Je n'avais plus fait de chapitre "Photos de voyage" depuis un bon moment. Il est vrai que j'ai été très occupé, mais l'hiver étant à nos portes, je ne voyage pas non plus forcément beaucoup durant cette période. En septembre dernier, j'avais voyagé à travers la Chine et partagé avec vous certaines photos. Il me restait néanmoins une ville dont il fallait que je traite: Nanjing.
Située non loin de Shanghai, plutôt dans le sud-est de la Chine donc, Nanjing est connue comme étant la cité qui a le plus morflé durant la Seconde Guerre mondiale. Les japonais y ont massacré des milliers de gens.
Il n'y a pas forcément beaucoup à y voir, mais vu qu'il s'agissait de l'ex-capitale de l'Empire et qu'en plus c'est une ville historique, j'y suis tout de même resté quelques jours et la conseillerais globalement à tous.
Ceci, c'est le parc le plus connu de Nanjing, un endroit vraiment superbe qui mérite à lui seul d'aller faire un tour dans cette ville.
Et qui contraste beaucoup avec le reste de la ville !
Ici, il s'agissait du centre d'examen pour travailler dans l'administration chinoise. Les gens devaient rester ds ces petites pièces durant 7 j sans bouger, à remplir des examens et dormir.
La pagode.
Des petits nanimaux en vente partout...
La démesure de la ville by night.
Et un immense mausolée.
Enfin, le quartier des boites de nuit.
Et quelques photos dans le centre ville.
Le mémorial sur la 2nd guerre mondiale, avec le nombre de victimes...
Voilà donc pour le tour d'horizon de la Chine, enfin bouclé. Je pourrai passer à autre chose prochainement...
Vous le savez, je ne demande pas souvent de l'aide à la communauté, mais quand je le fais, c'est que j'en ai besoin
Il y a maintenant plus de deux mois, www.windowsphone-world.com était lancé. Le site continue de se développer et la popularité grandit sagement. Développé comme un "bonus" pour Xbox-Gamer.net, WPW avait pour vocation de venir compléter l'actu avec tout ce qui concerne le Windows Phone 7, devenu complémentaire à la Xbox 360.
Néanmoins, WPW manquait d'un gros atout lors de son lancement : des forums.
C'est désormais chose réparée puisque les forums sont disponibles à l'heure actuelle. Néanmoins, avant d'en faire l'annonce publique, j'aimerais qu'ils se remplissent un peu avec votre aide
Contrairement à de nombreux sites, l'inscription prend réellement 5 secondes, et le tout est très simple d'utilisation. L'intégralité du forum est déjà construit et vous pouvez y discuter de tout et n'importe quoi.
Si vous comptez vous procurer un WP7 ou que vous en disposez déjà, sachez que WPW deviendra vite votre source de référence, avec l'arrivée de video reviews, l'intégralité du catalogue Xbox Live testé, des news tous les jours, des dossiers de fond (voir les 50 meilleures apps), etc. etc.
D'avance, je dis un grand merci à tous ceux qui m'aideront, ne serait-ce qu'avec quelques messages, sur ce cher forum.
Deuxième et dernière partie du top avec mes tops Cinéma & TV. Bizarrement, si j'ai été très agréablement surpris par plusieurs nouveaux shows tv, je ne peux pas en dire autant du cinéma qui m'a juste paru "pourri" cette année avec une chiée de navets grand public. Il m'a vraiment fallu ratisser loin pour trouver des trucs potables. D'ailleurs, même le dernier Aronofosky m'a déçu...
Top Séries.
5. Death Valley
Un concept original, avec des flics qui arrêtent des zombies, des vampires et des loups garous dans L.A. Sympa dans un premier temps, mais qui a beaucoup de mal à se renouveler malheureusement. Très vite déçu par le rythme du show, les acteurs qui manquent de charisme et les blagues qui tournent vite en rond. Cela dit, ça se laisse regarder.
4. Whitney
Série vraiment très drôle qui m'a fait passer un super moment jusque là. Une excellente sitcom avec des personnages vraiment attachants.
3. Homeland
La série qui pourrait succéder à 24, mais dans un style plus mature, plus sérieux et plus réaliste...
2. Game of Thrones
Dois-je vraiment en dire plus? C'est juste énorme, même si la S1 manque un peu d'action...
1. Hell on Wheels
Je pensais être arrivé au sommet avec Game of Thrones, jusqu'à ce que je regarde Hell on Wheels. LE show western, sombre, violent et addictif!
Cinéma:
10. Tintin (USA)
Spielberg livre une excellente adaptation de la BD belge, extrêmement bien foutue techniquement, avec un gros travail artistique derrière. Dommage que certaines scènes d'action soient complètement exagérées tout de même...
9. Sans Identité (USA)
L'un des rares thrillers que j'ai trouvé vraiment sympa cette année. Pas extraordinaire, mais l'intrigue tient la route et nous tient scotché à l'écran.
8. Black Swan (USA)
Le premier Aronofsky qui me déçoit franchement, même si cela reste "bon". Pas un film exceptionnel mais vu le manque de productions au top cette année, le choix était vite fait...
7. The Green Hornet (USA)
Pas un grand film mais une adaptation de comic qui m'a beaucoup plu, drôle, fun et très agréable à regarder. Pas un grand film cela dit.
6. Sexe entre amis (USA)
Une comédie romantique drôle, fugace et qui fait passer un bon moment, tout en allant un peu dans le politiquement incorrect (enfin, si on veut).
5. Troll Hunter (Norvège)
Une très bonne surprise qui s'avère être une sorte de mix entre un documentaire et un film d'horreur / aventure, vraiment très original !
4. Rango (USA)
Rango est sans aucun doute un de mes gros coups de coeur. L'un des quatre "excellents films" de cette année selon moi. Un anim drôle, destiné aussi bien aux plus petits qu'aux plus grands !
3. The Devil's Double (Belgique - Pays Bas)
Un film original, frais, branché et incroyablement classe qui nous fait suivre la vie d'un type qui va devenir la doublure d'une véritable ordure du Moyen Orient.
2. Rare Exports (Suède - Finlande)
Un film d'horreur qui nous confronte à l'horrible père Noël... Un film comme seuls les scandinaves savent le faire, véritablement bien fichu et offrant une atmosphère très travaillée.
1. Dossier K (Belgique)
Certains me diront que je suis un nationaliste, encore, mais non Ce film a juste été ma claque de l'année. Se basant sur une histoire de la mafia albanaise en Belgique, le long métrage est d'une puissance extraordinaire et s'impose comme un thriller prodigieux.
Alors que nous vous préparons actuellement le top de la rédac annuel côté jeux, j'ai décidé d'aller chercher un peu plus loin cette année avec mon top 20 musical. Voici donc une large sélection de mon best-of, en partant du vingtième et en remontant jusqu'au numéro 1! Au programme, pas mal de tubes US, quelques UK je crois, et du bon son belge, notre (mon?) beau pays ayant généré de nombreux très grands artistes cette année. Bonne découverte à tous et n'hésitez pas à laisser votre avis.
20 - LMFAO (US)
Ultra-commercial certes, mais bien foutu, guindailleur et incroyablement frais. Une bonne surprise cette année pour ma part ! Et puis il faut le dire, leur humeur un peu débile m'a plutôt bien fait rigoler.
19 - Gepetto & The Whale (Belgique)
Voilà une très belle découverte d'un groupe ultra old school qui mélange un peu les genres, avec un brio certain ! C'est mélodieux, doux, emprunt d'une dose de nostalgie et très savoureux.
18 - Johnny Berlin (Belgique)
Un autre groupe presque pas connu du tout qui m'a vraiment marquer avec son tube Sid Meier. Il partage pour moi pas mal de trucs avec Gepetto pour le côté très mélodieux et nostalgique, même si c'est forcément différent.
17 - Woodkid (France)
Seule entrée française dans ce top, Woodkid, que m'a présenté Nightmare, est un masterpiece, un titre puissant, original et mystérieux.
16 - Deve & Matizz Feat. Blackshark Vs Kimmy Paris (Belgique)
Encore une fois, du son très commercial, mais du son commercial qui donne envie de danser, frais, puissant et jouissif.
15 - Laurent Wery & Swift KID (Belgique)
Numéro 1 en Pologne, Belgique, Allemagne et plusieurs autres pays, Hey Hey Hey est un véritable tube électro de Laurent Wery qui s'impose comme l'une des valeurs montantes depuis sa participation avec Swift KID. Un son qui vous fera bouger !
14 - Das Pop (Belgique)
Excellent groupe rock belge, très brit pop dans l'âme qui rend hommage à sa manière aux Beatles et autres Beach Boys.
13 - Vegas (Belgique)
Du bon son rock 100% belge d'un petit groupe qui commence à se faire connaitre. J'ai acheté leur album, je ne le regrette pas le moins du monde !
12 - Bruno Mars (USA)
On peut le dire, souvent la musique US est très commerciale. Pourtant, j'ai trouvé ce Bruno Mars très frais, inspiré et drôle. Un chanteur qui a un bel avenir !
11 - Tom Dice (Belgique)
Chanteur néerlandophone à la base, Tom Dice a parfaitement réussi son second virage avec un joli comeback, notamment grâce à son duo avec Elisa Tovati 50% français 50% anglais. Le genre de chanson qui peut même percer dans les pays anglo-saxons, malgré l'utilisation du français.
10 - Milow (Belgique)
N°1 en Allemagne, Finlande, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg et même Pologne si je ne me trompe pas, Milow est un artiste incroyable qui réussit chaque fois à se renouveler. Ses chansons sont douces, et ses clips toujours très créatifs. La preuve.
9 - David Guetta & Snoop Dogg (USA / France)
Sweat est une chanson vulgaire, commerciale et stupide. Mais derrière se cache un véritable talent musical qui donne réellement envie de se dépenser en boite de nuit. Un très très gros hit musical pour moi.
8 - David Latour (Belgique)
Sans aucun tube LE tube électro de cette année qui dévoile un énorme talent musical de la part de David Latour, Hi-Mode et Narco. Curieux de voir leurs prochaines collaborations !
7 - Hooverphonic (Belgique)
Retour parfaitement réussi pour le groupe belge Hooverphonic, avec une nouvelle chanteuse, un nouveau style, certes, encore plus rétro, mais surtout encore plus de talent.
6 - Sore Losers (Belgique)
LA découverte rock de l'année pour moi. Un groupe belge qui en jette avec un style très rétro et très américain. Une belle grosse claque avec en plus une MV qui déchire.
5 - Pitbull (USA)
Extrêmement créatif ces dernières années, Pitbull décroche une cinquième place bien méritée dans mon top, avec ses mélanges hispano-anglais, son son électro-pop qui donne envie de danser et son style très macho.
4 - Great Mountain Fire (Belgique)
Un excellent groupe de rock, très original, qui ose la différence avec des mélodies funs et décomplexées et un style relativement déjanté. Un coup de coeur !
3 - AOK (Belgique)
Certains me traiteront de fou, pourtant ce mélange de rap et d'opéra / musique classique m'a tout simplement bluffé... Une véritable tuerie qui tourne en boucle chez moi.
2 - Gotye (Belgique, Nouvelle Zélande)
A moitié belge et néo-zélandais, Gotye est sans aucun doute l'un des grands noms de cette année. Une star avec une voix en or qui mériterait des éloges des heures durant...
1 - My Little Cheap Dictaphone (Belgique)
Leur album est sorti l'an dernier, mais leur dernier clip, le dernier, est sorti cette année. Du coup, j'en profite pour en reparler, de ce groupe unique en son genre qui tente de mélanger dramaturgie, rock et opéra à travers un spectacle musical grandiose. A découvrir coûte que coûte!
Née à Bruxelles dans les années 80, la New Beat demeure l'un des plus gros cartons des charts en Belgique, Pays-Bas, UK et USA durant plus de deux années. Mais de nos jours, qui s'en souvient?
Pourtant, le mouvement avait commencé à cartonner dans le Nord pas de calais, mais les copyrights, la surabondance de morceaux et l'explosion des genres électro finiront par très vite l'achever, avec le lancement de la scène électro-house-dance en Belgique, en UK et aux Pays-bas aussi.
Depuis quelques mois maintenant, on observe pourtant un léger retour de ce genre très particulier avec la réunion de vieux groupes comme C - Confetti qui remettent au goût les 80s, la drogue et les danses robotiques.
Mais la new beat, c'est quoi au juste? C'est un type électro dérivé de l'acid. En gros, des musiques qui se répètent énormément, avec un style très fun et des tonalités "positives". C'est bien simple, c'est une musique pour "tripper" sous drogues puisqu'on se sent heureux avec. Elles reprennent souvent des musiques connues, des paroles de stars / personnalités, le tout avec un paquet de sons qui rendent le tout très bordélique mais également ultra-joyeux.
Quelques exemples, très variés. Si vous n'en aimez pas un, essayez quand même les autres, c'est vraiment très éclectique.
Stromae, autre grand chanteur belge, avoue d'ailleurs s'être clairement inspiré de la new beat dans ses morceaux pour percer et lui rend hommage à sa manière.
Petit à petit on se rapproche de la fin de mes billets sur la Chine (ouf diront certains) puisque Wuxi est l'avant dernière destination chinoise passée en revue cette année.
Wuxi? C'est situé une fois de plus entre Shanghai et Nanjing et il s'agit en fait d'un parc "artificiel" dans la mesure où ça date de 1999, et que ce n'est donc pas quelque chose de vieux. Mais même s'il s'agit d'une création récente, quelle beauté !
L'entrée est un peu chère (une dizaine d'euros), mais le spectacle est juste magique avec un énorme bouddha qui surplombe la vallée et des temples et palais majestueux à visiter. Le spectacle que j'ai également pu découvrir dans le palais était absolument fantastique. Bref, même si c'est récent, je conseille. Pour moi, c'est un des lieux à ne pas manquer en Chine !
La Seconde Guerre Mondiale reste à ce jour l'une des pires atrocités de l'Histoire. En Europe, on rapproche bien entendu tout cela aux nazis et au massacre des juifs. Il est vrai que c'est une partie très sombre de l'Histoire, que certains ont parfois bien du mal à comprendre et limitent à l'éternelle lutte du bien contre le mal. Ce que beaucoup ignorent, c'est que les nazis n'étaient pas tous au courant des "actions" des SS à l'époque. Bien sûr, on savait qu'il y avait des arrestations de juifs, mais comment les Allemands, les Français, les Belges, pouvaient-ils imaginer qu'ils finiraient dans des camps de la mort, exterminés au gaz? C'était au mieux des bruits de couloirs. Il n'y avait pas non plus de grands moyens de communication à l'époque, ce qui fait que le type au fin fond de la campagne bavaroise, recruté par l'armée allemande pour combattre les soviétiques, se pensait probablement dans le bon camp (prise de position compréhensive après la WWI qui a débuté suite à un joli foutoir). Dans ce contexte, on se dit que les véritables salauds de l'époque, c'était les SS, les généraux, ceux qui étaient "au courant". Hormis les juifs, les handicapés et quelques décalages dans des villages, les nazis sont cependant restés "propres" comparés aux japonais.
Si, si, je vous l'assure. En me pointant en Chine, j'ai en effet découvert "l'horrible vérité", dont personne ne parle car inconnue quasiment chez nous (à part un obscur film nommé John quelque chose, sorti en DTV). C'est dans la ville de Nanjing (Nankin), ancienne capitale de la Chine, désormais inconnue en Europe, que cela s'est principalement déroulé, avant le début officielle de la WWII. Intrigué? Vous feriez bien de l'être car cette partie de l'histoire est vraiment très intéressante.
En arrivant au musée, je me fais arrêter par les gardes. Je suis le seul blanc dans la file. Intrigué, je me demande ce qu'on veut. En fait, je dois juste signer un formulaire avec mon nom et mon pays d'origine. Je vois au passage "irlandais", "autrichien", et quelques autres nationalités, mais très très peu. De toutes façons, on ne croise jamais d'occidentaux là bas. Ma copine ma "réservé" la surprise, afin que je découvre par moi même cette partie de l'Histoire que j'ignore (elle ignore tout autant l'Histoire européenne d'ailleurs, à part peut-être Hitler, Napoléon et César). Stupéfaction quand je vois:
300,000. C'est le nombre officiel de personnes tuées lors de l'invasion de Nanjing par les Japonais en 1937. Avant la guerre, les japonais ont décidé d'envahir la Chine, massacrant les forces chinoises et bombardant plusieurs villes. Shanghai était déjà tombée, mais c'est Nanjing qui encaissera le plus gros choc de la guerre. Tout commencera avec des bombardements, suivis de l'attaque au raz du sol. Ils fusillent tous les soldats capturés, puis commencent le massacre en ville. Absolument tout le monde est exécuté. Femmes, enfants, vieillards. Les soldats se relayent aux viols. Certains font des "compétitions" pour battre des records de meurtres au katana (pour économiser des munitions et par fierté). Les japonais ont véritablement traité les chinois comme des moins que rien durant toute cette période, leur infligeant les pires sévices.
Mais ce qui m'a choqué, plus loin (je n'ai pu photographier cependant), c'est quand j'ai vu un énorme drapeau nazi... Là j'ai été intrigué. En fait, il y avait pas mal d'allemands sur place à l'époque (notamment des sociétés comme Siemens). Et ces allemands (avec d'autres nationalités)ont "sauvé" des milliers de chinois en faisant des quartiers de non-agression conformément aux règles internationales. Sans eux, les chinois de Nanjing seraient tous morts. Sans l'intervention des forces aériennes russes, et plus tard américaines, la Chine aurait été conquise et réduite en cendres, pour un "développement rapide du Japon", un peuple froid, barbare, qui détruisait tout pour s'imposer à l'époque. Vous comprendrez donc maintenant la haine de certains chinois pour les japonais, qui les ont massacrés durant des siècles ET à chaque occasion. Les Nazis sur place, avaient bien le drapeau nazis, criaient "Heil Hitler" et étaient membres du parti nazi. Pas sûr qu'ils aient soutenu les exactions plus tard, mais toujours est-il qu'ils ont tout fait pour sauver les pauvres chinois qui étaient massacrés. Et quel étrange sentiment de voir ces statues à l'image de ces hommes, qui étaient nos ennemis sur notre continent, mais qui se retrouvent en Chine comme de véritables héros de guerre, qui sont pour certains morts pour aider des inconnus. D'ailleurs, autour de quelques débats avec des locaux, j'ai relevé que la plupart ignorent les atrocités des camps de la mort et ne comprennent pas la WW2. Ils considèrent les nazis comme des alliés durant la SGM, simplement pour l'implication de certains. Voilà qui fait cogiter.
Bien sûr, le but de cet article n'est pas de jouer à "qui est le plus méchant", mais bien de montrer les divergences d'opinions, basées sur le manque de connaissances et sur les expériences historiques de chacun. En Chine, l'ennemi n'a jamais été l'Allemagne. L'ennemi, c'était le Japon, et c'est aujourd'hui les USA. Ils n'éprouvent pas une haine pour les ricains, mais ils s'en sont toujours méfiés.
Par exemple, durant la guerre de corée, de nombreux chinois ont rejoints les rangs nord-coréens pour combattre les USA et le Sud. Pourquoi? Car ils avaient peur que les USA s'impliquent ensuite en Chine et attaquent leur pays, comme ils l'ont fait avec le Vietnam également. Certes, c'était sans doute sans connaitre le contexte, stupide, voire bête, mais le système chinois est tel qu'il est difficile de le comprendre. De nos jours, les chinois que j'ai rencontré pensent que les nord-coréens sont attardés, dans un vieux système, pauvres, et sans intérêt. Ils restent un allié historique mais c'est tout. De nos jours, le Japon est devenu un partenaire commercial, mais les plus agés les détestent toujours autant. Comment oublier pareilles atrocités.
Puis, il y a la partie de l'Histoire qu'on connait. Pearl Harbor. La guerre du Pacifique, terrible. Les attaques nucléaires qui ont "fini" la guerre. Justifiées (cela a empêché des milliers de morts supplémentaires et stoppé la guerre) ou non (cela reste horrible et inhumain), les frappes nucléaires ont aussi beaucoup fait couler d'encre. Mais après la visite de ces musées, après avoir beaucoup lu sur la guerre du Pacifique, je peux dire que c'est nettement plus compréhensible qu'avec l'Allemagne. Pourquoi? Car le peuple japonais a toujours été très fier, ne se serait sans doute jamais rendu et a été dirigé d'une main de fer. En voyageant, on apprend la diversité de l'humanité. On apprend que si chez nous, on pense que les asiatiques, ils sont tous pareils, en Asie, ils pensent pareil des européens, même si certains sont blonds et d'autres noirs. Mais un allemand ne ressemble pas à un grec ! C'est vrai. Et un coréen ne ressemble pas à un indonesien ! Tout est une question de point de vue, d'identité culturelle. J'espère que ce petit article sur le massacre de Nanjing vous aura intéressé et que vous essayerez d'en apprendre plus sur le sujet. Le film dont je ne me souviens plus le nom est vraiment sympathique et récent, pour ceux que ça intéresse
Lors de son premier voyage en Chine en 1973, Alain Peyrefitte, un homme politique et écrivain français, décrivit la Chine comme une puissance endormie qui finirait par renverser l’ordre mondial. Depuis son célèbre libellé « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera », beaucoup d’encre a coulé. La Chine s’est en effet révélée comme l’une des nouvelles puissances qui a su s’intégrer dans un monde moderne. Pourtant, lorsqu’on part à la découverte du pays, loin des sentiers touristiques, la réalité est très différente de ce qu’on s’imagine et on se rend compte que la Chine est un pays qui peine à trouver son identité…
Lorsqu’on se promène dans le centre-ville de Shanghai, on se croirait presqu’à Manhattan, avec ces immenses gratte-ciels qui se frôlent les uns les autres et qui exhibent des centaines de panneaux publicitaires illuminés. Des millions de personnes s’activent dans les rues, se bousculant à l’entrée des métros et ne témoignant pas le moindre intérêt aux quelques mendiants amputés qui peuplent les rues des grandes villes chinoises. Très vite, on se rend compte que la Chine est à deux vitesses. D’un côté, les traders, les financiers et les business-men qui travaillent toute la journée, récoltent des sommes folles et mènent la grande vie entre hôtels de luxe, prostituées (légalement interdites mais très présentes), boites de nuit et karaoké (désormais très populaires en Chine). De l’autre, un flot continu de paysans, de pauvres, de sans-abris, qui débarquent tous les jours dans la station du centre-ville, espérant changer le cours de leur existence et créant sans le savoir un véritable exode rural. Forte de plus de 10 millions d’habitants déjà, Shanghai semble devenir le cœur financier de la Chine. Mais les autres villes connaissent le même phénomène. Partout en Chine, les villes grandissent, se modernisent, et gouvernent le pays. Comparer une cité tentaculaire comme Shanghai avec nos petites capitales européennes donne une curieuse impression, celle d’assister à un bras de fer entre bien-être et course à la modernité. Dans leur politique, les conseils des différentes villes favorisent l’expansion et la modernité, détruisant certains quartiers historiques qui sont directement remplacés par des constructions plus en accord avec l’époque actuelle. « Cela se ressent au niveau environnemental et du bien être » nous explique Henry, un étudiant en commerce qui parle timidement l’anglais. Dehors, la pollution est partout. Des milliers de voitures sillonnent les rues, parmi de véritables flots de cyclistes et de passants, dégageant des nuages de gazs qui rendent parfois l’air irrespirable et camouflent la ville sous un épais nuage grisâtre. On s’étonne à voir des dizaines de Mercedes, BMW, Audi et Volkswagen, témoignant du succès des voitures germaniques en Asie et des goûts de luxe des nouveaux riches, qui aiment montrer leur réussite à leur manière. Si les panneaux dans les aéroports nous disent que « chacun a une notion différente de la réussite », c’est pourtant bien le luxe qui l’emporte. « Les chinois sont très friands de produits luxueux » nous explique Lulu, une présentatrice TV chinoise qui travaille non-loin d’Hong-Kong. C’est ainsi que des milliers « d’outlets » de marques prestigieuses comme Dior, LongChamp ou Armani font désormais leur fortune en Asie. Cette société, certains la décrivent comme « à la
recherche d’elle-même », comme l’explique Danni, une ex-présentatrice TV qui a quitté le pays pour étudier et peut-être trouver un emploi à l’étranger. « La société est moderne mais le public ne l’est pas. La Chine se recherche encore, les gens ne sont pas aussi éduqués ni sages que les européens. Ce que les jeunes riches recherchent, c’est le luxe, les marques de grands créateurs, et le désir de montrer leur propre réussite au monde » nous explique-t-elle, autour d’un verre.
« Mao ? Tout le monde s’en fout ! » affirme un jeune père de famille, fier de conduire une Mercedes dernier modèle et d’être engagé au gouvernement. Les gens n’ont plus peur du régime, et cela se voit. Pourtant, sur la place Tien-Ann Men, à Pékin (qu’on appelle désormais Beijing, si on est à l’heure), on sent toujours une nervosité. De nombreux policiers patrouillent et empêchent les rassemblements sur la place, les services de sécurité ont été renforcés dans les stations de métro avec de nombreux appareils servant à scanner le contenu des sacs et sacoches. Mais cette nervosité, on ne la ressent pratiquement nulle part ailleurs. La sécurité est bien présente, mais la police sert plus à gérer le trafic, bordélique au possible, et à garder l’enceinte des bâtiments officiels qu’à s’occuper des ennuis entre voisins ou du crime, quasi-inexistant dans cette partie du pays. Le jeune homme rencontré plus tôt n’hésite pas non plus à dire que selon lui, les choses vont changer. « Le pays s’est déjà beaucoup ouvert. On voit énormément d’hommes blancs dans les grandes villes et la société s’est modernisée. Ce n’est qu’une histoire de temps avant que la Chine devienne une démocratie à part entière. » Pourtant, on en est encore loin. Un seul parti au pouvoir, une seule voie, pas de votes, des sanctions à l’égard de quiconque se soulève contre le gouvernement. Voilà de quoi réfréner les ardeurs de certains. De toute façon, vu que l’information est contrôlée, que personne n’a accès aux sites communautaires non-gouvernementaux, tels que Facebook ou Twitter, remplacés par des « versions asiatiques », comme QQ, il est impossible de s’organiser pour des manifestations. Et à vrai dire, même chez les jeunes étudiants qui pensent que le pays doit changer, on n’en sent ni la force ni l’envie. « Les choses changeront par elles-mêmes » tente-t-il sans doute de se convaincre. D’un autre côté, il faut reconnaître que certains pans de la culture chinoise sont admirables, comme le fait que la criminalité est nettement moins développée que chez nous. Certes, il y a des hold-ups, des viols, des crimes, mais proportionnellement, ce n’est pas du tout comparable à ce qu’on voit chez nous, même s’il n’y a pas de statistiques officielles pour le prouver. Les infrastructures ont également beaucoup évolué, entre le métro dernier cri, les autoroutes de qualité et les dizaines de caméras qui flashent ceux qui passent au rouge ou appuient un peu trop sur le champignon en ville. En traversant quelques quartiers cependant, on se retrouve « de l’autre côté », avec des quartiers délabrés où on croise des poules, en plein centre de Shanghai, et où on vend des écureuils en cage pour une vingtaine d’euros. Ce monde à deux vitesses, c’est celui de la Chine d’aujourd’hui, à mi-chemin entre l’industrialisation complète et le tiers monde.
Longtemps, les européens ont cru que la Chine, c’était une dictature marxiste. Le marxisme, c’était Mao. Les choses ont beaucoup changé. Les salaires ne sont plus tous identiques, il y a quelques riches et beaucoup de pauvres. Ceux qui travaillent pour le gouvernement sont souvent les mieux lotis, avec les financiers. Ils appellent ça le « facteur chinois de l’extrême socialisme ». En gros, un mélange de capitalisme et de dictature marxiste qui va plutôt bien au pays et enrichit les caisses de l’état tout puissant. L’un dans l’autre, les intellectuels ne semblent pas trop en vouloir. « Les choses ne doivent pas changer trop rapidement » répète le jeune père de famille. « On se sent bien en Chine, on ne doit penser à rien, le gouvernement fait tout pour nous » affirme la présentatrice d’Hong-Kong. Pourtant, en regardant dans les yeux de ce jeune garçon, croisé dans une petite ruelle de Beijing, qui tentait de racoler les touristes pour vendre des morceaux de pastèque pas très frais, on se dit que tout va bien, oui, pour peu que l’on soit à l’abri du besoin. Des mendiants, il y en a toujours beaucoup dans les rues, amputés, blessés, mal nourris. La richesse côtoie la pauvreté partout, et même si ce n’est pas aussi catastrophique que dans quelques pays voisins, où c’est parfois la famine qui règne, ce n’est pas aussi brillant que le gouvernement veut le faire entendre. Dans tous les cas, tous s’entendent à dire que le peuple chinois doit encore beaucoup évoluer. Certains n’hésitent pas à dire que « les gens ne sont pas dignes des infrastructures que le gouvernement a mis à leur disposition. » Ils bourrent les uns dans les autres sans respecter les personnes les plus âgées pour trouver un siège le plus rapidement possible dans le métro, ils se crient dessus dans la rue, passent au feu rouge sans crier gare, et ne se soucient pas de leur propre vie. Le fossé entre les riches et les pauvres est immense et on finit par se dire que la Chine moderne vue par les dirigeants du pays n’est sans doute que la Chine des citadins à l’abri. Ceux qui ont généralement eu la chance d’aller à Harvard quelques années, qui travaillent dans une « Joint-Venture » et ont un salaire à quatre chiffres minimum.
La réalité politique est également particulière. En allumant CCTV, la chaine nationale, également diffusée en anglais, on se rend compte que la Chine prend son rôle de nouveau leader mondial très au sérieux. La crise, on en parle tous les jours. On discute du rôle de la Chine dans l’économie mondiale, de sa puissance qui sauvera peut-être le reste du monde. Pour certains européens, c’est sans aucun doute des exagérations. Mais les chinois y sont habitués et très fiers de leur nation. Dans une société où on ne remet pas nécessairement la parole en doute et où la censure joue un rôle important, il est souvent très difficile de se forger un esprit critique sans avoir vécu quelques années à l’étranger. Et puis on parle des relations avec les voisins, et des succursales chinoises, comme Hong-Kong, la grande place financière, chinoise mais pas tout à fait, Macau, la cité des vices asiatique, où les casinos sont plus nombreux qu’à Vegas ou encore Taiwan, avec qui la tension monte régulièrement et où réside le gouvernement en exil depuis l’ascension de Mao. Officiellement, toutes ces zones sont chinoises. Officieusement, les taiwanais sont très fiers de leur « propre pays » et ne souhaiteraient pour rien au monde abandonner leurs privilèges. Et puis, il y a les autres. Les questions épineuses, comme le Tibet, dont tout le monde semble se moquer à Shanghai, et les régions de l’Ouest, beaucoup plus pauvres, aux tensions séparatistes variantes, qui n’auraient de toute façon pas les moyens de devenir indépendantes. Plus grande que l’Europe, et pratiquement deux fois plus peuplée, la Chine est une puissance au repos. Un modèle économique tout à fait unique, et radicalement opposé au nôtre, qui évolue à sa propre vitesse et qui interfère sensiblement avec le nôtre. Comme le Financial Times l’énonçait récemment dans l’un de ses articles, la Chine est un pays qui a un poids économique certain et qui investit beaucoup à l’étranger, mais qui ne joue pas de manière équitable avec le reste du monde, empêchant les investissements étrangers sur son propre territoire et favorisant toujours son capital en défaveur des autres. Les européens qui ont « la chance » d’aller travailler quelques années en Chine ne se font pas d’idées. Une fois qu’ils auront formé les employés et leur auront donné la « connaissance » dont ils manquent, ils seront « remerciés » et rentreront au bercail. Et c’est sans doute là que réside le plus gros défi du pays, s’il souhaite un jour faire partie intégrale du modèle global : apprendre à travailler avec les autres, apprendre à ouvrir ses frontières et pas uniquement à adopter une attitude ultra-défensive.
Si le géant ne s’est pas encore tout à fait réveillé, il semble en tout cas sur le point de quitter les bras de Morphée. Sa très longue histoire ne l’a pas forcément assagi et la Chine cherche toujours sa propre identité, à mi-chemin entre le capitalisme et le marxisme, entre l’ouverture d’esprit et le protectionnisme, entre la modernité et la réalité historique. Si Peyrefitte y retournait aujourd’hui, il ne changerait sans doute pas beaucoup d’avis et ajouterait que le réveil du dragon est lent, mais vu son envergure, c’est plus que logique. Quoi qu’il en soit, la vie semble paisible pour ces quelques rencontres fortuites en Asie du Sud-Est. Le père de famille attend son second enfant et a engagé une nounou pour continuer son job à plein temps. La présentatrice TV attend son premier enfant et a acheté un appartement luxueux non loin d’Hong-Kong et l’étudiant a obtenu un très bon poste dans une société étrangère. Très loin des contrariétés du monde moderne, ces personnes ne semblent en tout cas pas se soucier le moins du monde de leur identité, ni de celle de leur pays.