http://www.youtube.com/watch?v=cfmYaH7Z6fM

Le retour de C - Confetti en 2011:
http://www.youtube.com/watch?v=uvO0ikw-uVw&feature=related

Stromae, autre grand chanteur belge, avoue d'ailleurs s'être clairement inspiré de la new beat dans ses morceaux pour percer et lui rend hommage à sa manière.

En espérant que cela vous plaira



Photos de voyage #47: Wuxi (Chine)
Publié le 15.10.2011 à 17:54 par Rédempteur

Petit à petit on se rapproche de la fin de mes billets sur la Chine (ouf diront certains) puisque Wuxi est l'avant dernière destination chinoise passée en revue cette année.

Wuxi? C'est situé une fois de plus entre Shanghai et Nanjing et il s'agit en fait d'un parc "artificiel" dans la mesure où ça date de 1999, et que ce n'est donc pas quelque chose de vieux. Mais même s'il s'agit d'une création récente, quelle beauté !

L'entrée est un peu chère (une dizaine d'euros), mais le spectacle est juste magique avec un énorme bouddha qui surplombe la vallée et des temples et palais majestueux à visiter. Le spectacle que j'ai également pu découvrir dans le palais était absolument fantastique. Bref, même si c'est récent, je conseille. Pour moi, c'est un des lieux à ne pas manquer en Chine !





















































Les Japonais, ces meurtriers de la WW2
Publié le 13.10.2011 à 23:23 par Rédempteur

La Seconde Guerre Mondiale reste à ce jour l'une des pires atrocités de l'Histoire. En Europe, on rapproche bien entendu tout cela aux nazis et au massacre des juifs. Il est vrai que c'est une partie très sombre de l'Histoire, que certains ont parfois bien du mal à comprendre et limitent à l'éternelle lutte du bien contre le mal. Ce que beaucoup ignorent, c'est que les nazis n'étaient pas tous au courant des "actions" des SS à l'époque. Bien sûr, on savait qu'il y avait des arrestations de juifs, mais comment les Allemands, les Français, les Belges, pouvaient-ils imaginer qu'ils finiraient dans des camps de la mort, exterminés au gaz? C'était au mieux des bruits de couloirs. Il n'y avait pas non plus de grands moyens de communication à l'époque, ce qui fait que le type au fin fond de la campagne bavaroise, recruté par l'armée allemande pour combattre les soviétiques, se pensait probablement dans le bon camp (prise de position compréhensive après la WWI qui a débuté suite à un joli foutoir). Dans ce contexte, on se dit que les véritables salauds de l'époque, c'était les SS, les généraux, ceux qui étaient "au courant". Hormis les juifs, les handicapés et quelques décalages dans des villages, les nazis sont cependant restés "propres" comparés aux japonais.

Si, si, je vous l'assure. En me pointant en Chine, j'ai en effet découvert "l'horrible vérité", dont personne ne parle car inconnue quasiment chez nous (à part un obscur film nommé John quelque chose, sorti en DTV). C'est dans la ville de Nanjing (Nankin), ancienne capitale de la Chine, désormais inconnue en Europe, que cela s'est principalement déroulé, avant le début officielle de la WWII. Intrigué? Vous feriez bien de l'être car cette partie de l'histoire est vraiment très intéressante.

En arrivant au musée, je me fais arrêter par les gardes. Je suis le seul blanc dans la file. Intrigué, je me demande ce qu'on veut. En fait, je dois juste signer un formulaire avec mon nom et mon pays d'origine. Je vois au passage "irlandais", "autrichien", et quelques autres nationalités, mais très très peu. De toutes façons, on ne croise jamais d'occidentaux là bas. Ma copine ma "réservé" la surprise, afin que je découvre par moi même cette partie de l'Histoire que j'ignore (elle ignore tout autant l'Histoire européenne d'ailleurs, à part peut-être Hitler, Napoléon et César). Stupéfaction quand je vois:



300,000. C'est le nombre officiel de personnes tuées lors de l'invasion de Nanjing par les Japonais en 1937. Avant la guerre, les japonais ont décidé d'envahir la Chine, massacrant les forces chinoises et bombardant plusieurs villes. Shanghai était déjà tombée, mais c'est Nanjing qui encaissera le plus gros choc de la guerre. Tout commencera avec des bombardements, suivis de l'attaque au raz du sol. Ils fusillent tous les soldats capturés, puis commencent le massacre en ville. Absolument tout le monde est exécuté. Femmes, enfants, vieillards. Les soldats se relayent aux viols. Certains font des "compétitions" pour battre des records de meurtres au katana (pour économiser des munitions et par fierté). Les japonais ont véritablement traité les chinois comme des moins que rien durant toute cette période, leur infligeant les pires sévices.

Mais ce qui m'a choqué, plus loin (je n'ai pu photographier cependant), c'est quand j'ai vu un énorme drapeau nazi... Là j'ai été intrigué. En fait, il y avait pas mal d'allemands sur place à l'époque (notamment des sociétés comme Siemens). Et ces allemands (avec d'autres nationalités)ont "sauvé" des milliers de chinois en faisant des quartiers de non-agression conformément aux règles internationales. Sans eux, les chinois de Nanjing seraient tous morts. Sans l'intervention des forces aériennes russes, et plus tard américaines, la Chine aurait été conquise et réduite en cendres, pour un "développement rapide du Japon", un peuple froid, barbare, qui détruisait tout pour s'imposer à l'époque. Vous comprendrez donc maintenant la haine de certains chinois pour les japonais, qui les ont massacrés durant des siècles ET à chaque occasion. Les Nazis sur place, avaient bien le drapeau nazis, criaient "Heil Hitler" et étaient membres du parti nazi. Pas sûr qu'ils aient soutenu les exactions plus tard, mais toujours est-il qu'ils ont tout fait pour sauver les pauvres chinois qui étaient massacrés. Et quel étrange sentiment de voir ces statues à l'image de ces hommes, qui étaient nos ennemis sur notre continent, mais qui se retrouvent en Chine comme de véritables héros de guerre, qui sont pour certains morts pour aider des inconnus. D'ailleurs, autour de quelques débats avec des locaux, j'ai relevé que la plupart ignorent les atrocités des camps de la mort et ne comprennent pas la WW2. Ils considèrent les nazis comme des alliés durant la SGM, simplement pour l'implication de certains. Voilà qui fait cogiter.

Bien sûr, le but de cet article n'est pas de jouer à "qui est le plus méchant", mais bien de montrer les divergences d'opinions, basées sur le manque de connaissances et sur les expériences historiques de chacun. En Chine, l'ennemi n'a jamais été l'Allemagne. L'ennemi, c'était le Japon, et c'est aujourd'hui les USA. Ils n'éprouvent pas une haine pour les ricains, mais ils s'en sont toujours méfiés.

Par exemple, durant la guerre de corée, de nombreux chinois ont rejoints les rangs nord-coréens pour combattre les USA et le Sud. Pourquoi? Car ils avaient peur que les USA s'impliquent ensuite en Chine et attaquent leur pays, comme ils l'ont fait avec le Vietnam également. Certes, c'était sans doute sans connaitre le contexte, stupide, voire bête, mais le système chinois est tel qu'il est difficile de le comprendre. De nos jours, les chinois que j'ai rencontré pensent que les nord-coréens sont attardés, dans un vieux système, pauvres, et sans intérêt. Ils restent un allié historique mais c'est tout. De nos jours, le Japon est devenu un partenaire commercial, mais les plus agés les détestent toujours autant. Comment oublier pareilles atrocités.

Puis, il y a la partie de l'Histoire qu'on connait. Pearl Harbor. La guerre du Pacifique, terrible. Les attaques nucléaires qui ont "fini" la guerre. Justifiées (cela a empêché des milliers de morts supplémentaires et stoppé la guerre) ou non (cela reste horrible et inhumain), les frappes nucléaires ont aussi beaucoup fait couler d'encre. Mais après la visite de ces musées, après avoir beaucoup lu sur la guerre du Pacifique, je peux dire que c'est nettement plus compréhensible qu'avec l'Allemagne. Pourquoi? Car le peuple japonais a toujours été très fier, ne se serait sans doute jamais rendu et a été dirigé d'une main de fer. En voyageant, on apprend la diversité de l'humanité. On apprend que si chez nous, on pense que les asiatiques, ils sont tous pareils, en Asie, ils pensent pareil des européens, même si certains sont blonds et d'autres noirs. Mais un allemand ne ressemble pas à un grec ! C'est vrai. Et un coréen ne ressemble pas à un indonesien ! Tout est une question de point de vue, d'identité culturelle. J'espère que ce petit article sur le massacre de Nanjing vous aura intéressé et que vous essayerez d'en apprendre plus sur le sujet. Le film dont je ne me souviens plus le nom est vraiment sympathique et récent, pour ceux que ça intéresse



La Chine, un pays à la recherche de son identité
Publié le 12.10.2011 à 17:22 par Rédempteur

Comme certains l'avaient demandé, et aussi parce que je m'exerce à écrire de gros articles savoureux pour l'instant, voici un article sur la Chine...

--------------------------------------------------

Lors de son premier voyage en Chine en 1973, Alain Peyrefitte, un homme politique et écrivain français, décrivit la Chine comme une puissance endormie qui finirait par renverser l’ordre mondial. Depuis son célèbre libellé « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera », beaucoup d’encre a coulé. La Chine s’est en effet révélée comme l’une des nouvelles puissances qui a su s’intégrer dans un monde moderne. Pourtant, lorsqu’on part à la découverte du pays, loin des sentiers touristiques, la réalité est très différente de ce qu’on s’imagine et on se rend compte que la Chine est un pays qui peine à trouver son identité…



Lorsqu’on se promène dans le centre-ville de Shanghai, on se croirait presqu’à Manhattan, avec ces immenses gratte-ciels qui se frôlent les uns les autres et qui exhibent des centaines de panneaux publicitaires illuminés. Des millions de personnes s’activent dans les rues, se bousculant à l’entrée des métros et ne témoignant pas le moindre intérêt aux quelques mendiants amputés qui peuplent les rues des grandes villes chinoises. Très vite, on se rend compte que la Chine est à deux vitesses. D’un côté, les traders, les financiers et les business-men qui travaillent toute la journée, récoltent des sommes folles et mènent la grande vie entre hôtels de luxe, prostituées (légalement interdites mais très présentes), boites de nuit et karaoké (désormais très populaires en Chine). De l’autre, un flot continu de paysans, de pauvres, de sans-abris, qui débarquent tous les jours dans la station du centre-ville, espérant changer le cours de leur existence et créant sans le savoir un véritable exode rural. Forte de plus de 10 millions d’habitants déjà, Shanghai semble devenir le cœur financier de la Chine. Mais les autres villes connaissent le même phénomène. Partout en Chine, les villes grandissent, se modernisent, et gouvernent le pays. Comparer une cité tentaculaire comme Shanghai avec nos petites capitales européennes donne une curieuse impression, celle d’assister à un bras de fer entre bien-être et course à la modernité. Dans leur politique, les conseils des différentes villes favorisent l’expansion et la modernité, détruisant certains quartiers historiques qui sont directement remplacés par des constructions plus en accord avec l’époque actuelle. « Cela se ressent au niveau environnemental et du bien être » nous explique Henry, un étudiant en commerce qui parle timidement l’anglais. Dehors, la pollution est partout. Des milliers de voitures sillonnent les rues, parmi de véritables flots de cyclistes et de passants, dégageant des nuages de gazs qui rendent parfois l’air irrespirable et camouflent la ville sous un épais nuage grisâtre. On s’étonne à voir des dizaines de Mercedes, BMW, Audi et Volkswagen, témoignant du succès des voitures germaniques en Asie et des goûts de luxe des nouveaux riches, qui aiment montrer leur réussite à leur manière. Si les panneaux dans les aéroports nous disent que « chacun a une notion différente de la réussite », c’est pourtant bien le luxe qui l’emporte. « Les chinois sont très friands de produits luxueux » nous explique Lulu, une présentatrice TV chinoise qui travaille non-loin d’Hong-Kong. C’est ainsi que des milliers « d’outlets » de marques prestigieuses comme Dior, LongChamp ou Armani font désormais leur fortune en Asie. Cette société, certains la décrivent comme « à la

recherche d’elle-même », comme l’explique Danni, une ex-présentatrice TV qui a quitté le pays pour étudier et peut-être trouver un emploi à l’étranger. « La société est moderne mais le public ne l’est pas. La Chine se recherche encore, les gens ne sont pas aussi éduqués ni sages que les européens. Ce que les jeunes riches recherchent, c’est le luxe, les marques de grands créateurs, et le désir de montrer leur propre réussite au monde » nous explique-t-elle, autour d’un verre.



« Mao ? Tout le monde s’en fout ! » affirme un jeune père de famille, fier de conduire une Mercedes dernier modèle et d’être engagé au gouvernement. Les gens n’ont plus peur du régime, et cela se voit. Pourtant, sur la place Tien-Ann Men, à Pékin (qu’on appelle désormais Beijing, si on est à l’heure), on sent toujours une nervosité. De nombreux policiers patrouillent et empêchent les rassemblements sur la place, les services de sécurité ont été renforcés dans les stations de métro avec de nombreux appareils servant à scanner le contenu des sacs et sacoches. Mais cette nervosité, on ne la ressent pratiquement nulle part ailleurs. La sécurité est bien présente, mais la police sert plus à gérer le trafic, bordélique au possible, et à garder l’enceinte des bâtiments officiels qu’à s’occuper des ennuis entre voisins ou du crime, quasi-inexistant dans cette partie du pays. Le jeune homme rencontré plus tôt n’hésite pas non plus à dire que selon lui, les choses vont changer. « Le pays s’est déjà beaucoup ouvert. On voit énormément d’hommes blancs dans les grandes villes et la société s’est modernisée. Ce n’est qu’une histoire de temps avant que la Chine devienne une démocratie à part entière. » Pourtant, on en est encore loin. Un seul parti au pouvoir, une seule voie, pas de votes, des sanctions à l’égard de quiconque se soulève contre le gouvernement. Voilà de quoi réfréner les ardeurs de certains. De toute façon, vu que l’information est contrôlée, que personne n’a accès aux sites communautaires non-gouvernementaux, tels que Facebook ou Twitter, remplacés par des « versions asiatiques », comme QQ, il est impossible de s’organiser pour des manifestations. Et à vrai dire, même chez les jeunes étudiants qui pensent que le pays doit changer, on n’en sent ni la force ni l’envie. « Les choses changeront par elles-mêmes » tente-t-il sans doute de se convaincre. D’un autre côté, il faut reconnaître que certains pans de la culture chinoise sont admirables, comme le fait que la criminalité est nettement moins développée que chez nous. Certes, il y a des hold-ups, des viols, des crimes, mais proportionnellement, ce n’est pas du tout comparable à ce qu’on voit chez nous, même s’il n’y a pas de statistiques officielles pour le prouver. Les infrastructures ont également beaucoup évolué, entre le métro dernier cri, les autoroutes de qualité et les dizaines de caméras qui flashent ceux qui passent au rouge ou appuient un peu trop sur le champignon en ville. En traversant quelques quartiers cependant, on se retrouve « de l’autre côté », avec des quartiers délabrés où on croise des poules, en plein centre de Shanghai, et où on vend des écureuils en cage pour une vingtaine d’euros. Ce monde à deux vitesses, c’est celui de la Chine d’aujourd’hui, à mi-chemin entre l’industrialisation complète et le tiers monde.



Longtemps, les européens ont cru que la Chine, c’était une dictature marxiste. Le marxisme, c’était Mao. Les choses ont beaucoup changé. Les salaires ne sont plus tous identiques, il y a quelques riches et beaucoup de pauvres. Ceux qui travaillent pour le gouvernement sont souvent les mieux lotis, avec les financiers. Ils appellent ça le « facteur chinois de l’extrême socialisme ». En gros, un mélange de capitalisme et de dictature marxiste qui va plutôt bien au pays et enrichit les caisses de l’état tout puissant. L’un dans l’autre, les intellectuels ne semblent pas trop en vouloir. « Les choses ne doivent pas changer trop rapidement » répète le jeune père de famille. « On se sent bien en Chine, on ne doit penser à rien, le gouvernement fait tout pour nous » affirme la présentatrice d’Hong-Kong. Pourtant, en regardant dans les yeux de ce jeune garçon, croisé dans une petite ruelle de Beijing, qui tentait de racoler les touristes pour vendre des morceaux de pastèque pas très frais, on se dit que tout va bien, oui, pour peu que l’on soit à l’abri du besoin. Des mendiants, il y en a toujours beaucoup dans les rues, amputés, blessés, mal nourris. La richesse côtoie la pauvreté partout, et même si ce n’est pas aussi catastrophique que dans quelques pays voisins, où c’est parfois la famine qui règne, ce n’est pas aussi brillant que le gouvernement veut le faire entendre. Dans tous les cas, tous s’entendent à dire que le peuple chinois doit encore beaucoup évoluer. Certains n’hésitent pas à dire que « les gens ne sont pas dignes des infrastructures que le gouvernement a mis à leur disposition. » Ils bourrent les uns dans les autres sans respecter les personnes les plus âgées pour trouver un siège le plus rapidement possible dans le métro, ils se crient dessus dans la rue, passent au feu rouge sans crier gare, et ne se soucient pas de leur propre vie. Le fossé entre les riches et les pauvres est immense et on finit par se dire que la Chine moderne vue par les dirigeants du pays n’est sans doute que la Chine des citadins à l’abri. Ceux qui ont généralement eu la chance d’aller à Harvard quelques années, qui travaillent dans une « Joint-Venture » et ont un salaire à quatre chiffres minimum.



La réalité politique est également particulière. En allumant CCTV, la chaine nationale, également diffusée en anglais, on se rend compte que la Chine prend son rôle de nouveau leader mondial très au sérieux. La crise, on en parle tous les jours. On discute du rôle de la Chine dans l’économie mondiale, de sa puissance qui sauvera peut-être le reste du monde. Pour certains européens, c’est sans aucun doute des exagérations. Mais les chinois y sont habitués et très fiers de leur nation. Dans une société où on ne remet pas nécessairement la parole en doute et où la censure joue un rôle important, il est souvent très difficile de se forger un esprit critique sans avoir vécu quelques années à l’étranger. Et puis on parle des relations avec les voisins, et des succursales chinoises, comme Hong-Kong, la grande place financière, chinoise mais pas tout à fait, Macau, la cité des vices asiatique, où les casinos sont plus nombreux qu’à Vegas ou encore Taiwan, avec qui la tension monte régulièrement et où réside le gouvernement en exil depuis l’ascension de Mao. Officiellement, toutes ces zones sont chinoises. Officieusement, les taiwanais sont très fiers de leur « propre pays » et ne souhaiteraient pour rien au monde abandonner leurs privilèges. Et puis, il y a les autres. Les questions épineuses, comme le Tibet, dont tout le monde semble se moquer à Shanghai, et les régions de l’Ouest, beaucoup plus pauvres, aux tensions séparatistes variantes, qui n’auraient de toute façon pas les moyens de devenir indépendantes. Plus grande que l’Europe, et pratiquement deux fois plus peuplée, la Chine est une puissance au repos. Un modèle économique tout à fait unique, et radicalement opposé au nôtre, qui évolue à sa propre vitesse et qui interfère sensiblement avec le nôtre. Comme le Financial Times l’énonçait récemment dans l’un de ses articles, la Chine est un pays qui a un poids économique certain et qui investit beaucoup à l’étranger, mais qui ne joue pas de manière équitable avec le reste du monde, empêchant les investissements étrangers sur son propre territoire et favorisant toujours son capital en défaveur des autres. Les européens qui ont « la chance » d’aller travailler quelques années en Chine ne se font pas d’idées. Une fois qu’ils auront formé les employés et leur auront donné la « connaissance » dont ils manquent, ils seront « remerciés » et rentreront au bercail. Et c’est sans doute là que réside le plus gros défi du pays, s’il souhaite un jour faire partie intégrale du modèle global : apprendre à travailler avec les autres, apprendre à ouvrir ses frontières et pas uniquement à adopter une attitude ultra-défensive.



Si le géant ne s’est pas encore tout à fait réveillé, il semble en tout cas sur le point de quitter les bras de Morphée. Sa très longue histoire ne l’a pas forcément assagi et la Chine cherche toujours sa propre identité, à mi-chemin entre le capitalisme et le marxisme, entre l’ouverture d’esprit et le protectionnisme, entre la modernité et la réalité historique. Si Peyrefitte y retournait aujourd’hui, il ne changerait sans doute pas beaucoup d’avis et ajouterait que le réveil du dragon est lent, mais vu son envergure, c’est plus que logique. Quoi qu’il en soit, la vie semble paisible pour ces quelques rencontres fortuites en Asie du Sud-Est. Le père de famille attend son second enfant et a engagé une nounou pour continuer son job à plein temps. La présentatrice TV attend son premier enfant et a acheté un appartement luxueux non loin d’Hong-Kong et l’étudiant a obtenu un très bon poste dans une société étrangère. Très loin des contrariétés du monde moderne, ces personnes ne semblent en tout cas pas se soucier le moins du monde de leur identité, ni de celle de leur pays.

Photos de voyage #46: Shanghai
Publié le 10.10.2011 à 16:55 par Rédempteur

Je continue ma série de "rapports" sur mon voyage en Chine avec cette fois Shanghai, une immense cité de plus de 10 millions d'habitants (à mon avis c'est même dans les 15-17) ultra-occidentalisée avec tout plein de gratte-ciels. Sincèrement, la ville ne m'a pas plu: c'est moche, y a pratiquement rien à voir, c'est touristique, et les gens sont plus grossiers qu'ailleurs. Cela dit, y a un avantage: on ne nous regarde pas tout le temps comme dans d'autres endroits, car là il y a beaucoup d'étrangers.

















Seule chose qui vaille le détour: prendre une photo du Bund, la "cité" chinoise, ultra-moderne et offrant un magnifique spectacle de nuit. Le reste, on voit ça partout en Chine.



Photos de voyage #45: Tongli: village chinois typique
Publié le 05.10.2011 à 18:33 par Rédempteur

Village chinois typique et protégé, Tongli est un petit bled paumé entre Shanghai et Nanjing, dans le Jiangsu. J'y ai récemment fait un tour et il faut avouer qu'on est pas mal dépaysé! Aussi, il s'agit d'un lieu où vous ne croiserez pas un seul européen, loin des sentiers touristiques.







































Et en Bonus, l'entrée du musée du Sexe chinois:



Photos de voyage #44: A la découverte de Beijing (Pékin)
Publié le 04.10.2011 à 10:49 par Rédempteur

Durant mon voyage en Chine, j'ai eu l'occasion de visiter Beijing (me sortez pas le Pékin, plus personne ne dit "Peking" hormis les français et les vieux) Résultat des courses? Une impression étrange. Tout d'abord, il s'agit d'une ville immense. Non, mais vraiment immense. N'espérez pas la visiter en moins de 4 jours. Sachant que je voyage assez rapidement et ne passe pas deux heures à admirer chaque bague dans les musées, vous devriez etre en mesure de comprendre ce que je veux dire.

Ensuite, les "attractions" sont très distantes les unes des autres. Il faut donc prendre le métro, et là c'est le drame car tout est en chinois et il y a 10 lignes Cela dit y a les traductions chinoises en "lettres", c'est toujours mieux que de prendre le train où strictement rien n'est noté autrement qu'avec leurs espèces de hiéroglyphes incompréhensibles. Bref, par chance, ma copine est chinoise et je n'avais pas à me soucier de tout ça, mais vous, pauvres êtres qui n'avez pas la chance d'avoir une copine chinoise, vous vous débrouillerez tout seul mouhahahahaha.

Concernant la ville, dans l'ensemble, elle est moche, sale et moderne (mais moins que Shanghai). Ca c'est dit. Mais les "attractions" sont magnifiques. J'entends par la La cité interdite et le Jardin d'été principalement. Vous découvrirez tout ça ci-dessous (ne t'avise pas de scroller maintenant, pleutre).

Pour ce qui est de la vie sur place, bah pratiquement personne ne parle anglais. Encore une fois, payer un guide n'est pas une mauvaise idée, vu que ce n'est pas trop cher. Les chambres d'hotel sont bon marché (pour peu que vous n'alliez pas au Sheraton, c'est généralement 10-20€ la nuit), la bouffe est bon marché (7€ pour un bon repas complet), la ville est "safe" et les Pékinois assez accueillants. Par contre j'ai trouvé les pékinoises nettement moins jolies que leurs voisines de Shanghai, Nanjing ou même Hong-Kong.

Pour en revenir au relationnel, l'absence de compréhension n'aide pas, et il faut aussi dire que les gens essayent d'entuber tous les blancs qu'ils voient. Exemple type: ma copine demande à un taximan le prix pour aller à tel endroit, il dit 1€, avant de me voir et de dire "puisque y a un blanc avec vous c'est 6€". On fait pareil en Europe, c'est la révolution. Là, c'est normal, et c'est bien malheureux. Il faut bien comprendre cependant une chose: les chinois ne sont pas aussi riches qu'on le pense, et ils essayent de vous entuber à la moindre occaz. D'où l'intérêt d'avoir un guide encore une fois... Ca rentabilise largement l'investissement! Les gens en général se conduisent comme des animaux en public: ça rote partout, ça se bouscule dans le métro (mais vraiment hein, j'ai vu des grands mères tomber), et c'est franchement pas délicat. Sur la route, c'est encore pire. Pris séparément, les chinois sont cependant adorables et très généreux. Ce changement d'attitude m'a vraiment surpris dans la mesure où c'est tout ou rien. Pour ma part, difficile de m'y faire, je me vois mal survivre en Chine.

Si vous pensez aller faire vos études en Chine, pensez aussi que:
-Très peu de chinois parlent anglais, et très mal
-Très peu de sports sont praticables
-Pas de Facebook, Twitter, parfois même infos
-Pas de jeux, Xbox, PS3,...
-Pas de strip bar, pas de porno en ligne

Bref, si vous êtes le sportif musclé ou le geek pervers, évitez la Chine, ce n'est pas fait pour vous. Par contre, le mythe de l'homme blanc est vrai. On vous regarde toujours dans la rue et les filles craquent très facilement pour vous (pour peu que vous ne ressembliez pas à un monstre).













Alors ça c'est la place Tien-An-Men, derrière laquelle se trouve la cité interdite. Prix d'entrée: 3€. Ca change des 24€ en Europe pour visiter des chateaux... Le mythe est également vrai, vous ne pouvez vous arreter que quelques minutes sur la place, sans quoi la police vous demande de bouger.





























Ici il s'agit d'un parc non loin de la cité Interdite, que je conseille vivement. Au-dessus, on trouve une espèce de monastère bouddhiste.















Vue générale de la cité interdite





Direction un parc au bord d'un lac, atour duquel on trouve plein de bons restos et tous les clubs tendance de Beijing.









Le jardin d'Eté de l'Empereur, avec une magnifique Pagode.

























Ensuite, un immense parc qui était dans le passé la plus belle partie de Pékin (plus grande que la cité interdite, avec de superbes maisons), mais qui a été entièrement pillée et brulée par une alliance composée de Français, Japonais, Américains et Anglais. Quand on y est, on se dit que c'est vraiment dommage!













Et enfin le Lama Temple:





Bref, une cité que je conseille vivement, mais accompagné de préférence.


< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ... 42 43 >




 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019